L’Alaska a trop chaud // The weather is too hot in Alaska

Il y a quelques jours, j’expliquais sur ce blog que le départ de l’Iditarod, une course de chiens de traîneau très populaire en Alaska, avait dû être déplacé d’Anchorage à Frairbanks, à environ 575 kilomètres au nord, en raison d’un manque de neige. Cet événement confirme une tendance générale en Alaska : les hivers deviennent de plus en plus chauds avec le réchauffement climatique.
Après un épisode de réchauffement dû à El Niño, notre planète est entrée dans une phase La Niña censée apporter des températures plus fraîches et un hiver plus froid que la moyenne en Alaska. Ce ne fut pas le cas ces derniers mois, car des conditions relativement chaudes ont affecté le 49ème État de l’Union. L’hiver a été plus chaud que la moyenne en Alaska pendant les deux premiers mois de la saison. La période de décembre à janvier a été la deuxième plus chaude jamais enregistrée, avec 6,6 degrés Celsius au-dessus de la moyenne.
Au cours des trois premières semaines de février, Anchorage n’a reçu qu’un saupoudrage de neige, avec une couche de près de 30 centimètres en dessous de la moyenne. La ville n’a reçu qu’un peu plus de 10 centimètres depuis le 1er décembre 2024. Cela signifie que les chutes de neige hivernales à Anchorage ont été de plus de 95 centimètres inférieures à la moyenne. Certains habitants ont remarqué que leurs chiens perdaient prématurément leur fourrure d’hiver.
La cause de ce temps chaud en Alaska est un flux d’air chaud, en provenance du sud, au-dessus de l’océan Pacifique. Comme je l’ai écrit précédemment, cet air chaud a atteint le pôle Nord où les températures ont été légèrement au-dessus du point de congélation. En conséquence, près de la moitié des précipitations à Anchorage jusqu’au milieu de l’hiver ont été sous forme de pluie.
Les météorologues locaux indiquent que si des hivers chauds se sont déjà produits dans le passé, leur fréquence augmente aujourd’hui. Ils se sont produits trois ou quatre fois depuis l’an 2000.
Une étude de Climate Central a analysé 245 sites à travers les États-Unis pour déterminer quelle saison se réchauffait le plus rapidement. Elle a révélé que l’hiver était la saison qui se réchauffait le plus rapidement pour 76 % des régions.
Les conséquences sont à grande échelle. Le réchauffement climatique perturbe les régimes de chutes de neige, ce qui à son tour risque de limiter les réserves d’eau alimentées par la neige, essentielles pour les populations, l’agriculture et les écosystèmes. Les accumulations insuffisantes de neige réduisent la quantité d’eau stockée pour la boisson, l’énergie hydraulique et l’irrigation. L’Institut de recherche sociale et économique de l’Université d’Alaska à Anchorage a estimé que les impacts économiques du réchauffement climatique sur l’Alaska se situent entre 340 et 700 millions de dollars par an. Cela représente 0,6 à 1,3 % du produit intérieur brut de l’État.
Pour montrer l’impact du réchauffement climatique en Alaska, la presse locale a choisi le glacier Columbia. Selon l’U.S. Geological Survey, il a reculé d’environ 20 kilomètres et a perdu plus de la moitié de son volume depuis les années 1980. C’est l’un des glaciers qui reculent le plus rapidement de la planète. J’ai eu l’occasion de me rendre compte de son recul à trois reprises, en 2009, 2013 et 2020. Voici les images satellite de la NASA correspondant à ces années.Elles sont impressionnantes. J’ai diffusé mes photos dans des notes précédentes.

Le réchauffement climatique a également un impact sur le pergélisol qui recouvre une grande partie de la toundra en Alaska et dans l’Arctique dans son ensemble. Le dégel du pergélisol est l’une des raisons pour lesquelles plusieurs rivières d’Alaska ont commencé à virer à l’orange. Le phénomène permet aux métaux toxiques de pénétrer dans les eaux, les colorant au point qu’elles sont visibles depuis l’espace.

Crédit photo: USGS

Source : médias d’information en Alaska

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A few days ago, I explained on this blog that the start of the Iditarod, a very popular sled dog race in Alaska, had to be transfered from Anchorage to Frairbanks, about 575 kilometers to the north, due to a lack of snow. T/his event confirms a general tendency in Alaska : winters are getting warmer and warmer with global warming.

After an El Niño warming episode, our planet has entered a La Niña phase supposed to bring cooler temperatures and a colder-than-average winter in Alaska. This was not the case in the past months as relatively warm conditions blanketed the 49th State. Winter was warmer than average for Alaska for the first two months of the season. The period of December through January was the State’s second-warmest on record, with 6.6 degrees Celsius above average.

Through the first three weeks of February, Anchorage had received just a trace of snowfall, nearly 30 centimeters below average. The city had also received only a little more than 10 centimeters since December 1st, 2024. That means Anchorage’s winter snowfall was just over 95 centimeters below average. Some Alaskans have noticed that their dogs are shedding their winter fur prematurely.

The cause of the warm weather in Alaska is a southerly flow of air over the relatively warm Pacific Ocean. As I put it before, this warm air reached the north Pole where temperatures were recorded slightly above the freezing point. As a consequence, nearly half the precipitation in Anchorage through the middle of winter has been rain.

Local meteorologists indicate that while warm winters have occurred in the past, their frequency has increased. They have happened three or four times since about the year 2000.

A Climate Central study analyzed 245 locations across the United States to find which season has been warming the fastest. It found winter was the fastest-warming of all four seasons for 76% of the areas.

The consequences are large-scale. Warming winters can disrupt snowfall patterns, which can in turn limit snowfed water supplies critical for people, agriculture, and ecosystems. Limited snowpack accumulations reduce the amount of water stored for drinking, hydropower, and irrigation. The University of Alaska Anchorage’s Institute of Social and Economic Research has estimated that the economic impacts of the overheating planet on Alaska are between 340 million and 700 million dollars per year. That represents 0.6-1.3% of the state’s gross domestic product.

In order to show the impact of global warming in Alaska, the regional newspapers have chosen the Columbia Glacier. According to the U.S. Geological Survey, the Columbia Glacier has retreated about 20 kilometers and lost more than half its volume since the 1980s. It is one of the fastest-retreating glaciers on the planet.I had the opportunity to observe its retreat on three occasions, in 2009, 2013 and 2020. Here above, you will see the NASA satellite images corresponding to these years.

Global warming also has an impact on the permafrost that covers a large part of the tundra in Alaska and the Arctic as a whole. Thawing permafrost is one reason why several rivers in Alaska have started to turn orange. This allows toxic metals to enter the waters, staining them to the point that it’s visible from space.

Source : Alaska’s news media.

L’Arctique sur France 5…

France 5 a diffusé le 10 mars au soir un double documentaire qui montre parfaitement l’impact du RÉCHAUFFEMENT climatique (on ne parle pas de changement ou de dérèglement dans l’Arctique!) sur l’Alaska et l’Arctique en général.

Diego Buñuel (qui parle remarquablement anglais) s’est rendu en Alaska pour assister à la migration des saumons qui font le bonheur des grizzlis et leur permettent de stocker suffisamment de graisse pour affronter l’hiver. Comme lors de la mythique Ruée vers l’Or, ce phénomène attire aussi des milliers de pêcheurs qui rêvent de faire fortune en quelques semaines. Le réchauffement climatique impacte fortement les saumons et beaucoup de gens dans la région se posent des questions sur l’avenir de cette pêche.

https://www.france.tv/france-5/thalassa-aventures-extremes/6963088-il-etait-une-fois-l-alaska.html

Photo: C. Grandpey

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Dans un deuxième documentaire, Diego Buñuel se rend au Canada pour découvrir l’océan Arctique, l’un des plus importants pour l’humanité du point de vue climatique. Au nord du cercle polaire, les températures se sont réchauffées ces dernières années beaucoup plus rapidement que partout ailleurs dans le monde. Les conséquences de cette hausse des températures de l’Arctique sont planétaires : élévation du niveau des mers, cyclones dévastateurs, mégafeux de forêts. En compagnie de l’exploratrice Nathalie Lasselin et de la communauté Inuit d’Arctic Bay, Diego Buñuel plonge sous la banquise à la découverte d’un monde fascinant, extrême et encore largement méconnu. Les intervenants lacent un sacré message d’alerte. Reste à savoir s’il sera entendu.

https://www.france.tv/france-5/thalassa-aventures-extremes/6684710-arctique-l-ocean-blanc.html?fbclid=IwY2xjawI8ucRleHRuA2FlbQIxMQABHfWaR1N0h54p0e4KEC7eWp8grb6Df3bARObX1hNU_eBubbnPDblSVGN7Bg_aem_POlSz7yz2dAXzZLxMMNKDg#about-section

Photo: C. Grandpey

Ces deux documentaires ont fait remonter en moi des souvenirs de l’Arctique où je me suis rendu plusieurs fois et que j’ai largement évoqué sur ce blog. À mon petit niveau, je lance, moi aussi, des messages d’alerte, comme lors de ma dernière conférence à Royan. Je pense avoir convaincu quelque milliers de personnes en France, mais je suis conscient que c’est une goutte d’eau dans un océan de j’menfoutisme…

Photo: C. Grandpey

L’échouage de l’iceberg A23a // The grounding of Iceberg A23a

J’ai écrit plusieurs notes sur ce blog à propos d’A23a, un énorme iceberg qui s’est détaché de la Péninsule Antarctique en 1986. Poussé par les courants de l’océan Austral, il aurait pu devenir une véritable menace pour la faune s’il s’était échoué le long des côtes de la Géorgie du Sud. Heureusement, le mastodonte a eu la bonne idée de s’échouer contre une île située loin de tout dans Atlantique Sud.
Comme l’explique le New York Times, « cet événement est un signe avant-coureur de ce qui nous attend au moment où le réchauffement climatique provoque des changements majeurs dans la Péninsule Antarctique. »
L’A23a, est resté confiné pendant plusieurs décennies dans la mer de Weddell, à l’est de l’Antarctique. Puis il a commencé à se déplacer en 2020 après s’être détaché du plancher océanique. En 2023, il a quitté les eaux antarctiques et a commencé à dériver vers le nord. Il a ensuite commencé à tourner sur lui-même comme une toupie, piégé à l’intérieur d’un courant océanique près des Orcades du Sud. L’iceberg est parvenu à se défaire de ce piège et est finalement venu finir sa course sur le plateau continental à environ 80 kilomètres de l’île de Géorgie du Sud, le long d’un territoire britannique extrêmement isolé et montagneux situé à 1 400 kilomètres à l’est des Malouines. L’île sert de base technique mais n’est pas habitée en permanence ; en revanche, elle est fréquemment visitée par des croisières polaires et des chercheurs.

Source: British Antarctic Survey

L’iceberg A23a est vraiment impressionnant ; il présentait à l’origine une superficie d’environ 3 800 kilomètres carrés. Selon le National Ice Center américain, elle est actuellement d’environ 3 400 kilomètres carrés, ce qui est à peu près la taille de la Géorgie du Sud qui ne devrait pas être affectée si l’iceberg reste échoué là où il se trouve actuellement. Cependant, au fur et à mesure qu’il va se briser en morceaux plus petits, l’iceberg risque de poser des problèmes aux opérations de pêche dans la région. Elle sont susceptibles de devenir à la fois plus difficiles et plus dangereuses.
Les chercheurs souhaitent profiter de la position actuelle de l’A23a pour étudier comment les gros icebergs peuvent affecter la faune et les écosystèmes locaux. En effet, les nutriments remobilisés par l’échouage de l’iceberg et par sa fonte peuvent favoriser la disponibilité de nourriture pour l’écosystème régional, avec les manchots et les phoques. Grâce à sa taille énorme, Grâce à sa taille imposante, l’A23a est facilement observable depuis l’espace et sa trajectoire est facile à suivre.
Néanmoins, personne ne sait vraiment comment il va se comporter maintenant. De gros icebergs ont déjà parcouru une longue distance vers le nord ; l’un d’eux s’est retrouvé à moins de 1 000 kilomètres de Perth, en Australie. Malgré cela, ils se brisent tous inévitablement et finissent par fondre rapidement.
Les scientifiques observent et étudient de près ces grands icebergs car ils sont liés au réchauffement climatique qui fait fondre l’Antarctique à un rythme record. Les plateformes glaciaires, d’où ils se détachent, ont perdu environ 6 000 milliards de tonnes depuis 2000, phénomène en grande partie attribué au réchauffement climatique anthropique. Il ne faut pas oublier non plus que ces plateformes glaciaires servent de remparts aux glaciers en amont et dont la fonte contribuerait largement à l’élévation du niveau de la mer dans le monde.
Source : Yahoo Actualités.

Le voyage de l’A23a

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I have written several posts on this blog about A23a, a huge iceberg that had broken off the Antarctic Peninsula in 1986. Pushed by the currents in the Southern Ocean, it might have become a real threat to wildlfe if it had grounded along the coast of South Georgia. However, it did not. The behemoth has run aground after crashing into a remote island in the South Atlantic ocean.

As the New York Times reports, « the event is an early warning sign of what’s still to come as global warming is causing major changes in the Antarctic Peninsula. »

A23a, had been confined for decades to the Weddell Sea, east of the Antarctic. Then it started to move in 2020 after becoming unmoored from the sea floor. In 2023, it left Antarctic waters and started traveling north. It later started spinning, becoming trapped in an ocean current near the South Orkney Islands. Now, it’s run into the continental shelf roughly 80 kilometers from South Georgia Island, an extremely remote and mountainous British territory 1400 kilometers east of the Falkland Islands. The island is technically not permanently inhabited, but is frequently visited by polar ocean cruises and researchers.

A23a is really massive ; it was measured around 3,800 square kilometers. According to the US National Ice Center, it now measures roughly 3,400 square kilometers, which is roughly the size of South Georgia which should not be affected if the iceberg stays grounded where it currently is. However, it should be noted that as the berg breaks into smaller pieces, it might make fishing operations in the area both more difficult and potentially hazardous.

Researchers are keen to use the opportunity to study how massive chunks of ice can affect the local wildlife and the local ecosystem. Indeed, nutrients stirred up by the grounding and from its melt may boost food availability for the whole regional ecosystem, including for penguins and seals. Thanks to its huge size, A23a is easily observed from space, and easy to track.

But nobody quite knows what will happen to A23a next. Large bergs have made it a long way north before – one got within 1000 kilometers of Perth, Australia – but they all inevitably break up and melt quickly after.

Scientists are closely observing and sty=udying these large icebergs as they are related to global warming which is causing the Antarctic to melt at a record pace. Ice shelves, where they are breaking from, have lost around 6,000 billion tons of their mass since 2000, which is largely attributed to anthropogenic climate change. One should not forget either that these ice shelves are buttresses to inland glaciers whose melting would largely contribute to sea level rise around the world.

Source : Yahoo News.

Réchauffement climatique : la banquise à son niveau le plus bas // Global warming : sea ice at its lowest

Ce n’est pas surprenant, mais c’est sacrément inquiétant. On vient d’apprendre par l’intermédiaire du réseau européen Copernicus que l’étendue cumulée de la banquise arctique et antarctique a atteint un nouveau minimum historique en février 2025. Cette constatation va de pair avec des températures historiquement chaudes. En ette, la période allant de décembre 2024 à février2025 a été la deuxième plus chaude jamais enregistrée dans le monde, quasiment au même niveau que le record établi en 2024. On a observé au cours du dernier hiver des remontées d’air chaud tropical qui ont fait grimper les températures au pôle Nord à un niveau parfois supérieur au point de congélation. Le phénomène s’était déjà produit au cours de l’hiver précédent.

Selon Copernicus, « février 2025 s’inscrit dans la lignée des températures record ou quasi record observées au cours des deux dernières années » sous l’effet du réchauffement climatique. L’une des conséquences d’un monde plus chaud est la fonte de la glace de mer – ou banquise – qui se trouve réduite à un minimum historique. Il est bon de rappeler que la fonte de la banquise (ou glace de mer) ne contribue pas à la hausse de niveau des océans. Comme un glaçon dans un verre c’est de l’eau qui a gelé. .

La banquise fond naturellement l’été (avec une inversion des saisons en fonction des hémisphères) et se reforme l’hiver, mais avec des proportions désormais déclinantes.

La banquise de l’Antarctique est actuellement 26% moins étendue que sa moyenne saisonnière au cœur de l’été austral. Le minimum annuel pourrait avoir été atteint à la fin février, et il s’agirait du deuxième minimum le plus bas enregistré par les satellites.

De manière plus globale, la Terre entame une troisième année d’affilée avec des températures historiquement élevées, après le record établi par 2024 qui a battu celui de 2023. Les climatologues s’attendaient à ce que les températures mondiales exceptionnellement hautes depuis deux ans s’atténuent après la fin du cycle du phénomène El Niño et la mise en place du système de refroidissement La Niña, mais j’aimerais faire remarquer ici que les températures de la planète avaient continué à augmenter au cous du précédent épisode La Niña.

Même si février 2025 est le troisième mois de février le plus chaud des annales, il reste toutefois hors normes, plus chaud de 1,5°C par rapport au niveau préindustriel.

Source : médias français.

Vue de la banquise arctique (Photo: C. Grandpey)

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The piece of news does not come as a surprise, but it is much worrying. We have just learned through the European Copernicus network that the cumulative extent of the Arctic and Antarctic sea ice reached a new historical minimum in February 2025. This observation goes hand in hand with historically warm temperatures. In fact, the period from December 2024 to February 2025 was the second warmest on record in the world, almost on par with the record set in 2024. During the last winter, warm tropical air upwellings were observed that caused temperatures at the North Pole to rise to a level sometimes above freezing. The phenomenon had already occurred during the previous winter.

According to Copernicus, « February 2025 is in line with the record or near-record temperatures observed over the last two years » as a result of global warming. One of the consequences of a warmer world is the melting of sea ice which is reduced to a historical minimum. It is worth remembering that the melting of sea ice does not contribute to the rise in ocean levels. Like an ice cube in a glass, it is water that has frozen. .
The sea ice melts naturally in the summer (with an inversion of the seasons depending on the hemispheres) and reforms in the winter, but with now declining proportions.
The Antarctic sea ice is currently 26% less extensive than its seasonal average in the heart of the austral summer. The annual minimum may have been reached at the end of February, and this would be the second lowest minimum recorded by satellites.

More broadly, the Earth is entering a third straight year with historically high temperatures, after the record set by 2024 which beat that of 2023. Climatologists had expected that the exceptionally high global temperatures of the last two years would ease after the end of the El Niño cycle and the establishment of the La Niña cooling system, but I would like to point out here that the planet’s temperatures had continued to rise during the previous La Niña episode.
Even if February 2025 was the third warmest February on record, it was still exceptional, as it was 1.5°C warmer than pre-industrial levels.
Source: French media.