Pompéi (Italie) : Espérons… ! // Let’s hope…! // Speriamo bene…!

drapeau francaisA plusieurs reprises – comme dans cette note du mois de mars 2014 (http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2014/03/06/pompei-secroule-pompeii-is-collapsing/) – j’ai attiré l’attention du public sur l’état de délabrement du site de Pompéi, merveilleux témoignage de la vie romaine au début de notre ère, avant que la ville soit anéantie par l’éruption du Vésuve en l’an 79.

Il semblerait que le vent soit en train de tourner et que les Italiens aient décidé de s’attaquer sérieusement au problème de restauration du site. Il est vrai qu’au vu des derniers événements – effondrements, coulées de boue, pillages, délinquance – l’UNESCO avait menacé retirer Pompéi de sa liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité

Une enveloppe de 130 millions d’euros, dont 96 millions de fonds européens, vient d’être octroyée pour la conservation et la rénovation de Pompéi, deuxième site touristique du pays derrière le Colisée de Rome, avec 2,7 millions de visiteurs en 2014.

Le site a récemment fait la Une des médias internationaux en raison de mouvements syndicaux qui ont perturbé les visites à plusieurs reprises ces derniers mois, mais il semblerait que ces événements soient à oublier. Aujourd’hui, plusieurs chantiers de restauration ont été mis sur pied, avec des groupes d’ouvriers spécialisés chacun dans un domaine: la pierre, le plâtre, les fresques, les mosaïques, etc. Ils ont été sélectionnés sur concours et travaillent sur des périodes de six mois. De plus, la zone a été renforcée pour assurer la sécurité.

Le renouveau est également illustré par l’ouverture d’une exposition qui propose une vingtaine des premiers moulages des victimes carbonisées par les nuées ardentes crachées par le Vésuve. Pompéi propose aussi des visites nocturnes, accompagnées de lectures, vidéos et conférences, pour élargir le champ de compréhension du site archéologique.

Source : Presse italienne.

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drapeau anglaisOn several occasions – as in the note of March 2014 (http://volcans.blogs-de-voyage.fr/2014/03/06/pompei-secroule-pompeii-is-collapsing)  – I drew public attention to the dilapidated state of Pompeii, a marvelous testimony of Roman life at the beginning of our era, before the city was destroyed by the eruption of Vesuvius in 79 AD.
It seems that the wind is about to shift and that the Italians have decided to seriously tackle the problem of the restoration of the site. It is true that in light of recent events – collapses, mudslides, looting, crime – UNESCO threatened to withdraw Pompeii from its World Heritage List.
A budget of 130 million euros, with 96 million of EU funding, has been granted for the conservation and restoration of Pompeii, the second tourist site in the country behind the Coliseum in Rome, with 2.7 million visitors in 2014 .
The site has recently made the headlines in the international media because of union movements that disrupted visits several times in recent months, but it seems that these events need to be forgotten. Today several restoration projects have been set up, with groups of workers each specialized in one area: stone, plaster, frescoes, mosaics, etc. They were selected on a competitive basis and work for periods of six months. In addition, the area has been reinforced to ensure safety.
The revival is also illustrated by the opening of an exhibition that presents twenty first casts of victims charred by the volcanic clouds spewed by Mount Vesuvius. Pompei also offers night tours, with readings, videos and conferences, to expand the understanding of the archaeological site.
Source: Italian news media.

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Photo: C. Grandpey

Pompéi (Italie): Des fureurs du Vésuve à l’infirmité de Priape… // From the fury of Vesuvius to the infirmity of Priapus…

drapeau francaisL’une des fresques les plus célèbres de Pompéi, le portrait de Priape, le dieu grec de la fertilité, révèle une vérité embarrassante. C’est ce que l’on peut lire dans une étude récente de cette peinture qui orne le hall d’entrée de la Maison des Vettii, l’une des plus célèbres du site détruit par l’éruption du Vésuve en 79 après JC.
La fresque montre Priape en érection permanente avec son pénis impressionnant. Selon une étude publiée dans la revue Urology, ce symbole supposé de la puissance masculine et du pouvoir procréateur montre une infirmité qui peut donner lieu à des relations sexuelles difficiles et même provoquer l’infertilité. En effet, le membre viril disproportionné de Priape montre un phimosis complètement fermé. Cette incapacité à rétracter complètement le prépuce était traitée de manière chirurgicale avant l’introduction des corticostéroïdes topiques. Un urologue indique qu’elle présente différents degrés de gravité et celui dont souffre Priape semble être le plus sévère car il n’y a pas rétractabilité de la peau sur le gland.
Les problèmes liés à l’appareil génito-urinaire, y compris le phimosis, apparaissent dans la représentation artistique depuis la préhistoire, avec un haut degré de précision. La question est de savoir pourquoi un artiste a décidé de dépeindre le dieu de la fertilité avec un phimosis sévère.
Une hypothèse est que le peintre souhaitait montrer que ce défaut anatomique était fréquent à Pompéi, tout en le mêlant aux signes de la fertilité traditionnellement attribués à Priape. Répandu au sein de la population masculine de Pompéi, le phimosis pourrait expliquer l’abondance d’objets votifs anatomiques utilisés pour dissiper ce défaut anatomique et fonctionnel. Ces objets ont parfois été interprétés comme des offrandes faites par les hommes souffrant de cette infirmité.
Quelle que soit l’interprétation, la représentation de Priape ​​est très déconcertante pour un dieu traditionnellement considéré comme le symbole de la fertilité, de l’abondance et de la prospérité. Pourquoi l’artiste a-t-il choisi de représenter une condition biologique susceptible de menacer la fertilité et la santé? L’un des auteurs de l’étude pense qu’il faut peut-être voir cette peinture comme un commentaire sur la puissance du corps divin qui ne souffrirait pas des mêmes limites biologiques que celui des mortels.

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drapeau anglaisOne of Pompeii’s most recognized frescoes, the portrait of the Greek god of fertility Priapus, holds an embarrassing truth, according to a new study of the wall painting to be found in the entrance hall to the House of the Vettii, one of the most famous of the site which was destroyed by the eruption of Vesuvius in 79 A.D.

The fresco shows the ever-erect Priapus with his impressive penis. But according to a study published in Urology journal, this supposed symbol of male potency and procreative power shows an infirmity which can result in difficult sexual relations and infertility. Indeed, the disproportionate virile member is distinctively characterized by a shut phimosis. An inability to fully retract the foreskin, phimosis was treated in a surgical way before the introduction of topical corticosteroids. A urologist indicates that this condition presents different grades of severity, and in this specific case appears to be of the highest grade, in which there is no skin retractability on the glans.

Defects of the genitourinary system, including phimosis, have been depicted in artistic representation since prehistory, showing a high degree of precision. The question is to know why an artist decided to portray the god of fertility with a severe phimosis.

One hypothesis is that the painter desired to report objective evidence of a high prevalence of that anatomic defect in Pompeii, mixing it with fertility attributes traditionally ascribed to Priapus. Widespread among the male population in Pompeii, phimosis might have been the reason for the abundance in Pompeii of anatomical votive artifacts used to dispel that anatomical and functional defect. These objects have sometimes been interpreted as offerings made by men suffering from this infirmity.

Whatever the interpretation, the image of Priapus is very disconcerting, as the god is conventionally seen as a representation of fertility, abundance and prosperity. Why did the artist choose to represent a biological condition that may have been seen to threaten fertility and health? One of the authors of the study thinks perhaps we need to see this painting as a comment on the power of the divine body, which didn’t suffer from the same biological limitations as the mortal body.

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Maison des Vettii: Priape, la pesée du phallus  (Photo:  C. Grandpey)

Pompéi (Italie): Une scène émouvante // Pompeii (Italy): A scene full of emotion

drapeau francaisEn cliquant sur ce lien, vous verrez une série très intéressante de photos publiées par The Mirror. Elle montre des archéologues en train de travailler sur les cadavres d’habitants de Pompéi victimes de l’éruption du Vésuve en 79 après JC.
http://www.mirror.co.uk/news/weird-news/terrified-mother-childs-final-moments-5733991

L’éruption du Vésuve a été si soudaine que l’expression de terreur se lit encore sur les visages d’une mère et de son fils au moment où ils disparaissaient sous une épaisse couche de cendre et de ponce brûlantes. La mère et son fils, qui semble être âgé d’environ 4 ans, ont passé ensemble les dernières secondes de leurs vies. Le regard terrifié du fils laisse imaginer l’événement dont ont été témoins ces êtres humains.

Selon les archéologues qui travaillent sur ce projet, le jeune garçon a probablement couru pour se blottir dans les bras de sa mère quand il a entendu le grondement de l’éruption du Vésuve. Les chercheurs ont préservé cette scène en prenant des moulages en plâtre des deux personnages.
Une étude récente a apporté des informations intéressantes, à la fois sur le nombre de victimes à Pompéi, les circonstances de leur mort et le déroulement de l’éruption. En reprenant les rapports de fouilles depuis le XVIIIe siècle, on classa les victimes en deux catégories, selon leur position stratigraphique dans les dépôts éruptifs : soit dans la couche de pierres ponces de la première phase de l’éruption, soit dans la couche de cendres provenant des nuées ardentes qui suivirent. Dans le premier groupe, on dénombre 394 corps, dont la majorité (345) à l’intérieur d’immeubles, où elles s’étaient réfugiées. Bon nombre d’entre elles furent victimes de l’écroulement des toits sous le poids des pierres ponces. Dans le deuxième groupe figurent 655 personnes. Le nombre de corps trouvés à l’extérieur est considérablement plus élevé (319). Il s’agit d’individus qui, profitant de l’accalmie de l’éruption au matin du deuxième jour, crurent pouvoir s’enfuir et furent surpris par les nuées ardentes qui suivirent. À ces 1 049 personnes (dont les trois dernières furent découvertes en 2002) il convient d’ajouter une centaine de corps à propos desquels il n’y a pas d’informations précises.

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drapeau anglaisBy clicking on this link, you will see a very interesting series of photos released by The Mirror showing archaeologists working on the remains of Pompeii residents who were caught in the eruption of Vesuvius in 79 AD.

http://www.mirror.co.uk/news/weird-news/terrified-mother-childs-final-moments-5733991

The eruption of Vesuvius happened so quickly that the terrified facial expressions of a mother and son were frozen in time as they were covered by burning hot ash and pumice. The mother and her son, who seems to be about 4 years old, spent their final seconds alive together. The son’s look of terror offers a window into what these human beings were witnessing that day.

Archeologists working on this project suggest it looks as if the young boy ran into his mother’s arms as he heard the rumblings of the volcano erupting. These researchers will preserve this scene by taking plaster casts of this boy and his mother.

A recent study has provided valuable information, both on the number of victims at Pompeii, the circumstances of their deaths and the course of the eruption. By resuming excavation reports since the 18th century, the victims were classified into two categories according to their stratigraphic position in the eruptive deposits: either in the layer of pumice from the first phase of the eruption, or in the ash layer from pyroclastic flows that followed. In the first group, there were 394 bodies, of which the majority (345) was in the interior of buildings where they had taken refuge. Many of them were victims of the collapse of the roof under the weight of pumice. The second group included 655 people. The number of bodies found outside is considerably higher (319). It is individuals who, taking advantage of the lull of the eruption on the morning of the second day, thought they could get away and were surprised by the puroclastic flows that followed. To these 1,049 people (the last three were discovered in 2002) should be added to a hundred bodies about which there is no precise information.

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Moulage de l’une des victimes de l’éruption de l’an 79.   (Photo:  C. Grandpey)

Pompéi, c’est chaud! // Pompeii’s red light district

drapeau francaisIl y a quelques semaines, j’ai rédigé plusieurs notes à propos de Pompéi et des effondrements qui ont affecté plusieurs structures du célèbre site romain.
Cette fois, l’article que j’ai trouvé dans le New York Daily News est bien différent! Il nous apprend que trois touristes ont été arrêtés après avoir fait irruption dans les ruines de Pompéi pour se livrer à une partie de galipettes. Un Français et deux Italiennes ont été littéralement pris la main dans le sac – la pudeur m’interdit d’écrire autre chose – par la police en début de la semaine dans un lupanar de l’ancienne ville italienne.
Le trio, âgés de 23 à 27 ans, a escaladé un mur pour entrer dans le site pendant la nuit.
Ils se sont ensuite dirigés vers les Terme Suburbane, un bâtiment décoré de fresques montrant des scènes de sexe de groupe où de riches marchands romains venaient pour se défouler. Les agents de sécurité ont suivi les jeunes gens qui ont ensuite été arrêtés pour avoir pénétré dans le site sans autorisation.
L’article nous apprend que ce fait divers n’a rien d’exceptionnel et que des personnes se servent des ruines comme cadre de leurs ébats amoureux. Rappelons que Pompéi a été recouverte par la cendre au cours de l’éruption du Vésuve en 79 après JC.

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drapeau anglaisA few weeks ago, I wrote several notes about Pompeii and the collapses that have affected several structures of the world-famous Roman site.

This time, the article I found in the New York Daily News is quite different! We learn that three tourists who broke into the ruins of Pompeii to have a threesome have been arrested. A Frenchman and two Italian women were literally caught with their pants down earlier this week by the police inside a former brothel in the ancient Italian city.

The trio, aged from 23 to 27, climbed over a wall to gain entry into the site during the night.

They then made their way to the Suburban Baths, a building decorated with images of group sex where rich Roman merchants would go to let off steam. Security guards tracked them down, and they were later charged with trespassing.

The article informs us that similar intruders often try to make out in the ruins, which were engulfed in lava when Mount Vesuvius erupted in 79 AD.

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Fresque dans les Terme Suburbane  (Photo:  C.  Grandpey)

Pompéi (Italie): La dégradation continue… // Pompeii (Italy): The damage goes on…

drapeau francaisPlusieurs éléments d’une colonne et d’un mur se sont effondrés à Pompéi jeudi dernier en raison des fortes pluies. C’est le dernier d’une série d’incidents de ce genre qui ont fait du site un symbole de la mauvaise gestion des lieux culturels en l’Italie.
Les autorités chargées de la préservation de Pompéi ont indiqué que la partie supérieure d’une colonne et une partie d’un mur avaient cédé dans un ancien magasin qui se trouve dans une partie du site fermée aux visiteurs et qui devrait être restauré dans le cadre du Grand Projet Pompéi, un plan de 105 millions d’euros en partie financé par l’Union européenne et lancé en début d’année dernière. Cependant, le travail est actuellement interrompu en raison d’un procès intenté contre le groupe qui a remporté l’adjudication de restauration!

Source : Agences de presse.

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drapeau anglaisParts of a column and wall collapsed in Pompeii last Thursday due to heavy rainfall, the latest of a string of incidents which have made the site a symbol of mismanagement of Italy’s cultural places.

The authorities responsible for Pompeii’s upkeep said the upper part of a column and part of a wall had given way in an ancient shop in a part of the site already closed to visitors and due to be restructured under the Great Pompeii Project, a 105 million-euro restoration plan partly funded by the European Union and launched early last year. However, work is currently halted due to a legal case against the group that won the restoration contract!

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(Photo:  C.  Grandpey)

Pompéi, encore et toujours!

La chaîne Discovery Science présente le lundi 31 mars à 21 heures un document de 60 minutes intitulé «Pompei : Un tueur parmi nous».

En voici un extrait qui concerne l’éruption de 1944:

 http://www.youtube.com/watch?v=-fg7Ay8UfRI

Discovery Channel est distribué par CanalSat (canal 84) et Numericable (Canal 136).

Pompéi, encore !

drapeau francaisOn parle beaucoup de Pompéi ces temps-ci, mais pas toujours en bien. Il y a quelques jours (voir ma note du 6 mars), on apprenait qu’un mur s’était effondré suite aux fortes pluies qui se sont abattues sur la Campanie. Aujourd’hui, on apprend qu’un fragment de fresque de près de 20 centimètres de diamètre, sur lequel figure la déesse Artémis, a été dérobé dans la maison de Neptune, située dans une zone non ouverte au public. Le fragment a été dissocié de son ensemble à l’aide d’un objet métallique et a fortement endommagé la fresque qui ornait un des murs d’une petite salle de l’antique demeure. Le vol a été découvert le mercredi 12 mars mais a été tenu secret jusqu’à présent afin de ne pas compromettre l’enquête en cours.

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drapeau anglaisOne can read a lot about Pompeii these days and the news is not always good. A few days ago (see my note of March 6th), sections of a wall at the site collapsed during heavy rain in Campania. Today, we learn that thieves detached a 20 cm-wide section of fresco depicting the goddess Artemis from a site known as the House of Neptune, which is not currently open to the public. The fragment was detached with a metal tool, which strongly damaged the fresco that decorated a wall in a small room of the ancient house. Police said news of the theft, which occurred on March 12th, had been withheld so as not to compromise their investigation of the case.

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(Photo:  C. Grandpey)