Du Mauna Loa à la planète Mars (suite) // From Mauna Loa to Mars (continued)

drapeau francaisLe Mauna Loa est un volcan actif étroitement surveillé par les instruments du HVO. Ces derniers mois, il est aussi devenu un laboratoire pour la NASA dans la perspective de missions vers Mars dans les prochaines décennies.
Les six scientifiques qui vivaient depuis huit mois (voir ma note du 1er avril 2014) sous un dôme sur les pentes du Mauna Loa pour simuler la vie sur Mars sont sortis de leur isolement la semaine dernière. Ils ont été autorisés à quitter la structure qui avait été installée à 2500 mètres d’altitude sur les pentes du volcan et ont pu à nouveau apprécier l’air frais sur leur peau. C’était la première fois qu’ils quittaient le dôme sans avoir au préalable enfilé une combinaison spatiale.
Ces scientifiques faisaient partie d’une expérience financée par la NASA et dont le but était de d’observer comment des hommes pouvaient travailler en équipe en situation d’isolement total. Ils ont été contrôlés par les caméras de surveillance, des capteurs épiant leurs moindres mouvements et d’autres contrôleurs électroniques. L’emplacement de la coupole sur le volcan (voir photo ci-dessous), le silence de cet environnement et son isolement simulé ont créé des conditions semblables à celles de l’espace. En regardant par les hublots, les scientifiques ne voyaient qu’un univers de champs de lave et de montagnes.
L’observation des émotions et des faits et gestes des membres de l’équipe scientifique dans une situation d’isolement total pourrait donner des indications précieuses aux équipes au sol lors des missions futures et permettre de déterminer si un membre de l’équipe est en train de déprimer ou connaît des problèmes de communication. Un séjour de huit mois dans un espace confiné présente des défis, mais les membres de l’équipe pouvaient se changer les idées en faisant des expériences scientifiques et en se livrant à des séances de yoga. Ils pouvaient également utiliser un tapis roulant fonctionnant à l’énergie solaire et un home-trainer pendant les après-midi où brillait le soleil.
Lorsque les premiers membres de l’équipe ont émergé de la coupole, ils se sont jetés sur les aliments qui leur avaient le plus manqué, comme la pastèque, les œufs, les pêches et les croissants, nourriture très différentes des aliments lyophilisé qu’ils avaient consommé pendant les huit mois de leur séjour en isolement !

Source: Presse hawaiienne.

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drapeau anglaisMauna Loa is an active volcano closely monitored by the instruments of the Hawaiian Volcano Observatory. These last months, it has become a test field for NASA with the perspective of missions to Mars in the coming decades.

Six scientists who were living under a dome on the slopes of Mauna Loa for eight months (see my note of April 1st 2014) to simulate life on Mars emerged last week from isolation. They stepped outside a dome that had been set up 2500 metres up the slopes of the volcano and could again feel fresh air on their skin. It was the first time they left the structure without donning a spacesuit.

These scientists are part of a human experiment funded by NASA whose purpose was to track how they worked together as a team in complete isolation. They were monitored by surveillance cameras, body-movement trackers and electronic surveys. The dome’s volcanic location (see photo below), silence and its simulated airlock seal provided an atmosphere similar to space. Looking out the dome’s porthole windows, all the scientists could see were lava fields and mountains.

Observing the crew members’ emotions and performance in the isolated environment could help ground crews during future missions to determine if a crew member is becoming depressed or if the team is having communication problems. Spending eight months in a confined space with six people had its challenges, but crew members relieved stress by doing team workouts and yoga. They were also able to use a solar-powered treadmill and stationary bike, but only in the afternoons on sunny days.

The first thing crew members did when they emerged from the dome was to eat foods they had missed, like watermelon, eggs, peaches and croissants, very different from the freeze-dried food they had been consuming during their stay in isolation!

Source: Hawaiian newspapers.

Coupole

Vue de la coupole sur le flanc du Mauna Loa, avec le Mauna Kea à l’arrière-plan.

(Crédit photo: Neil Scheibelhut / University of Hawaii at Manoa)

De l’argent et des drones pour l’Université d’Hawaii // Money and UAVs for the University of Hawaii

drapeau francaisAlors que les universités françaises se plaignent du manque de financements, l’Université d’Hawaii fait partie de 15 universités sélectionnées par la NASA qui ont reçu une subvention de recherche à des fins pédagogiques.
Chaque université a reçu jusqu’à $ 750 000 (environ 670 000 €) à partir d’une dotation totale de  $ 11,250,000 (environ 10 millions d’euros) pour la recherche et le développement en matière de télédétection, nanotechnologie, astrophysique et aéronautique.
La somme d’argent répartie sur trois ans permettra aux campus de Manoa et Hilo de procéder à des observations des volcans actifs à l’aide de drones sans mettre en péril des vies humaines. L’objectif est d’utiliser plusieurs drones pour étudier les coulées de lave et les panaches volcaniques sur le Kilauea. Cela permettra de comprendre comment les coulées de lave changent en fonction de la topographie, mais aussi de donner des informations sur les gaz à l’intérieur des panaches volcaniques.
L’approbation d’utilisation des drones par le gouvernement fédéral permettra à l’Université d’Hawaii d’obtenir des données sans précédent. Elle permettra aussi à la Protection Civile et à l’USGS sur Big Island de mieux comprendre comment progressent les coulées de lave du Pu’u O’o, ainsi que leurs conséquences sur la santé et la sécurité de la population.
Le centre de recherches Ames et le Jet Propulsion Laboratory de la NASA en Californie épauleront l’Université d’Hawaii pour obtenir la certification de la Federal Aviation Authority qui permettra de faire voler des drones équipés d’instruments de recherche.
Source: NASA.

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drapeau anglaisAt a time when French universities complain about the lack of fundings, the University of Hawaii is one of 15 universities selected by NASA for a competitive educational research grant.

Each university received up to $750,000 of a total $11.25 million grant for research and technology development in remote sensing, nanotechnology, astrophysics and aeronautics.

The three-year award will allow the Manoa and Hilo campuses to develop Unmanned Aerial Vehicle observations of active volcanoes. The aim is to use multiple UAVs to study active lava flows and volcanic plumes at Kilauea volcano. It will allow to understand how the lava flows change in terms of topography of flows, but also give information on gas flux from the volcanic plumes.

The federal approval to use drones will allow the university to obtain unprecedented data. It will enable Big Island Civil Defense and the U.S.G.S. to better understand how lava flows from Pu’u O’o will flow across ground, as well understand health and safety standards.

The NASA Ames Research Center and the Jet Propulsion Laboratory in California will assist UH in its training to receive certification from the Federal Aviation Authority to fly UAVs with attached research instruments.

Source: NASA.

Kilauea-panache

Les drones permettront d’étudier en toute sécurité la lave et le panache de gaz du Kilauea

(Photo:  C. Grandpey)

La cendre du Shiveluch (Kamchatka / Russie)

drapeau francaisLe Shiveluch reste très actif, avec des explosions qui expédient des nuages de cendre jusqu’à 5 ou 6 km d’altitude. Le 23 mars 2015 , le satellite Landsat 8 a envoyé une photo montrant la trace laissée par les retombées de cendre sur la neige.

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drapeau anglaisShiveluch remains quite active with explosions sending ash plumes up to 5 – 6 km a.s.l. On March 23, 2015, the Landsat 8 satellite acquired this image of ashfall on the snow around the volcano.

Shiveluch-blog

Crédit photo:  NASA.

Le recul du Columbia Glacier (Alaska) // The retreat of Columbia Glacier (Alaska)

drapeau francaisLe Columbia Glacier, l’un des glaciers les célèbres de l’Alaska, l’un de mes préférés, a reculé si loin qu’il se divise maintenant en deux branches distinctes, une transformation photographiée par le  satellite Earth Observatory de la NASA, avec une série d’images qui montre les changements subis par le glacier entre 1986 et maintenant.
Selon la NASA, depuis les années 1980, le glacier a perdu environ la moitié de son épaisseur. Entre hier et aujourd’hui, il y a eu des années de vêlage rapide produisant une armada d’icebergs qui flottaient à la surface de la mer.
Selon une étude de l’Université du Colorado publié en 2012, en 2007 la fonte du Columbia Glacier avait déjà atteint 87% du volume censé contribuer à l’élévation du niveau de la mer.
Après 2007, la partie terminale du glacier s’est détachée du plancher marin et s’est transformée en une langue flottante, ce qui a modifié la manière dont le glacier produisait des icebergs. Au lieu d’une production régulière de petits icebergs qui se détachaient de l’avant du glacier, ce dernier a commencé à déverser de gros morceaux qui se détachent périodiquement. (voir photo ci-dessous)
Quand le Columbia Glacier arrêtera-t-il de reculer? La modélisation informatique de 2012 réalisée par l’Université du Colorado prévoit que le front du glacier va continuer à reculer jusque vers 2020, époque où il atteindra une nouvelle position stable à environ 24 km en amont de celle où il s’était stabilisé dans les années 1980. La NASA cite une autre estimation pour 2030. Selon cette estimation, le glacier aura reculé si loin que le front se trouvera sur la côte et il ne sera donc plus en mesure de déverser sa glace dans le Prince William Sound.

Source : Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisColumbia Glacier, one of Alaska’s best-known glaciers, one of my favourites, has retreated so far back that it is now separated into two sections, a transformation captured by satellite imagery.

NASA’s Earth Observatory has compiled a series of images that shows changes to Columbia Glacier between 1986 and now.

Since the 1980s, Columbia Glacier has lost about half of its thickness, according to NASA. Between then and now, there were years with particularly rapid shedding of ice chunks, creating floating icebergs that rafted together.

By 2007, melt from Columbia Glacier had already reached 87 percent of the anticipated volume that will contribute to sea-level rise, according to a University of Colorado study published in 2012.

After 2007, the glacier’s terminus became detached from the seafloor and was transformed into a floating tongue, changing the pattern of iceberg production. Instead of shedding its ice though a steady pattern of low-volume bergs calving off the terminus, the glacier began losing mass in larger chunks falling off in episodes (see photo below).

When will Columbia Glacier’s retreat stop? The 2012 University of Colorado study used computer modeling to predict that the terminus will retreat until about 2020, when it reaches a new stable position about 24 km upstream from the previous spot of stability reached in the 1980s. NASA has cited another estimate of 2030 as the time when the glacier will have retreated so far that it is at the shoreline and no longer able to shed ice into Prince William Sound.

Source : Alaska Dispatch News.

Columbia Glacier NASA 1986 Columbia-Glacier-NASA-1986

Le Columbia Glacier vu depuis l’espace en 1986

Columbia-Glacier-NASA-2014

Le Columbia Glacier vu depuis l’espace en 2014

Columbia-blog

Effondrement d’un pan de glace sur le front du Columbia Glacier en 2013  (Photo:  C. Grandpey)