Les algues accélèrent la fonte du Groenland // Algae are accelerating Greenland melting

Les mauvaises nouvelles en provenance du Groenland s’accumulent. On savait déjà que la calotte glaciaire fondait à une vitesse incroyable. On apprend aujourd’hui que cette même calotte glaciaire s’assombrit à cause des algues qui prolifèrent à sa surface. Au cours de la dernière décennie, les scientifiques ont découvert que ces algues contribuent fortement à agrandir la «zone sombre», autrement dit une bande de glace plus sombre qui a été détectée depuis l’espace sur la côte sud-ouest du Groenland.

Les scientifiques expliquent que la prolifération des algues est une conséquence du réchauffement climatique et appartient à un cercle vicieux qui entraîne la fonte de plus en plus rapide de la glace. En effet, les algues réduisent l’albédo, le pouvoir réfléchissant de la glace. La glace plus foncée renvoie moins la chaleur du soleil, ; au final, elle fond plus rapidement que son homologue parfaitement blanche.

Les biologistes expliquent qu’il existe différentes espèces d’algues sur la neige et la glace. Celles que l’on rencontre sur la glace tirent sur le violet. Celles sur la neige peuvent être vertes, jaunes ou rouges. C’est ce qui s’est passé en Italie en 2020 lorsque la neige a viré au rouge.

Toutefois, ce sont les algues de glace, celles qui poussent lorsque la glace fond, qui sont les plus préoccupantes. Ces algues génèrent un pigment violet foncé lorsqu’elles prolifèrent. Les algues de glace se développent parce que la glace fond plus rapidement et plus longtemps. La glace du Groenland fondait autrefois pendant une période estivale d’environ 50 jours, alors que cette période atteint maintenant jusqu’à 75 jours par an. Une étude de 2019 a montré que la calotte glaciaire du Groenland fond sept fois plus vite qu’elle ne le faisait en 1992. Avec l’augmentation des activités humaines qui entraîne une hausse des températures à l’échelle de la planète, on entre dans un cercle vicieux : la glace fond davantage, il y a plus d’algues et il y a plus de pigment. Comme il y a plus de pigment, la glace s’assombrit et fond encore plus vite. Ces algues sont donc une conséquence du changement climatique, pas une cause.

Outre les algues, d’autres facteurs contribuent à la fonte de la calotte glaciaire du Groenland. Ils comprennent la poussière minérale qui s’échappe lorsque la calotte glaciaire fond. Il y a aussi la suie générée par la production industrielle et par les incendies de forêt qui dérive vers le Groenland où elle se dépose.

La fonte de la glace au Groenland est le principal facteur de l’élévation du niveau de la mer. Les scientifiques ont averti en 2020 que la situation avait atteint un «point de non-retour» car la glace disparaît plus rapidement qu’elle se reconstitue avec les chutes de neige chaque année. Les scientifiques estiment que la fonte du Groenland pourrait entraîner une élévation du niveau de la mer entre 45 centimètres et 1,50 mètres au cours des deux prochains siècles.

Source: Business Insider.

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More bad news is arriving from Greenland whose ice sheet is melting at an incredible pace. We learn today that this ice sheet is darkening due to algae growing on its surface. Over the past decade, scientists have discovered that these algae are a major contributor to the « dark zone, » a strip of darker ice on the south-western coastline of Greenland which can be seen from space.

Scientists explain that the algae increase is a consequence of climate change, and part of a vicious cycle that will lead to the ice melting away faster and faster. Indeed, the algae reduces the albeido, in other words the reflecting power of the ice. Darker ice reflects less heat from the sun, which means that it melts faster than whiter patches.

Biologists explain that there are different species of algae in the snow and the ice. The ones in the ice are purple-ish. The ones in the snow can be green, yellow, or red. This is what happened in Italy in 2020 when the snow turned red.

It is the ice algae, which grow were the ice is melting, which are causing the most concern.

These algae produce the dark purple pigment when they bloom. Ice algae are proliferating because the ice is melting more quickly, and for longer. Ice in Greenland used to melt over a summer period of around 50 days, whereas now it is up to 75 days a year. A 2019 study showed that the Greenland ice sheet is melting seven times faster than it did in 1992. With human activities increasing global temperatures, there is more melting, there are more algae, there is more pigment. If there is more pigment, the ice gets darker and it melts more. These algae are a consequence of the change in climate, not a cause.

Beside the algae, other factors contribute to the melting of the Greenland ice sheet. They include mineral dust that is released as the ice sheet melts and soot from industrial production and wildfires that drift towards Greenland then settles.

Greenland ice melting is the biggest contributor to rising sea levels. Scientists warned in 2020 that it the situation has reached the « point of no return » as the ice is vanishing faster than annual snowfalls can replenish it. Scientists predict that Greenland melting could lead to a global sea level rise of between 45 centimetres and 1,50 metres over the next two centuries.

Source : Business Insider.

Prolifération d’algues brunes au Groenland

(Source : Jim McQuaid / Université de Leeds)

Réchauffement climatique: fonte des glaciers en Ouganda // Climate change: Melting glaciers in Uganda

Quand on parle des glaciers en Afrique, on évoque généralement ceux qui couronnent le Kilimandjaro en Tanzanie, et qui ont pratiquement cessé d’exister à cause du réchauffement climatique. Il existe d’autres glaciers en Ouganda en Afrique de l’Est. Le pays est bordé à l’est par le Kenya, au nord par le Soudan du Sud, à l’ouest par la République Démocratique du Congo (RDC), au sud-ouest par le Rwanda et au sud par la Tanzanie.

L’Ouganda est principalement composé d’un plateau central entouré de montagnes. On rencontre des collines au sommet plat, séparées par des vallées. La majeure partie du pays se trouve au-dessus de 1 000 m au-dessus du niveau de la mer. A la frontière avec la RDC, les monts Rwenzori, la plus haute chaîne d’Afrique, culminent à 5 119 m au pic Marguerite.

Les Rwenzori, site du patrimoine mondial de l’Unesco, étaient autrefois couverts de neige et de glace, mais avec le changement climatique, la neige disparaît et les glaciers fondent et reculent. Les conséquences sont graves car aujourd’hui les récoltes sont détruites par les inondations ou la sécheresse. Soit il y a trop de sécheresse, soit il y a trop de pluie.

Le changement climatique affecte les monts Rwenzori de différentes manières. La plus visible est la réduction rapide du champ de glace, qui est passé de 6,5 kilomètres carrés en 1906 à moins d’un kilomètre carré en 2003, et il se pourrait qu’il disparaisse complètement avant la fin de cette décennie.

En 2012, les incendies de forêt ont atteint des altitudes supérieures à 4 000 mètres, ce qui aurait été inconcevable dans le passé. Le feu dévaste la végétation qui autrefois contrôlait le débit des rivières en aval. Les localités au pied des Rwenzori connaissent des inondations catastrophiques liées à un schéma de précipitations moins fréquentes mais plus abondantes. En mai 2020, cinq rivières ont rompu leurs berges après de fortes pluies. Les eaux ont dévalé la montagne en transportant de gros rochers ; des maisons et des écoles ont été emportées et la ville de Kalembe a été rasée. Quelque 25 000 maisons ont été détruites et 173 000 personnes ont été affectées.

On peut trouver des explications scientifiques à ces événements, mais la culture locale Bakonzo les interprète différemment. Selon les croyances locales, les catastrophes se produisent parce que les dieux sont en colère. Les Bakonzo croient que leur dieu, Kithasamba, vit dans la neige et que la neige est en fait son sperme gelé. Le nom Rwenzori vient de rwe nzururu, qui signifie «lieu de neige» en langue Bakonzo. Selon la cosmologie Bakonzo, 30 dieux sont associés aux différentes ressources naturelles sur la montagne.

La déforestation et la croissance démographique rapide autour des Rwenzori, montagnes sacrées pour la population, mais aussi la fonte du glacier, ont profondément changé la vie dans la région. Lors des inondations de 2020, l’eau a submergé des sources chaudes et emporté la végétation autour d’une cascade qui était utilisée comme lieu de rituels. Depuis lors, les chefs spirituels ne sont plus en mesure d’accomplir ces cérémonies. D’autres sites spirituels s’érodent ou sont envahis par la boue et la destruction de la végétation a affaibli les berges des rivières dans de nombreuses régions. Des rituels vieux de plusieurs siècles se trouvent menacés.

La communauté Bakonzo est composée d’environ un million de personnes qui vivent de part et d’autre de la frontière entre l’Ouganda et la RDC, et leur patrimoine disparaître à cause du changement climatique. La situation en Ouganda montre que les conséquences du changement climatique sont particulièrement sévères sous les tropiques. Un accroissement de la température de un ou deux degrés sous l’équateur a un impact beaucoup plus important qu’une hausse identique dans les pays tempérés. La restauration et la protection des zones touchées par le changement climatique sont essentielles pour préserver le patrimoine culturel. Un projet allant dans ce sens prévoit la plantation d’arbres pour renforcer les berges des cours d’eau, en particulier avec des bambous et des arbres indigènes. La population locale a déjà apporté des réponses à certains problèmes. Par exemple, les habitants savent quel type de végétation doit être planté en fonction de l’altitude. Ils savent aussi qu’il faut planter le long des berges des rivières parce que c’est la nourriture du dieu de l’eau, et quand le dieu de l’eau est content, il ne provoque pas d’inondations…

Source: La BBC.

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When people think about glaciers in Africa, they usually mention Mt Kilimandjaro’s (Tanzania) which are quickly melting and have nearly disappeared because of global warming. There are other glaciers in Uganda, an East African country bordered to the east by Kenya, to the north by South Sudan, to the west by the Democratic Republic of the Congo, to the south-west by Rwanda, and to the south by Tanzania

The country is mainly composed of a central plateau surrounded by mountains. The relief is composed of hills with a flat top, separated by valleys. Most of the country is above 1,000 m above sea level and, on the border with the DRC, the Rwenzori Mountains, the highest range in Africa, peak at 5,119 m at Margherita Peak.

The Rwenzori mountains, a Unesco World Heritage site, used to be covered with snow and ice, but no longer today. With climate change, the snow is disappearing and the glaciers are melting and receding. Today, the crops get destroyed by floods or drought. It’s either too much drought or too much rain.

Climate change is affecting the Rwenzori Mountains in different ways. The most visible is the rapid loss of the ice field, which shrunk from 6.5 square kilometres in 1906 to less than one square kilometre in 2003, and could completely disappear before the end of this decade.

In 2012, forest fires reached altitudes above 4,000 metres, which would have been inconceivable in the past, devastating vegetation that controlled the flow of the rivers downstream.

Since then, the communities living at the foot of the Rwenzori have suffered some of the most destructive floods the area has ever seen, coupled with a pattern of less frequent but heavier rainfall. In May 2020, five local rivers burst their banks after heavy rains. The waters came down the mountain carrying large boulders, sweeping away houses and schools and razing the entire town of Kalembe to the ground. Around 25,000 houses were destroyed and 173,000 people were affected.

While science may provide an explanation for these events, the local Bakonzo culture has another way of framing them. According to their beliefs, they happen because the gods are angry.

The Bakonzo believe that their god, Kithasamba, lives in the snow, and that the snow is actually his frozen sperm. The name Rwenzori comes from rwe nzururu, which means « place of snow » in the Bakonzo language. According to Bakonzo cosmology, there are 30 gods associated with different natural resources living on the mountain.

Deforestation and rapid population growth around the sacred mountain, as well as the melting glacier, are changing life in the region. During the 2020 floods, the water submerged hot springs and washed away the vegetation around a waterfall that was used as a place for rituals. Since then, spiritual leaders have been unable to perform those ceremonies. Other spiritual sites are getting eroded or filled up with silt and the destruction of the vegetation has weakened the banks in many areas. All this is threatening centuries-old rituals.

The Bakonzo community is made up of around one million people living on both sides of the border between Uganda and DR Congo, and their heritage could be lost as a result of climate change.

The situation in Uganda shows that the consequences of climate change are particularly acute at the tropics. One or two degrees of warming at the Equator has a much bigger impact on climate and water budgets than one or two degrees of warming in temperate countries.

Restoring and protecting areas affected by climate change is key to preserving cultural heritage. As part of a project to do this, there is a project to plant trees to reinforce the riverbanks, including bamboos and native trees. The community already had answers for some of the problems. For example, they know what type of vegetation should be planted at what level on the mountain. They also know they are supposed to plant along the riverbank because it is food to the water god. And when the water god is pleased, he doesn’t cause floods.

Source: The BBC.

Les monts Rwenzori et le Pic Marguerite (Crédit photo : Wikipedia)

Manque d’étude et de surveillance des glaciers de l’Himalaya // Lack of study and monitoring of Himalayan glaciers

La récente catastrophe de l’Uttarakhand (Inde) avec des centaines de victimes a mis en lumière le manque d’étude et de surveillance des glaciers de l’Himalaya.

L’Himalaya possède le plus grand nombre de glaciers sur Terre en dehors des pôles et ils ont perdu des milliards de tonnes de glace en raison de l’accélération de leur fonte sous les coups de boutoir du réchauffement climatique. Le problème est qu’il n’y a pas de véritable approche en terme de dangers. Les autorités réagissent lorsque des accidents comme celui de l’Uttarakhand se produisent, mais la plupart des glaciers présentant des risques ne sont pas surveillés.

Les glaciologues expliquent que lorsque les glaciers reculent ou s’amincissent, certains peuvent devenir dangereux. Par exemple, des pans de glace peuvent rester accrochés aux parois abruptes des montagnes et s’effondrer à tout moment.

Il est également possible que des glaciers en train de reculer ou de s’amincir déstabilisent le sol au-dessous et autour d’eux alors qu’auparavant ils le retenaient. Une telle situation peut générer des glissements de terrain, des chutes de blocs ou  de glace et même l’effondrement de pans entiers de montagnes.

Les scientifiques avertissent que de tels événements peuvent également bloquer les rivières en aval, avec des déferlements ultérieurs d’eau et de matériaux qui emportent tout sur leur passage. C’est ce qui semble s’être produit dans l’Uttarakhand.

La géographie complexe et difficile d’accès de l’Himalaya rend la surveillance des glaciers extrêmement difficile. Il y a plus de 50 000 glaciers dans l’Himalaya et dans la région de l’Hindu Kush et seuls 30 d’entre eux sont surveillés ou ont été l’objet d’études sur le terrain. Seules une quinzaine de ces études ont été publiées.

Les scientifiques expliquent que l’Himalaya est la plus jeune chaîne de montagnes du monde. Elle continue donc de croître et les séismes déstabilisent souvent les pentes des massifs. De plus, les modifications des chutes de neige et des précipitations à la suite du changement climatique rendent les montagnes plus vulnérables.

Les changements intervenus sur les glaciers à cause du réchauffement climatique aggravent la situation. Un glacier de la montagne Aru au Tibet s’est soudainement effondré en 2016 en provoquant une impressionnante avalanche de glace qui a tué neuf personnes et des centaines de têtes de bétail.

Une étude récente à propos de certaines hautes montagnes d’Asie a lié l’augmentation du nombre et de la fréquence des glissements de terrain majeurs entre 1999 et 2018 au recul des glaciers. Les auteurs de l’étude ont identifié 127 glissements de terrain de ce type entre 2009 et 2018. Les résultats de l’étude montrent une tendance à la hausse des glissements de terrain majeurs au cours de la dernière décennie. Une diminution de la superficie des glaciers correspond à l’augmentation de la superficie des glissements de terrain.

Auparavant, les roches sur les pentes des montagnes étaient maintenues en place par des glaciers. Aujourd’hui, comme il n’y a plus de glaciers, ces roches sont suspendues et représentent un danger potentiel. On peut lire dans un rapport spécial du GIEC en 2018 : « Le recul des glaciers et le dégel du pergélisol ont diminué la stabilité des pentes des montagnes et l’intégrité des infrastructures. »

La plupart des quelques études réalisées à ce jour sur les glaciers himalayens se concentrent sur l’accélération de leur fonte et sur la question de savoir si l’eau de fonte remplira les lacs glaciaires, avec des risques de crues meurtrières. Certaines des études se sont également attardées sur l’avenir des rivières alimentées par les glaciers dans la région si le recul glaciaire s’accélérait avec la hausse de la température. On reproche à ces études de s’être trop attardées sur les lacs glaciaires alors que d’autres dangers tels que les avalanches et les chutes de séracs liées à la fonte rapide des glaciers ont été laissés pour compte. Cependant, les statistiques montrent que ce sont les inondations liées à la rupture des lacs glaciaires qui ont historiquement causé plus de problèmes dans la région. Ces inondations sont une menace pour la population des vallées car elles se déclenchent sans prévenir.

Certains scientifiques affirment que les tensions entre l’Inde et ses voisins comme la Chine et le Pakistan, qui ont des frontières communes sur l’Himalaya, sont également un obstacle majeur à l’étude des glaciers de la région.

Source: La BBC.

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The recent Uttarakhand disaster in India with hundreds of victims has shed light on the lack of study and monitoring of glaciers in the Himalayas.

The Himalayas have the largest number of glaciers on Earth outside the poles and they have lost billions of tonnes of ice due to accelerated melting caused by global warming. The problem is that there is no comprehensive understanding of what actually is happening in terms of hazards. The authorities are reactive when incidents like the one in Uttarakhand happen, but most glaciers with such hazard are not monitored.

Experts say when glaciers retreat or thin out, some of them can become dangerous. For instance, in some cases, remaining ice of retreated glaciers can hang perilously on steep walls of mountains and can collapse at any time.

It is also possible that thinned or retreated glaciers can destabilise the ground below and around them which they would have otherwise buttressed. This can make the area prone to landslides, rockfall or icefall and even potentially lead to the collapse of entire mountain slopes.

Scientists say such events can also block rivers below that eventually burst, sweeping away everything in their path. This is what seems to have happened in Uttarakhand.

The difficult geography of the Himalayas makes glacier monitoring extremely challenging. There are more than 50,000 glaciers in the Himalayas and the Hindu Kush region and only 30 of them are being closely observed, including field studies. Only around 15 of those studies have been published.

Scientists say that because the Himalayas are the youngest mountain ranges in the world, they are still growing and earthquakes often destabilise their slopes.

Changing snowfall and rainfall patterns in the wake of climate change make the mountains more vulnerable. The warming-related changes in the glaciers make things worse. A glacier in Tibet’s Aru mountain suddenly collapsed in 2016 causing massive ice avalanche that killed nine people and hundreds of livestock.

A recent study of some high mountains of Asia linked the number of larger landslides and their increased frequency between 1999 and 2018 to the retreat of glaciers. The authors of the study identified 127 such landslides between 2009 and 2018. The results of the study show an increasing trend of large landslides over the last decade.

A decline in glacier area is associated with the increase in landslide area. Before, the rocks on the mountain slopes were glued by glaciers. Now, if there are no glaciers, those rocks are hanging and that is a potential danger. A special report by the IPCC in 2018 said: « Glacier retreat and permafrost thaw have decreased the stability of mountain slopes and integrity of infrastructure. »

Of the limited studies on Himalayan glaciers to date, most are focused on their accelerated melting and whether that will dangerously fill up glacial lakes, causing them to burst. Some of the studies have also looked into what could happen to glacier-fed rivers in the region if glacial retreat accelerated with rising temperature.

Critics say glacial lakes have received all the attention while other hazards like avalanches and icefalls associated with fast-melting glaciers have been ignored. However, statistics show that glacial-lake related floods have historically caused more problems in the region. As these floods can affect people without warning far from the glacier themselves, it makes this particular hazard very dangerous.

Some experts say tension between India and its neighbours like China and Pakistan, that share borders in the Himalayas, has also been a major obstacle to studying glaciers in the region..

Source : The BBC.

Glaciers de l’Himalaya vus depuis l’espace (Source : NASA)

Nouveau satellite russe au-dessus du pôle Nord // New Russia satellite above the North Pole

Comme je l’ai déjà écrit, la Russie s’intéresse de plus en plus à l’Arctique. La fonte des glaces causée par le réchauffement climatique va permettre l’accès à de nouvelles ressources minérales et ouvrir de nouvelles voies de navigation dans la région.

C’est la raison pour laquelle la Russie vient de lancer son satellite Arktika-M pour une mission de surveillance du climat et de l’environnement dans l’Arctique. Cela répond au désir du Kremlin d’étendre les activités de la Russie dans cette région du globe.

L’Arctique s’est réchauffé deux fois plus vite que le reste de la planète au cours des trois dernières décennies et Moscou cherche à s’implanter dans la région riche en énergie en investissant dans la route maritime du Nord qui est de plus en plus libre de glace

Le satellite Arktika-M a atteint l’orbite prévue après avoir été lancé depuis la base spatiale de Baïkonour (Kazakhstan) par une fusée Soyouz. La Russie prévoit d’envoyer un deuxième satellite en 2023. Les deux engins spatiaux permettront une surveillance 24h / 24 et par tous les temps de l’Océan Arctique et de la surface de la Terre.

L’Arktika-M aura une orbite très elliptique qui le fera passer au-dessus des latitudes nordiques. Il pourra ainsi surveiller la région arctique pendant de longues périodes. Sur la bonne orbite, le satellite sera en mesure de contrôler en permanence l’Arctique et de prendre des photos toutes les 15 à 30 minutes, ce qui n’est pas possible avec des satellites en orbite au-dessus de l’équateur. Le satellite Arktika-M pourra également retransmettre les signaux de détresse des navires, des aéronefs ou des personnes vivant dans des zones reculées.

Source: CNN.

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As I put it before, Russia is very interested in the Arctic . The melting of the ice caused by global warming will open access to new mineral resources and open new shipping lanes in the region.

This is the reason why Russia has just launched its space satellite Arktika-M on a mission to monitor the climate and environment in the Arctic amid a push by the Kremlin to expand the country’s activities in the region.

The Arctic has warmed more than twice as fast as the global average over the last three decades and Moscow is seeking to develop the energy-rich region, investing in the Northern Sea Route for shipping.

The Arktika-M satellite successfully reached its intended orbit after being launched from Kazakhstan’s Baikonur cosmodrome by a Soyuz rocket. Russia plans to send up a second satellite in 2023 and, combined, the two will offer round-the-clock, all-weather monitoring of the Arctic Ocean and the surface of the Earth.

The Arktika-M will have a highly elliptical orbit that passes high over northern latitudes allowing it to monitor northern regions for lengthy periods. At the right orbit, the satellite will be able to monitor and take images every 15-30 minutes of the Arctic which can’t be continuously observed by satellites that orbit above the Earth’s equator.

The Arktika-M satellite will also be able to retransmit distress signals from ships, aircraft or people in remote areas.

Source: CNN.

Lancement du satellite Arktika-M (Source : Roscosmos)