Début de deux éruptions // Two eruptions are starting

L’INGV indiquait le 27 septembre 2022 qu’en début de soirée, à partir de 17h00 (UTC), le réseau de vidéosurveillance de l’Etna (Sicile) montrait qu’une bouche effusive s’était ouverte à la base nord-est du cratère SE, à une altitude d’environ 2800 m d’altitude. On observait une petite coulée de lave qui avançait lentement en direction de la Valle del Leone. Le tremor volcanique ne montrait pas de variations significatives.

Pas d’autres informations dans la matinée du 28 novembre. Les conditions météo sont très mauvaises dans le sud de l’Italie et en Sicile, avec une coulée de boue dévastatrice sur l’île d’Ischia et de nouveaux torrents de boue dans les ruelles de Stromboli.

Avant que les nuages envahissent le volcan, on a pu observer un très beau lever de soleil sur l’Etna.

Vers 23h30. (heure locale) le 27 novembre 2022, ce fut au tour du Mauna Loa (Hawaii) de se mettre en évidence, avec le début d’une éruption dans la Moku’āweoweo, la caldeira sommitale. À l’heure actuelle, les coulées de lave sont contenues dans la zone sommitales et ne menacent pas les zones habitées en aval. Les populations susceptibles d’être menacées par les coulées de lave doivent donc se préparer à une éventuelle évacuation et se référer à la Protection civile pour plus d’informations.
Cette éruption n’est pas vraiment une surprise. Cela faisait plusieurs mois que le Mauna Loa s’agitait, avec une hausse de la sismicité et une tendance au gonflement de l’édifice volcanique.

Photos: C. Grandpey

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INGV indicated on September 27th, 2022 that in the early evening, from 5:00 p.m. (UTC), Mt Etna‘s video surveillance network showed that an effusive vent had opened at the northeast base. of the SE crater, at about 2800 m above sea level. A small lava flow was advancing slowly toward the Valle del Leone. The volcanic tremor did not show significant variations.
There iso further information on the morning of November 28th. The weather conditions are very poor in the south of Italy and in Sicily, with a devastating mudslide on the island of Ischia and new mud flows in the small streets of Stromboli.
Before the clouds invade the volcano, one could observe a very beautiful sunrise on Mt Etna.

Around 11:30 p.m. (local time) on November 27th, 2022, Mauna Loa (Hawaii) started erupting in Moku’āweoweo, the summit caldera. At present, the lava flows are contained in the summit area and do not threaten populated areas downslope. Populations likely to be threatened by lava flows must therefore prepare for a possible evacuation and refer to Civil Protection for more information.
This eruption is not really a surprise. Mauna Loa had been showing unrest for several months, with an increase in seismicity and an inflation of the volcanic edifice.

La technologie InSAR au service des volcans // InSAR technology to monitor volcanoes

En mars et décembre 2015, j’ai rédigéé plusieurs notes à propos de l’utilisation de la technologie InSAR en volcanologie, en particulier pour contrôler les déformations des Champs Phlégréens (Italie) et du Kilauea (Hawaii). Aujourd’hui, un article publié par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (le HVO) aborde à nouveau ce sujet.

Les satellites sont devenus essentiels pour surveiller les volcans actifs. En particulier, ils permettent de garder un oeil sur des volcans difficiles d’accès, et ils offrent des perspectives impossibles à obtenir depuis le sol. Les satellites en orbite autour de la Terre peuvent fournir des images classiques d’un lieu, mais également des images thermiques. Ils peuvent aussi mesurer des quantités et des types de gaz, des changements de gravité et de topographie.
Une avancée majeure a été l’arrivée de l’InSAR (Radar interférométrique à synthèse d’ouverture) pour mesurer de petites variations de surface du sol sur un édifice volcanique. Les satellites radar à synthèse d’ouverture (RSO) envoient à intervalles réguliers des ondes radar qui rebondissent sur la Terre et reviennent vers le satellite. Il faut deux ensembles d’ondes concernant la même zone pour mesurer les changements dans le temps. S’il n’y a pas eu de changement de forme du volcan pendant le laps de temps entre les images, les signaux parcourent la distance dans le même laps de temps. Cependant, si le volcan a changé au cours de processus d’inflation ou de déflation, il sera plus proche ou plus éloigné dans la deuxième image. Il faudra donc plus de temps à l’onde radar pour parcourir la distance entre le satellite et le sol, puis revenir au satellite.
En attribuant à deux ondes décalées une couleur basée sur la taille du décalage, on obtient un ensemble unique de couleurs en bandes qui représentent le nombre de longueurs d’onde séparant les deux images. C’est ainsi que se conçoivent les interférogrammes. Les anneaux concentriques de couleur montrent le niveau d’inflation ou de déflation de la surface d’un volcan.
Si l’InSAR est utile pour surveiller les mouvements à la surface d’un volcan, les scientifiques sont parfois confrontés à des difficultés. Les images InSAR recueillies à partir d’un satellite sont souvent perturbées par des signaux liés aux changements de l’atmosphère terrestre entre les passages du satellite. Ce « bruit atmosphérique » est particulièrement apparent avec les changements de topographie. Sur les volcans actifs très hauts, comme le Mauna Loa, les flancs pentus peuvent amplifier les signaux atmosphériques, laissant supposer à tort qu’un changement significatif s’est produit.

À première vue, l’image de gauche (A) pourrait sembler montrer une inflation simultanée du Mauna Kea et du Mauna Loa. Cependant, on sait, grâce aux instruments GPS du HVO, que le Mauna Kea ne montre pas de déformation significative. Les scientifiques peuvent donc conclure que les signaux InSAR sur le Mauna Loa ne sont probablement pas fiables dans ce cas précis. L’image B est un autre exemple d’interférogramme InSAR avec un bruit atmosphérique important. Une légère déformation du Mauna Loa et la zone de rift sud-est du Kilauea est visible sur ces images, mais reste difficile à discerner du bruit atmosphérique.

Une autre méthode consiste à comparer plusieurs images InSAR. Les satellites RSO capturent des images dans les directions ascendante (vers le nord) et descendante (vers le sud) lorsqu’ils orbitent autour de la Terre. En créant une deuxième image InSAR, avec le même laps de temps, mais à partir de différentes « directions de visée » RSO, il est possible de comparer deux interférogrammes du même événement. Si la déformation est réelle sur la zone étudiée, les deux images InSAR provenant de directions opposées montrent des niveaux de mouvement similaires.
Les scientifiques du HVO utilisent constamment les satellites et d’autres outils pour analyser le mouvement du magma dans les volcans d’Hawaii afin d’essayer d’identifier les signes d’éruptions imminentes.
Source : USGS/HVO.

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In March and December 2015, I wrote several posts about the use of InSAR technology in volcanology, in particular to monitor deformations of the Phlegraean Fields (Italy) and Kilauea (Hawaii). Today, an article published by the Hawaii Volcano Observatory (HVO) addresses this subject again.

Satellites have become one of the fundamental tools used to monitor active volcanoes. In particular, they allow to monitor volcanoes that are otherwise hard to access and provide perspectives that are not possible to get from the ground. Satellites orbiting the Earth can provide normal “pictures” of a place, but can also provide thermal images, measure amounts and types of gases, changes in gravity and topography.

One of the most revolutionary advances has been the use of InSAR (Interferometric Synthetic Aperture Radar) to measure small changes in shape over an entire volcano. Synthetic Aperture Radar (SAR) satellites send timed radar waves that bounce off the Earth back to the satellite. It takes two sets of waves of the same area to measure change over time. If there has been no change to the volcano for the time between images, the signals travel the distance in the same amount of time. However, if the volcano has changed by either inflating or deflating, the volcano will be closer or further away in the second image. It will take more time for the radar wave to travel the distance from satellite to the ground, then back to the satellite.

If the difference between two offset waves are assigned a color based on the size of the offset, they produce a unique set of banded colors that represent the number of wavelengths separating the two images. This process produces interferograms. Concentric rings of color relate to the amount of surface inflation or deflation of a volcano.

While InSAR is useful for monitoring volcanic motions, it is not without problems. The nature of how InSAR images are gathered from a radar satellite often unintentionally captures signals associated with the changes in the Earth’s atmosphere between satellite passes in addition to ground surface change. This additional “atmospheric noise” is especially apparent with changes in topography. At active volcanoes that are very tall, like Mauna Loa, the sloping flanks can magnify atmospheric signals, falsely suggesting that significant change has occurred.

At first glance, the left image (A) above could seem to show both Mauna Kea and Mauna Loa inflating at the same rate simultaneously. However, we know from the HVO GPS instruments that Mauna Kea shows no evidence for significant deformation, so scientists can conclude that the InSAR signals on Mauna Loa are mostly likely unreliable in this specific instance. Image B is another example of an InSAR interferogram with heavy atmospheric noise. Some slight deformation on Mauna Loa and the Southeast Rift Zone of Kilauea is visible in these images, yet still hard to discern from the atmospheric noise.

Another method is to compare multiple InSAR images. SAR satellites capture images in both ascending (traveling northward) and descending (traveling southward) directions as they orbit the planet. By creating a second InSAR image, with the same time span, but from different SAR “look directions,” it is possible to compare two interferograms of the same event. If the deformation is real over the survey area, then both InSAR images from opposing directions would show similar rates of motion.

HVO scientists are constantly using these and other tools to track the movement of magma within Hawaii’s volcanoes in order to identify the warning signs of impending eruptions.

Source: USGS / HVO.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

  Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

L’activité du Sabancaya (Pérou) reste stable avec une trentaine d’explosions par jour. Elles émettent des panaches de cendres et de gaz qui montent jusqu’à environ 3 km au-dessus du volcan.

Source: IGP.

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L’éruption sommitale du Kilauea (Hawaï) se poursuit dans le cratère de l’Halema’uma’u. Toute l’activité éruptive récente est restée confinée à l’intérieur du cratère. Aucun changement significatif n’a été observé au sommet, ou le long des zones de rift Est et sud-ouest. .
L’émission de lave se poursuit à partir de la bouche qui s’est ouverte dans la paroi ouest du cratère. La lave se déverse dans le lac de lave actif et sur le fond du cratère. Des mesures effectuées lors d’un survol le 28 octobre 2022 indiquent que le fond du cratère s’est surélevé d’environ 143 mètres, et que 111 millions de mètres cubes de lave ont été émis depuis le début de l’éruption le 29 septembre 2021.
Source : HVO.

Le Mauna Loa (Hawaï) continue de montrer des signes d’activité mais aucune éruption n’est prévue à court terme. Le réseau sismique détecte toujours des séismes de faible magnitude à 2-5 km sous la caldeira sommitale et à 6-8 km sous le flanc supérieur nord-ouest du volcan. Les instruments GPS au sommet et sur les flancs montrent une inflation continue. Cependant, les données des inclinomètres au sommet ne montrent pas de déformation de surface significative.
Source : HVO.

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De petites explosions ont été détectées ces derniers jours sur le cratère nord du mont Cerberus du Semisopochnoi (Alaska). De plus, le tremor volcanique est réapparu au cours de la même période. Aucune émission de cendres n’a été observée. Cependant, le type d’activité détecté par les instruments est lié à des émissions de cendres au cours des périodes d’activité précédentes. Si elles se reproduisent, ces émissions de cendres seront probablement inférieures à 3 000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ces événements ressemblent à l’activité éruptive observée en 2021 sur le Semisopochnoi, sauf depuis le 14 septembre. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique viennent d’être relevés respectivement relevés à la couleur ORANGE et à WATCH (Vigilance).
Source : AVO.

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Les panaches de gaz et de cendres émis par le Kerinci (Sumatra / Indonésie) s’élevaient jusqu’à 400 m au-dessus du sommet début novembre. La couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4). Le public est prié de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source : PVMBG.

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L’activité éruptive qui avait commencé à augmenter sur le Villarrica (Chili) en décembre 2014 s’est intensifiée au cours des dernières semaines. L’anomalie thermique la plus intense au-dessus du cratère depuis septembre 2019 a été détectée sur les images satellites le 23 octobre 2022. L’incandescence du cratère était visible sur les images de la webcam. Ce même jour, des touristes ont décrit des projections de lave jusqu’à 80 m de hauteur, accompagnées de forts grondements de dégazage. Le 25 octobre, le SERNAGEOMIN a indiqué que l’activité sismique sur le Villarrica avait augmenté, avec une hausse du nombre et de l’amplitude des événements longue période.

En raison de la hausse d’activité, le niveau d’alerte est passé du Vert au Jaune le 8 novembre. La zone de danger s’étale sur un rayon de 500 m autour du cratère actif.
Source : SERNAGEOMIN.

Le Villarrica vu depuis l’espace (Source: NASA)

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On observe toujours une activité explosive significative sur le Fuego (Guatemala). Elle génère des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Comme d’habitude, des retombées de cendres sont observées dans les zones sous le vent. Les ondes de choc font vibrer les structures dans les localités autour du volcan. Des avalanches de blocs descendent plusieurs ravines et atteignent souvent la végétation. Certains jours, les explosions éjectent des matériaux incandescents jusqu’à 200 m au-dessus du sommet.

Début novembre, l’activité du complexe de dômes du Santiaguito (Guatemala) est devenue plus explosive. Les émissions de gaz ont augmenté et des nuages de SO2 ont été identifiés sur les images satellites. Les avalanches de blocs du dôme, ainsi que des extrémités et des côtés des coulées de lave, descendaient les flancs S, SO et O du volcan. Des lahars dévalaient également la ravine Cabello de Ángel le 3 novembre, transportant des troncs d’arbres, des branches et des blocs jusqu’à 1 m de diamètre.
Source : INSIVUMEH.

Le Santiaguito vu depuis le sommet du Santa Maria (Photo: C. Grandpey)

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Le 8 novembre 2022, le Met Office islandais a abaissé au Vert (le niveau le plus bas sur une échelle de quatre couleurs) la couleur de l’alerte aérienne pour l’Askja (Islande). Bien que les données de déformation indiquent toujours une accumulation de magma en profondeur, avec un soulèvement total de 40 cm depuis août 2021, on n’enregistre pas de sismicité élevée.

Photo: C. Grandpey

De la même manière, le 9 novembre, le Met Office a abaissé au Vert la couleur de l’alerte aérienne pour le Grímsvötn, car aucune augmentation de l’activité n’a été observée sur le court terme, bien que les tendances sur le long terme restent supérieures à la normale.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Activity at Sabancaya (Peru) remains stable with 30 explosions or so each day. They produce ash and gas plumes that rise about 3 km above the volcano.
Source: IGP.

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The summit eruption of Kilauea (Hawaii) continues within Halemaʻumaʻu crater. All recent eruptive activity has been confined to the crater. No significant changes have been observed at the summit or along the East Rift Zone or Southwest Rift Zone. .

Eruption of lava from the western vent into the active lava lake and onto the crater floor continue. Overflight measurements from October 28th, 2022, indicate that the crater floor had seen a total rise of about 143 meters, and that 111 million cubic meters of lava had been emitted since the beginning of this eruption on September 29th, 2021.

Continuing unrest is still observed at Mauna Loa (Hawaii) but no eruption is predicted in the short term. The seismic network still detects small-magnitude earthquakes 2-5 km beneath the summit caldera and 6-8 km beneath the upper NW flank of the volcano. GPS instruments at the summit and flanks show continuing inflation. However, data from tiltmeters at the summit do not show significant surface deformation.

Source: HVO.

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Small explosions have been detected in the past days from the north crater of Mount Cerberus at Semisopochnoi (Alaska). In addition, volcanic tremor has resumed during the same time period. Ash emissions have not been observed. However, the type of unrest detected by the instruments was associated with ash emissions during previous periods of unrest and, if occurring, such ash emissions are likely below 3,000 meters above sea level. These events are similar to eruptive activity observed over the last year at Semisopochnoi, but not since September 14th. The Aviation Color Code and the Volcano Alert Level are being raised to ORANGE and WATCH, respectively.

Source: AVO.

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White-and-brown plumes from Kerinci (Sumatra / Indonesia) rose as high as 400 m above the summit in early November. The Aviation Color Code was raised to Orange. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4). The public is asked to remain outside the 3-km exclusion zone.

Source: PVMBG.

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The current eruptive activity started at Villarrica (Chile) in December 2014 and increased in the past weeks. The most intense thermal anomaly over the crater since September 2019 was detected in satellite images on October 23rd, 2022, and crater incandescence was visible in webcam images. That same day tourists described seeing splashes of lava ejected up to 80 m, accompanied by loud degassing sounds. On October 25th, SERNAGEOMIN reported that seismic activity at Villarrica had been gradually increasing, with both the number and amplitude of LP events. As a result of increased activity at the volcano, the Alert Level was raised from Green to Yellow on November 8th. The danger zone is considered within a radius of 500 m from the center of the active crater.

Source: SERNAGEOMIN.

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Explosive activity is still recorded at Fuego (Guatemala). It generates ash plumes that rise as high as 1.1 km above the crater. As usual, ashfall is observed in downwind areas.Shock waves rattle structures in communities around the volcano. Block avalanches descend several drainages, often reaching vegetated areas. On some days, explosions eject incandescent material as high as 200 m above the summit.

Early in November, activity at Santiaguito‘s lava-dome complex (Guatemala) became more explosive. Gas emissions increased, and SO2 emissions were identified in satellite images. Block avalanches from the dome, along with the ends and sides of the lava flows, descended the S, SW, and W flanks. Lahars also descended the Cabello de Ángel drainage on November 3rd, carrying tree trunks, branches, and blocks up to 1 m in diameter.

Source: INSIVUMEH.

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On November 8th, 2022, Icelandic Met Office lowered the Aviation Color Code for Askja (Iceland) to Green (the lowest level on a four-color scale). Although deformation data still indicte continuing magma accumulation at depth, with a total uplift of 40 cm since August 2021, it is not accompanied by elevated seismicity.

In the same way, on November 9th, the Met Office lowered the Aviation Color Code for Grímsvötn to Green, noting no short-term increases in activity, though long-term trends remain above background levels.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Le Mauna Loa (Hawaii) affole les médias ! // Mauna Loa (Hawaii) panics the media !

Le niveau d’alerte du Mauna Loa n’a pas changé et reste au Jaune (surveillance conseillée). Cependant, certains titres dans la presse américaine ces derniers temps sont beaucoup plus alarmistes. Par exemple, on peut lire sur le One American News Network (OAN) : « Le Mauna est sur le point d’entrer en éruption à Hawaii. » On peut lire aussi « Le Mauna Loa envoie des signaux d’avertissement à Hawaii » et « On a mis en garde les habitants de la Grande Ile d’Hawaii contre un possible désastre de lave alors que gronde le plus grand volcan actif du monde. »
Confronté à tous ces titres alarmistes, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) a dû se fendre d’une mise au point et expliquer qu’il n’avait émis aucune alerte récente concernant le Mauna Loa :
« Le Mauna Loa n’est pas en éruption en ce moment et les dernières informations publiées par l’Observatoire des volcans d’Hawaii et l’USGS qui surveillent le Mauna Loa ne doivent pas inciter les voyageurs à modifier leurs projets de voyage vers l’île d’Hawaii ou l’une des îles hawaïennes en ce moment. »
Ce qui est vraiment regrettable et même honteux, c’est que beaucoup d’articles de presse présentent des photos qui ne sont pas celles du Mauna Loa ! Ils montrent des photos du Kilauea au cours de l’éruption de 2018 ou d’éruptions précédentes comme celle du Pu’u’O’o.

Bien sûr, de tels titres peuvent inquiéter la population, en particulier s’ils donnent l’impression qu’une éruption est imminente ou en cours. Ce n’est pas nouveau. Les médias ont toujours exagéré les événements qu’ils décrivent pour attirer l’attention du public, accroître les ventes des journaux, et donc gagner de l’argent.
Cela fait près de 40 ans que le Mauna Loa est entré en éruption pour la dernière fois et on observe une hausse d’activité depuis septembre 2021. Comme je l’ai déjà écrit, l’activité sismique sous le sommet et la caldeira a augmenté fin septembre, avec jusqu’à 100 événements par jour. Cette activité est probablement causée par un nouvel apport de magma dans le réservoir sommital du volcan. Les instruments GPS au sommet et sur les flancs continuent également d’enregistrer une inflation significative depuis la mi-septembre. Cependant, aucune déformation de surface n’a été observée au cours de la semaine écoulée.
En raison de cette hausse d’activité, le HVO a décidé de communiquer des informations de manière quotidienne et non plus hebdomadaire. Le niveau d’alerte volcanique n’a pas changé depuis 2019 et l’Observatoire ne voit aucun signe d’éruption imminente. Le niveau d’alerte ne changera pas tant que l’Observatoire ne saura pas avec certitude que le Mauna Loa va entrer en éruption.
Heureusement, la plupart des 33 dernières éruptions du Mauna Loa sont restées confinées à la région de la caldeira. Cependant, lorsque la lave sort en d’autres endroits, elle peut couler rapidement sur les pentes abruptes du volcan. Il peut s’écouler relativement peu de temps entre le moment où le HVO enregistre les signes indiquant qu’une éruption est imminente et le moment où cette éruption se déclenche. C’est pourquoi les personnes qui vivent sur les flancs du volcan doivent être préparées et pourquoi la Protection Civile organise des réunions publiques en partenariat avec le HVO. Cela s’appelle la prévention.
Les changements intervenus dans la diffusion des messages du HVO et les réunions publiques sont peut-être la raison de toute l’attention médiatique entourant le Mauna Loa ces derniers temps.
Source : USGS / HVO.

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The alert level for Mauna Loa has not changed ad remains at Yellow, or Advisory. However, some recent headlines from media around the United States are sending a more ominous message. For instance, one can read on the One American News Network (OAN) : « Mauna volcano close to erupting in Hawaii. » Other headlines include « Mauna Loa volcano sets off warning signals in Hawaii » and « Residents of Hawaii Big Island warned of potential ‘lava disaster’ as world’s largest active volcano rumbles. »

Confronted with all these alarming headlines, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) had to explain that it issued no recent warnings regarding Mauna Loa :

Mauna Loa volcano is not erupting at this time and recent news of the U.S. Geological Survey Hawaiian Volcano Observatory monitoring Mauna Loa is no reason for travelers to alter their travel plans to Hawai‘i Island or any of the Hawaiian Islands at this time.”

What is really a pîty and even a shame is that a lot of articles are featuring photos not even of Mauna Loa volcano! They are showing photos of Kilauea, either from the 2018 eruption or previous eruptions such as the one at Pu‘u ‘O‘o. Of course, this can cause alarm, especially depending on the headline, making it seem like an eruption is impending or ongoing. This not a new situation. The media have always exaggerated the events they describe to draw public attention and make money.

It’s been nearly 40 years since the volcano last erupted and it has been in a period of heightened unrest since September 2021. As I put it before, seismic activity below the volcano’s summit and caldera spiked in late September, with instruments recording as many as 100 quakes a day at certain points. The unrest is likely caused by renewed input of magma into Mauna Loa’s summit reservoir system. GPS instruments at the summit and on the volcano’s flanks also continue to measure inflation at rates elevated since mid-September. However, no significant surface deformation has been seen in the past week.

Because of that heightened unrest, HVO changed its messaging from weekly to daily updates. The volcano’s alert level hasn’t changed from Advisory since 2019 and the observatory sees no signs of an imminent eruption. The alert level won’t change until the observatory knows with certainty Mauna Loa will erupt.

Fortunately, most of Mauna Loa’s past 33 eruptions were confined to the caldera region. However, when lava does break out in other locations, it can flow rapidly down the volcano’s steep slopes. It could be a relatively short amount of time between when HVO sees signs that an eruption might occur and then when that eruption occurs, That is why people living on the volcano need to be prepared and why Civil Defense has been organising community meetings in partnership with HVO.

The change in messaging and community meetings may be the reason for all the media attention surrounding Mauna Loa lately.

Source : USGS / HVO.

Mauna Loa : caldeira sommitale et flanc sud-ouest (Photos: C. Grandpey)