Prévision éruptive en Islande : peut mieux faire ! // Eruption prediction in Iceland : could be better!

Le regretté Maurice Krafft disait qu’un volcan en passe d’entrer en éruption présente un peu les mêmes symptômes qu’un malade ou un blessé. Il a de la fièvre, des frissons et une mauvaise haleine. La blessure enfle. C’est un peut la même chose quand un volcan va se réveiller. Les sismographes s’agitent ; les inclinomètres montrent des déformations du sol, la composition des gaz se modifie et leur température augmente.

Source: Wikipedia

Ces derniers temps, trois de ces paramètres semblaient réunis sur la péninsule islandaise de Reykjanes pour que l’on assiste à une belle éruption. Un essaim sismique avait démarré le 24 octobre 2023. Une déformation significative du sol avait fait de même trois jours plus tard. Le 16 novembre, des émissions de SO2 étaient détectées dans un trou de forage à proximité de la centrale géothermique de Svargentsi. Aucune mesure de température n’était indiquée par le Met Office. Il semble que les satellites n’aient détecté aucune anomalie thermique.

Source: IMO

Toujours est-il que les signes habituels d’une éruption imminente étaient présents et il était évident que l’on avait affaire à une intrusion magmatique de grande ampleur, d’une quinzaine de kilomètres de longueur du nord au sud, selon les scientifiques islandais.

C’est pourquoi une alerte éruptive a été déclenchée. Le sacro-saint principe de précaution a été mis en œuvre. La sismicité et la déformation les plus intenses étant dans le secteur de Grindavik (3500 habitants), il a été décidé dans l’urgence d’évacuer la ville le 11 novembre. Les habitants n’avaient que quelques minutes pour récupérer leurs biens essentiels car une éruption dans le secteur semblait IMMINENTE, un mot répété à foison par les médias internationaux.

Source: Iceland Review

Les heures et les jours ont passé et point d’éruption à l’horizon. L’imminence d’un tel événement ne semble plus à l’ordre du jour. Sismicité et déformation du sol ont bien décliné et le magma ne semble plus décidé à percer la surface. Le bulletin du Met Office du 23 novembre 2023 n’écarte pas l’éventualité d’une éruption, mais « éruption imminente » et « éruption soudaine » ne sont plus d’actualité.

Les scientifiques islandais ont des idées divergentes sur la question. Il y a quelques jours, un volcanologue islandais m’a écrit que, selon lui, ce serait une affaire de mois. Avec une telle déclaration, on n’est plus dans le domaine de la prévision. C’est comme dire qu’il y aura un risque de vague de froid au mois de février ! En revanche, une scientifique du Met Office expliquait le 18 novembre que la diminution de l’activité sismique et de la déformation du sol indiquait que le magma avait pénétré très haut dans la croûte. Cette dernière étant déjà très fracturée, le magma n’avait pas besoin de beaucoup de force pour atteindre la surface. Ce n’est pas dans mes habitudes de critiquer des scientifiques, mais un telle explication m’a beaucoup surpris, c’est le moins que je puisse dire !

De mon côté, en observant les différents paramètres pré-éruptifs sans que se produise une éruption, j’ai gardé à l’esprit l’expérience que j’avais vécue dans les années 1990 dans le secteur du volcan Krafla, dans le nord-est de l’Islande. Je campais à Reykjalid alors que la sismicité était intense. Allongé sous ma tente, je ressentais clairement des ondes de choc pendant la nuit. Le sol s’était soulevé d’environ un mètre sous la centrale géothermique locale. Je suis resté une journée supplémentaire dans le secteur du lac Myvatn avec l’espoir d’assister à une belle éruption, mais je suis reparti bredouille. Quelques semaines après mon retour en France, j’ai eu l’occasion de rencontrer le regretté Maurice Krafft à l’issue d’une séance de Connaissances du Monde. Il m’a dit, avec son exubérance habituelle : « Ne t’inquiète pas, l’éruption a avorté. » Cela signifiait que le magma avait réussi a se frayer un chemin dans les fractures du sous-sol islandais. Il s’est ensuite solidifié, sans jamais percer la surface. C’est probablement ce qui s’est passé ces derniers temps sur la péninsule de Reykjanes et c’est pour cela que j’ai été pratiquement le seul à évoquer l’hypothèse d’une éruption avortée. Quarante années d’observation sur le terrain sont parfois utiles…

Photo: C. Grandpey

Cela n’exclut pas une nouvelle éruption dans la région comme en 2021 et en 2022. De toute façon, il faut rester vigilant car un nouvel afflux de magma sur le site de l’intrusion changerait la donne.

La question est maintenant de savoir s’il faut autoriser les habitants de Grindavik a rentrer chez eux. Une épée de Damoclès va rester présente, au moins un certain temps, au-dessus de leurs têtes, avec la crainte d’une sortie soudaine de la lave au cœur ou à proximité immédiate de leur bourgade. C’est quand le risque éruptif se trouve à proximité de zones habitées ou de structures essentielles (comme la centrale de Svartsengi) que la prévision éruptive prend toute son importance, pas quand la lave menace de sortir dans une zone désertique.

S’agissant de l’édification des digues de terre, ce n’est ps un souci. Même si elles ne servent à rien cette fois-ci, rien ne dit que ces protections n’auront pas un rôle à jouer un jour ou l’autre. Il semble que depuis 2020 le magma trouve agréable le séjour sur la péninsule de Reykjanes.

Ces derniers jours, une journaliste du journal Le Point m’a contacté, ainsi que Jacques-Marie Bardintzeff, à propos des différents moyens utilisés pour essayer de détourner une coulée de lave. Vous trouverez l’article à cette adresse:

https://www.lepoint.fr/environnement/en-islande-de-la-terre-et-de-l-eau-envisagees-comme-remparts-contre-la-lave-24-11-2023-2544441_1927.php

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The late Maurice Krafft used to say that a volcano about to erupt presents somewhat the same symptoms as a sick or injured person. He has a fever, chills and bad breath. The wound swells. It’s a bit the same thing when a volcano is about to erupt. Seismicity increases; the ground inflates , the composition of the gases changes and their temperature increases.
Recently, three of these parameters seemed to come together on the Icelandic Reykjanes peninsula to lead to a nice eruption. A seismic swarm started on October 24th, 2023. A significant deformation of the ground did the same three days later. On November 16th, SO2 emissions were detected in a borehole near the Svargentsi geothermal power plant. No temperature measurements were given by the Met Office. However, it appears that the satellites did not detect any thermal anomalies.
Still, the usual signs of an imminent eruption were present and it was obvious that there was a large-scale magma intrusion, around fifteen kilometers long from north to south, according to Icelandic scientists. .
This is why an eruptive alert was triggered. The sacrosanct precautionary principle was implemented. As the most intense seismicity and deformation were in the Grindavik area (pop. 3,500), it was urgently decided to evacuate the town on November 11th. Residents had only minutes to collect their essential goods as an eruption in the area appeared IMMINENT, a word repeated profusely by international media.
Hours and days have passed and there is no eruption on the horizon. The imminence of such an event no longer seems to be on the agenda. Seismicity and ground deformation have declined significantly and magma no longer seems determined to break through the surface. The Met Office bulletin of November 23rd, 2023 does not rule out the possibility of an eruption, but “imminent eruption” and “sudden eruption” are no longer relevant.
Icelandic scientists have divergent ideas on the issue. A few days ago, an Icelandic volcanologist wrote to me that, according to him, it would be a matter of months. With such a statement, we are no longer in the realm of prediction. That’s like saying there will be a risk of a cold snap in February! On the other hand, a Met Office scientist explained on November 18th that the reduction in seismic activity and ground deformation indicated that magma had penetrated very high into the crust. The latter being already very fractured, magma did not need much energy to reach the surface. It’s not my habit to criticize scientists, but such an explanation surprised me a lot !
For my part, while observing the different pre-eruptive parameters without an eruption occurring, I kept in mind the experience I had in the 1990s in the area of the Krafla volcano, in the north- east of Iceland. I was camping in Reykjalid when seismicity was intense. Lying in my tent, I clearly felt shock waves during the night. The ground had risen about one meter under the local geothermal power plant. I stayed an extra day in the Lake Myvatn area with the hope of witnessing a nice eruption, but nothing happened. A few weeks after my return to France, I had the opportunity to meet the late Maurice Krafft after a Connaissances du Monde session. He said to me, with his usual exuberance, “Don’t worry, the eruption has aborted. » This meant that magma had managed to find its way into the fractures in the Icelandic subsoil. It then solidified, without ever breaking through the surface. This is probably what happened recently on the Reykjanes peninsula and that is why I was practically the only one to raise the hypothesis of an aborted eruption.
This does not exclude a new eruption in the region as in 2021 and 2022. In any case, one should remain vigilant because a new influx of magma at the site of the intrusion would change the situation.
The question now is whether to allow the residents of Grindavik to return home. A sword of Damocles will remain present, at least for a certain time, above their heads, with the fear of a sudden lava emission in the heart or in the immediate vicinity of their town. It is when the eruptive risk is near populated areas or essential structures (such as the Svartsengi power plant) that eruptive prediction becomes important, not when lava pierces the surface in a desert area.
Regarding the construction of earth dikes, this is not a concern. Even if they are of no use this time, these protections may have a role to play one day or another. It seems that since 2020 magma has enjoyed staying on the Reykjanes peninsula.

Islande : pas d’éruption en vue…mais on ne sait jamais ! // Iceland : no eruption in sight…but you never know!

Selon un professeur de géophysique de l’Université d’Islande, la majeure partie de l’intrusion magmatique dans le secteur de Svartsengi s’est solidifiée et la probabilité d’une éruption diminue, d’autant plus que l’inflation du sol dans la région a ralenti. Le géophysicien explique que le dyke a une épaisseur d’environ deux mètres dans la plupart des endroits, mais avec un peu plus de largeur ailleurs. Maintenant que deux semaines se sont écoulées depuis la formation du dyke, 90 % se sont solidifiés. La probabilité d’une éruption s’éloigne donc considérablement.
Cependant, selon le scientifique, « on ne peut exclure le risque d’une éruption. La zone la plus sensible se trouve au milieu de l’intrusion magmatique, à l’est de la montagne Sýlingarfell. Il pense qu’un nouveau processus pourrait démarrer dans un avenir proche, car le magma afflue toujours à une profondeur de 5 à 6 km sous Svartsengi. Toutefois, il n’y a actuellement aucune contrainte et très peu d’activité sismique.
Le professeur affirme que rien n’indique aujourd’hui qu’une éruption va débuter au niveau de la fracture qui traverse Grindavik, car il n’y a aucun signe d’accumulation de magma dans le secteur.
Source :Iceland Monitor.

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According to a professor of geophysics at the University of Iceland, the majority of the magma channel at Svartsengi has solidified. The likelihood of a volcanic eruption is decreasing and the land rising at Svartsengi has slowed down. The geophysicist explains that the dike is about two metres thick in most places, but somewhat wider elsewhere. Now that two weeks have passed since the dike was formed, 90% of it is solidified. Thus, the likelihood of an eruption has become considerably lower.

However, in his opinion, “there is no way to exclude that there will be an eruption. The most likely area is in the middle of the tunnel, east of Sýlingarfell mountain.”. He thinks a new process can start in the near future because magma is still inflowing into a storage chamber at a depth of 5-6 km below Svartsengi, but there is currently no tension and very little earthquake activity.

The professor says that there are no longer any indications that an eruption will begin in the Grindavik fissure as there are no signs of any magma accumulating there.

Source : Iceland Monitor.

Dernières nouvelles d’Islande // Latest news from Iceland

Personne ne sait ce qui va se passer sur la péninsule de Reykjanes dans les prochains jours. Il semble que l’activité, en particulier l’activité sismique, ait considérablement diminué. La couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Jaune. Cependant, l’inflation du sol persiste dans la région de Svartsengi et Páll Einarsson, célèbre volcanologue islandais, affirme qu’une nouvelle intrusion magmatique est peut-être en formation dans le secteur. Il admet cependant que « la situation est compliquée. Dans les prochains jours, il sera peut-être possible de déterminer si le le magma s’est solidifié dans l’intrusion. »
Source :Iceland monitor. .

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La ville de Grindavik reste pour l’instant sous le coup d’un ordre d’évacuation. Il faudra des mois avant que tous les habitants puissent rentrer chez eux. Le gouvernement islandais a tenu une conférence de presse le 24 novembre pour présenter un plan d’aide au logement pour les habitants évacués de leurs logements le 10 novembre 2023.
Les habitants de Grindavík recevront une aide financière pour les aider à payer le loyer de leurs logements temporaires. Le montant de l’aide sera fonction du nombre de personnes dans chaque foyer. La société de location Bríet va acheter jusqu’à 150 appartements sur le marché afin de les mettre à la disposition de la population. Un groupe de travail étudie également la possibilité d’importer des mobilhomes.
Les habitants de Grindavík seront autorisés à rentrer chez eux quand les infrastructures de services publics de la ville seront opérationnelles. Certaines ont été endommagées par les puissants séismes au début du mois. Il est possible que les habitants soient autorisés à réintégrer la ville par étapes, car l’ampleur des dégâts varie selon les quartiers.
Source  : Iceland Review.

Grindavik a été profondément meurtrie par les derniers événements (Crédit photo: Iceland Review)

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Nobody knows what could happen on the Reykjanes Peninsula in the coming days. It looks as if avtivity, especially seismic zctivity, has significantly declined. The aviation color code has been lowered to Yellow. However, ground inflation persists in the Svartsengi area and Páll Ein­ar­sson, famous Icelandic volcanologist, says that a new magma channel is possibly form­ing in the area. However, he admits that « the situation is complicated. “In the next few days, it may be possible to determine whether the magma tunnel has hardened.”

Source : Iceland Monitor.

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The town of Grindavik remains under an evacuation order for the time being. It will be months before all residents can return home. Iceland’s government held a press conference on November 24th to present an action plan on housing support for the town’s residents, who were evacuated from their homes on November 10th.

Grindavík residents will receive financial support to help them cover rent payments on temporary housing. The amount of support will be based on the number of people in each household. Rental company Bríet will buy up to 150 apartments on the market in order to make them available to displaced Grindavík residents. A working group is also exploring the possibility of importing housing units.

The moment when Grindavík residents will be permitted to return home depends on the state of the town’s utilities infrastructure, some of which was damaged by powerful earthquakes earlier this month. It is possible that residents will be permitted to move back into the town in stages, as the amount of damage varies between districts.

Source : Iceland Review.

Quelques nouvelles d’Islande // Some news from Iceland

En regardant la page web du Met Office dédiée à la sismicité, on constate que l’activité sismique a été réduite le 21 novembre 2023. Cela peut être dû à un réel déclin sur le terrain, mais le Met Office explique que les conditions météorologiques actuelles en Islande mettent à l’épreuve les instruments de surveillance. Les vents violents et les précipitations sont susceptibles de réduire la sensibilité des systèmes de surveillance sismique et les GPS en temps réel. De plus, la houle affecte les mesures basse fréquence et les vagues deviennent des éléments perturbateurs. Il faudra donc attendre un peu pour s’assurer qu’il s’agit bien d’un déclin de l’activité au niveau de l’intrusion magmatique.

Les travaux d’édification des remparts de protection contre la lave autour de Svartsengi ont dû être interrompus en raison des mauvaises conditions météorologiques et aussi parce que le Met Office a indiqué il ne pouvait pas surveiller convenablement la qualité de l’air de la zone.
L’édification des digues s’effectue de jour comme de nuit, avec des équipes qui se relaient toutes les 12 heures. Plus de 50 personnes font leur maximum pour terminer le travail rapidement et efficacement. Il convient de rappeler que les digues de terre n’ont pas pour but d’arrêter la lave, mais de la détourner si elle venait à menacer les infrastructures.

Si de la lave perçait la surface, une autre idée, outre les digues de terre, serait d’utiliser de puissantes pompes qui pourraient éventuellement refroidir la lave afin de la ralentir et de la détourner des zones habitées et des infrastructures. Une stratégie similaire a été utilisée lors de l’éruption de 1973 à Heimaey (îles Vestmann) et s’est avérée efficace pour protéger le port. Un groupe d’experts devrait arriver en Islande pour voir si l’équipement de pompage disponible sur l’île est adapté à une telle situation. .

Sources : Met Office, Iceland Monitor.

NDLR : S’agissant de l’intrusion magmatique, il est très utile d’avoir les données sismiques et de déformation du sol. En revanche rien, ou très peu, n’est dit, sur la température et sur la chimie des émissions de surface. On a appris que du SO2 avait été détecté dans un puits de forage, donc en profondeur à proximité d’une langue de l’intrusion magmatique, peut-être en cours de refroidissement, ce qui n’est pas très significatif, et cela reste une mesure isolée. Apparemment aucune anomalie thermique n’a été détectée par les satellites. Je suppose que le Met Office en aurait fait état.

La sismicité et le tremor ont nettement faibli ces derniers jours. Attendons la suite…

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Looking at the Met Office’s web page dedicated to seismicity, one can see that earthquake activity was reduced on November 21st, 2023. This may be due to a real decline on the ground, but the Met Office warns that the current weather conditions in Iceland are presenting challenges to the monitoring efforts. Heavy winds and precipitation are expected to reduce the sensitivity of seismic and real-time GPS monitoring systems. Additionally, sea swells are affecting low-frequency measurements where waves appear as disturbances. We’ll need to wait some time to make sure that activity has really declined at the magma intrusion.

Work on the defense walls around Svartsengi had to be stopped because of the poor weather conditions and also because the Met Office issued a statement that it couldn’t monitor the area safely with air quality meters.

The construction is carried out day and night, with continious 12-hour shifts. The group, which numbers over 50 people, is working hard to finish the project quickly and efficiently. It should be remermerred that the earthern barriers are not meant to stop the lava, but divert it if it happened to threaten infrastructure.

Should lava pierce the surface, aother idea beside the earthern barriers would be to use powerful pumps that could possibly cool the lava inorder to slow it down and divert it from the settlements and infrastructure. A similar strategy was used during the 1973 eruption in Heimaey (Vestmann Islands) and proved successful to protect the harbour. A group of experts is expected to arrive in Iceland to evaluate whether the pump equipment is useful.

Sources : Met Office, Iceland Monitor.

Editor’s note : Regarding the magma intrusion, it is very useful to have seismic and ground deformation data. On the other hand, nothing, or very little, is said about the temperature and chemistry of surface emissions. We were told that SO2 had been detected in a borehole, therefore at depth, probably near a tongue of the intrusion in the process of cooling, which is not very significant, and it remains an isolated measurement. Apparently no thermal anomaly was detected by the satellites. I suppose the Met Office would have reported this.