Poás (Costa Rica): Plus de lac dans le cratère! // The crater lake has disappeared!

Un article paru dans le journal CostaRican Times indique que le lac de cratère du Poás a disparu suite à l’activité observée depuis le mois d’avril 2017. Il reste juste un peu d’eau dans la partie septentrionale mais le reste s’est évaporé sous l’effet de la chaleur du magma sous le cratère. Un autre changement bien visible est la présence de fumerolles dans la partie centrale du cratère. On observe toujours une activité éruptive, avec des panaches de cendre, de gaz et de vapeur d’eau pouvant atteindre 1000 mètres de hauteur.

Le Parc National du Poás est fermé au public depuis le 13 avril 2017.

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An article in the CostaRican Times indicates that the lake at Poás Volcano has disappeared, due to the intense activity that has been observed in the crater since April 2017. There is just a little water in the northern sector and the rest is gone because of the heat produced by the magma beneath the crater. Another change is that fumaroles have appeared in the central part of the crater. Eruptive activity is still present, with the emission of ash, gas and water vapour. The ash column may reach 1,000 metres high.

The Poás National Park has been closed to the public since April 13th 2017.

Du Kilauea (Hawaii) à Io, la lune de Jupiter // From Kilauea Volcano (Hawaii) to Io, Jupiter’s moon

drapeau-francaisAu début du mois de décembre 2016, des scientifiques de l’USGS et de la NASA se sont rendus sur le Kilauea pour tester un système de caméra portable fonctionnant comme pyromètre d’imagerie optique. La caméra haute vitesse mise au point pour ce travail est capable d’acquérir plus de 50 images par seconde dans trois longueurs d’onde (verte, rouge et proche infrarouge). Elle a  été calibrée en recueillant les images d’un four d’étalonnage à haute température.
Au cours de leur travail sur le terrain, les scientifiques de l’USGS et de la NASA ont recueilli des milliers d’images de la lave émise par les deux éruptions du Kilauea : les sorties de lave le long de la coulée 61g, et les projections en bordure du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u.
La température de la lave du Kilauea est bien connue ; elle atteint environ 1 171°C au sommet et autour de 1 140°C sur l’East Rift Zone. De ce fait, le volcan est l’endroit idéal pour calibrer la caméra avec les températures fiables des coulées actives et du lac de lave.
Les résultats de cette étude permettront de valider une méthode générique de traitement des données applicable à d’autres ensembles de données de télédétection par satellite, avion et sur terre. Le but ultime de cette recherche financée par la NASA est de concevoir un instrument capable de mesurer de façon fiable la température de la lave active sur Io, la lune de Jupiter, le seul autre objet de notre système solaire connu pour avoir un volcanisme actif à haute température.
Source: USGS / HVO.

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drapeau-anglaisIn early December 2016, USGS and NASA scientists visited Kilauea Volcano to experiment with a portable, ground-based camera system for use as an optical imaging pyrometer. The custom-built, high-speed camera can acquire images at more than 50 frames per second in three wavelengths (green, red, and near-infrared). It was calibrated by collecting images of a high-temperature calibration oven.

During their field work, the USGS and NASA scientists collected thousands of images of active lava from Kilauea’s two ongoing eruptions. This included breakouts along the 61g lava flow, as well as spattering lava along the edges of the Halema’uma’u lava lake.

The eruption temperature of Kilauea lava is well-known—up to about 1,171°C degrees at the summit and around 1,140°C on the East Rift Zone. Because of this, the volcano is the perfect place to determine how these camera data can be used to retrieve reliable temperatures from the hottest parts of active flows and lava lakes.

The results of this study will establish the validity of a generic data processing method that could be applied to other satellite, airborne, and ground-based remote sensing data sets. The ultimate goal of this NASA-funded research is to design an instrument capable of reliably measuring the temperature of active lava on Jupiter’s moon, Io, the only other object in our solar system known to have active, high-temperature volcanism.

Source: USGS / HVO.

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Lac de lave et coulées permettront de calibrer la caméra.

(Photos: C. Grandpey)

 

Le lac Rotorua (Nouvelle Zélande) // Lake Rotorua (New Zealand)

drapeau-francaisAprès l’éruption spectaculaire d’un geyser près de la berge du Lac Rotorua (voir ma note du 28 novembre), les scientifiques affirment qu’il n’y a aucune preuve d’un lien entre l’éruption – qui a fait jaillir l’eau jusqu’à 30 mètres de hauteur près du village d’Ohinemutu – et l’activité sismique observée en novembre en Nouvelle-Zélande. Il est aussi trop tôt pour établir un lien avec le retour progressif de l’activité de surface dans le champ géothermique de Rotorua suite à l’arrêt des forages dans les années 1980.
L’éruption de lundi s’est produite alors que les chercheurs ont entamé des observations des systèmes naturels qui façonnent le paysage de Rotorua. Au cours des deux derniers mois, les géologues ont fait équipe avec l’armée néo-zélandaise pour effectuer un levé bathymétrique et magnétique du Lac Rotorua qui a révélé une activité hydrothermale généralisée. Les scientifiques ont observé des pustules sur le plancher du lac, signes d’émissions de gaz, ainsi que des bouches hydrothermales qui laissaient s’échapper des gaz et de l’eau à haute température. Un grand nombre de bouches sont alignées, ce qui laisse supposer qu’elles sont liées à des failles sous-jacentes.
L’étude, qui a permis d’étudier 40% du plancher du lac, mais pas le site de l’éruption de cette semaine, permettra de réaliser une carte montrant l’emplacement de toutes les bouches d’activité hydrothermale actives et les zones dangereuses pour la navigation sur le lac. Il s’agissait également de la première étape d’une série d’études visant à déterminer la quantité de chaleur émise par le fond du lac à partir d’une source magmatique qui se trouve à quelques kilomètres au-dessous du champ géothermique de Rotorua.
Le champ géothermique de Rotorua, qui a probablement été actif pendant des dizaines de milliers d’années, frémit sous une grande partie de la ville et de la bordure méridionale du Lac Rotorua qui s’est formé à l’intérieur d’une vaste caldeira, suite à une éruption il y a 240 000 ans. Le champ fait partie de la zone volcanique de Taupo.
Bien que ce soit l’une des plus spectaculaires de ces dernières années, l’éruption du geyser observée lundi correspond à l’activité du passé dans cette région. Des éruptions hydrothermales se sont produites de façon assez régulière dans cette partie du bord du lac, mais la plupart du temps elles se sont limitées à des bouillonnements d’eau et de boue.
Source: New Zealand Herald.

Dernière minute: Une nouvelle éruption hydrothermale s’est produite sur le Lac Rotorua ce mercredi 30 novembre, au même endroit que la précédente, et sans conséquence pour la zone habitée. Comme on peut le voir sur la petite vidéo ci-dessous (probablement tournée à l’aide d’un smartphone) diffusée par le New Zealand Herald, elle a été moins intense que celle du 28 novembre.

http://www.nzherald.co.nz/nz/news/article.cfm?c_id=1&objectid=11757823

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drapeau-anglaisAfter the spectacular eruption of a geyser near the shores of Lake Rotorua (see my post of November 28th), scientists say there isn’t any evidence to link the eruption – which sent water gushing up to 30 metres into the air near Ohinemutu village – with this month’s earthquake activity in New Zealand. It is also too early to draw any connection with the gradual return of surface features within the Rotorua Geothermal Field that has followed the closure of bores in the 1980s.

However, the event occurred at a time when researchers are making fresh observations of the natural systems that create Rotorua’s bubbling landscape. Over the past two months, geologists have teamed up with the New Zealand Defence Force for a bathymetric and magnetic survey of Lake Rotorua, which has yielded significant evidence of hydrothermal activity throughout the lake. This included pockmarks on the lake floor, which indicated that gas was being discharged through the lake floor, and hydrothermal vents that showed the release of gas and hot water. Many of them appeared in a linear pattern, suggesting they may be related to underlying faults.

The survey, which has so far covered 40 per cent of the lake floor but not the site of this week’s eruption, would ultimately provide a base map showing the location of all underwater hydrothermal eruption craters and areas that were hazardous to vessels and sailors. It was also the first step in a series of surveys to determine how much heat was being discharged through the lake floor from an underlying magma source which is likely located just a few kilometres below the field.

The Rotorua Geothermal Field, believed to have been active for tens of thousands of years, underlies much of the city and the southern fringe of Lake Rotorua, which itself was formed within a large caldera volcano that erupted 240,000 years ago. The field is part of the wider Taupo Volcanic Zone.

While one of the biggest in recent times, Monday’s geyser eruption was consistent with what had happened in the area in the past. Hydrothermal eruptions happened reasonably regularly in that part of the lake edge, but most of the time they only resulted in the bubbling up of water and mud from the lake bottom.

Source: New Zealand Herald.

Last minute: A new hydrothermal eruption occurred on November 30th at Lake Rotorua, in the same place as the previous one, and with no danger to the populated area. As can be seen on this short video (probably shot with a smartphone) released by the NewZealand Herald,  it was less intense than Monday’s event.

http://www.nzherald.co.nz/nz/news/article.cfm?c_id=1&objectid=11757823

 

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Photos: C. Grandpey

Eruption hydrothermale au lac Rotorua (Nouvelle Zélande) // Hydrothermal eruption at Lake Rotorua (New Zealand)

drapeau-francaisUne éruption hydrothermale s’est produite dans le Lac Rotorua à 03h30 (heure locale) le 27 novembre 2016. Elle a entraîné l’évacuation d’au moins une maison sur la berge du lac. Selon GeoNet, on n’avait pas observé ce style d’éruption – qualifiée d’ « anormale » – à Rotorua depuis 2000 ou 2001. Le geyser avait une hauteur d’une trentaine de mètres. Une habitante du village d’Ohinemuta a déclaré qu’elle avait entendu sept bruits sourds suivis d’un bouillonnement. D’autres habitants du village ont, eux aussi, été réveillés le bruit provoqué par l’éruption.

On a déjà observé de telles éruptions dans le Lac Rotorua dans le passé, surtout pendant l’exploitation du système géothermal. Toutefois, de tels événements étaient rares depuis l’arrêt du forage en 1987.

Source : GeoNet.

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drapeau-anglaisA hydrothermal eruption was observed at Lake Rotorua at 03:30 (local time) on November 27th, prompting an evacuation of at least one house near the lake.  According to GeoNet, the style of the eruption was one which hadn’t been seen in Rotorua since about 2000 or 2001 and was slightly anomalous. The geyser was reportedly as high as 30 metres. A resident reported six or seven loud thuds followed by spraying sound. There were several reports of the eruption from people living in Ohinemutu Village, on the edge of the lake, who had been woken by the noise.

The occurrence of steam eruptions has been variable in Rotorua, with many during the exploitation of the geothermal system, however they declined after the bore closure in 1987.

Source: GeoNet.

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Source: Google Maps.

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Activité hydrothermale dans un parc de Rotorua (Photo: C. Grandpey)