White Island (Nouvelle Zélande): Le lac grandit // The lake is growing

Dans une note publiée le 3 juin 2018, j’indiquais qu’un lac était en train de se reformer dans le cratère de White Island. L’information est maintenant confirmée par le site web de GeoNet qui explique que le lac continue de grandir, ce qui est susceptible de faire naître une activité hydrothermale à sa surface. Cependant, la situation n’est pas préoccupante et le niveau d’alerte volcanique reste à 1.
Une chose intéressante, c’est que au fur et à mesure que le niveau du lac s’élève, l’eau empiète sur les bouches émettrices de gaz sur la zone du dôme de lave de 2012 et elle va bientôt commencer à les noyer. Cette situation ne serait pas nouvelle. En effet, les lacs précédents ont submergé des bouches actives et des fumerolles à plus grande échelle. L’envahissement de ces bouches par l’eau du lac a généralement conduit à une activité hydrothermale localisée, avec parfois de petites éruptions phréatiques. Certaines ont formé de petits cônes de débris autour des zones actives pendant les périodes d’activité hydrothermale les plus violentes.
Si le lac continue à se remplir au rythme actuel, les volcanologues néo-zélandais pensent que les bouches sur le flanc du dôme seront recouvertes entre le 1er et le 15 août et le dôme sera complètement immergé dans 3 ou  4 mois. Le niveau du lac se trouve actuellement à 17 mètres sous son seuil de débordement et il se remplit à raison d’environ 2 000 m3 par jour. C’est plus ou moins le même rythme qu’en 2003 et 2004, 2007 et 2008 et 2013.
Une récente visite sur White Island a permis de constater que l’activité volcanique reste stable et faible. La température maximale au niveau des bouches actives sur le flanc du dôme est de 244°C, ce qui représente une légère augmentation (Cette température était de 220°C quand j’ai visité le volcan en janvier 2009). La température de la Fumerolle Zero continue de baisser ; elle est actuellement de 138°C. L’activité sismique et acoustique reste généralement faible, ainsi que les émissions de SO2. La température du lac est de 30,4°C. L’étude de la déformation du sol confirme la poursuite de l’affaissement du plancher du cratère en direction des bouches actives.
Source: GeoNet, The Watchers.

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In a post released on June 3rd, 2018, I indicated that a lake had reappeared inside White Island’s crater. The piece of news is now confirmed by the GeoNet website which explains that the lake continues to grow, which may cause hydrothermal surface activity. However, the situation is not preoccupying and the alert level remains at 1.

One interesting thing is that as the water level rises it is encroaching on the gas vents on the 2012 lava dome area and will soon start to drown them. This situation would not be new. Indeed, previous lakes have flooded active gas vents and larger scale fumaroles. Drowning of these vents has usually led to localized steam driven activity with occasional small hydrothermal eruptions. Some have formed small debris-tuff cones around the active areas during the more violent hydrothermal activity.

If the lake continues to fill at the current rate, New Zealand volcanologists expected the features on the side of the dome to be drowned early to mid-August and the dome will be totally drowned in 3 to 4 months’ time. The lake is now 17 metres below overflow and is filling at about 2 000 m3 per day. It is about the same rate as in 2003 and 2004, 2007 and 2008 and 2013.

Observations during a recent visit to the Island confirmed volcanic activity remains at a steady and low level. The maximum temperature at the vents on the dome is 244°C, representing a slight rise. The temperature of Fumarole Zero continues to decline, now measuring 138°C. Seismic and acoustic activity generally remains low, and the SO2 gas flux is also low. The lake temperature is 30.4°C. The ground deformation survey confirms the subsidence pattern towards the active vents continues.

Source : GeoNet, The Watchers.

Photos: C. Grandpey

White Island (Nouvelle Zélande / New Zealand)

Bonne nouvelle pour ceux qui ont l’intention d’aller en Nouvelle-Zélande et de visiter White Island. Les scientifiques du GNS indiquent que le lac de cratère est en train de se réformer. Selon la volcanologue Agnès Mazot – que je salue ici – l’activité volcanique reste à un niveau relativement bas et se limite au site du lac de cratère. Le niveau d’alerte reste à 1 et la couleur de l’alerte aérienne reste Verte.
Au cours des dernières semaines, l’eau s’est accumulée sur le sol du cratère et a commencé à former un nouveau lac qui semble d’installer dans la durée. L’activité volcanique se concentre au niveau des bouches qui émettent gaz et vapeur d’eau dans la partie ouest du cratère. L’activité sismique reste généralement faible, de même que les émissions de SO2. La situation ressemble beaucoup à celle que j’ai pu observer lors de ma visite de White Island en janvier 1999.
Source: GNS Science.

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Good news for those who intend to go to New Zealand and visit White Island. GNS scientists indicate that the crater lake is in the process of reforming. According to volcanologist Agnès Mazot, volcanic activity remains at a low level and is confined to the crater lake site. The alert level remains at 1 and the Aviation Colour code remains Green.

In the past few weeks water has ponded on the floor of the active crater and started to reform a permanent lake. Volcanic activity is limited to the gas-rich vents on the western side of the active crater. Seismic activity generally remains low, as well as SO2 emissions. The situation looks much like the one I could observe during my visit in January 1999.

Source : GNS Science.

Photos: C. Grandpey

Nouvelles du Poas (Costa Rica) // News of Poas Volcano (Costa Rica)

Voici quelques nouvelles du Poas dont l’accès reste interdit au public.
En décembre 2017, une pétition lancée par la population locale pour rouvrir le Parc National du Poás a été rejetée et le parc est resté fermé jusqu’à nouvel ordre.
En janvier 2018, l’absence d’indicateurs sismiques permettant de prévoir une éventuelle éruption empêcherait une évacuation rapide du Parc. Sa fermeture est donc confirmée. Le parc national du Turrialba avait été fermé pour des raisons similaires six ans auparavant et il n’a pas été rouvert depuis.
Le 3 mars 2018, le Sistema Nacional de Áreas de Conservación a annoncé les conditions d’une éventuelle réouverture du Parc National du Poas. Les estimations des dates possibles de réouverture vont du 24 mars 2018 au 1er janvier 2019.
– Mise en place d’un système de réservation obligatoire qui limite le nombre de visiteurs à 100 pour une durée de 20 minutes sur la lèvre du volcan et 45 minutes à l’intérieur du Parc
– Construction d’abris pour protéger les touristes en cas d’éruption soudaine..
– Installation de capteurs de gaz dans toutes les zones accessibles.
– Réparation des bâtiments existants et des infrastructures endommagées lors de l’éruption d’avril 2017
– Embauche et formation d’un nouveau personnel.

Source : Parc National du Poas.

Un article publié dans le Costa Rica Star le 8 mars 2018 indique que le lac qui s’est formé dans le cratère du Poas s’est à nouveau asséché. Au début de l’année 2018, les scientifiques ont annoncé la réapparition du lac à la suite des pluies dans la région et l’obstruction des conduits internes du volcan. Cependant, quelques semaines plus tard et en l’espace de 12 jours, le lac s’est asséché.
Les volcanologues ont commencé à remarquer les changements de niveau d’eau du lac à partir de la mi-février et, au 5 mars, ils ont confirmé qu’il ne restait que de petites flaques d’eau. Auparavant, le lac avait une couleur laiteuse bleu clair. Il n’était pas très profond mais atteignait jusqu’à 15 mètres de profondeur en certains points, avec des températures comprises entre 54 ° C et 97 ° C, selon les endroits.
Les scientifiques estiment que la baisse de niveau du lac s’est produite en raison de la diminution des précipitations dans la région avec le début de la saison sèche, une augmentation de la chaleur au fond du cratère et une faible alimentation en eau du système hydrothermal du volcan.

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Here is some news about Poas Volcano that is still closed to the public.

In December 2017, a petition launched by the local community to reopen Poás was rejected and the Park remained closed until further notice.

In January 2018, the lack of seismological indicators of a possible eruption meant the Park could not be evacuated in time and it remained closed.  Turrialba volcano national park had been closed for similar reasons six years before and had not reopened.

On March 3rd 2018, the Sistema Nacional de Áreas de Conservación announced the requirements and conditions for the possible re-opening of Poas National Park. Estimates of possible re-opening dates range from March 24th, 2018 to January 1st, 2019.

– Creation and implementation of an obligatory advanced reservation system that limits visitors numbers to 100 at a time restricted to 20 minutes at the volcano rim and 45 minutes total inside the park

– Design and construction of “volcano shelters” to protect tourists in case of an unexpected eruption.

– Installation of gas sensors in all accessible areas.

– Repair the existing buildings and infrastructure that were damaged in the April 2017 eruption

– Hire and train new staff.

Source: Poas National Park.

An article published in the Costa Rica Star on March 8th, 2018 indicated that the lake which formed at Poas Volcano has dried out again. At the beginning of 2018, scientists announced the reappearance of the lake as a result of the rainfall in the area and the closing of the internal ducts of the volcano. However, just a few weeks later and in a matter of 12 days the lake dried out.

The volcanologists started noticing the changes in the water level of the lake starting mid-February, and by March 5th they confirmed only small puddles of water were left. The lake, which had a light blue milky colour was superficial but was as much as 15 metres deep in some areas, and reached temperatures between 54°C and 97°C, depending on the areas.

Scientists consider that this phenomenon occurred due to the decreased rain in the area with the start of the dry season, an increase of the heat in the bottom of the crater and a low supply of water of the hydro-thermal system of the volcano.

Lac de cratère du Poas en 2005 (Crédit photo: Wikipédia)

Ruapehu (Nouvelle Zélande / New Zealand)

Lors d’une visite à la zone sommitale du Ruapehu le 23 novembre 2017, les scientifiques de GeoNet ont pu mesurer les émissions de dioxyde de carbone qui atteignaient 2 290 tonnes par jour, l’une des valeurs les plus hautes enregistrées ces dernières années. La température du lac était de 37°C, vers le haut de la fourchette de température habituelle.
Le tremor volcanique reste à des niveaux modérés.
Le beau temps qui régnait sur le volcan a également permis de prélever des échantillons d’eau dans le cratère ; les analyses sont en cours.
Bien que les émissions de gaz et les températures soient plutôt élevées en ce moment, le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 1. En effet, ce genre de situation apparaît périodiquement et les scientifiques de GeoNet pensent que l’on devrait rapidement observer un retour à la normale.

Source: Manawatu Evening Standard.

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During a visit to Mr Ruapehu’s summit area on November 23rd, 2017, GeoNet scientists could measure carbon dioxide emissions which reached 2,290 tonnes per day, one of the largest values recorded in recent years. The lake temperature was 37°C, near the top of its usual range.

The volcanic seismic tremor remains at moderate levels.

The fine weather also allowed for water samples to be taken from the crater, and analysis of those was underway.

Although gas emissions and temperatures are rather high at the moment, the volcanic alert level is kept at 1. This kind of situation appears periodically and GeoNet scientists think the volcano should settle down shortly.

Source: Manawatu Evening Standard.

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)