Islande : Des forages à grande profondeur contre le réchauffement climatique ? // Iceland : Deep drilling to combat global warming ?

Cela fait plusieurs années que les Islandais travaillent sur un projet visant à produire de l’électricité grâce à la chaleur du magma. Dans plusieurs articles rédigés sur ce blog en 2016 et 2017, j’expliquais qu’un forage étaie en cours à 5 kilomètres de profondeur dans d’anciennes coulées de lave de la péninsule de Reykjanes. Ce forage, qui avait commencé le 12 août 2017, faisait partie de l’Iceland Deep Drilling Project (IDDP). L’objectif final du projet était d’atteindre 5 km de profondeur, là où la roche en fusion se mélange à l’eau. Avec la chaleur et la pression extrêmes, l’eau se transforme en « vapeur supercritique » et est susceptible de produire une énorme quantité d’énergie. L’idée est que lorsque la vapeur sera transférée à la surface et convertie en électricité, elle produira jusqu’à 10 fois plus d’énergie que les forages géothermiques classiques.
Un article paru en novembre 2024 nous rappelle que le magma terrestre peut produire suffisamment de chaleur pour générer de l’énergie géothermique sans pollution atmosphérique susceptible de réchauffe la planète, si on parvient à l’exploiter avec succès. C’est pourquoi les scientifiques prévoient de procéder à un forage dans le sol islandais pour étudier les conditions qui y règnent. Environ 800 millions de personnes dans le monde vivent à une centaine de kilomètres d’un volcan actif. Si les scientifiques parvenaient à comprendre comment on peut utiliser cette ressource naturelle, cela pourrait changer la donne en matière d’approvisionnement énergétique à l’échelle de la planète. En théorie, le potentiel est illimité.
Le projet islandais consiste à commencer à faire des forages pour approcher les poches de magma à un température de 980 degrés Celsius. Après plusieurs tests au cours des dernières années, un nouveau forage devrait avoir lieu en 2027. Dans une première phase, les scientifiques placeront des capteurs dans le sous-sol pour mieux connaître les mouvements, la pression et la chimie du magma.
La chambre magmatique se trouve à plus de 2 040 mètres sous la surface. Une fois atteinte, un petit orifice sera percé pour pénétrer dans le magma en fusion. La chaleur extraite par cette technologie,peut être utilisée pour produire de l’électricité à la surface de la Terre à l’aide d’une turbine à vapeur dans un cycle continu.
Bien que ce procédé soit plus coûteux que la technologie géothermique classique, les puits de forage et le magma, beaucoup plus profonds, génèrent beaucoup plus de chaleur, ce qui nécessite moins de forages pour produire une énergie significative. Deux forages de magma pourraient remplacer les 18 forages géothermiques conventionnels qui fournissent de l’électricité à 30 000 foyers islandais.
Les innovations géothermiques progressent également à travers d’autres projets étonnants dans le monde. Par exemple, Quaise Energy, une société basée dans le Massachusetts aux États-Unis, a l’intention de forer 20 km dans la Terre pour exploiter ce qu’elle appelle une « source d’énergie d’un million d’années ». Le résultat pourrait être une énergie abondante avec beaucoup moins de répercussions sur le réchauffement de la planète.
À l’avenir, la côte californienne, le Japon et même la Méditerranée sont quelques-uns des sites envisagés pour produire de l’énergie à partir du magma. La première étape consistera à mieux comprendre comment fonctionnent les volcans sur Terre, ce qui est loin d’être le cas actuellement. Comme l’a dit un scientifique, « nous observons le ciel, nous dépensons des milliards et des milliards de dollars pour comprendre les planètes lointaines, mais nous ne dépensons pas autant pour comprendre la nôtre. »

Source : Inspiré d’un article paru dans Yahoo Actualités.

Principe du forage géothermique à grande profondeur (Source: BBC)

————————————————

Icelanders have been working for several years on a project to generate electricity with the heat of magma. In several posts written in 2016 and 2017, I explained that a rig was drilling 5 kilometres into the old lava flows in Iceland’s Reykjanes Peninsula. It was part of the Iceland Deep Drilling Project (IDDP). The drilling had begun on August 12th, 2017. The final goal of the project was to reach 5 km down because at this depth, molten rock mixes with water. With the extreme heat and pressure, the water becomes « supercritical vapour » and holds a huge amount of energy. The idea is that when the steam is brought back to the surface and converted into electricity, it will create up to 10 times as energy as conventional geothermal wells.

A recent article reminds us that Earth’s magma can produce enough heat to create geothermal power without planet-warming air pollution if it can be successfully tapped. That’s why experts are planning to drill into Iceland’s ground to study the conditions below. About 800 million people live within approximately 100 kilometers from an active volcano. If scientists can figure out how to utilize this natural resource, it could be game-changing for worldwide power supplies. Basically, the potential is limitless.

The plan in Iceland is to start boring holes into the ground to tap the 980-degree Celsius magma reserves. After several tests in the past years, the initial one is set to be drilled in 2027. In a first phase, the experts will put sensors in the subterranean magma, gaining knowledge of its movements, pressure, and chemistry.

The magma chamber is more than 2,040 meters below the surface. Once at the chamber, a smaller hole is used to enter the molten magma. Heat pulled from the environment can be used to generate electricity on the surface using a steam turbine in a continuous cycle.

While it’s a more expensive process than current geothermal technology, the much deeper wells and magma generate far greater heat, requiring fewer boreholes to make significant power. Two magma boreholes could replace 18 conventional geothermal ones in Iceland that supply electricity to 30,000 households.

Geothermal innovations are advancing in other amazing projects around the world, as well. For instance, Massachusetts-based Quaise Energy in the U.S. intends to drill 20 km into the Earth to tap what it calls a « million-year energy source. » The result could be abundant energy with far fewer planet-warming repercussions.

In the future, the California coast, Japan, and even locations in the Mediterranean are some of the places being eyed as magma-based energy sites. The first step is to better understand Earth’s powerful volcanoes. As one scientists put it, « we are looking into the sky, we are spending billions and billions of dollars to understand planets far away, but we do not spend nearly as much on understanding our own. »

Source : After an article published in Yahoo News.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

En Islande, la question est maintenant de savoir où se produira la prochaine éruption. Selon les volcanologues islandais, il est probable que de la lave émergera à nouveau quelque part le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur, mais on ne sait jamais. Selon un des scénarios du Met Office, la prochaine éruption pourrait se produire au nord-est du mont Stóra-Skógfell. Le terrain est difficile dans ce secteur et l’une des difficultés serait de protéger la Reykjanesbraut.

Le soulèvement du sol se poursuit sous Svartsengi, à un rythme semblable à celui qui a précédé les dernières éruptions.

Cinq éruptions se sont déjà produites le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur, et la lave vient buter contre les digues de protection presque de tous les côtés. La question est de savoir si ces barrières seront capables de retenir des volumes de lave plus importants. Des débordements ont été observés dans le passé. Cinq entreprises ontparticipé à l’édification des digues de terre. Le coût des travaux est estimé à environ 47 millions d’euros.

La ville de Grindavík devrait bientôt être à nouveau accessible. Elle est actuellement soumise à un contrôle d’accès strict, avec des points de contrôle sur toutes les routes. Les installations de sécurité dans la ville devraient être terminées d’ici le milieu du mois d’octobre. Des travaux sont en cours pour renforcer les clôtures et combler les fissures dans le sol. Une fois le travail terminé, quelque 7 kilomètres de clôtures seront installées pour interdire l’accès aux zones dangereuses, notamment Víkurbraut, la rue principale de la ville qui est parcourue par une grande fissure. Malgré le soulèvement continu du sol sous Svartsengi, les autorités estiment qu’il est désormais possible de rendre la ville accessible. L’avenir nous dira si elles ont raison de le faire.
Source : Iceland Review.

Grindavik, une ville meurtrie (Crédit photo: Protection Civile)

++++++++++

Une séquence d’événements a été observée sur le Stromboli (Sicile) aux premières heures du dimanche 6 octobre 2024, avec une forte explosion au niveau du Cratère Nord qui est actuellement le plus actif sur la terrasse cratèrique. Cette éruption a donné naissance à une coulée de lave le long de la Sciara del Fuoco. Une activité de spattering a été observée dans les heures suivantes. La coulée de lave est restée confinée à la partie supérieure de la Sciara, et s’est accompagnée d’une diminution progressive du tremor volcanique qui est redescendu à un niveau moyen.

Un événement semblable s’est produit le 8 octobre 2024. Il a entraîné un débordement de lave qui a progressivement diminué au matin du 9 octobre avant de s’intensifier à nouveau.
Pour rappel, l’accès au Stromboli n’est autorisé qu’avec les guides locaux jusqu’à 400 mètres d’altitude et librement jusqu’à 250 m. L’accès au sommet est strictement interdit.
Source : INGV.

 

Image thermique de la coulée de lave du 8 octobre (Source : INGV)

++++++++++

Le Kilauea (Hawaï) n’est pas en éruption. Certaines personnes ont cru voir une nouvelle sortie de lave ces derniers jours alors qu’il s’agissait d’un incendie de végétation en cours à proximité du site du dernier événement près du Nāpau Crater dans le Parc national des volcans d’Hawaï. Les images de la webcam du HVO montraient un panache dans la partie sud du cratère. La nuit, une incandescence intermittente était également visible dans la même zone, au sud des bouches actives du 15 au 20 septembre 2024. Les différents paramètres n’ont pas indiqué qu’une éruption se produisait, et un survol a confirmé que le panache et la lueur étaient dus à un petit incendie de végétation.
Source : HVO.

 

Le panache que l’on aperçoit au fond à gauche sur cette image webcam a causé la confusion.

++++++++++

Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour le Karymsky, le Sheveluch et l’Ebeko. Elle reste Jaune pour le Bezymianny, après quelques heures à l’Orange.
Source : KVERT.

++++++++++

Une hausse d’activité est actuellement observée sur le volcan Iwatesan (arc volcanique nord-est du Japon). Depuis février 2024, les données instrumentales montrent une inflation centrée dans les parties les plus profondes du volcan. La fréquence des séismes d’origine volcanique est élevée depuis avril 2020. Le nombre de petits événements près de Kurokurayama a commencé à augmenter en mai et cette sismicité s’est intensifiée fin juillet. Les images INSAR révèlent une inflation très peu profonde près d’Ojigokudani (caldeira d’érosion à l’ouest). Le 2 octobre 2024, le niveau d’alerte a été relevé à 2 (sur une échelle de 1 à 5), avec des restrictions d’accès autour du cratère.
Source : JMA.

++++++++++

Le PHIVOLCS a diffusé plusieurs rapports concernant le Taal (Philippines). Une trentaine d’événements phréatiques a été enregistrée presque quotidiennement du 22 septembre au 5 octobre 2024. Des observations visuelles et les données sismiques indiquent qu’une petite éruption phréatomagmatique s’est produite le 5 octobre et a duré quatre minutes. Elle a produit un panache noir suivi d’un autre riche en vapeur qui s’est élevé à 2 km au-dessus du cratère. Les émissions de SO2 restent à des niveaux élevés. Une remontée de fluides chauds a été observée dans le lac du 5 au 8 octobre. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5). Le PHIVOLCS rappelle au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent (PDZ). L’Institut recommande par ailleurs que le cratère principal (Main Crater) et les zones le long de la fissure Daang Kastila restent interdits d’accès.
Source : PHIVOLCS.

++++++++++

L’Indonésie est actuellement la région du monde où le plus grand nombre de volcans sont actifs.

L’éruption du Dukono se poursuit. Des panaches denses de vapeur et de cendres s’élèvent de 100 à 800 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4),

°°°°°°°°°°

L’activité éruptive se poursuit sur l’Ibu avec des panaches de vapeur et de cendres qui s’élèvent généralement de 0,5 à 1 km au-dessus du sommet. Les images de la webcam montrent une incandescence au-dessus du cratère. Un événement éruptif a été enregistré le 7 octobre 2024. Le niveau d’alerte reste à 3.

°°°°°°°°°°

L’activité éruptive se poursuit sur le Lewotobi à partir d’une bouche située sur le flanc nord-ouest du Laki-laki. Des panaches de cendres s’élèvent jusqu’à 1,2 km au-dessus du sommet. Une incandescence au niveau de la bouche éruptive est souvent visible sur les images de la webcam. Le niveau d’alerte reste à 3.

°°°°°°°°°°

L’éruption du Merapi (sur l’île de Java) se poursuit. Ces derniers jours, la sismicité a été plus intense que la semaine précédente. Le dôme de lave sud-ouest continue de produire des avalanches de lave qui parcourent jusqu’à 1,8 km dans la ravine Bebeng sur le flanc sud-ouest. Le niveau d’alerte reste à 3.

°°°°°°°°°°

L’activité éruptive se poursuit sur le Semeru avec plusieurs événements éruptifs quotidiens. Des panaches de vapeur et de cendres s’élèvent de 0,1 à 1 km au-dessus du sommet. Plusieurs événements éruptifs ont été enregistrés début octobre. Le niveau d’alerte reste à 2.
Source : PVMBG.

++++++++++

L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

°°°°°°°°°°

Flux RSS

Petit rappel : on me demande parfois comment il est possible de recevoir et lire mes articles au moment de leur parution. Pour cela, rendez-vous en haut de la colonne de droite de mon blog où figure le flux RSS qui permet de recevoir automatiquement des mises à jour du blog.

Vous pouvez également cliquer sur « Suivre Claude Grandpey : Volcans et Glaciers ».

——————————————-

Here is some news about volcanic activity in the world:

In Iceland, the question now is to know where the next eruption will occur. The odds are that lava will emerge again somwhere along the Sundhnúkur crater row, but you never know. One of the Met Office’s scenarios suggests the next eruption could occur northeast of Mt. Stóra-Skógfell. The terrain is diffcult and one difficulty would be to protect the Reykjanesbraut highway.

Ground uplift continues at a similar pace beneath Svartsengi, similar to that which preceded recent eruptions.

Five eruptions have now occurred at the Sundhnúkur crater row, and lava surrounds the protective barriers from nearly all sides. The question is to know whether the barriers will be able to hold more massive quantities of lava. Overflows have been observed in the past. Five construction companies have been involved in the barrier work whose estimated cost reaches approximately 47 million euros.

The town of Grindavík is set to reopen soon. The town is currently under strict access control, with checkpoints at all roads leading out of Grindavík. Safety measures in the town are expected to be completed by mid-month. Work is ongoing to reinforce fencing and fill cracks in the ground. Once complete, approximately 7 kilometres of fencing will be installed to block off unsafe areas, including Víkurbraut, the town’s main street, which is heavily affected by a large fissure. Despite ongoing land uplift under Svartsengi, officials believe it is now safe to reopen the town. The future will say if they are right to do so.

Source : Iceland Review.

++++++++++

A sequence of events was observed on Stromboli (Sicily) in the early hours of Sunday, October 6th, 2024, starting with a high-energy explosion from the North Crater which is currently the most active on the crater terrace. This eruption triggered a lava flow along the Sciara del Fuoco. Spattering activity was observed in the following hours. The lava flow remained confined to the upper part of the Sciara, and was accompanied by a gradual reduction in the intensity of the volcanic tremor which returned to a medium level.

A similar event occurred on October 8th, 2024. It led to a lava overflow which gradually diminished by the morning of October 9th before intensifying again.

As a reminder, access to Stromboli is only allowed with the local guides up to 400 meters above sea level and freely up to 250 m. Access to the summit is strictly prohibited.

Source : INGV.

++++++++++

Kilauea (Hawaii) is not erupting but some people confused a possible eruption with an ongoing wildfire in the vicinity of the recent eruption area near Nāpau Crater in Hawaiʻi Volcanoes National Park. HVO webcam images showed a plume on the south side of Nāpau Crater. At night, intermittent glow was also visible in the same area, south of the vents that erupted from September 15-20, 2024. Geophysical monitoring signals did not indicate that an eruption was occurring, and an overflight confirmed that the plume and glow were due to a small local wildfire.

Source : HVO.

++++++++++

In Kamchatka, the aviation color code remains Orange for Karymsky, Sheveluch and Ebeko. It is kept at Yellow for Bezymianny.

Source : KVERT.

++++++++++

An increase in activity is currently observed at Iwatesan (Northeast Japan Volcanic Arc). Since February 2024, data from the instruments has detected inflation centered in deeper parts of the volcano. The frequency of volcanic earthquakes has been high since April 2020, although the number of small volcanic earthquakes located near Kurokurayama began increasing in May and further increased in late July. INSAR imagery reveals very shallow inflation near Ojigokudani (erosional caldera to the W). On 2 October 2024, the Alert level was raised to 2 (on a 1-5 scale) prompting access restrictions around the crater.

Source : JMA.

++++++++++

PHIVOLCS has issued several advisories for Taal (Philippines) reporting that a total of 30 phreatic events recorded almost daily during 22 September-5 October 2024. A minor phreatomagmatic eruption occurred on 5 October and lasted four minutes based on visual observations and seismic data. The eruption ejected a black plume followed by a steam-rich plume that rose 2 km above the crater. SO2 emissions remain at elevated levels. Upwelling of hot fluids in the lake was observed during 5-8 October. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5), and PHIVOLCS reminds the public that the entire Taal Volcano Island is a Permanent Danger Zone (PDZ). The Institute recommends that the Main Crater and areas along the Daang Kastila fissure should remain prohibited.

Source : PHIVOLCS.

++++++++++

Indonesia is currently the region of the world where the greatest numbe of volcanoes remains active.

The eruption at Dukono continues. Dense steam and ash plumes rise 100-800 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4),

°°°°°°°°°°

Eruptive activity continues at Ibu with steam and ash plumes that usually rise 0.5-1 km above the summit. Webcam images show incandescence above the crater. One eruptive event was recorded on 7 October 2024. The Alert Level remains at 3.

°°°°°°°°°°

Eruptive activity continues at Lewotobi from a vent located on the upper NW flank of Laki-laki. Ash plumes rise as high as 1.2 km above the summit. Incandescence at the eruptive vent is often visible in webcam images. The Alert Level remains at 3.

°°°°°°°°°°

The eruption at Merapi (on Java) continues. In yje past days, seismicity was more intense than during the previous week. The SW lava dome keeps producing lava avalanches that travel as far as 1.8 km down the Bebeng drainage on the SW flank. The Alert Level remains at 3.

°°°°°°°°°°

Eruptive activity continues at Semeru with multiple daily eruptive events. Steam and ash plumes rise 0.1-1 km above the summit. Several eruptive events were recorded in early October. The Alert Level remains at 2.

Source : PVMBG.

++++++++++

Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

°°°°°°°°°°

RSS feed

Quick reminder: I am sometimes asked how it is possible to receive and read my posts when they are published. Just go to the top of the right column of my blog where you can see the RSS feed. It will allow you to automatically receive updates from the blog.
You can also click on “Suivre Claude Grandpey: Volcans et Glaciers”.

Islande : la visite des grottes de glace à nouveau autorisée // Iceland : ice cave tours allowed again

L’interdiction des visites de grottes de glace en Islande après l’accident d’août 2024 sur le glacier Breiðamerkurjökull n’a pas duré longtemps. Les intérêts financiers étaient trop importants. Le conseil d’administration du Parc national de Vatnajökull vient d’autoriser à nouveau les visites des grottes de glace sur le glacier. Le Parc indique que la période de validité court jusqu’au 1er novembre 2024 et que des mesures de sécurité supplémentaires doivent être mises en place. En particulier, il ne sera possible de faire des excursions que dans les endroits où une évaluation préalable de la sécurité aura été effectuée. Un groupe coopératif des représentants des agences de voyage et de l’Association des guides de montagne d’Islande devra effectuer quotidiennement une évaluation de la situation à l’intérieur des grottes de glace. Une telle évaluation se base sur un document que le Parc national du Vatnajökull a réalisé et diffusé en 2017. Elle s’ajoute à une méthodologie que le groupe mentionné ci-dessus soumettra au Parc national pour approbation. En outre, il est précisé qu’il s’agit d’un projet pilote qui peut évoluer pendant la période de validité. Le conseil souligne également que la sécurité des participants aux excursions vendues par les agences relève de la responsabilité de l’entreprise touristique et du guide accompagnateur.

Source : Iceland Monitor.

Photo: C. Grandpey

—————————————————————–

The ban on ice cave tours in Iceland after the August accident on Breiðamerkurjökull glacier did not last long. Money interests were too strong. The board of Vatnajökull National Park has agreed to allow ice cave tours on the glacier again. The Park’s message says that the validity period is until November 1st , 2024 and that additional security provisions should be added.

However, it will only be possible to go on trips in the places where a risk assessment has been carried out. At the same time, the conditions stipulate taht a cooperative group of operators and the Association of Mountain Guides in Iceland should carry out a daily situational assessment of the safety of the ice formations.

Such an assessment is based on a risk assessment that Vatnajökull National Park did in 2017, in addition to a methodology that the collaborative group submits to the national park for approval.

Furthermore, it is stated that this is a pilot project that may develop during the validity period.

The board also points out that the safety of travelers on sold trips is ultimately the responsibility of the tourism company and the guide.

Source : Iceland Monitor.

Islande : des éruptions plus difficiles à prévoir ? // Iceland : eruptions more difficult to predict ?

Depuis le mois de décembre 2023, la prévision éruptive le long de la chaîne de cratères Sundhnúkagígar sur la péninsule de Reykjanes est relativement bonne. En s’appuyant sur les données de soulèvement du sol dans le secteur de Svatseengi, qui correspondent à l’accumulation de magma sous la surface, les scientifiques du Met Office ont pu dire, avec une marge d’erreur relativement faible, à quel moment une éruption était susceptible de se produire.
Cependant, selon une étude récente effectuée par des scientifiques de l’Institut des sciences de la Terre de l’Université d’Islande en collaboration avec le Met Office islandais, la prévision des prochaines éruptions pourrait devenir plus difficile.
La composition chimique du magma émis lors des quatre premières éruptions de Sundhnúkagígar révèle qu’il provient de plusieurs chambres ou sources magmatiques proches les unes des autres, à une profondeur d’environ cinq kilomètres. L’étude se base sur les données des quatre premières éruptions, en décembre 2023 et en janvier, février et mars 2024.
L’objectif de l’étude était de mieux comprendre l’accumulation de magma pour chaque éruption en examinant la composition chimique du magma émis. Si cette composition change à chaque éruption, cela montre que le magma provient de plusieurs chambres magmatiques.
La méthodologie de l’étude comprenait le prélèvement d’un certain nombre d’échantillons de lave à différents endroits au cours des quatre éruptions, ainsi que l’étude des différentes compositions chimiques du magma. Au total, 161 échantillons ont été collectés ; leur analyse a été réalisée à l’Institut des sciences de ta Terre de l’Université d’Islande et au Laboratoire Magmas et Volcans de Clermont-Ferrand.
Le résultat des analyses révèle que la composition chimique du magma est très variable, ce qui laisse supposer qu’il provient de chambres magmatiques différentes à une profondeur d’environ cinq kilomètres sous la chaîne de cratères. De plus, la composition chimique varie également d’une éruption à l’autre, ce qui indique des changements dans les chambres magmatiques à mesure que l’activité volcanique progresse sur la péninsule de Reykjanes.
Selon la conclusion de l’étude, comme il existe probablement plus d’une chambre magmatique sous Svartsengi, il peut être difficile de prévoir quand les prochaines éruptions auront lieu. Le comportement des éruptions peut également changer. Il peut être difficile de prévoir la quantité de magma émise par chaque éruption et la durée de l’éruption, en fonction de la chambre d’où provient ce magma.
On savait déjà que le magma est susceptible de s’accumuler dans plusieurs chambres magmatiques proches les unes des autres, mais c’est la première fois que cela est confirmé, grâce à l’analyse détaillée du magma émis sur la chaîne de cratères Sundhnúkagígar.

L’étude souligne également que l’analyse de la composition chimique du magma fournit des informations permettant l’interprétation des données géophysiques ; cela pourrait conduire à une meilleure compréhension du comportement des volcans.
Source ; Icelandic Met Office, Iceland Monitor.

Image webcam de la dernière éruption

————————————————-

Since December 2023, the prediction of eruptions along the Sundhnúkagígar crater row on the Reykjanes Peninsula has been quite good. Relying on ground uplift in the Svatseengi area that corresponded with magma accumulation beneath the surface, scientists at the Met Office were able to say, with a relatively small margin of error, when the next eruption would occur.

However, according to a recent study by scientists at the Earth Sciences Institute of the University of Iceland in collaboration with the Icelandic Meteorological Office, eruptive prediction might become more difficult in the future.

The chemical composition of the magma in the first four eruptions in the Sundhnúkagígar crater row suggests that the magma comes from several magma chambers or vents that are close to each other at a depth of about five kilometers.The study is based on data from the first four eruptions, in December 2023 and January, February and March 2024.

The goal of the study was to gain a better understanding of magma accumulation for each eruption by examining the chemical composition of the magma that emerged. If it turned out to change in each eruption, it would be an indication that the magma came from more than one magma chamber.

The methodology of the study included that the researchers collected a number of lava samples in many places in the eruption areas during the four eruptions and investigated the different chemical composition of the magma. They took a total of 161 samples whose analysis was carried out at the Institute of Geosciences of the University of Iceland and the Laboratoire Magmas et Volcans in Clermont-Ferrand.

The result of the analysis was that the chemical composition of the magma is very variable, which suggests that it comes from several different magma chambers at a depth of about five kilometers below the series of craters. In addition, the chemical composition also varies from one eruption to another, which indicates changes in the magma chambers as the volcanic activity progresses on the Reykjanes Peninsula.

The conclusion of the study is that since there is possibly more than one magma chamber under Svartsengi, it may be difficult to predict when the next eruptions will occur. Then the behaviour of the volcanic eruptions can also change. It may be difficult to predict how much magma will be produced by each eruption and how long the eruption will last, depending on which chamber the magma comes from.

We know that it is probably common for magma to accumulate in more than one magma chamber that are close to each other in volcanoes, but this is the first time it has been confirmed, thanks to the detailed analysis of the magma from the Sundhnúkagígar crater row. The study also emphasizes that the analysis of the chemical composition of magma provides more accurate information that helps in the interpretation of geophysical data and will lead to a better understanding of the behaviour of volcanoes.

Source ; Icelandic Met Office, Iceland Monitor.