Le CO2 indien et les Trapps du Deccan // Indian CO2 and Deccan Traps

drapeau-francaisDans une note en date du 22 décembre 2015, j’écrivais que l’Inde semblait indifférente aux conclusions de la COP 21. En effet, le pays a toujours l’intention de doubler sa production de charbon d’ici 2020 et compte bien s’appuyer sur cette ressource dans les décennies à venir. En agissant ainsi, l’Inde restera probablement le troisième plus grand émetteur de carbone au monde.
La solution aux émissions de CO2 pourrait bien se trouver à l’intérieur de l’Inde! En effet, les géologues pensent que le pays possède une infrastructure géologique extraordinaire susceptible de fournir une solution naturelle au problème du changement climatique. Cette solution consisterait à capter le CO2 en provenance des centrales au charbon et à l’injecter sous les Trapps du Deccan pour un stockage permanent.
Les Trapps du Deccan – une épaisse accumulation de basalte solidifié résultat d’éruptions volcaniques il y a 65 millions d’années – occupent environ un tiers de la péninsule indienne. Leur épaisseur varie entre quelques centaines et quelques milliers de mètres et ils recouvrent d’épaisses roches sédimentaires. L’idée est d’injecter le CO2 dans les roches sédimentaires poreuses et d’utiliser la couche de basalte comme couvercle pour empêcher le gaz de s’échapper.
Des études en laboratoire ont confirmé que le CO2 réagit avec le calcium, le magnésium et les silicates riches en fer à l’intérieur de la lave, les transformant en carbonates stables tels que la calcite, la dolomite, la magnésite et la sidérite. Les chercheurs estiment que l’on pourrait entreposer dans les Trapps du Deccan 300 000 millions de tonnes de CO2 – l’équivalent de ce que les humains produisent en 20 ans. Plusieurs tentatives fructueuses à petite échelle ont été effectuées pour injecter du CO2 dans du basalte en Islande et dans l’État de Washington.
Lorsqu’elles réalisèrent le potentiel des Trapps du Deccan comme option de stockage du CO2 sur le long terme, les agences gouvernementales indiennes, en collaboration avec des scientifiques américains, ont proposé en 2007 une étude sur le terrain pour étudier la faisabilité du projet. Malheureusement, l’étude n’a jamais été menée à son terme. L’Inde s’est retirée du projet en 2009 quand elle a réalisé qu’il n’y aurait pas, dans le court terme, d’accords internationaux contraignants sur les émissions de gaz à effet de serre. Il ne fait malheureusement guère de doute que la COP 21 ne fera pas, elle non plus, avancer les choses.
Source: The Economic Times.

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drapeau-anglaisIn a previous post (December 22nd, 2015), I indicated that it looked as if India was indifferent to the conclusions of the Paris climate conference. Indeed, the country still plans to double its coal output by 2020 and rely on the resource for decades afterwards. Doing so, India will probably remain the world’s third-largest carbon emitter.
The solution to the Indian CO2 emissions might well lie in India itself! Indeed, geologists think the country is blessed with an extraordinary geological feature that may provide a natural solution to the problem of climate change. This solution would consist in capturing the CO2 coming out of coal-fired power plants and injecting it below the Deccan Traps for permanent storage.
The Deccan Traps – a thick accumulation of solidified basalt from volcanic eruptions 65 million years ago – occupies about a third of peninsular India. The trap cover varies in thickness from a few hundred to a few thousand metres and, below this, lie thick sedimentary rocks. The idea is to pump the CO2 through the porous sedimentary rocks and use the basalt layer above as a « cap » to stop the gas from escaping.
Laboratory studies have confirmed that CO2 reacts with calcium, magnesium and iron rich silicates in the lava, turning them into stable carbonate minerals such as calcite, dolomite, magnesite and siderite. Researchers estimate that the Deccan Traps might be able to hold 300,000 million tonnes of CO2 – as much as humans produce in 20 years. Several small-scale but successful attempts have been made to inject CO2 into basalts in Iceland and in Washington State.
Realizing the potential of the Deccan Traps as long-term CO2 storage option, Indian government agencies, jointly with American scientists, proposed in 2007 a field study to investigate the feasibility of the project. Unfortunately, the study was never completed. Interest on the Indian side waned after it became clear in 2009 that no binding international emissions agreements were going to happen any time soon. The odds are that the last Paris climate conference will not make matters better.
Source: The Economic Times.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.files.wordpress.com/2015/10/trapps.jpg

Vue des Trapps du Deccan (Photo: Wikipedia)

L’Inde et la COP 21 // India and the Paris climate conference

drapeau-francaisBien que ce ne soit pas vraiment une surprise, il semble que l’Inde soit indifférente aux conclusions de la COP 21. En effet, le pays a toujours l’intention de doubler sa production de charbon d’ici 2020 et compte bien s’appuyer sur cette ressource dans les années à venir. L’Inde vise une production de 1,5 milliard de tonnes cette décennie et affirme que le charbon fournit l’énergie la moins chère pour une industrialisation rapide qui fera sortir de la misère des millions de gens.
L’Inde, le troisième plus grand émetteur de carbone au monde, dépend du charbon pour environ les deux tiers de ses besoins en énergie et a promis de l’exploiter encore davantage pour satisfaire son économie dont les besoins en charbon sont énormes, tout en promettant d’accroître la production d’énergie propre.
Les autorités indiennes affirment qu’elles respectent scrupuleusement l’environnement, mais que la dépendance du pays envers le charbon va continuer parce qu’il n’y a pas de solutions de rechange. L’Inde prévoit de produire 30 fois plus d’énergie solaire d’ici 2022, mais l’énergie propre a ses limites et le charbon restera la source d’énergie dominante pendant des décennies.
Selon le ministre indien pour l’électricité, le charbon et l’énergie renouvelable, la contribution de l’Inde aux émissions mondiales de gaz à effet de serre est seulement de 2,5 %, avec 17% de la population mondiale, tandis que les pays développés ont produit un cinquième des émissions avec seulement 5% de la population mondiale.
Même si de nombreux chefs de gouvernements à travers le monde refusent de financer de nouveaux projets charbon et préfèrent favoriser le gaz et les énergies renouvelables, l’Inde ne devrait guère avoir de difficulté à financer des dizaines de nouvelles mines. Par exemple, la société Coal India à elle seule dispose de suffisamment de trésorerie pour générer davantage de production.
Les écologistes craignent que malgré l’engagement de l’Inde à développer l’énergie renouvelable, son utilisation croissante du charbon à un moment où de nombreux pays occidentaux rejettent les combustibles fossiles nuira à la lutte mondiale contre le réchauffement climatique.
Source: Agence Reuters.

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drapeau-anglaisWithout it being a surprise, it looks as if India is indifferent to the conclusions of the Paris climate conference. Indeed, the country still plans to double its coal output by 2020 and rely on the resource for decades afterwards. It is targeting 1.5 billion tonnes this decade, saying coal provides the cheapest energy for rapid industrialisation that would lift millions out of poverty.
India, the world’s third-largest carbon emitter, depends on coal for about two-thirds of its energy needs and has pledged to mine more of the fuel to power its coal-hungry economy while also promising to increase clean energy generation.
While saying they are extremely careful about the environment, Indian authorities indicate that the country’s dependence on coal will continue because there are no other alternatives available. India has plans to add 30 times more solar-powered generation capacity by 2022, but there are limitations to clean energy and coal will remain the most efficient energy source for decades.
According to the Indian Minister for Power, Coal and Renewable Energy, India’s contribution to global greenhouse gases emissions is just 2.5 percent with 17 percent of the world’s population, while developed countries contributed a fifth of emissions with just 5 percent of the world’s population.
Even though many international lenders are refusing to finance new coal projects and favour gas and renewable energy, India should have few difficulties in financing dozens more new mines. For instance, the Coal India company alone has enough internal cash resources to drive more production.
Environmentalists worry that despite India’s commitment to renewable energy, its rising use of coal at a time when many Western nations are rejecting fossil fuel will hamper the world’s fight against climate change.
Source : Reuters press agency.

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Source: Wikipedia

Découverte d’une ancienne microplaque océanique dans l’Océan Indien // Discovery of an ancient oceanic microplate in the Indian Ocean

drapeau-francaisDes scientifiques australiens de l’Université de Sydney et des chercheurs américains viennent de découvrir une très ancienne microplaque océanique dans l’océan Indien. Cette découverte a permis d’identifier la période au cours de laquelle a eu lieu la collision initiale entre l’Inde et l’Eurasie, événement qui a donné naissance à la chaîne de l’Himalaya.
Les images d’un faisceau radar émises par un satellite dont la mission est de mesurer la variation du niveau de la surface de la mer dans les zones de montagnes et de vallées sous-marines, associées à des ensembles de données géophysiques marines classiques, ont permis aux scientifiques de découvrir la première microplaque dans l’océan Indien. La grande collision entre l’Inde et l’Eurasie a probablement eu lieu il y a 47 millions d’années.
Cette microplaque a été baptisée Mammerickx, en référence au Dr Jacqueline Mammerickx, pionnière célèbre dans le domaine de la cartographie des fonds marins.
La découverte de la microplaque révèle le niveau de contrainte subi par la plaque indienne lorsque sa bordure nord est entrée en collision avec la plaque eurasienne. Il y a environ 50 millions d’années, l’Inde se déplaçait vers le nord à environ 15 cm par an. Peu de temps après avoir heurté l’Eurasie, les contraintes dans la croûte le long de la dorsale médio-océanique entre l’Inde et l’Antarctique se sont intensifiées jusqu’à atteindre un point de rupture. Une partie de la croûte de l’Antarctique, de la taille de la Tasmanie, s’est alors détachée en effectuant une rotation et en donnant naissance à la microplaque. Il est particulièrement important de connaître l’âge de la collision entre les deux plaques tectoniques pour comprendre le lien entre la croissance des chaînes de montagnes et un changement climatique majeur.
Malgré les énormes progrès de la science qui ont permis aux scientifiques de cartographier des planètes lointaines, environ 90% du plancher océanique restent inconnus. Nous connaissons mieux la surface de Pluton que celle de notre propre planète car environ 71% de la surface de la Terre sont recouverts d’eau. Voilà pourquoi la technologie satellitaire, pas très coûteuse, est la clé de la cartographie des plaines abyssales relativement inconnues qui se dissimulent au fond des océans.
Source: Université de Sydney.

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drapeau-anglaisThe first ancient oceanic microplate has been discovered in the Indian Ocean by a team of Australian scientists from the University of Sydney and US researchers. The discovery helped in identifying the timeline in which the initial collision between India and Eurasia has taken place, an event which gave birth to the Himalayas Mountain Chain.
The radar beam images from an orbiting satellite, which measure the change in sea surface level caused by the water being attracted by submarine mountains and valleys, in combination with conventional marine geophysical datasets, have helped scientists in uncovering the first microplate in the Indian Ocean. The large collision between India and Eurasia is estimated to had happened 47 million years ago.
The discovered microplate was named the Mammerickx Microplate, after Dr. Jacqueline Mammerickx, a well known pioneer in the field of seafloor mapping.
The finding indicates how stressed the Indian Plate had become when its northern edge first collided with Eurasian Plate. According to the discovery, India was travelling northwards about 15 cm annually about 50 million years ago. Shortly after it hit Eurasia, crustal stresses along the mid-ocean ridge between India and Antarctica have intensified to a breaking point and a part of Antarctica’s crust , about the size of Tasmania, broke off rotating and forming the microplate.
Knowing the age of the collision is particularly important for understanding the link between the growth of mountain belts and major climate change.
Despite a huge advancement in science which allowed the experts to map distant planets, about 90% of the seafloor of our oceans remains uncharted. We have more detailed maps of Pluto than most of our own planet because about 71 per cent of the Earth’s surface is covered with water. That’s why advances in comparatively low-cost satellite technology are the key to charting the deep, relatively unknown abyssal plains, at the bottom of the oceans.
Source : University of Sydney.

Microplate

Source: Université de Sydney

Une éruption volcanique dans l’Himachal Pradesh (Inde) ? Non! // A volcanic eruption in Himachal Pradesh (India) ? No!

drapeau francaisL’Himachal Pradesh est un état du nord de l’Inde. La région est connue pour sa grande beauté naturelle. Son nom signifie littéralement « Au cœur de l’Himalaya enneigé ». Aujourd’hui, l’Himachal Pradesh fait la une des journaux car il se pourrait qu’une éruption volcanique soit en cours dans le district de Kangra, avec un mouvement de  panique parmi les habitants de la région.
Des flammes et un « écoulement à très haute température » ont été observés sur une colline à 100 mètres du village de Gadiyada, situé à plus de 200 km de Shimla, la capitale. Les géologues ont confirmé qu’il s’agissait d’une «petite activité magmatique ». C’est la première fois qu’une telle activité volcanique est constatée dans l’Etat.
Malgré la menace que pourrait représenter l’activité volcanique, le site est devenu un endroit touristique et des centaines de personnes sont venues des régions environnantes pour voir le phénomène. Afin d’éviter tout accident, l’administration du district a décidé de clôturer l’ensemble de la zone et déployer des gardes de sécurité.
Un secrétaire parlementaire qui a visité mardi le lieu de l’événement a fait état d’ »une très importante hausse de la température du sous-sol dans le secteur ; les gens disent qu’un poteau électrique en acier était devenu rouge sous l’effet de la chaleur il y a quelques jours. » Le secrétaire parlementaire a ajouté qu’un matériau ressemblant à du soufre et de la roche noire était en train d’être émis dans le secteur de la colline.
Un ancien géologue a déclaré que c’est la première fois que l’on observe un tel phénomène éruptif dans l’Himachal Pradesh mais la présence de substance magmatique n’est pas nouvelle dans cet Etat. L’existence de sources chaudes soufrées à Manikaran, Kalath, Tattapni et Vashishth confirme que du magma est présent sous ces sources.

Dans son édition d’aujourd’hui, le Times of India indique qu’aucune activité magmatique n’a eu lieu à Gadyiada. Des géologues ont constaté que la fusion très superficielle de matériaux était due au passage souterrain d’un courant haute tension de 33 kilovolts. C’est d’ailleurs ce qui expliquerait qu’un poteau électrique en acier soit devenu rouge. Aucune crainte donc pour la population du village!

Source : The Times of India.

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drapeau anglaisHimachal Pradesh is a state in northern India. The region is known for its great natural beauty. Litteraly, the name means “in the lap of the snowy Himalayas”. Today, Himachal Pradesh is making the headlines as there are reports of a « volcano-like eruption » in Kangra district, with panic among the people of the area.

Flames and a “hot liquid stream” were seen spewing out of a hill 100 metres from Gadiyada village, located over 200 km from Shimla.
Geologists confirmed the eruption as ‘small magmatic activity’. This is the first time such a volcanic activity has been witnessed in the state.
Unmindful of the threat of more volcanic activity the site has turned into a tourist spot with hundreds of people from surrounding areas heading there to see the phenomenon. To prevent any accident, the district administration has decided to fence off the entire area and deploy security guards.
A parliamentary secretary who visited the place on Tuesday said « underground temperature in the area has increased manifold and people say that a steel electricity pole had become red hot a couple of days back.” He also said a sulphur-like material and black stone was flowing out from the perimeter of the hill.
A former state geologist said occurrence of such a volcanic eruption has been reported for the first time in Himachal Pradesh but the presence of magmatic substance is not new to the state. He said that existence of hot sulphur springs at Manikaran, Kalath, Tattapni and Vashishth confirms that magmatic material is present underneath these springs.

In its issue of June 7th, The Times of India indicates that no magmatic activity took place at Gadyiada. The geologists who were sent to the place concluded that the shallow meltdown of materials was caused by the passing underground of high tension (33KV) current. This would explain why a steel  electric pole had become red. Thus, the population of the village does not need to be anxious.

Source : The Times of India.

Manikaran-blog

Sources chaudes à Manikaran dans l’Himachal Pradesh  (Source:  Wikipedia)

Une éruption volcanique à la fronière indo-birmane? // An eruption on the border between India and Myanmar?

drapeau francaisSelon le Times of India du dimanche 20 octobre, il se pourrait qu’une éruption volcanique ait eu lieu dans un village reculé du Manipur, près de la frontière entre l’Inde et le Myanmar (ex Birmanie). Les autorités locales ont dû évacuer la zone. Les habitants disent avoir entendu un bruit assourdissant, avant qu’un énorme rocher roule sur le flanc d’une colline à proximité du village. Un liquide qui ressemblait à de la lave s’est ensuite écoulé, en brûlant la végétation le long de la colline.
Bien que l’incident se soit produit le 13 Octobre, les routes étaient si mauvaises qu’il a fallu plusieurs jours aux villageois pour transmettre l’information aux fonctionnaires concernés. Aucune victime n’a été signalée. Les rapports officiels ont déclaré que la boue, de l’eau et d’autres matériaux continuaient à s’écouler le long de la colline. Les villageois se sont déplacés vers des endroits plus sûrs dans le voisinage.
Les sources ont indiqué qu’il faudrait du temps pour déterminer si l’événement était une éruption volcanique ou non.

 

drapeau anglaisAccording to The Times of India (Sunday, October 20th), a suspected volcano-like eruption has been reported in a remote village of Manipur, near the border between India and Myanmar. It forced local authorities to evacuate the area. Local inhabitants are telling about a deafening sound followed by the rolling down of a huge boulder from a nearby hilltop which then released a lava-like liquid that charred trees and plants on the hill slopes.

Although the incident reportedly occurred on October 13th, the roads were so bad that it took the villagers several days to reach the information to the officials concerned. No casualty was reported in the incident. Official reports said that mud, water and other materials were still flowing from the hilltop. Villagers have moved to safer places in the neighbourhood.

Sources said it would take time to assess whether the event was a volcanic eruption or not.

Un microcontinent au fond de l’Océan Indien ? / A microcontinent at the bottom of the Indian Ocean ?

   En lisant la presse indienne (The Telegraph, édition de Calcutta du 24 février 2013), on apprend que des scientifiques ont découvert au fond de l’Océan Indien un micro-continent qui, il y a quelque 750 millions d’années, était rattaché à l’Inde et qui, aujourd’hui, se cache au fond de l’océan sous l’Ile Maurice. L’étude vient d’être publiée dans la revue Nature Geoscience.

L’étude explique que ce micro-continent – baptisé Mauritia par les scientifiques – est resté coincé entre le sud de l’Inde et Madagascar pendant plusieurs centaines de millions d’années avant qu’il s’en sépare sous l’effet des activités volcaniques et tectoniques et qu’un océan vienne l’engloutir.

Les géologues ont utilisé des grains de sable prélevés sur les plages de l’Ile Maurice ainsi que des mesures de gravité dans cette partie de l’Océan Indien pour reconstituer la tectonique des plaques et montrer que les Iles Lakshadweep – qui dépendaient de l’Inde – et l’Ile Maurice appartenaient toutes à ce micro-continent.

Les chercheurs ont découvert que les zircons (silicate de zirconium, de formule ZrSiO4) dans le sable prélevé sur l’Ile Maurice avaient un âge allant de 1970 millions d’années à 690 millions d’années, preuve que ces zircons appartenaient à une ancienne croûte continentale que des panaches de lave ont fait remonter vers la surface. De plus, les mesures de gravité laissent supposer que la vieille croûte continentale sous l’Ile Maurice, aujourd’hui entourée par une croûte océanique un peu plus jeune (5 à 10 millions d’années seulement), faisait partie du micro-continent Mauritia.

L’étude est importante car elle va à l’encontre des connaissances qui affirmaient jusqu’à présent que l’Inde et Madagascar étaient accolées l’une à l’autre. La présence d’un micro-continent entre les deux pourrait modifier notre perception de l’histoire géologique de l’Inde occidentale.

Vous trouverez l’article (en anglais) ainsi qu’une carte à cette adresse :

http://www.telegraphindia.com/1130225/jsp/nation/story_16602787.jsp#.USuEQvJD58E

 

   On reading the Indian press (The Telegraph, Calcutta, 24 February 2013), we learn that scientists have discovered at the bottom of the ocean a microcontinent which was connected to India 750 million years ago and which is hidden today beneath Mauritius. The study has just been published in the journal Nature Geoscience.

The study suggests that this microcentinent – named Mauritia by the scientists – remained sandwiched between southern India and Madagascar for several hundred millions years before tectonic and volcanic activities broke it apart, and an ocean emerged to submerge it.

The geologists have used sand grains from the beaches of Mauritius and gravity measurements in the Indian Ocean region to reconstruct plate tectonics and show that India’s Lakshadweep Islands and Mauritius were both once part of this microcontinent.

The scientists found that zircons (zirconium silicates, ZrSiO4) in the beach sand had ages between 1,970 million years and 690 million years, an indication that the zircons were part of ancient continental crust brought to the surface by plumes of lava. Their gravity measurements also suggest that the old continental crust beneath Mauritius, now surrounded by a relatively younger oceanic crust (only five to 10 million years) was part of the microcontinent Mauritia.

The study is important as it changes long-standing notions that India and Madagascar were fused together. A microcontinent between India and Madagascar might change the ancient geological history of western India.

The article and a map can be found at this address:

http://www.telegraphindia.com/1130225/jsp/nation/story_16602787.jsp#.USuEQvJD58E