Islande : éruption et géothermie // Iceland : eruption and geothermal energy

Le Met Office islandais indique qu’aucune activité éruptive n’a été observée lors d’un survol du site éruptif à l’aide d’un drone le 9 février 2024 à midi. Cela laisse supposer que l’éruption est en phase terminale. Les séismes d’origine volcanique ne sont plus détectés par les capteurs sismiques. Les données publiées par le Met Office islandais montrent qu’environ 15 millions de mètres cubes de lave ont été émis au cours des sept premières heures de l’éruption du 8 février 2024. C’est supérieur au volume de magma estimé sous le secteur de Svartsengi quelques jours avant le début de l’événement. Cela signifie que le débit moyen de lave au cours des sept premières heures de l’éruption était d’environ 600 m3 par seconde. Une image radar satellite obtenue le 8 février a montré un affaissement de surface de 10 cm dans la région de Svartsengi,

L’éruption du 8 février a montré la dépendance de l’Islande à l’énergie géothermique pour l’eau chaude et l’électricité. Si le réseau électrique a été épargné, la lave a recouvert la canalisation de Njarðvíkur qui achemine l’eau chaude de la centrale géothermique de Svartsengi vers les villes du Suðurnes : Vogar, Reykjanesbær, Garður, Sandgerði et Grindavík. L’événement a provoqué une panne d’eau chaude dans tout le Suðurnes. Des travaux ont immédiatement débuté pour installer une conduite d’eau auxiliaire afin de rétablir l’eau chaude. En attendant la fin des travaux, les habitants de cette région et les structures essentielles comme les maisons de retraite ont reçu en urgence d’autres moyens de chauffage.
Pour faire face à la panne d’eau chaude, de nombreux habitants ont fait la queue pour acheter des radiateurs électriques, des réservoirs de gaz et d’autres appareils de chauffage. Plusieurs écoles de la ont été fermées et l’aéroport international de Keflavík a également été privé d’eau chaude. Toutefois, les vols n’ont pas été affectés.
Il était prévu que la distribution d’eau chaude soit rétablie en cours ou en fin de journée le 9 février. ​

Source : Met Office, Iceland Review.

Le 8 février au soir, l’éruption montrait déjà des signes de déclin (Image webcam)

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The Icelandic Met Office says that no eruptive activity was observed in a drone-flight over the eruptive site carried out at noonon February 9th, 2024. This suggests that the eruption is ending. Volcanic tremor is no longer being detected on seismic sensors. Data released by the Icelandic Met Office shows that about 15 million cubic meters  of lava flowed in the first seven hours of the eruption on February 8th, 2024. This is higher than the estimated volume of magma beneath the Svartsengi region a few days before the start of the event. This means that the average magma flow during the first seven hours of the eruption was about 600 m3 per second. A satellite radar image released on February 8th  showed surface subsidence of 10 cm in the Svartsengi area,

The February 8th eruption has shown Iceland’s dependence on geothermal energy for hot water and electricity. If the electric network was spared, lava flowed over and breached the Njarðvíkur conduit, a pipeline that transports hot water from the Svartsengi geothermal power plant to the towns in Suðurnes: Vogar, Reykjanesbær, Garður, Sandgerði, and Grindavík. The event caused a hot water outage across Suðurnes. Efforts have been made to establish an auxiliary water pipeline to restore hot water, with residents and critical facilities like nursing homes that received emergency heaters in the meantime.

In response to the hot-water outage, many residents waited in long lines to buy electric radiators, gas tanks, and heater fans. Several schools in the area were closed, and the Keflavík International Airport was likewise without hot water. However, flights were not affected.

There was optimism that the pipeline would be able to start supplying hot water later today or this evening.

Source : Met Office, Iceland Review.

Islande : c’est reparti ! // Iceland : new eruption !

9 heures (heure Paris / 8 heures – heure Reykjavik) :  A 5h30 ce matin (heure locale), une intense activité sismique a débuté sur la péninsule de Reykjanes (Islande), au niveau de la chaîne de cratères de Sundahnúkscrater row, au nord-est du mont Sýlingarfell.

Source: IMO

Environ 30 minutes plus tard, une éruption a commencé sur le site. A noter que ‘annonce de l’éruption par les instruments a été la plus courte que le Met Office ait observée sur la péninsule de Reykjanes depuis le début de l’essaim sismique du mois d’octobre 2023. En comparaison, l’annonce de l’éruption du 14 janvier 2024 était de cinq heures.

Image webcam

La fissure éruptive s’est étirée à la fois vers le nord et vers le sud pendant les premières minutes.

Image webcam

Les premières images montrent que l’éruption a lieu à peu près au même endroit que le 18 décembre 2023. La fissure éruptive mesure environ 3 km de long, depuis le mont Sundhnúkur au sud et s’étend vers la partie orientale du mont Stóra-Skógfell. Les fontaines de lave ont entre 50 et 80 m de hauteur. La lave s’écoule actuellement principalement vers l’ouest et le débit semble être légèrement inférieur à celui du début de l’éruption de décembre.

Pour le moment, aucune infrastructure n’est menacée par l’éruption. par précaution, le Blue Lagoon a tout de même été évacué.

Source : MetOffice.

Mise à jour de la carte de risques le 8 février 2024 :

Source: Met Office

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14h00 : L’intensité de l’éruption semble commencer à décliner. Toutefois, l police islandaise avertit qu’il existe un risque de pénurie d’eau chaude sur la péninsule de Reykjanes. Il est demandé aux aux habitants de Suðurnes d’attendre le plus longtemps possible avant d’utiliser leur chauffage électrique. Il est également demandé aux habitants et aux professionnels de baisser le chauffage de leur logement et de ne pas utiliser d’eau chaude dans les douches, baignoires ou spas.
Le message officiel explique que « la coulée de lave se dirige maintenant vers la partie du réseau qui transporte l’eau chaude de la centrale électrique de Svartsengi vers Fitjar dans Reykjanesbær. Si la coulée de lave passe au-dessus réseau, il est probable qu’aucune eau chaude ne partira de Svartsengi, ce qui entraînera une pénurie d’eau chaude à Reykjanes, Suðurnes, Grindavík et Vogar. Au vu de la progression de la lave en ce moment, cela pourrait arriver dans les prochaines heures.
Pour faire face à de tels événements, une nouvelle conduite d’eau chaude est en cours d’installation dans le sol de cette zone. Une section d’environ 500 mètres de long a déjà été installée, où il sera possible de se connecter au cas si les anciennes conduites sont détruites, mais il faudra quelques jours pour que les nouvelles canalisations soient opérationnelles.

En ce qui concerne les transports, la lave émise par l’éruption du 8 février a de nouveau traversé la route principale menant à Grindavik.

Image webcam

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17 heures : Comme je l’ai écrit dans ma précédente mise à jour, l’intensité de l’éruption diminue et le Mt Office fait état d’une déflation du sol suite à l ‘émission de la lave.

Après le rideau de fontaines de lave décrit ce matin, l’activité s’est concentrée sur 3 points de la fissure éruptive qui s’était ouverte ce matin. C’est un peu le même processus que celui observé lors de l’éruption du 18 décembre 2023, où l’activité s’était limitée à quelques bouches quelques heures après le début de l’éruption.

Image webcam

Un panache sombre avec un mélange de cendres et de vapeur s’élevait d’une partie de la fissure éruptive, dû à l’interaction du magma avec les eaux souterraines, ce qui entraînait une petite activité explosive. On a appris un peu plus tard que la lave avait recouvert la canalisation de Njarðvík qui transporte l’eau chaude de Svartsengi vers la péninsule sud. C’est ce qui explique le panache de vapeur dense qui s’élevait de l’endroit où la canalisation a éclaté. Il n’y a désormais plus d’eau chaude dans la partie supérieure de Keflavík, à Sandgerði et à Garður.

 

Image webcam

A l’heure de cette mise à jour, il semble bien que l’éruption soit en train de vivre ces dernières heures car il y a très peu d’activité le long de la fissure éruptive, avec dex points d’activité peu intense.

 

Image webcam

Source  : IMO et médias d’information islandais.

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20 heures : L’intensité de l’éruption continue de diminuer. Ce soir, l’activité se limite à deux ou trois endroits de la fissure éruptive. L’activité explosive provoquée par le contact entre la lave et le réseau d’eau est en grande partie terminée, bien que quelques nuages de vapeur s’élèvent encore de certaines parties de la fissure.
Parallèlement au déclin de l’éruption, les signaux de déformation détectés au niveau du dyke ont diminué, ce qui indique que le magma ne s’élève plus des profondeurs avec autant de pression qu’auparavant. Peu de temps après le début de l’éruption, l’activité sismique a considérablement diminué et elle est restée faible jusqu’à présent.
La carte ci-dessous montre les contours de la coulée de lave révélés par une image satellite obtenue à 12h31 aujourd’hui 8 février. L’image satellite montre que la lave s’est écoulée jusqu’à environ 4,5 km à l’ouest du site éruptif. À titre de comparaison, le champ de lave formé lors de l’éruption du 18 décembre 2023 est également représenté sur la carte. On s’aperçoit que les dernières coulées de lave ont recouvert en partie le champ de lave de décembre 2023.

Source  : Met Office.

En violet clair le champ de lave de février 2024 et en violet foncé celui de décembre 2023.

Tout cela tend à montrer que l’éruption actuelle va bientôt prendre fin. Reste à voir si un nouveau soulèvement du sol reprendra dans le secteur de Svartsengi. Si tel était le cas, cela signifierait qu’une autre éruption est en préparation…

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9:00 am (Paris time / 8:00am Reykjavik time) : At 5:30 this morning (local time), an intense seismic activity started on the Reykjanes Peninsula (Iceland), on the Sundahnúkscrater row, north of Sýlingarfell.north-east of Mount Sýlingarfell. Around 30 minutes later, a volcanic eruption started at the site. It should be noyed that the notice for the eruption was the shortest the Met Office has seen from the Reykjanes peninsula since the earthquake swarm started in October. In comparison, the notice for the eruption on January 14th was five hours.

The eruptive fissure lengthened both towards north and south during the first minutes.

The first images suggest that the eruption takes place at a similar location as the eruption of December 18th 2023. The eruptive fissure is approximately 3 km long, from Mount Sundhnúkur in the south and stretches towards the eastern part of Mount Stóra-Skógfell. Lava fountains are 50-80 meters high. Lava flows mostly towards west at the moment and the flow seems to be slightly less than at the start of the December eruption.

For the moment, no infrastructure is threatened by the eruption. As a precaution, the Blue Lagoon was evacuated.

Source : Met Office.

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2:00 pm : It looks as if the intensity of the eruption has started decreasing. However, the Icelandic police warns that there is a risk of a hotwater shortage on the Reykjanes peninsula. Residents in Suðurnes are asked to wait as long as possible to use electric heating. Residents and the professional community are also asked to lower their house-based heating systems and not use hot water to bathe in showers, bathtubs or hot tubs.

The official message states that “the flow of lava is now moving toward a plumbing hug that transports hot water from Svartsengi power station to Fitjar in Reykjanesbær. If the flow of lava passes over the hub, it seems no hot water will flow from Svartsengi, resulting in a hot water shortage in Reykjanes, Suðurnes, Grindavík and Vogar. As the flow rate is currently, this could happen in the next few hours.

In response to such events, a new hot-water pipe is being constructed in the ground in this area. A section of about 500 meters long has been constructed, where the plan is to connect in case the old plumbing hub is destroyed, but it may take some days to get the new pipes operational.”

As far as transport is concerned, lava emitted by the 8 February eruption has again crossed the main road leading to Grindavik (see image above).

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08:00 pm : The intensity of the eruption continues to decrease. Tonight, eruptive activity is limited to two or three locations on the eruptive fissure. The explosive activity caused by the contact between lava and the water network is mostly over although minor steam clouds still rise from some parts the fissure.

Together with the decrease of the eruption, the deformation signals detected at the dyke area diminished, indicating that magma is no longer ascending with as much pressure as before. Soon after the onset of the eruption, seismic activity decreased significantly and has remained low thus far.

The map below shows outlines of the lava flow as it was seen on a satellite image taken at 12:31 today, February 8th. The satellite image shows that lava flowed about 4.5 km to the west from the eruptive site. For comparison, the lava flow field which formed in the eruption of December 18th, 2023 is also shown on the map. The latest lava flows partly covered the lava flow formed in December 2023.

Source : IMO.

All this tends to show that the current eruption will soon come to an end. There remains to be seen whether new ground uplift will start again in the Svartsengi area. Should it happen, it wouls mean another eruption is in the making…

Le rebond isostatique au Groenland // Isostatic rebound in Greenland

Quand je lis des articles de la presse grand public à propos du réchauffement climatique et de ses conséquences, j’ai l’impression que cette situation est une découverte pour les journalistes, alors que je lance des messages d’alerte depuis longtemps sur ce blog. Le public met vraiment du temps à assimiler les conséquences de la hausse des températures !

Un article paru sur le site de France Info nous explique que « des petites îles apparaissent au Groenland à cause du changement climatique et de la fonte des calottes glacières. Alors que, dans de nombreux endroits du globe, la fonte des glaces contribue à faire monter le niveau de la mer et à submerger certaines zones, au Groenland : c’est l’inverse qui se produit. En fondant, la glace allège le poids qui repose sur le socle de ce territoire de 2, 2 millions de kilomètres carrés, et contribue à l’élévation du niveau du sol. »

Photo: C. Grandpey

Ce n’est pas nouveau. Il s’agit d’un phénomène appelé « rebond isostatique » que l’on observe également en Islande (voir, par exemple, ma note du 17 mai 2022). Dans ce pays, certains scientifiques se demandent même si l’allègement de la masse glaciaire au-dessus des volcans ne pourrait pas favoriser la remontée du magma. La fonte des glaciers étant un phénomène relativement récent, nous n’avons pas suffisamment de recul pour tirer des conclusions. Pour le moment, aucun événement éruptif significatif n’est venu corroborer cette hypothèse.

S’agissant du Groenland, des chercheurs de l’Institut de l’université technique du Danemark ont réussi à mesurer très précisément ce phénomène sur une période récente. En analysant les données d’un réseau d’une soixantaine de stations GPS situées le long des côtes groenlandaises, les scientifiques ont constaté que le socle rocheux s’est élevé de 20 cm en l’espace de 10 ans, entre 2013 et 2023. Cela fait donc deux mètres d’élévation en un siècle. (NDLR : cela suppose que le rebond isostatique a commencé dans les décennies de début du 20ème siècle). Ce phénomène entraîne l’apparition de nouveaux îlots. Ce ne sont que des cailloux pour l’instant mais à terme, les chercheurs pensent que « la superficie totale du Groenland va augmenter, et ce phénomène est à mettre en lien avec le changement climatique dû aux activités humaines. »

Schéma illustrant le rebond isostatique (Source: https://profsvt.site)

Une autre découverte faite au Groenland révèle que, grâce à la présence d’une catégorie spécifique bactéries dans le sol, certaines zones sèches du Groenland absorbent du méthane. En moyenne depuis 20 ans, les zones sèches et non glacées du Groenland auraient absorbé sept fois plus de méthane que n’en ont rejeté les zones humides. L’île arctique est donc un puits pour le méthane, ce qui est plutôt une bonne nouvelle, même si cela est loin de compenser les émissions de méthane de la Sibérie, qui subit de son côté le dégel du permafrost, un sujet que j’ai abordé dans plusieurs notes sur ce blog.

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When I read articles from the general press about global warming and its consequences, I have the feeling that this situation is a discovery for journalists, even though I have been warning for a long time on this blog. The population is really taking time to assimilate the consequences of rising temperatures!
An article published on the France Info website explains that “small islands are appearing in Greenland because of climate change and the melting of the ice caps. While in many places around the world melting ice contributes to rising sea levels and submerging certain areas, in Greenland the opposite is happening. By melting, the ice lightens the weight resting on the bedrock of this territory of 2.2 million square kilometers, and contributes to the rise in ground level. »
This is not new. This is a phenomenon called “isostatic rebound” which is also observed in Iceland (see, for example, my post of May 17th, 2022). In this country, some scientists even wonder if the reduction of the glacial mass above volcanoes could not favour the ascent of magma. The melting of glaciers being a relatively recent phenomenon, we do not have enough hindsight to draw conclusions. For the moment, no significant eruptive event has corroborated this hypothesis.
Regarding Greenland, researchers from the Institute of the Technical University of Denmark have succeeded in measuring this phenomenon very precisely over a recent period. By analyzing data from a network of around sixty GPS stations located along the Greenlandic coast, scientists found that the bedrock has risen by 20 cm in the space of 10 years, between 2013 and 2023. That’s two meters of elevation in a century. (Editor’s note: This assumes that the isostatic rebound began in the early decades of the 20th century). This phenomenon has led to the appearance of new islets. These are only pebbles for the moment, but in the long term, the researchers believe that « the total surface area of Greenland will increase, and this phenomenon is linked to climate change caused by human activities. »

Another discovery made in Greenland reveals that, thanks to the presence of a specific category of bacteria in the soil, certain dry areas of Greenland absorb methane. On average over the past 20 years, dry, ice-free areas of Greenland have absorbed seven times more methane than wet areas have released. The Arctic island is therefore a sink for methane, which is rather good news, even if it is far from compensating the methane emissions from Siberia, which is undergoing the thaw of permafrost, a subject that I I have discussed in several posts on this blog.

Péninsule de Reykjanes (Islande) : risque d’intrusion magmatique et d’éruption à brève échéance // Reykjanes Peninsula (Iceland) : risk of magma intrusion and eruption in the short term

Dans sa dernière mise à jour (5 février 2024), le Met Office islandais indique que l’accumulation de magma sous le secteur de Svartsengi-Þorbjörn se poursuit, même si la vitesse d’inflation a légèrement diminué ces derniers jours. Il convient de noter que des processus identiques ont été observés avant les précédentes intrusions magmatiques et éruptions au nord de Grindavík en janvier 2024 et décembre 2023. Selon les modèles géodésiques du 16 janvier au 5 février, le volume de recharge en magma du réservoir de Svartsengi est désormais estimé. à environ 9 millions de mètres cubes, contre 6,5 millions mentionnés dans la mise à jour du 1er février. À partir de la modélisation géodésique de l’intrusion et de l’éruption de janvier 2024, on estime qu’environ 9 à 13 millions de mètres cubes de magma se sont écoulés à partir du réservoir magmatique de Svartsengi pour alimenter l’éruption qui a débuté près de Hagafell le 14 janvier. Par conséquent, le volume de recharge de magma a maintenant atteint la limite inférieure de la quantité mise en oeuvre en janvier. Il existe donc une forte probabilité de nouvelle intrusion magmatique et d’éruption volcanique dans les jours ou les semaines à venir.

Dernière image satellite, montrant les variations de la surface du sol entre le 23 janvier et le 4 février 2024. Les zones grisées sont celles où les mesures ont été impossibles en raison des variations de la couverture neigeuse entre les images (Source: Met Office).

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In its latest update (February 5th, 2024), the Icelandic Met Office indicates that magma accumulation beneath the Svartsengi-Þorbjörn area continues, even though the rate of inflation has decreased slightly in recent days. It should be noted that similar processes were observed before the previous dyke intrusions and eruptions north of Grindavík in January 2024 and December 2023. According to updated geodetic models from January 16th to February 5th, the volume of magma recharge to the Svartsengi reservoir is now estimated at about 9 million cubic meters, versus 6.5 million mentioned in the February 1st update. From geodetic modelling of the January 2024 intrusion and eruption, it is estimated that approximately 9 to 13 million cubic meters of magma flowed from the Svartsengi magma reservoir, feeding the eruption that began near Hagafell on January 14th. Therefore, the estimated volume of magma recharge has now reached the lower limit of the amount believed to have been tapped in January. Consequently, there is an increased likelihood of a new magmatic dyke intrusion and ensuing volcanic eruption in the coming days to weeks.