Hawaii : la Route de la Chaîne des Cratères / Chain of Craters Road

Les volcanophiles qui ont visité la Grande Ile d’Hawaii ont forcément emprunté la célèbre Chain of Craters Road qui parcourt le versant sud-est du Kīlauea en suivant la partie supérieure de la zone de rift est (Upper East Rift Zone – UERZ).

 

Source: USGS

C’est une route en cul-de-sac, d’une longueur de 29 kilomètres, avec un dénivelé de 1128 mètres. Elle est entièrement goudronnée et les nombreux dégagements et parkings tout au long de son parcours sont parfaits pour prendre des photos des champs de lave, des cratères et des belles laves cordées typiques du volcanisme hawaiien.

 

Photo: C. Grandpey

Le premier tronçon est construit en 1928.

En 1959, elle est prolongée sur la majorité de son parcours actuel jusqu’à la côte pacifique afin de rejoindre la ville de Kalapana. Elle mesurait alors 37 kilomètres.

Entre 1969 et 1974, elle est coupée sur près de quinze kilomètres par une coulée émise par le Mauna Ulu. Elle ne sera rouverte qu’en 1979 avec un nouveau tracé qui passe plus au sud.

En 1983, des coulées de lave émises par la très longue éruption du Puʻu ʻŌʻō coupent la route et détruisent Kalapana.

Depuis 1986, elle subit les caprices du volcan et est régulièrement coupée par des coulées de lave. Les neuf derniers kilomètres de la route se trouvent sous la lave ; les coulées les plus récentes datent de 2003.

 

Source: National Park Service

Parcourir la Chain of the Craters Road est un régal pour le volcanophile. Depuis le carrefour avec la Crater Rim Drive, elle suit une direction générale vers le sud-est.

500 mètres après son point de départ, la route traverse une petite coulée de lave émise en 1974.

Une centaine de mètres plus loin, elle longe sur la droite le Lua Manu, le premier des nombreux cratères qui lui ont donné son nom. On peut admirer des coulées de lave produites par une éruption de trois jours en juillet 1974.

 

Photo: C. Grandpey

Un kilomètre plus loin, c’est le Puhimau sur la gauche puis le Koʻokoʻolau sur la droite.

La route dépasse ensuite le gouffre de Devils Throat puis passe à travers un petit cône de cendre, ce qui permet d’observer sa structure interne. Ces cratères se sont formés au cours des 750 dernières années.

On traverse 300 mètres plus loin une nouvelle coulée de lave, datant d’une éruption de 7 jours en mai 1973, et la route contourne le Hiʻiaka Crater.

 

Photo : C Grandpey

Après un kilomètre, elle arrive au Pauahi Crater où la route longe la lèvre méridionale.

En le quittant, après 1,6 kilomètre, une route en cul-de-sac se prolonge par la Napau Crater Trail qui se dirige vers l’est en direction du Puʻu Huluhulu, du Mauna Ulu, du Makaopuhi, du Nāpau, du Kamoamoa et enfin du Pu’uO’o,

Après ce carrefour, la Chain of Craters Road se dirige vers le sud en s’éloignant des cratères de l’East Rift Zone (ERZ). La route coupe une succession de coulées de lave émises par le Mauna Ulu a été actif entre 1969 et 1971, puis entre 1972 et 1974.

On arrive bientôt à Kealakomo, un lieu de pique-nique qui offre un point de vue sur l’océan Pacifique. Le site se trouve sur le rebord du Hōlei Pali à 610 mètres d’altitude.

 

Photo: C. Grandpey

Cet escarpement est ensuite abordé par un virage en épingle et la route reprend une direction vers l’est quelques kilomètres plus loin en recoupant certaines des coulées de lave déjà traversées en amont.

Un peu plus de dix kilomètres après Kealakomo débutent deux sentiers dont un, de 1,5 kilomètre de longueur, mène aux pétroglyphes de Puʻu Loa.

 

Photo: C. Grandpey

Après avoir parcouru les deux derniers kilomètres, la fin de la route est atteinte lorsque les coulées de lave empêchent toute progression juste après l’arche marine d’Hōlei.

 

Photo: C. Grandpey

Le tourisme menacé par le réchauffement climatique // Tourism threatened by global warming

J’ai attiré l’attention à plusieurs reprises sur ce blog sur les conséquences de la fonte des calottes polaires et des glaciers qui, s’ajoutant à la dilatation thermique des mers plus chaudes, contribuent à l’élévation du niveau des océans dans le monde.
Un article paru récemment dans la presse américaine met en garde les vacanciers contre les conséquences du réchauffement climatique sur des destinations touristiques populaires. Plusieurs exemples sont évoqués dans l’article.

L’une des attractions touristiques les plus connues de Californie, la route côtière de Big Sur – Big Sur Coast Highway – est de plus en plus inaccessible en raison de glissements de terrain, d’effondrements de falaises et de chutes de rochers provoqués par des phénomènes météorologiques extrêmes liés au réchauffement climatique. La route est confrontée à de tels problèmes depuis sa construction dans les années 1930, mais aujourd’hui, des dégâts beaucoup plus importants sont causés par des tempêtes hivernales de plus en plus violentes et des incendies de végétation exacerbés par le réchauffement climatique, et qui entraînent une accélération de l’érosion des sols.
Une violente tempête le 30 mars 2024 a fait basculer dans l’océan toute une portion de la route située à 20 kilomètres au sud de Carmel. Le 23 juin, un autre tronçon de la route à Paul’s Slide a été de nouveau ouvert à la circulation après avoir été fermé pendant un an et demi en raison d’un glissement de terrain majeur. De telles fermetures se produisaient autrefois toutes les quelques années. Maintenant, c’est presque tous les ans.

Vue d’un effondrement sur la route côtière de Big Sur (Crédit photo : presse californienne)

Certains des sites touristiques les plus emblématiques de Washington, D.C., sont en train de s’enfoncer dans les eaux Le célèbre Tidal Basin – Bassin de Marée – flanqué de monuments tels que le mémorial Thomas Jefferson et le mémorial Martin Luther King Jr., avec les cerisiers symboles de l’amitié entre les peuples, sont menacés. Les scientifiques expliquent que la montée des eaux, l’urbanisation et l’affaissement des terres contribuent au problème. Au cours du siècle dernier, le niveau de la mer dans la région est monté de plus de 32 centimètres, avec des signes d’accélération. On sait déjà que dans 70 ans l’intégralité des passerelles du Tidal Basin sera sous l’eau si rien n’est fait.

Vue du Tidal Basin avec le Jesfferson Memorial et les cerisiers en fleurs (Crédit photo : Wikipedia)

Il y a quelques années, j’ai roulé au-dessus de la mer sur la route extraordinaire qui mène à Key West (Floride) où je voulais visiter la maison d’Ernest Hemingway. Les climatologues américains affirment que, s’agissant de l’élévation du niveau de la mer, Key West est « l’un des endroits les plus vulnérables des Etats Unis. » Comme de nombreuses régions du sud de la Floride, celle de Key West est assez plate, avec de nombreux secteurs à peine à plus de 90 centimètres au-dessus du niveau de la mer. La NASA prévient que Key West pourrait connaître jusqu’à 2,10 mètres d’élévation du niveau de la mer d’ici 2100. Une augmentation aussi spectaculaire ferait disparaître une grande partie des Keys sous l’eau.
Ce n’est pas seulement la lente élévation du niveau de la mer qui inquiète les habitants des Keys ; ce sont aussi les journées d’été extrêmement chaudes et les ouragans de plus en plus violents. Alors que Key West a toujours dû faire face à la chaleur et aux ouragans, le réchauffement climatique amplifie ces menaces. Cette nouvelle situation risque d’avoir de graves conséquences sur le tourisme.

Sur la route des Keys (Photo : C. Grandpey)

Jusqu’à présent, Hawaï était censé être un archipel idyllique, mais le tourisme sur l’île est aujourd’hui confronté à plusieurs nouvelles menaces liées au réchauffement climatique. En 2023, Fodor’s Travel a fait figurer Maui parmi 10 destinations à éviter en raison des menaces environnementales causées par le surtourisme et le réchauffement climatique.
Après les incendies qui ont dévasté Lahaina, de nombreuses personnes ont été déplacées de leurs foyers et contraintes de vivre dans des hôtels ou de quitter l’île. Leur inquiétude est également née du fait que les touristes s’installaient sur l’île et déplacaient les familles qui y avaient élu domicile. Plus de 100 personnes sont mortes dans les incendies.
Les îles de Maui, Oahu et The Big Island sont susceptibles d’être encore durement affectées par les incendies de végétation et d’autres menaces climatiques au cours de l’été 2024. L’archipel hawaiien sera confronté à davantage d’incendies de forêt, à des températures plus chaudes, à une érosion côtière plus importante et à des précipitations plus extrêmes. Les îles sont également confrontées à une élévation du niveau de la mer, à une augmentation de la fréquence des sécheresses et des tempêtes et à un changement dans la configuration et la variabilité des précipitations et du débit des cours d’eau.
Selon un rapport de l’Université d’Hawaï financé par le Département du Tourisme, « au cours des deux prochaines décennies, le réchauffement climatique devrait avoir un impact de plus en plus négatif sur le secteur touristique qui est le principal moteur économique de l’État ».
Source : USA Today via Yahoo Actualités.

 

Hawaii : des îles de plus en plus exposées à des événements extrêmes (Photo : C. Grandpey)

—————————————————-

I have drawn attention many times on this blog to the consequences of polar sheet and glacier melting which, together with the thermal dilatation of the seas with the hot temperatures, contribute to ocean rise around the world.

A recent article in the U.S. News media warns vacationers against the consequences of global warming for popular tourist destinations. Several examples are mentioned in the article.

One of California’s most scenic and best-known attractions, the Big Sur Coast Highway, is increasingly inaccessible due to landslides, cliff collapses and rockfalls caused by global-warming- related extreme weather events. The road has been ifacing such problems since it was first built in the 1930s, but now, a new level of damage is coming from increasingly furious winter storms and climate change-exacerbated wildfires that lead to soil erosion.

A massive storm on March 30th, 2024 caused a section of the roadway 20 kilometers south of Carmel to fall into the ocean. On June 23rd, a section of the highway at Paul’s Slide only opened after being closed for a year-and-a-half due to a major slide. Such closures used to happen once every few years. Now it’s almost every year.

Some of the most iconic tourist sights in Washington, D.C., are sinking. The Tidal Basin, flanked by monuments including the Thomas Jefferson Memorial and the Martin Luther King, Jr. Memorial, and the cherry trees that are a symbol of international friendship, are under threat. Experts say rising water levels, urbanization and the sinking of the land are contributing to the problem.Over the last century, sea levels in the area have risen over 32 centimeters, with signs of acceleration. In 70 years, the entirety of the Tidal Basin walkways will be under water if nothing is done.

Some years ago, I drove above the sea along the extraordinary road that goes to Key West (Florida) where I wanted to visit Ernest Hemingway’s house. U.S. Climatologists say that, when it comes to sea-level rise, Key West is « one of the most vulnerable places in the United States. » Like many parts of South Florida, Key West is quite flat, with many sections reaching no more than 90 centimeters above sea level. NASA warns that Key West could experience up to 2,10 metrers of sea level rise by 2100. Such a dramatic rise would put much of the Keys underwater.

Moreover, it is not just the slow march of sea-level rise that worries locals: It is also the extremely hot summer days and ferocious hurricanes, While Key West has always had to deal with heat and hurricanes, global warming is supercharging these threats. This new situation is likely to have a serious impact on tourism..

Up to now, Hawaii was supposed to be an idyllic island getaway, but tourism on the island faces several new threats linked to global warming. In 2023, Fodor’s Travel named Maui among 10 destinations on its “No List” that tourists should reconsider visiting because of the threat of environmental damage caused by over-tourism and climate change.

After fires devastated the town of Lahaina, many people were displaced from their homes and forced to live in hotels or leave the island, bringing to light their own concerns about tourists taking up housing accommodations on the island and displacing local families. More than 100 people died in the fires.

The islands of Maui, Oahu and The Big Island are susceptible to more devastation from wildfires and other climate threats during the summer 2024. Hawaii will face more wildfires, hotter sea surface and air temperatures, more coastal erosion and more extreme rain. The islands also face sea level rise, an increase in drought and storm frequency and a change in rainfall and stream flow pattern and variability.

According to a report from the University of Hawaii, funded by the Hawaii Tourism Authority, “over the next couple of decades climate change is expected to have an increasingly negative impact on Hawaii’s tourism sector, the state’s primary economic engine.”

Source : USA Today via Yahoo News.

Nouvelle hausse d’activité sur le Kilauea (Hawaii) // New increase in activity at Kilauea Volcano (Hawaii)

Dans un bulletin spécial, le HVO indique que le Kilauea n’est pas en éruption, mais qu’un essaim sismique a commencé au sommet dans l’après-midi du 27 juin 2024 avec des événements de M 2,9 et M 3,4. Les 300 séismes enregistrés le 28 juin représentent plus de 3 fois le niveau de sismicité d’il y a plusieurs jours.
L’inflation dans la zone sommitale et l’Upper Rift Zone continue d’être modérée, comme c’est le cas depuis la fin de l’éruption du 3 juin. A noter que cette inflation a toutefois ralenti. Les inclinomètres installés dans la caldeira au nord-ouest du sommet et à Sand Hill au sud-ouest du sommet ont enregistré environ 1 microradian d’inflation en 24 heures.
Le HVO ajoute que « toute hausse significative de la sismicité et/ou de la déformation [de l’édifice volcanique] pourrait entraîner une nouvelle éruption dans ou à proximité de la région sommitale, mais il n’y a aucun signe d’éruption imminente pour le moment.[…] Il n’est pas possible de dire si cette hausse de l’activité du Kilauea entraînera une intrusion ou une éruption dans un avenir proche, ou si elle se poursuivra simplement sous la forme d’une hausse de l’activité sismique.»

Vue de l’éruption fissurale du 3 juin 2024 (Crédit photo: HVO)

——————————————

In a special update, HVO indicates that Kilauea is not erupting, but a sesimic swarm began at the summit in the afternoon of June 27th, 2024 with M 2.9 and M 3.4 quakes. The 300 quakes recorded on June 28th are more than 3 times the seismic rate from several days ago.

Inflation in the summit and upper rift zones continue to be moderately elevated, which as has been persistent since the end of the June 3rd eruption, but rates have slowed. Tiltmeters at the caldera northwest of the summit and Sand Hill southwest of the summit each recorded approximately 1 microradian of net inflation in 24 hours.

HVO adds that « any substantial increases in seismicity and/or deformation could result in a new eruption within or near the summit region, but there are no signs of an imminent eruption at this time. […] It’s not possible to say whether this increase in activity at Kilauea will lead to an intrusion or eruption in the near future, or simply continue as seismic unrest. »

Hawaii (Maui) : pas de nouveaux observatoires sur l’Haleakala // No new observatories on Haleakala

Sur l’archipel hawaiien, le nom de l’île de Maui est lié à la légende d’un guerrier qui attrapa le Soleil avec un filet pour ralentir sa course et permettre aux pêcheurs de cuire leurs poissons.

La légende commence à la création du monde quand le Soleil, qui pense être le seul à travailler dans l’univers, décide de se lever plus tard et de se coucher plus tôt. L’obscurité est si longue que la Terre en souffre cruellement. Il n’y a pas assez de chaleur pour chauffer les fours en pierre et pas assez de lumière pour préparer les repas.

Le jeune guerrier Maui voit les lèvres de sa fiancée Hina s’enflammer à force de manger cru. Il décide alors d’affronter le soleil et de le vaincre. Pour ce faire, il se met à tresser un filet de lianes, d’algues et d’écorces dont la pièce maîtresse est un long cheveu de Hina. Après une longue attente nocturne, il voit apparaître les premiers rayons du Soleil. Maui jette son filet et retient l’astre prisonnier. Le soleil se débat avec fureur, mais le filet tient bon. Alors, le soleil commence à chauffer si fort que la mer se met à bouillonner et la terre à se craqueler, tous les liens du filet brûlent. Rien ne résiste aux flammes, sauf le cheveu de Hina, la fiancée de Maui. Le soleil a beau sauter, chauffer, enfler…, il est saisi par le cou et il étouffe. Il perd peu à peu de son éclat et s’arrête enfin, épuisé, vaincu. Maui fait alors promettre au Soleil que les poissons et les légumes seront cuits avant la nuit. Le Soleil accepte. Maui le délivre et le Soleil bondit dans le ciel. C’est depuis ce jour qu’il se lève si tôt et se couche si tard. Parfois, quand on regarde le soleil se coucher à l’horizon, on aperçoit comme un mince filet vert : c’est le cheveu de la fiancée de Maui qui est suspendu là afin que le Soleil n’oublie jamais sa promesse…

L’île de Maui est dominée par la masse imposante de l’Haleakala (3055 m), un volcan qui, selon la Smithsonian Institution, a pu entrer en éruption entre les voyages d’exploration de La Pérouse en 1786 et de Vancouver en 1793, mais l’incertitude entoure la date de cette éruption qui a aussi pu se produire vers 1750.

Selon les Hawaïens de souche sur l’île de Maui, « l’Haleakala est plus qu’une simple montagne ; le sommet est considéré comme wao akua, ou « royaume des dieux », et continue d’être un lieu de profonde spiritualité pour les autochtones hawaïens qui peuvent s’engager dans certaines de ces pratiques traditionnelles. » Le sommet est donc un lieu sacré utilisé pour les cérémonies religieuses, la prière et pour entrer en contact avec les ancêtres.

C’est la raison pour laquelle les autorités locales de Maui viennent de voter contre une proposition militaire américaine visant à construire six nouveaux télescopes au sommet de l’Haleakala. Le but des télescopes était de suivre des objets dans l’espace.
Le refus de construire les télescopes a également été motivé par une pollution causée par un déversement de carburant en 2023, lorsqu’une pompe qui alimentait un groupe électrogène ne s’est pas arrêtée lors d’un orage.
Le ciel clair et l’air sec au sommet de Haleakala créent des conditions idéales pour observer l’espace, tout comme le sommet du Mauna Kea sur la Grande Ile qui héberge une douzaine de télescopes. On peut déjà voir sur l’Haleakala plusieurs observatoires de l’Université d’Hawaii, ainsi que le Maui Space Surveillance Complex.

Des manifestants ont tenté de bloquer la construction d’un nouvel observatoire sur l’Haleakala en 2017, mais la construction a continué et le télescope Daniel K. Inouye a publié ses premières images du soleil en 2020.
Une proposition de construction du Thirty Meter Telescope (TMT) sur le Mauna Kea a déclenché des manifestations très agressives en 2019. Le projet TMT est actuellement suspendu pendant que ses initiateurs recherchent un financement par la National Science Foundation. Source : médias d’information hawaïens.

 Photos : C. Grandpey

—————————————————————-

On the Hawaiian archipelago, the name of the island of Maui is linked to the legend of the warrior who caught the Sun with a net to slow its course and allow the fishermen to cook their fish.

The legend begins at the creation of the world when the Sun, who thinks he is the only one working in the universe, decides to rise later and set earlier. The darkness is so long that the Earth suffers cruelly from it. There is not enough heat to heat the stone ovens and not enough light to prepare meals.
A young warrior, Maui, sees the lips of his fiancée Hina burst into flames from eating raw food. He then decides to face the Sun and defeat it. To do this, he begins to weave a net of lianas, algae and bark, the centerpiece of which is a long hair of Hina. After a long nocturnal wait, he sees the first rays of the Sun appear. Maui throws his net and holds the star prisoner. The Sun struggles furiously, but the net holds firm. Then the sun begins to heat up so much that the sea begins to boil and the earth begins to crack, all the links of the net burn. Nothing resists the flames, except the hair of Hina, Maui’s bride. The Sun may jump, heat up, swell… but it is grabbed by the neck and suffocates. It gradually loses its shine and finally stops, exhausted, defeated. Maui then makes the Sun promise that the fish and vegetables will be cooked before nightfall. The Sun accepts. Maui delivers him and the Sun leaps into the sky. It’s since that day that he gets up so early and goes to bed so late. Sometimes, when we watch the Sun go down on the horizon, we can see a thin green net: it is the hair of Maui’s bride which hangs there so that the Sun never forgets its promise…

The island of Maui is dominated by the mass of Haleakala (3055 m), a volcano which, according to the Smithsonian Institution, may have erupted between the exploring voyages of La Perouse in 1786 and Vancouver in 1793, but uncertainty surrounds the date of this event, which could have occurred in about 1750.

According to native Hawaiians in Maui, “Haleakala is more than just a mountain; the summit is considered wao akua, or ‘realm of the gods,’ and continues to be a place of deep spirituality for Native Hawaiians to engage in some of these traditional practices,” The summit is a sacred place used for religious ceremony, prayer and connecting to ancestors. This is the reason why local officials on Maui have just voted to oppose a U.S. military proposal to build six new telescopes on the summit of Haleakala. The aim of the telescopes was to track objects in space.

What also prompted the refusal to build the telescopes was a fuel spill that occurred in 2023 when a pump that supplies fuel to a backup generator failed to shut off during a lightning storm.

The clear skies and dry air at Haleakala’s peak make for some of the world’s best conditions for viewing space, similar to the summit of Mauna Kea on the Big Island which hosts about a dozen telescopes. Haleakala already hosts multiple University of Hawaii observatories and an existing collection of Space Force telescopes called the Maui Space Surveillance Complex. Protesters tried to block the construction of a new observatory on Haleakala in 2017 but building went ahead and the Daniel K. Inouye Solar Telescope released its first images in 2020.

A proposal to build the Thirty Meter Telescope on Mauna Kea triggered massive protests in 2019. The TMT project is currently paused while planners seek National Science Foundation funding.

Source : Hawaiian news media.