GIEC : de bien tristes prévisions // IPCC : very sad predictions

Il est intéressant de constater que depuis que le climato-sceptique Donald Trump a quitté la Maison Blanche, de plus en plus d’articles sont publiés dans la presse américaine pour mettre en garde contre les effets du réchauffement climatique. Ces publications sont d’autant plus justifiées qu’une canicule et une sécheresse sans pareilles affectent actuellement tout l’ouest des Etats-Unis et du Canada.

Des extraits d’un projet de rapport du GIEC – Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (en anglais : Intergovernmental Panel on Climate Change, IPCC) – qui doit être publié en février 2022 viennent de fuiter dans les médias et dressent un tableau très alarmant de l’avenir de la Terre. En particulier, le rapport explique que des millions de personnes dans le monde seront confrontées à un avenir de famine, de sécheresse et de maladie. On peut lire que « le changement climatique va fondamentalement remodeler la vie sur Terre au cours des prochaines décennies, même si les êtres humains peuvent maîtriser les émissions de gaz à effet de serre ». Cela me rappelle les propos de Jean-Louis Etienne qui m’expliquait que même si on arrêtait par magie les émissions de CO2, il faudrait au moins un siècle pour que l’atmosphère se purifie.

Le rapport du GIEC met en garde contre une série de seuils au-delà desquels le rétablissement du climat deviendra impossible : « La vie sur Terre saura se remettre d’un changement climatique drastique en donnant naissance à de nouvelles espèces et en créant de nouveaux écosystèmes… mais l’Homme n’est pas capable de cela. Le pire est à venir : il affectera la vie de nos enfants et petits-enfants bien plus que la nôtre.»

Le rapport mentionne d’autres impacts climatiques dévastateurs parmi lesquels l’extinction de certaines espèces, des maladies plus répandues, une chaleur invivable, la disparition d’écosystèmes, des villes menacées par la montée des mers…

Selon la NASA, depuis la révolution industrielle des années 1800, la Terre a connu un réchauffement de 1,1°C. Le rapport du GIEC met en garde contre « des conséquences de plus en plus graves, séculaires et, dans certains cas, irréversibles ». Il insiste sur le fait que les millions de personnes qui vivent le long des côtes presque partout dans le monde risquent d’être frappées par un ensemble de catastrophes climatiques : sécheresse, vagues de chaleur, cyclones, incendies de forêt et inondations.

Le rapport du GIEC n’est pas vraiment une surprise car il confirme ce que l’on a pu lire dans la littérature scientifique ces derniers mois. Le message est clair : des vagues de chaleur, des incendies, des inondations et des sécheresses de plus en plus graves se profilent à l’horizon, avec des conséquences désastreuses pour de nombreux pays. La situation actuelle dans l’ouest de l’Amérique ne fait que confirmer les prévisions du GIEC.

Source : USA Today.

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It is interesting to see that since climato-skeptic Donald Trump left the White House, more and more articles have been released in the American press to warn against the effects of climate change. These press releases are all the more frequent as a very severe heat wave and drought are currently affecting the whole western part of the United States and Canada.

Excerpts of an IPCC draft report due to be published in February 2022 has just leaked in the media and draw a very alarming picture of the Earth’s future. In particular, the report informs us that millions of people worldwide will be confronted with a disastrous future of hunger, drought and disease. On can read that “climate change will fundamentally reshape life on Earth in the coming decades, even if humans can tame planet-warming greenhouse gas emissions.” This reminds me of Jean-Louis Etienne’s words who explained me that even if we suddenly stopped CO2 emissions with a magic wand, it would take the atmosphere at least one century to clean up.

The IPCC report warns of a series of thresholds beyond which recovery from climate breakdown may become impossible: “Life on Earth can recover from a drastic climate shift by evolving into new species and creating new ecosystems… but humans cannot. The worst is yet to come, affecting our children’s and grandchildren’s lives much more than our own.”

The report names other devastating climate impacts among which species extinction, more widespread disease, unlivable heat, ecosystem collapse, cities menaced by rising seas.

According to NASA, since the Industrial Revolution of the 1800s, the Earth has so far warmed by 1.1°C. The IPCC report warns of “progressively serious, centuries’ long and, in some cases, irreversible consequences.” It insists that that the millions of people who live along coastlines almost everywhere around the world could be battered by multiple climate calamities at once: drought, heatwaves, cyclones, wildfires and flooding.

The IPCC report does not really come as a surprise as it confirms the scientific literature of recent months. But the stark message is that increasingly severe heatwaves, fires, floods and droughts are coming our way with dire impacts for many countries. The current situation iin western America is a confirmation of the Panel’s predictions.

Source: USA Today.

Courbe de Keeling (Source : Scripps Institution). Rien n’est fait par nos gouvernants pour infléchir les concentrations de CO2 dans l’atmosphère. Les COP (Conferences of the Parties) ne servent visiblement à pas grand chose !

Réchauffement climatique : nouvelle alerte de la NASA et de la NOAA // Global warming : NASA and NOAA send a new alert

Selon une nouvelle étude publiée en juin 2021 dans la revue Geophysical Research Letters par des chercheurs de la NASA et de la NOAA, la quantité de chaleur piégée par la Terre a quasiment doublé depuis 2005. Ce nouvel apport de chaleur contribue au réchauffement des océans, de l’air et des terres.

À l’aide de données satellitaires, les chercheurs ont mesuré le déséquilibre énergétique de la planète (DET), autrement dit la différence entre la quantité d’énergie que la planète absorbe du soleil et celle qui est renvoyée dans l’espace. S’il y a un déséquilibre positif, la Terre absorbe plus de chaleur qu’elle n’en perd. En 2005, il y avait un déséquilibre positif d’environ un demi-watt par mètre carré d’énergie solaire, alors qu’en 2019, le déséquilibre positif était d’un watt par mètre carré.

Les chercheurs expliquent que cette augmentation d’énergie équivaut à l’utilisation, par l’ensemble des habitants de la planète, de 20 bouilloires électriques en même temps. L’équipe scientifique doit poursuivre ses recherches pour déterminer les facteurs à l’origine de cette augmentation, mais on sait déjà qu’une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, la diminution de la couverture nuageuse et de la banquise font partie des causes probables, ainsi que les variations cycliques du climat. Une chose est sûre, les humains en sont en grande partie responsables de cette situation très inquiétante.

Source : NASA.

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According to a new study published in June 2021 in the journal Geophysical Research Letters by NASA and NOAA researchers, the amount of heat trapped by the Earth has roughly doubled since 2005. This is contributing to warming oceans, air, and land.

Using satellite data, the researchers measured the planet’s energy imbalance, which is the difference between how much energy the planet absorbs from the sun and how much is radiated back into space. If there is a positive imbalance, the Earth is absorbing more heat than it is losing. In 2005, there was a positive imbalance of about half a watt per square metre of energy from the sun, whereas in 2019, the positive imbalance was one watt per square metre.

The researchers explain that this energy increase is equivalent to everyone on Earth using 20 electric tea kettles at the same time. The scientific team needs to conduct more research to determine the factors behind the increase, but there is evidence that a rise in greenhouse gas emissions and decrease in cloud cover and sea ice could be part of it, as well as cyclical variations in the climate. One thing is certain, humans are largely responsible for this worrying situation.

Source: NASA.

 

Inventaire de l’accumulation d’énergie sur Terre en ZJ (1 ZJ =1021J) pour les composantes du système climatique terrestre de 1960 à 20. Le flux net à TOA (top of atmosphere) du programme NASA CERES est affiché en rouge. (Source : Karina von Schuckmann et al / global-climat).

Risque d’effondrement glaciaire à l’Aiguille du Midi (France) // Risk of glacial collapse at the Aiguille du Midi (France)

Nous ne sommes pas encore en été et des risques d’effondrements de glaciers sont déjà annoncés dans les Alpes.

D’après la Chamoniarde, Société de prévention et de secours en Montagne de Chamonix, la chute de 10.000 à 20.000 mètres cubes de glace est imminente sur la face nord de l’Aiguille du Midi, depuis le front du principal glacier suspendu, entre le Frendo et le Mallory. Le Mallory est déconseillé et l’accès du Frendo est exposé.
Pour accéder au refuge des Grands Mulets, il est préférable de privilégier la traversée du bas (le sentier à l’aval du glacier des Pèlerins) et éviter d’évoluer en pied de pente de l’Aiguille.

Source : La Chamoniarde.

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We are not yet in summer and the risks of glacier collapses are already announced in the Alps. According to the Chamoniarde, Society for prevention and relief in the mountains of Chamonix, the fall of 10,000 to 20,000 cubic metres of ice is imminent on the north face of the Aiguille du Midi, from the front of the main suspended glacier, between the Frendo and the Mallory. The Mallory is not recommended and access to the Frendo is exposed.

To access the Grands Mulets refuge, it is advisable to take the lower crossing (the path downslope of the Pèlerins glacier) and avoid going down the slope of the Aiguille.

Source: La Chamoniarde.

Image du glacier suspendu (Crédit photo : La Chamoniarde)

 

Mai 2021, 6ème mois de mai le plus chaud // May 2021, 6th warmest May

A l’échelle de la planète, la température de mai 2021 arrive à égalité avec mai 2018, en sixième position pour un mois de mai dans les archives de la NOAA qui couvrent 142 années de relevés.

Depuis le début de l’année (entre janvier et mai), la température de surface est la huitième plus élevée des relevés. Il est très probable que l’année 2021 se classera parmi les 10 années les plus chaudes jamais enregistrées.

La température de surface du globe en mai 2021 se situe à 0,81°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle avec 14,8 °C, à égalité avec 2018. Mai 2021 est le 45ème mois de mai consécutif et le 437ème mois consécutif avec des températures supérieures à la moyenne du 20ème siècle.

Les températures ont été bien supérieures à la moyenne dans certaines parties de l’Asie du nord, de l’ouest et du sud-est, en Afrique, dans le nord de l’Amérique du Sud et dans certaines parties des océans Pacifique, Atlantique et Indien. Les températures ont été plus basses que la moyenne dans certaines régions d’Amérique du Nord, dans l’est de l’Océan Pacifique, en Europe centrale, en Asie centrale et en Inde.

Voir le rapport global à cette adresse : https://www.ncei.noaa.gov/news/Global202105

Source : NOAA.

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The global temperature for May 2021 tied with 2018 as the sixth highest for the month of May in the 142-year NOAA record, which dates back to 1880. The year-to-date (January-May) global surface temperature was the eighth highest on record. It is very likely that the year 2021 will rank among the 10 warmest years on record.

The May 2021 global surface temperature was 0.81°C above the 20th-century average of 14.8°C, tying with 2018. May 2021 marked the 45th consecutive May and the 437th consecutive month with temperatures above the 20th-century average.

Temperatures were much above average across parts of northern, western and southeastern Asia, Africa, northern South America and across parts of the Pacific, Atlantic, and the Indian Oceans. Temperatures were cooler than average across parts of North America, the eastern Pacific Ocean, central Europe, central Asia and India.

See the global report at this address: https://www.ncei.noaa.gov/news/Global202105

Source: NOAA.