La fonte des calottes glaciaires// The melting of ice sheets

La calotte glaciaire du Groenland est probablement encore plus sensible au réchauffement climatique que le pensaient les scientifiques jusqu’à présent. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Nature Geoscience, explique que la hausse de la température de l’air vient s’ajouter à celle des eaux de l’océan pour accélérer la fonte de la calotte glaciaire du Groenland. Les calottes glaciaires couvrent une telle superficie que leur disparition pourrait faire monter le niveau des océans à un degré tel que des villes comme New York et San Francisco seront bouleversées.
La calotte glaciaire du Groenland perd en moyenne environ 250 milliards de tonnes de glace par an. Cette perte s’accélère avec le temps en raison de la température de l’air plus chaude. Elle provoque la fonte en surface, mais aussi sur les glaciers en bordure de la calotte glaciaire. Ils s’effondrent dans la mer, minés par l’eau plus chaude de l’océan.
Jusqu’à présent, les pertes de calotte glaciaire étaient principalement attribuées aux eaux océaniques chaudes qui viennent frapper le bord de la glace. La nouvelle étude révèle que la hausse de la température de l’air a également une influence majeure.
Les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique sont les plus grandes masses de glace du monde et elles jouent un rôle important dans le système climatique de la planète. La calotte glaciaire de l’Antarctique couvre plus de 14 millions de kilomètres carrés et fait environ 2 kilomètres d’épaisseur; si elle fondait, le niveau de la mer monterait d’environ 60 mètres, mettant en péril les communautés et les habitats côtiers.
La calotte glaciaire du Groenland est beaucoup plus petite que la calotte antarctique; elle couvre seulement 1 726 000 kilomètres carrés. C’est tout de même la deuxième plus grande masse de glace de la planète. Selon la NASA, le volume de glace qui a fondu au Groenland depuis une quinzaine d’années est suffisant pour élever le niveau global de la mer de près de 2,5 centimètres.
Les deux calottes glaciaires perdent de la masse à un rythme croissant depuis les années 1990, ce qui a contribué à un tiers de l’élévation du niveau de la mer sur Terre au cours de cette période. Des études prévoient de nouvelles réductions des calottes glaciaires polaires à l’avenir, mais avec un degré d’incertitude élevé. Cela dépendra, en particulier, des efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Les scientifiques sont particulièrement préoccupés par les effets que la fonte des calottes glaciaires pourrait avoir sur certaines villes côtières américaines, telles que New York, Washington DC., San Fransisco et la Nouvelle-Orléans. Ces villes seront recouvertes par les eaux si les calottes glaciaires fondent suffisamment pour élever le niveau de la mer de manière significative. L’assurance des biens côtiers a un coût déjà très élevé, tout comme ceux qui sont exposés aux incendies et aux inondations.
Par ailleurs, la fonte des calottes glaciaires apporte davantage d’eau douce dans les océans, et de tels apports d’eau douce modifient les écosystèmes océaniques. Des organismes, tels que de nombreux types de coraux dépendent de l’eau salée pour leur survie. Une plus grande quantité d’eau douce se déversant dans les océans peut également entraîner une réduction du krill qui est à la tête de la chaîne alimentaire dans les eaux de l’Antarctique; elle nourrit des poissons et des animaux sur Terre, et, bien sûr, des humains. .
Selon la nouvelle étude, si l’atmosphère ne s’était pas réchauffée au cours des dernières décennies, le recul des glaciers du Groenland dans son ensemble aurait probablement été réduit d’un tiers. Dans le nord-ouest du Groenland, où les eaux océaniques qui viennent se briser contre les glaciers sont beaucoup plus froides, la perte aurait pu être réduite de moitié.
Une analyse du cabinet Deloitte* montre que l’insuffisance des mesures pour ralentir le réchauffement climatique pourrait coûter à la seule économie américaine 14,5 billions de dollars au cours des 50 prochaines années. Une perte de cette ampleur équivaudrait à près de 4 % du PIB pour la seule année 2070.

*Deloitte: le plus important cabinet d’audit et de conseil au monde.

Selon le Service Copernicus pour le changement climatique (C3S), le mois de septembre 2022 a été le plus chaud jamais enregistré au Groenland. L’étendue de la glace de mer dans l’Arctique a atteint son neuvième minimum annuel le plus bas vers le milieu du mois de septembre, tandis que l’étendue moyenne mensuelle s’est classée au onzième rang. Elle reste bien au-dessus des étendues les plus basses observées en 2012 et 2020.

Bien qu’il y ait eu deux zones avec un niveau de glace de mer supérieur à la moyenne en Sibérie, la glace de mer dans l’Arctique est restée inférieure en général à la moyenne. En outre, l’étendue de la glace de mer dans l’Antarctique pour le mois de septembre 2022 s’est située parmi les cinq plus faibles de tous les mois de septembre, avec un niveau inférieur de 3% à la moyenne.

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The Greenland ice sheet may be even more sensitive to the warming climate than scientists previously thought. A new study, published in the journal Nature Geoscience, explains that rising air temperatures are working with warm ocean waters to speed up the melting of the Greenland ice sheet. Ice sheets are so large that their disappearance could push up ocean levels to a degree that even New York and San Francisco will have to prepare for a new normal.

The Greenland ice sheet is losing an average of around 250 billion tons of ice per year. These ice sheet losses are speeding up over time because of warmer air temperatures. They cause melting to occur on the surface, as well as on glaciers at the ice sheet’s edge where they crumble into the sea, degraded by warmer oceans.

Until now, ice sheet losses had been mainly attributed to warm ocean waters lapping at the edge of the ice. But the new research finds that rising air temperatures are a major influence, as well.

The Greenland and Antarctic ice sheets are the largest ice masses in the world, and play an important role in the global climate system. The Antarctic ice sheet covers more than 14 million square kilometers. It is about 2 kilometers thick; if it melted, sea level would rise by about 60 meters, putting coastal communities and habitats at extreme risk.

The Greenland ice sheet is much smaller than the Antarctic Ice sheet, only about 1,726,000 square kilometerss. It is still the second-largest body of ice on the planet. According to NASA, the volume of ice that has melted over all of Greenland for approximately the past 15 years is enough to increase the global sea level by nearly 2.5 centimeters..

Both ice sheets have been losing mass at an increasing rate since the 1990s, which has contributed one third of the global sea level rise over this period. Major studies project further declines in the polar ice sheets in the future, but the degree of uncertainty is large. This depends, in part, on how effective efforts to reduce greenhouse gas emissions can be.

Scientists are particularly concerned about the effects that melting ice sheets could have on some coastal U.S. cities, such as: New York City; Washington, D.C.; San Francisco; and New Orleans. These popular metro areas could become underwater cities if ice sheets melt enough to raise the sea level significantly. For certain, it’s already becoming more expensive or more complex to insure coastal properties, as well as those in the line of wildfires and floods.

What’s more, melting ice sheets put more fresh water into the oceans, and large additions of fresh water change the ocean ecosystems. Organisms, such as many types of corals, for example, depend on saltwater for survival. Greater fresh water pouring into the oceans may lead to a reduction in krill that kicks off the Antarctic marine food chain that eventually feeds larger fish and land animals, and, of course, people. .

According to the new study, if the atmosphere had not warmed over the last few decades, the retreat of Greenland’s glaciers as a whole likely would have been reduced by as much as a third. In northwestern Greenland, where the ocean waters breaking against the glaciers are much colder, the loss could have been reduced by as much as half.

A Deloitte analysis shows that insufficient action on climate change and global warming could cost the U.S. economy alone $14.5 trillion in the next 50 years. A loss of this scale is equivalent to nearly 4% of GDP in 2070 alone.

* Deloitte : the largest professional services firm in the world

Source: Yahoo News.

According to the Copernicus Climate Change Service (C3S), September 2022 was the warmest month on record in Greenland. Sea ice extent in the Arctic reached its ninth lowest annual minimum around the middle of September, while the monthly average extent ranked eleventh. It remains well above the lowest extents seen in 2012 and 2020.
Although there were two areas with above average sea ice levels in Siberia, sea ice in the Arctic remained generally below average. In addition, Antarctic sea ice extent for September 2022 was among the five lowest of all Septembers, at 3% below average.

Photos: C. Grandpey

La mort des glaciers (suite) // The death of glaciers (continued)

Un rapport de l’ONU rappelle une fois de plus que les glaciers de la planète, en particulier les derniers glaciers d’Afrique, auront inévitablement disparu d’ici 2050 en raison du réchauffement climatique. Un rapport de l’UNESCO ajoute que les glaciers d’un tiers des sites inscrits au patrimoine mondial des Nations Unies fondront complètement dans les trente prochaines années.
Les derniers glaciers du Kilimandjaro disparaîtront, tout comme les glaciers des Alpes et ceux du Parc national de Yosemite aux États-Unis. Ils fondront quelles que soient les mesures prises pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Le processus est irréversible.
Environ 18 600 glaciers ont été identifiés sur 50 sites du Patrimoine mondial des Nations Unies. Ils représentent près de 10 % de la surface glaciaire sur Terre. Les uns après les autres, les rapports expliquent que le retrait et la disparition des glaciers comptent « parmi les preuves les plus spectaculaires du réchauffement climatique ».
Les glaciers encore présents dans les deux autres tiers des sites du Patrimoine mondial des Nations Unies pourraient être sauvés, à condition que le monde limite le réchauffement climatique à 1,5°C. Un autre rapport de l’ONU publié début novembre révèle que, malheureusement, le monde ne montre actuellement « aucune voie crédible » pour y parvenir.
En consultant les archives historiques, on se rend compte de la rapidité sans précédent avec laquelle se produit la fonte des glaciers. Au milieu des années 1900, les glaciers étaient relativement stables, puis ils ont entamé le recul incroyablement rapide auquel nous assistons aujourd’hui.
Parmi les glaciers inscrits sur la liste du Patrimoine mondial et voués à disparaître d’ici 2050, on remarque le Parc national des Virunga (République Démocratique du Congo) ; le Parc national de Yellowstone (États-Unis); le Parc national du Mont Kenya (Kenya); les Pyrénées avec le Mont Perdu (France, Espagne) ; le Parc national des monts Rwenzori (Ouganda); le Haut lieu tectonique suisse Sardona (Suisse); le Parc national Nahanni (Canada); le Parc national du Kilimandjaro (Tanzanie); le Parc national de Yosemite (États-Unis); Les Dolomites (Italie).
Le rapport indique que la perte de glace dans les sites du Patrimoine mondial pourrait avoir déjà causé jusqu’à 4,5 % de l’élévation mondiale du niveau de la mer observée entre 2000 et 2020. Ces glaciers perdent 58 milliards de tonnes de glace chaque année. C’est l’équivalent du volume annuel d’eau consommé ensemble par la France et l’Espagne.
De nombreuses personnes dépendent également des glaciers comme source d’eau pour l’usage domestique et l’agriculture. Leur disparition pourrait donc entraîner une pénurie d’eau douce pendant les saisons sèches.
Les populations locales et les peuples autochtones seront les premiers exposés aux inondations causées par la fonte des glaciers. Les auteurs du rapport insistent pour que des systèmes d’alerte précoce et de réduction des risques de catastrophe soient mis en place.
La mesure la plus évidente à prendre serait évidemment de limiter le réchauffement climatique.
Source : BBC News / Climat et Science.

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A United Nations report warns one more that glaciers across the globe, including the last ones in Africa, will have unavoidably disappeared by 2050 due to global warming. A UNESCO report adds that glaciers in a third of UN World Heritage sites will melt within three decades.

Mount Kilimanjaro’s last glaciers will vanish as will glaciers in the Alps and Yosemite National Park in the US. They will melt regardless of the world’s actions to combat greenhouse gas emissions.

About 18,600 glaciers have been identified across 50 UN World Heritage sites. They represent almost 10% of the Earth’s glacierised area. The reports warns that the retreat and disappearance of glaciers is « among the most dramatic evidence that Earth’s climate is warming. »

The remaining glaciers in the other two thirds of UN World Heritage sites could be saved, but only if the world limits global warming to 1.5°C. Another UN report released early November found that the world currently had « no credible pathway » to achieve that.

What is quite unprecedented in the historical record is how quickly glacier melting is happening. In the middle of the 1900s, glaciers were quite stable, Then there was the incredibly fast retreat we see today.

Among the glaciers on the World Heritage list that will disappear by 2050, one can see Virunga National Park (Democratic Republic of the Congo); Yellowstone National Park (USA); Mount Kenya National Park/Natural Forest (Kenya); Pyrenees Mont Perdu (France, Spain); Rwenzori Mountains National Park (Uganda); Swiss Tectonic Arena Sardona (Switzerland); Nahanni National Park (Canada); Kilimanjaro National Park (Tanzania); Yosemite National Park (USA); The Dolomites (Italy).

The report says that ice loss in World Heritage sites may have caused up to 4.5% of the observed global sea level rise between 2000 and 2020. These glaciers lose 58 billion tonnes of ice every year. This is the equivalent to the total annual volume of water used in France and Spain put together.

Many people also depend on glaciers as their water source for domestic use and agriculture, and their loss could lead to a scarcity of fresh water during the dry seasons.

Local communities and indigenous people will bear the brunt of the flooding caused by glacier loss. The report’s authors urge that early-warning and risk-reduction disaster systems be put in place.

However the most obvious thing to be done is limit global warming.

Source : BBC News Climate and Science.

Glaciers dans le Parc de Yosemite (Crédit photo: NPS)

Réchauffement climatique : sale temps pour le crabe des neiges en Alaska // Global warming : hard times for snow crabs in Alaska

Voici une autre victime du réchauffement climatique : le crabe des neiges – snow crab – qui joue un rôle important dans l’économie de l’Alaska. Ce crabe est en fait une grosse araignée de mer rencontrée dans les mers froides, en particulier dans le Pacifique nord, de l’Alaska aux îles Kouriles et au Kamtchatka, ainsi que dans l’Atlantique nord-ouest.

En 2022, il y a une telle hécatombe de crabes des neiges que l’État a pris une décision encore jamais vue : l’interdiction de leur pêche cette saison pour sauver l’espèce.
Selon une étude du plancher océanique en mer de Béring en 2022, réalisée par la NOAA, le nombre total de ces crustacés n’atteint plus que 1,9 milliard, contre 11,7 milliards en 2018, soit une baisse d’environ 84 %.
Pour la toute première fois, le Département de la pêche et de la chasse de l’Alaska a annoncé que la saison du crabe des neiges en Mer de Béring resterait fermée en 2022-2023. Le Département a ajouté dans un communiqué que les efforts doivent se tourner vers « la conservation et la reconstruction » compte tenu de l’état de la population de crabes. On trouve également le crabe des neiges dans les mers de Chukchi et de Beaufort plus au nord, mais il n’y atteint pas des tailles exploitables.
Selon un biologiste marin de l’Alaska Fisheries Science Center, les très mauvais chiffres observés aujourd’hui sont le résultat des vagues de chaleur de 2018 et 2019. L’habitat d’eau froide dont les crabes ont besoin a pratiquement disparu, ce qui confirme que la température est vraiment le principal responsable de la situation actuelle. Selon la NOAA, l’Alaska est l’État qui se réchauffe le plus rapidement aux Etats Unis et il perd des milliards de tonnes de glace chaque année. Cette glace est essentielle car les crabes ont besoin d’eau froide pour survivre. Leur disparition est un indicateur des perturbations subies par l’environnement avec le réchauffement climatique.
Plusieurs hypothèses existent pour expliquer pourquoi la température plus chaude de l’océan a appauvri l’espèce. Des études ont révélé une prévalence plus élevée de la Bitter Crab Disease, une maladie dont est victime l’espèce à mesure que la température se réchauffe.
Les crustacés qui, comme leur nom l’indique, se plaisent en eau froide, sont également soumis à un stress métabolique plus important dans les eaux plus chaudes, et ils ont donc besoin de plus d’énergie pour rester en vie. Ils sont peut-être morts de faim parce qu’ils ne pouvaient pas faire face aux demandes métaboliques.
Les jeunes crabes des neiges en particulier ont besoin de basses températures pour se mettre à l’abri de leur principal prédateur, la morue du Pacifique. La température de l’eau dans les régions où résident généralement les juvéniles est passée de 1,5 ° C en 2017 à 3,5 ° C en 2018. Des études ont indiqué que 3 ° C pourrait être une température clé pour l’espèce.
L’annulation de la pêche au crabe des neiges annonce une période de difficultés sans précédent pour ce secteur de la pêche en Alaska et pour les communautés qui en dépendent. Les familles de pêcheurs de crabes de deuxième et troisième génération vont se retrouver sans travail et donc sans revenus. L’industrie a également été touchée par l’annulation de la pêche au crabe royal rouge en Baie de Bristol pour la deuxième année consécutive. En conséquence, tout le secteur qui dépend de la population de crabes des neiges demande des aides financières comme il en existe pour les agriculteurs en période de mauvaises récoltes ou pour les populations touchées par des ouragans ou des inondations.
Source : CBS News, Yahoo News.

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Here is another victim of global warming: the snow crab which plays an important part in Alaska’s economy. In 2022, there is such a mass die-off of snow crabs that the State has taken the unprecedented step of cancelling their harvest this season to save the species.

According to an annual survey of the Bering Sea floor carried out by NOAA, estimates for the crustaceans’ total numbers fell to about 1.9 billion in 2022, down from 11.7 billion in 2018, or a reduction of about 84 percent.

For the first time ever, the Alaska Department of Fish and Game announced the Bering Sea snow crab season will remain closed for 2022-23, saying in a statement efforts must turn to « conservation and rebuilding given the condition of the stock. » The species is also found in the more northward Chukchi and Beaufort Seas, but they do not grow to fishable sizes there.

According to a marine biologist with the Alaska Fisheries Science Center, the shocking numbers seen today are the result of heatwaves in 2018 and 2019. The cold water habitat that the crabs need was virtually absent, which suggests that temperature is really the key culprit in this population decline. According to NOAA, Alaska is the fastest warming State in the country, and is losing billions of tons of ice each year. This is critical for crabs that need cold water to survive.

Historically an abundant resource in the Bering Sea, their loss is considered a bellwether of ecological disruption.

There are several hypotheses to explain why warmer temperatures have depleted the species.

Studies have pointed toward a higher prevalence of Bitter Crab Disease as the temperature heats up.

The crustaceans, named for their love of cold water, are also under greater metabolic stress in warmer waters, meaning they need more energy to stay alive. They may have starved because they couldn’t keep up with metabolic demands.

Young snow crabs in particular need low temperatures to hide out from their major predator, Pacific cod, and temperatures in regions where juveniles typically reside jumped from 1.5°C in 2017 to 3.5°C in 2018, with studies indicating 3°C might be an important threshold.

The cancellation of snow crab fishing heralds unprecedented and troubling times for Alaska’s iconic crab fisheries and for the hard-working fishermen and communities that depend on them. Second and third generation crab-fishing families will go out of business. The industry was also hit by the cancellation of Bristol Bay red king crab fishing for the second year in a row. As a consequence, fisheries that rely heavily on the snow crab population are asking for a relief program for fisherman, similar to programs for farmers who experience crop failure, or communities affected by hurricanes or flooding.

Source: CBS News, Yahoo News.

Crédit photo : Wikipedia

Mer de Béring où le crabe des neiges prolifère habituellement.

La COP27 fera-t-elle chuter le niveau de CO2 sur la planète? // Will COP27 help reduce CO2 on the planet?

Alors que la COP27 bat son plein en Égypte, on apprend que les émissions de CO2 produites par la consommation d’énergies fossiles vont atteindre un nouveau niveau record en 2022. Selon les scientifiques du Global Carbon Project. les émissions de CO2 d’origine fossile « devraient augmenter de 1% par rapport à 2021, pour atteindre 36,6 milliards de tonnes, soit un peu plus que les niveaux de 2019 avant la COVID-19 ». Cette hausse est portée principalement par l’utilisation du pétrole (+2,2%) avec la reprise du trafic aérien, et du charbon (+1%).

L’équipe du Global Carbon Project calcule chaque année les émissions de CO2, ainsi que le « budget carbone » restant, autrement dit la limite supérieure de dioxyde de carbone émis permettant de rester sous une température mondiale donnée. Cette température est en effet liée à la concentration de CO2 dans l’atmosphère. Or, cette concentration a augmenté de 51% depuis le début de l’ère industrielle. Au rythme actuel de « dépense » du budget carbone, il ne reste qu’une chance sur deux d’atteindre en 2030 l’objectif de contenir le réchauffement à 1,5°C tel qu’il a été défini par la COP21 de Paris. Selon les chercheurs, il faudrait que les émissions de gaz à effet de serre baissent de 45% d’ici 2030 pour avoir une chance de parvenir à cet objectif. A 30 ans, il y a une chance sur deux de tenir l’objectif moins ambitieux de +2°C, et à 18 ans pour +1,7°C. Or, avec près de +1,2°C de réchauffement déjà enregistré, les catastrophes climatiques se multiplient à travers le monde : canicules, sécheresses, inondations ou méga-feux…

Il faut toutefois noter que l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre issues des énergies fossiles est en baisse. Elle est passée d’environ 3% par an dans les années 2000 à 0,5% par an sur la dernière décennie.

Parmi les plus grands pollueurs mondiaux, c’est en Inde que le rebond des émissions fossiles sera le plus fort en 2022. On enregistre une augmentation de 6% en raison principalement de la consommation de charbon accompagnant la forte reprise économique.

Les Etats-Unis enregistrent une hausse de +1,5%.

La Chine, qui devrait finir à -0,9%, a connu une forte baisse en début d’année avec les confinements liés à la politique zéro-Covid et la crise du bâtiment.

L’Union européenne, plongée dans la crise énergétique par l’invasion de l’Ukraine, devrait enregistrer -0,8%, les émissions liées au gaz s’effondrant de 10% et celles liées au charbon bondissant de 6,7%, contre +0,9% pour le pétrole.

Source: médias français.

Comme on vient de l’expliquer, les émissions de CO2 produites par la consommation d’énergies fossiles vont atteindre en 2022 un nouveau niveau record, Ce qui est encore plus inquiétant que les émissions de CO2, ce sont les concentrations de ce gaz dans l’atmosphère. Elles apparaissent sur la Courbe de Keeling, tracée d’après les mesures effectuées sur le Mauna Loa, un volcan qui culmine à 4200 m d’altitude à Hawaii.

En ce moment, les concentrations de CO2 atteignent elles aussi un niveau très élevé : 416,22 ppm le 9 novembre 2022. Il y a un an, elles atteignaient déjà 414,8 ppm à la même époque.

Si les émissions de CO2 ont chuté pendant la pandémie de COVID – ce que les médias n’ont pas manqué de nous signaler – les concentrations de ce gaz n’ont absolument pas fléchi. Cela montre que, même si les émissions devaient chuter brusquement, comme par un coup de baguette magique, il faudrait attendre plusieurs décennies avant que l’atmosphère commence à se purifier.

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While COP27 is going on in Egypt, we are told that CO2 emissions produced by the consumption of fossil fuels will reach a new record level in 2022. According to scientists from the Global Carbon Project. fossil-based CO2 emissions are « expected to increase by 1% from 2021, to 36.6 billion tonnes, slightly above 2019 levels before COVID-19 ». This increase is mainly driven by the use of oil (+2.2%) with the resumption of air traffic, and coal (+1%).
The Global Carbon Project team calculates CO2 emissions each year, as well as the remaining « carbon budget », in other words the upper limit of carbon dioxide emitted to remain below a given global temperature. This temperature is in fact linked to the concentration of CO2 in the atmosphere. However, this concentration has increased by 51% since the beginning of the industrial era. At the current rate of « spending » of the carbon budget, there is only a one in two chance of reaching the 2030 objective of limiting global warming to 1.5°C as defined by COP21 in Paris. . According to the researchers, greenhouse gas emissions would have to fall by 45% by 2030 to have a chance of achieving this objective. At 30%, there is a one in two chance of meeting the less ambitious target of +2°C, and at 18% for +1.7°C. However, with nearly +1.2°C of warming already recorded, climatic disasters are multiplying around the world: heat waves, droughts, floods or mega-fires…
However, it should be noted that the increase in greenhouse gas emissions from fossil fuels is decreasing. It went from about 3% per year in the 2000s to 0.5% per year over the last decade.
Among the world’s biggest polluters, the rebound in fossil emissions will be strongest in India in 2022. There is a 6% increase, mainly due to coal consumption accompanying the strong economic recovery.
The United States recorded an increase of +1.5%.
China, which is expected to end at -0.9%, experienced a sharp drop at the start of the year with the confinements linked to the zero-Covid policy and the construction crisis.
The European Union, plunged into energy crisis by the invasion of Ukraine, is expected to register -0.8%, with gas-related emissions collapsing by 10% and coal-related emissions jumping by 6.7%, against +0.9% for oil.
Source: French news media.

As just explained, CO2 emissions produced by the consumption of fossil fuels will reach a new record level in 2022. What is even more worrying than CO2 emissions are the concentrations of this gas in the atmosphere. They appear on the Keeling Curve, drawn according to measurements made on Mauna Loa, a volcano which culminates at 4200 m above sea level in Hawaii.
At the moment, CO2 concentrations are reaching a very high level: 416.22 ppm on November 9th, 2022. A year ago, they already reached 414.8 ppm at the same time.
While CO2 emissions have fallen during the COVID pandemic – something the media has been telling us about – concentrations of this gas have not dropped at all. This shows that, even if emissions were to fall suddenly, as if by the wave of a magic wand, it would be several decades before the atmosphere began to clear up.

Concentrations de CO2 le 9 novembre 2022 au sommet du Mauna Loa (Source: Scripps Institution)