L’Islande et les effets du réchauffement climatique // Iceland and the effects of climate change

Les effets du changement climatique et du réchauffement de la planète affectent profondément la nature islandaise depuis une trentaine d’années, avec une forte augmentation de la végétation. Il faut s’attendre à de nouveaux changements avec la hausse des températures.
Les effets du réchauffement climatique sur la nature islandaise sont visibles sur la végétation verte qui a augmenté de 80% au cours des 30 dernières années. L’effet est particulièrement visible dans le sud, l’ouest et le nord-ouest de l’Islande, un peu moins dans l’est et le nord-est.
La surface occupée par les forêts de bouleaux s’est accrue de 9% depuis 1990. La plus forte augmentation a lieu dans les secteurs où les températures ont connu la plus forte hausse. La croissance moyenne d’un bouleau est 8 fois plus rapide aujourd’hui qu’elle ne l’était en 1970, et il en va de même pour la plupart des plantes.
Les biologistes et les pêcheurs en rivière sont préoccupés par l’effet du changement climatique sur le saumon de l’Atlantique Nord qui remonte dans les rivières islandaises. La hausse des températures pourrait affecter le retour des jeunes saumons quand ils quittent l’océan pour rejoindre les rivières. Biologistes et pêcheurs sont encore plus préoccupés par la truite et l’omble chevalier. L’omble chevalier est répandu en Islande, mais la population a diminué rapidement alors que celle de truites fario tend à augmenter. Cette dernière a tendance à remplacer l’omble dans les rivières islandaises car il préfère une eau froide alors que la truite se satisfait de températures plus élevées.
Le réchauffement climatique provoque des changements drastiques dans le domaine des terres cultivables. Les agriculteurs se réjouissent de ce changement, mais les scientifiques s’inquiètent car la nature est en train de perdre un de ses écosystèmes, un type de landes baptisé rústamýri par les Islandais. Leur surface diminue considérablement et elles auront probablement disparu au cours des prochaines décennies si le changement climatique se poursuit.

A côté de la végétation, d’autres effets du changement climatique concernent les glaciers islandais. Des observations récentes ont révélé qu’ils couvrent 12% de moins qu’on le pensait. Beaucoup d’entre eux ont reculé de plusieurs centaines de mètres, certains même de plusieurs kilomètres.

Un effet non négligeable de la fonte des glaciers en Islande est une hausse du niveau des terres car la pression glaciaire diminue. Des chercheurs ont récemment observé le même phénomène au Groenland et ils l’attribuent à la réaction du manteau terrestre qui se trouve sous la croûte, à la verticale des zones concernées. Ce phénomène peut modifier le littoral et avoir un effet sur l’érosion de la mer. Ainsi, le port de Höfn, dans le sud de l’Islande, devient de moins en moins profond suite au recul du glacier Vatnajökull, ce qui rendra problématique l’entrée des bateaux dans le port. Le phénomène est moins apparent au Groenland car la mer est profonde le long des côtes.

Source : Iceland Review.

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The effects of climate change and global warming have been clearly seen on Icelandic nature over the last 30 years, with much increase in vegetation. More great changes are expected with the average temperatures on the rise.

One of the effects of global warming on Icelandic nature can be observed on green vegetation which has increased 80% in the last 30 years. The effect is most visible in South, West and North West Iceland, less in East and North East.

Birch forests have expanded 9% since 1990. The greatest expanse is where the temperatures have risen the most. The average growth of a birch tree is 8 times faster now than it was in 1970, and the same goes for most plants.

Biologists and anglers are both worried about the effect on the big North Atlantic salmon that lives in Icelandic rivers. Increased temperatures might affect the return of the salmon from the ocean to the rivers when it has reached puberty. They are even more worried about trout. Arctic char is a common species in Iceland, but the population has been diminishing rapidly. The number of brown trout is however increasing. The population of Arctic char is diminishing rapidly, and is being replaced by brown trout. Arctic char prefers colder water opposed to the brown trout which can easily survive in higher temperatures.

Global warming is causing drastic changes to tillage in Iceland. Farmers are happy about much of this change, but scientists are worried because Icelandic nature is losing one of its special ecosystems, rústamýri (a type of moorland). They are shrinking considerably and will be completely gone in the next decades if climate change continues.

Beside vegetation, other effects of climate change concern the glaciers. Recent observations have revealed that they are covering 12 per cent less than thought before. Some of them have retreated by several hundred metres, even kilometres.

An effect of glacier melting is an uplift of the ground as the pressure exerted by the glaciers is decreasing. Researchers have observed a similar phenomenon in Greenland and they attribute it to a reaction of Earth’s mantle beneath the crust, vertically from the concerned areas. This phenomenon may change the shores and have an effect on sea erosion. Thus, the harbour of Höfn in southern Iceland is getting less and less deep because of the retreat of Vatnajökull Glacier. This which might soon become a problem for the boats entering the port. In Greenland, the problem is less crucial as the sea becomes rapidly very deep along the coasts.

Source : Iceland Review.

Vue de Hallormsstaður, l’une des rares forêts de bouleaux dans l’est de l’Islande. (Crédit photo : Wikipedia)

La mort des glaciers de la Chaîne des Cascades // The death of the glaciers of the Cascade Range

Voici le lien vers un article très intéressant qui montre à quelle vitesse les glaciers fondent et reculent dans le Pacifique Nord-Ouest:
http://www.counterpunch.org/2017/04/28/mountain-of-tears-the-vanishing-glaciers-of-the-pacific-northwest/

L’article présente le témoignage d’un homme habitué à escalader le Mont Hood (Oregon), l’un des volcans potentiellement actifs de la Chaîne des Cascades. Il vient d’effectuer la 26ème ascension du versant nord-est de la montagne.
L’homme explique que, lorsqu’il a escaladé pour la première fois Cooper’s Spur, un éperon rocheux en dessous du sommet pyramidal du volcan, au début des années 1990, une grande partie de cette arête était toujours sous la neige jusqu’au mois d’août. Le parcours était balisé uniquement par des cairns et des poteaux en bois. En 2005, ces hautes pentes du Mont. Hood n’avaient plus de neige dès la mi-juillet, voire plus tôt. Au printemps 2017, après une série de journées chaudes en avril, la couverture neigeuse de Cooper’s Spur avait déjà fondu début mai, offrant les glaciers aux rayons du soleil pour une durée d’au moins six mois. Même après un hiver de fortes pluies et de chues de neige abondantes, le manteau neigeux de l’Oregon n’atteignait que 56 pour cent de la normale, une tendance qui n’a fat qu’empirer au cours des vingt dernières années.

L’histoire est la même tout le long de la Chaîne des Cascades, depuis la frontière canadienne jusqu’au Mont. Shasta dans le nord de la Californie. L’une des conséquences de la diminution du manteau neigeux est que la partie la plus humide des Etats-Unis est maintenant confrontée au risque d’une pénurie d’eau. La perspective d’une réduction du manteau neigeux et des eaux de fonte est également préoccupante pour les saumons et les truites qui viennent frayer dans les petits cours d’eau de ces montagnes.
Au cours de sa descente du Mont Hood, le randonneur a rencontré un glaciologue suédois qui étudie les glaciers des Cascades depuis une dizaine d’années. Il lui a dit que le glacier Eliot – le plus grand glacier de l’Oregon – a perdu plus de 42 mètres d’épaisseur au cours du siècle dernier et a reculé de plus de 300 mètres par rapport aux premières photos prises en 1901. Les glaciers ont reculé de plus de 50% dans tout le nord-ouest des Etats Unis et la vitesse de ce recul est en train de s’accélérer. Des dizaines de glaciers du nord-ouest ont complètement disparu, y compris dix glaciers répertoriés en Oregon.
Le front du glacier Eliot est profondément fissuré et on peut l’entendre gronder et craquer, comme si la montagne pleurait la perte d’une glace qui a recouvert ses flancs pendant 20 000 ans.

Source: Counterpunch.org.

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Here is the link to a very interesting article that shows how fast glaciers are melting and retreating in the Pacific Northwest:

http://www.counterpunch.org/2017/04/28/mountain-of-tears-the-vanishing-glaciers-of-the-pacific-northwest/

In the article, we have the testimony of a man who is used to climbing Mount Hood in Oregon, one of the potentially active volcanoes of the Cascade Range. He has just performed the 26th climb of the north-eastern slope of the mountain.

The man explains that when he first climbed Cooper’s Spur – a sharp ridge plunging off the volcano’s pyramidal peak – in the early 1990s, much of the ridge was still under snow well into August; the climbing route was visible only by following stone cairns and wooden posts. By 2005, these high slopes on Mt. Hood were clear of snow by mid-July, if not earlier. In spring 2017, after a blistering run of days in April, the snowpack on Cooper’s Spur had melted off by early May, exposing the glaciers to at least six months of sun. Even following a winter of heavy rains and mountain snow, Oregon’s snowpack was reduced to 56 percent of normal, a trend that has been getting worse for the past twenty years.

The story is the same up and down the Cascade Range, from the Canadian border to Mt. Shasta in northern California. One consequence of the dwindling snowpack is the fact that the soggiest part of the country is now facing the prospect of water shortages. The prospect of diminished snowpacks and early melt-offs is even more dire for the salmon and trout that spawn in the mountains small rivers and streams.

On his descent, the climber met a Swedish glaciologist who has been studying Cascade glaciers for the past decade. He told him that the Eliot Glacier – Oregon’s largest glacier – has lost more than 42 metres in thickness over the last century and has retreated more than 300 metres from the first photos of the glacier taken in 1901. Across the Northwest, glaciers have retreated by more than 50 percent and the pace of retreat is quickening. Dozens of northwest glaciers have disappeared entirely, including ten named glaciers in Oregon.

The face of the Eliot Glacier is deeply fissured and one can hear it rumble and crack, as if the mountain itself was moaning at the loss of ice that had coated its flanks for the last 20,000 years.

Source : Counterpunch.org.

Le Mont Hood vu depuis l’espace (Crédit photo: NASA)

Vue du Mont Hood depuis le nord. On aperçoit Cooper’s Spur sur la gauche, juste avant la pente terminale (Photo: C. Grandpey)

 

Des nouvelles inquiétantes sur le Groenland // Disturbing news about Greenland

Alors que Donald Trump continue de nier l’existence du changement climatique, une équipe internationale de chercheurs a révélé que le réchauffement climatique a déjà fait fondre les glaciers côtiers et la calotte glaciaire côtière du Groenland au delà du point de non-retour.
Dans une étude publiée dans Nature Communications, des scientifiques américains et européens décrivent comment les glaciers et les calottes qui couvrent des dizaines de milliers de kilomètres carrés le long de la côte du Groenland ont atteint un «point de basculement» critique, au-delà duquel une nouvelle fonte est inévitable. La glace avait déjà dépassé ce point de basculement il y a 20 ans, mais la technologie n’existait pas encore pour confirmer le phénomène.

Selon les chercheurs, la fonte complète de la glace côtière du Groenland pourrait faire monter le niveau de la mer d’environ 4 centimètres, avec un impact sur certaines îles et certaines zones côtières en raison des risques d’inondation, d’érosion et d’autres effets.
La calotte de glace du Groenland, qui couvre environ 80 pour cent de la surface de l’île, est la deuxième plus grande étendue de glace au monde après celle de l’Antarctique. Les mêmes processus qui ont causé la fonte accélérée de la glace côtière du Groenland pourraient également entraîner la fonte de la calotte principale qui recouvre le reste de l’île, avec des résultats dévastateurs faciles à imaginer. Pour l’instant, cette calotte de glace est encore stable et son point de basculement n’a pas encore été atteint. Toutefois, si le réchauffement climatique continue, il est très probable qu’il sera vite atteint, puis franchi. Si la totalité de la calotte glaciaire du Groenland devait fondre, cela entraînerait une élévation mondiale de plus de 6 mètres du niveau de la mer.
Jusqu’à 30 pour cent de la glace côtière du Groenland devrait disparaître d’ici 2100. Les chercheurs affirment que le réchauffement climatique est responsable de ce déclin précipité. Si la température de la Terre augmente de 2 degrés Celsius, comme convenu lors de la COP 21 de Paris, la couche de glace du Groenland pourrait connaître la même fonte accélérée que les glaciers côtiers et les calottes côtières de l’île.
Source: The Huffington Post.

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Even as President Donald Trump continues to deny the urgency of climate change, an international team of researchers has revealed how global warming has already melted Greenland’s coastal glaciers and ice caps past the point of no return.

In a study just published in Nature Communications, U.S. and European scientists describe how the glaciers and ice caps that cover tens of thousands of square kilometres along the coast of Greenland have reached a critical “tipping point,” beyond which further melting is unavoidable. The ice had already surpassed this tipping point 20 years ago, only the technology to confirm this had not existed until now.

According to researchers, the complete melting of Greenland’s coastal ice could raise global sea levels by about 4 centimetres. It is an increase that could impact some islands and low-lying coastal areas through flooding, erosion and other effects.

The Greenland ice sheet, which covers about 80 percent of the island’s surface, is the second-largest ice body in the world after the Antarctic ice sheet. The same processes that have caused the accelerated melting of Greenland’s coastal ice bodies could also influence the island’s massive ice sheet, with devastating results. For now, the ice sheet is still safe and its tipping point has not been crossed yet. But if warming continues, it is very likely that it will be crossed. If the entire Greenland ice sheet were to melt, it would cause a global sea level rise of more than 6 metres.

Up to 30 percent of Greenland’s coastal ice is expected to disappear by 2100. If the Earth’s temperature increases by 2 degrees Celsius, as agreed during the Paris COP 21, the Greenland ice sheet could experience the same accelerated melting that the island’s coastal glaciers and ice caps are facing.

Source: The Huffington Post.

Calotte côtière et glaciers côtiers du Groenland (Photos: C. Grandpey)

Confirmation de la fonte de l’Antarctique // Confirmation of the melting of Antarctica

Un article paru dans la revue Sciences et Avenir confirme un phénomène révélé depuis plusieurs mois par la presse américaine, tout en apportant quelques informations supplémentaires. La surface de la banquise en Antarctique, jusqu’alors relativement préservée des effets du réchauffement climatique, s’est brusquement réduite au cours des derniers mois, comme le montre le graphique ci-dessous.

Source: NOAA

 Contrairement à la glace du Groenland dont la surface se réduit considérablement année après année, la surface de la banquise antarctique demeurait, relativement stable, voire très légèrement à la hausse. C’est terminé. L’extension de la glace a brutalement décroché, passant de 16 à 14 millions de kilomètres carrés durant le mois de novembre qui correspond au début du printemps en Antarctique. Le phénomène a été provoqué en partie par des températures supérieures de 2 à 4°C aux normales saisonnières. Officiellement, l’origine précise de cette hausse des températures reste inconnue…

Il faudra observer attentivement la situation l’année prochaine au moment où la banquise va se reformer, après cette rupture hors norme qui marque peut-être la fin d’une tendance légèrement à la hausse observée depuis au moins les années 1970 (ligne bleue sur le graphique ci-dessus). Les glaciologues pensent que cette légère extension de la surface de glace en Antarctique était probablement due à trois facteurs : 1) Un brassage relativement faible entre les eaux de surface très froides et celles en profondeur dont la température est un peu plus élevée. Ce brassage naturel a peut-être été affaibli par l’apport d’eau douce, issue de la fonte des glaciers de l’Antarctique dans l’océan. 2) Des vents violents qui poussent régulièrement la glace de la banquise vers le large, ce qui contribue à augmenter son étendue sur l’océan. 3) Des eaux relativement froides dans le sud du Pacifique qui creusent un système de basse pression en mer d’Amundsen ; ce phénomène génère des vents qui contribuent à étendre la couverture de glace. Les données ne permettent pas actuellement de désigner lequel de ces facteurs a joué un rôle majeur dans le décrochage de la couverture glaciaire.

Des signes inquiétants sont apparus au niveau de l’énorme complexe glaciaire de l’Ouest Antarctique qui restait jusqu’à présent relativement stable. Depuis octobre 2016, une gigantesque fracture a fait son apparition et elle se propage très rapidement,  à la vitesse de cinq terrains de football par jour, de sorte qu’un gigantesque iceberg [NDLR : de la taille du département de la Lozère] menace de se détacher dans les mois à venir.

En l’état, la libération de cette énorme plaque n’aura sans doute pas de graves conséquences sur l’élévation des mers. Le problème, c’est que cette zone constitue une sorte de bouchon de glace. S’il venait à céder, une partie de ce qui est en amont pourrait glisser dans l’eau. Il est à noter que l’Antarctique représente 90% des réserves d’eau douce de notre planète. Si tout cet immense glacier venait à fondre, le niveau des océans pourrait s’élever d’une soixantaine de mètres. Nous n’en sommes pas encore là, mais les chercheurs pensent que la contribution de l’Antarctique prévue par le GIEC a été sous-estimée. Alors que les rapports du GIEC tablaient sur une contribution à l’élévation générale du niveau des mers inférieur à 10 cm d’ici 2100, des travaux scientifiques récents penchent plutôt pour un impact de l’ordre de plusieurs dizaines de centimètres. Afin de mieux prévoir les évolutions climatiques futures, un nouveau modèle – CNRM-CM6 – a été mis en place. La représentation de la physique de l’atmosphère est plus précise et celle du manteau neigeux a été nettement améliorée. L’accent a été mis sur l’hydrologie continentale ainsi que la modélisation des nappes d’eau souterraines.

Source : Sciences et Avenir.

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An article published in the magazine Sciences et Avenir confirms a phenomenon revealed for several months by the American press, while bringing some additional information. The Antarctic ice cap, previously relatively untouched by the effects of global warming, has abruptly shrunk in recent months, as shown in the graph below.

Unlike the ice of Greenland, whose surface area has considerably reduced year after year, the surface of the Antarctic ice remained relatively stable, even slightly increasing. It’s over. Ice extensions suddenly dropped from 16 to 14 million square kilometers during the month of November, which coincides with early spring in Antarctica. The phenomenon was caused in part by temperatures 2 to 4 ° C above seasonal normals. Officially, the precise origin of this rise in temperatures remains unknown …
Careful attention will have to be paid to the situation next year when the sea ice is re-forming, after this extraordinary decrease, which may mark the end of a slightly upward trend observed since at least the 1970s (blue line on the graph above). Glaciologists believe that this slight extension of the ice surface in Antarctica was probably due to three factors: 1) Relatively low mixing between very cold surface waters and those with a slightly higher temperature. This natural mixing may have been weakened by the supply of fresh water from the melting of Antarctic glaciers in the ocean. 2) Strong winds that regularly push the sea ice out to sea, which contributes to increasing its extent over the ocean. 3) Relatively cold waters in the southern Pacific which generate a low-pressure system in the Amundsen Sea; This phenomenon generates winds that contribute to the spread of ice cover. The data do not currently identify which of these factors has played a major role in the decrease of the ice cover.
Worrying signs have emerged in the enormous ice complex of West Antarctica, which until now had remained relatively stable. Since October 2016, a gigantic fracture has appeared and is spreading very rapidly, at the speed of five football pitches per day, so that a gigantic iceberg threatens to be released in the coming months.
As it stands, the release of this enormous plate will probably have no serious consequences on the rise of the seas. The problem is that this area is a kind of ice cork. If it were to yield, part of what is upstream could slip into the water. It should be noted that Antarctica accounts for 90% of the world’s freshwater reserves. If all this huge glacier melted, the ocean level could rise by some sixty meters. This is not hthe case yet, but the researchers believe that the contribution of Antarctica predicted by the IPCC has been underestimated. While IPCC reports assumed a contribution to the overall sea-level rise of less than 10 cm by 2100, recent scientific work has shown an impact of several tens of centimeters. In order to better predict future climate changes, a new model – CNRM-CM6 – has been developed. The representation of the physics of the atmosphere is more precise and that of the snowpack has been greatly improved. The emphasis has been put on continental hydrology and groundwater modeling.
Source: Sciences et Avenir.