La fonte du pergélisol en Alaska et en Russie // The melting of permafrost in Alaska and Russia

drapeau francaisL’une des principales craintes liées au réchauffement climatique actuel est le dégel du pergélisol (aussi appelé permafrost) dans les contrées nordiques. Jusqu’à récemment, les modèles climatiques ont largement ignoré le permafrost, même s’il représente l’une des plus importantes zones de stockage de carbone de la planète. La raison est que les données sur la température du pergélisol et l’épaisseur de la couche active du sol qui se trouve au-dessus du sol gelé n’étaient ni centralisées ni disponibles dans le format généralement utilisé pour les modélisations. La situation est en train de changer. La semaine dernière en Alaska, une équipe internationale de chercheurs sur le pergélisol a annoncé la naissance d’une nouvelle base de données exhaustive sur la température du sol et son dégel.
Dans le même temps, en Russie, les scientifiques mettent en garde contre la menace d’explosions de méthane, aussi soudaines que spectaculaires, qui pourraient créer de nouveaux cratères géants dans le nord de la Sibérie. Ils utilisent les satellites pour surveiller au moins un monticule fait de glace et de terre – connu sous le nom de pingo – qui pourrait exploser dans un avenir très proche. Un pingo est un monticule de glace recouvert de terre dont la hauteur peut atteindre 70 mètres et le diamètre 600 mètres.
Selon les scientifiques de l’Institut Trofimuk de géologie et de géophysique pétrolière de Novossibirsk, le risque est particulièrement élevé dans la péninsule de Yamal, là où se trouvent les plus grandes réserves de gaz naturel du monde.
Cette mise en garde fait suite à une étude détaillée de l’un parmi des dizaines de nouveaux cratères repérés dans les régions reculées de la Sibérie au cours des 18 derniers mois. Le plus célèbre – connu sous le nom B-1 – se trouve à 29 km de champ gazier de Bovanenkovo. Il a provoqué une vague d’intérêt dans le monde entier et des spéculations sur la cause de son apparition, depuis les météorites jusqu’aux OVNI, en passant par les missiles.
Les scientifiques pensent que ces cratères se sont formés à la suite de la fonte de la glace sous la surface et la libération des gaz dans le vide laissé derrière. Au fur et à mesure de l’augmentation de la température et de la quantité de gaz, le gaz naturel s’est échappé violemment à la surface.
Selon les scientifiques, si le réchauffement se poursuit au même rythme, les villes situées dans la région de Yamal seront en réel danger.
Sources: Alaska Dispatch News and The Voice of Russia.

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drapeau anglaisOne of the main fears related to the current global warming is the thawing of the permafrost in the northern countries. Until recently, climate models have largely ignored it, although it is one of the largest stores of carbon on the planet. That’s because data on the temperature of permafrost and the thickness of the active layer of soil that lies above the frozen ground were neither centralized nor available in a format modelers use.
The situation is about to change. Last week in Alaska, a global team of permafrost researchers announced a new comprehensive database on ground temperatures and thawing.
Meantime, in Russia, scientists are warning of the threat of sudden and dramatic methane explosions creating new giant craters in northern Siberia. They are using satellites to monitor at least one ice and soil hump – known as a pingo – which they fear can soon erupt. A pingo is a mound of earth-covered ice that be as high as 70 metres and up to 600metres in diameter.
According to scientists from the Trofimuk Institute of Petroleum Geology and Geophysics in Novosibirsk, at special risk is the Yamal Peninsula, the location of the world’s largest natural gas reserves.
The warning follows detailed study of one of dozens of new craters spotted in remote regions of Siberia in the past year and a half. The most famous – known as B-1 – is 29 km from Bovanenkovo gas field. It caused a flurry of interest around the world and speculation on how this phenomenon was caused, ranging from meteorites, to stray missiles, to UFOs from outer space.
Scientists believe these craters formed as a result of ice beneath the surface melting and releasing gas into the void left behind. As temperatures have warmed and gas levels have increased, the natural gas erupted out of the ground with violent results.
According to the experts, if the warming continues at the same pace, northern cities located close to the Yamal region are in real danger.
Sources: Alaska Dispatch News and The Voice of Russia.

B1

Photo du célèbre cratère B1  (Crédit photo: The Siberian Times)

Drunken-forest

« Forêt ivre » en Alaska. Les racines des arbres ne sont plus maintenues par le pergélisol.

(Photo: C. Grandpey)

La lente agonie des glaciers alpins // The slow death of Alpine glaciers

drapeaufrancaisJe viens de passer quelques jours dans les Alpes, dans la région de Chamonix où j’ai eu, une fois de plus, la confirmation de la fonte ultra rapide des glaciers du massif du Mont Blanc.
Une visite aux glaciers des Bossons et du Taconnaz m’a permis de constater que la célèbre « Jonction » entre les deux glaciers n’existe plus. Je conseille aux randonneurs de faire cette excursion (environ 3h30 de montée et 2 heures de descente) au départ du Chalet du Glacier que l’on atteint par un télésiège aux village des Bossons. Cette superbe randonnée permet de longer le glacier des Bossons et de constater qu’il se réduit comme peau de chagrin. En dehors de sa séparation avec son homologue du Taconnaz, l’un des derniers événements marquants a été l’effondrement du front du glacier en mai 2013, avec un volume d’environ 200 000 mètres cubes de glace qui s’est détaché et est descendu sur un distance d’environ 1 km. Comme l’a fait remarquer un glaciologue, il y a maintenant « un risque important à se promener dans la moraine de ce glacier, sous le front.» Voici une photo du front du Glacier des Bossons prise le 8 septembre 2015.

Bossons 2015

(Photo: C. Grandpey)

Le 9 septembre, j’ai eu l’occasion d’effectuer un survol de l’ensemble des glaciers du massif du Mont Blanc. Leur disparition à court terme ne fait plus de doute. Les longues rivières de glace que l’on pouvait admirer il y a seulement quelques décennies ont été remplacées par de tristes moignons en voie de disparition. La célèbre Mer de Glace est méconnaissable. Le blanc et le bleu des crevasses ont été remplacés par le marron des matériaux d’éboulements. Les glaciologues font remarquer que la masse de glace à sa source est en train de s’amenuiser. On peut se demander pendant combien de temps encore on pourra assister à la réunion du glacier de Leschaux avec la Mer de Glace.

Mer de Glace blog

(Photo: C. Grandpey)

Le réchauffement climatique ne fait aucun doute dans les Alpes. Je me garderai bien de chercher les responsables. S’agit-il d’un cycle climatique naturel comme le prétendent certains? L’être humain est il responsable comme le prétendent d’autres? Peu importe, même si les relevés de CO2 dans l’atmosphère que j’ai pu observer dans l’Observatoire du Mauna Loa à Hawaii donnent une réponse assez claire. Les glaciers fondent et le phénomène va poser de graves problèmes aux pays dont le mode de vie dépend de leur eau, que ce soit pour la vie quotidienne ou pour l’alimentation en électricité.

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drapeau anglaisI have just spent a few days in the Alps, in the Chamonix area where I had, once again, the confirmation of the ultra-fast melting of the Mont Blanc glaciers.
A visit to the Bossons and Taconnaz glaciers allowed me to see that the famous « Junction » between the two glaciers is now a thing of the past. I advise hikers to do this excursion (about 3 hours 30 minutes for the climb and 2 hours for the descent) from the Chalet du Glacier which is reached by a chairlift from the village of Les Bossons.This beautiful hike gives great views of the Glacier des Bossons. Apart from its separation with the neighbouring Taconnaz Glacier, one of the last major events was the collapse of the front of the glacier in May 2013 with a volume of about 200,000 cubic meters of ice that broke off the glacier front and descended on a distance of about 1 km. As noted by a glaciologist, there is now « a significant threat to walk along the moraine of this glacier, below the front. » Here is a picture of the front of the Glacier des Bossons taken on September 8th, 2015.

On September 9th, I had the opportunity to fly over all the Mont Blanc glaciers. Their short-term disappearance is no longer in doubt. The long rivers of ice that we could see a few decades ago have been replaced by sad stumps which are ready to disappear too.The famous Mer de Glace is unrecognizable. The white and blue crevasses have been replaced by the brown materials of landslides. One may wonder how long the Leschaux glacier will meet the Mer de Glace. Here are some shots of the Alpine glaciers made on September 9th, 2015.

Global warming is obvious in the Alps. I won’t try to find who is responsible for it. Is this a natural cycle, as some scientists say? Or are humans to blame, as others claim? I don’t know, even if the readings of CO2 in the atmosphere I observed in the Mauna Loa Observatory in Hawaii give a fairly clear answer. Glaciers are melting and the phenomenon will pose serious problems for countries whose way of life depends on their water, be it for everyday life or for electricity supply.

Fonte de la glace en Arctique et en Antarctique // Ice melting in Arctic and Antarctica

drapeau francaisUne étude récente publiée dans Geophysical Research Letters confirme que l’Arctique s’est réchauffé et a vu son taux d’humidité croître depuis le début du 21ème siècle, tendance qui devrait se poursuivre dans les années à venir.
Les données fournies par la NASA montrent que la température moyenne de surface dans l’ensemble de l’Océan Arctique a augmenté en moyenne de 0,16 ° C par an de 2003 à 2013, tandis que la température de l’air a augmenté de 0,09 ° C par an au cours de la même période. Cependant, les changements ne sont pas répartis uniformément. Par exemple on a observé une forte augmentation au cours de la période allant de novembre à avril, au cours de laquelle la température globale de surface de l’Arctique a augmenté de 2,5 ° C et la température de l’air a augmenté de 1,5 ° C de 2003 à 2013.
Les données de la NASA ont également montré que le flux d’humidité – le transit de la vapeur d’eau entre l’océan et l’air – a augmenté presque tous les mois, mais la croissance la plus spectaculaire a été observée au cours des mois pendant lesquels l’eau était le moins recouverte de glace.
Cette étude est la première à faire le point sur les changements dans l’Arctique en utilisant les données fournies par le nouveau système AIRS de météo surveillance la NASA à bord du satellite Aqua envoyé dans l’espace en 2002. La superficie de la banquise arctique diminue depuis les premiers relevés satellitaires effectués en 1979. Le taux de réduction de la surface occupée par la glace en septembre (le mois avec le moins de glace de mer) a été de 13,3% jusqu’en 2014. Depuis le lancement du satellite Aqua équipé du système AIRS en 2002, la réduction de la glace a été spectaculaire, avec un niveau record atteint en 2012.
L’étude révèle qu’à l’échelle de l’Arctique, le début de la fonte de la glace a avancé de 6,2 jours de 2003 à 2013 et tandis que la formation de la banquise a été retardée de 11,2 jours durant cette même période. Il faut toutefois remarquer que les changements dans la répartition de la chaleur et du flux d’humidité, de même que dans le gel et le dégel de la glace de mer, sont variables et ne sont pas répartis uniformément dans tout l’Arctique.
Se référant aux tendances des données fournies par le système AIRS, les scientifiques pensent que l’Arctique va se réchauffer et devenir plus humide à l’avenir. On devrait assister à l’apparition d’un « nouveau climat arctique » dominé par des processus gérés par de vastes zones libres de glace pendant la majeure partie de l’année, avec un allongement de la période de fonte de la glace.

De l’autre côté de la Terre, en Antarctique, région particulièrement stable jusqu’à maintenant, la glace a commencé à fondre de manière spectaculaire et à un rythme rapide
L’analyse des données satellitaires montre que la couche de glace qui recouvre le sud de la péninsule antarctique avec ses nombreux glaciers, et qui était stable de 2000 à 2009, a commencé à fondre rapidement depuis cette date. Les glaciers, qui s’étirent le long de 750 km de côtes, déversent 60 kilomètres cubes de glace dans l’océan chaque année.
Dans une étude publiée dans le numéro de mai de la revue Science, un scientifique de l’Université de Bristol écrit que, dans quelques années, « la dynamique de la région sera totalement modifiée.» Les instruments de télédétection du satellite CryoSat 2 révèlent que la surface de certains glaciers perd en épaisseur près de quatre mètres chaque année. Cette perte de la glace est si importante qu’elle est également à l’origine des changements dans le champ gravitationnel de la Terre détectés par les satellites GRACE (Gravity Recovery et Climat Experiment).
La disparition rapide des glaciers n’est pas provoquée par une réduction des chutes de neige annuelles ou par des températures de l’air plus élevées. Elle est causée par l’amincissement des plateformes littorales de glace. Lorsque ces plateformes sont épaisses, elles ralentissent ou arrêtent la progression des glaciers et les empêchent de glisser dans la mer. Mais si ces plateformes deviennent moins épaisses, elles ne peuvent plus retenir l’énorme masse de glace et les glaciers accélèrent leur avancée vers l’océan. Ce mécanisme a déjà permis à des glaciers d’autres régions de l’Antarctique d’accélérer leur progression vers la mer.
Dans l’ensemble, les plateformes de glace qui bordent la partie sud de la péninsule antarctique ont perdu près d’un cinquième de leur épaisseur depuis le début des années 1990. Les scientifiques pensent que la cause probable est un changement de direction des vents dans l’Océan Austral, suite au changement climatique. Avec ce changement, les vents poussent l’eau plus chaude vers les plateformes de glace, ce qui les fait fondre par dessous.
En raison de cette fonte de la glace, en quelques années le sud de la péninsule de l’Antarctique est devenu le deuxième contributeur à l’élévation du niveau de la mer dans l’Antarctique et pourrait jouer un rôle encore plus important dans un proche avenir. Comme l’a fait remarquer un chercheur : « Une fois que la perte de glace dynamique a été initiée, il est difficile de l’arrêter. »
Source: Scientific American.

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drapeau anglaisA new study published in Geophysical Research Letters confirms that the Arctic has become warmer and wetter since the beginning of the 21st century, a self-reinforcing trend likely to continue.

Data from NASA shows that average surface temperatures across the Arctic Ocean increased an average of 0.16°C per year from 2003 to 2013, and air temperatures rose 0.09°C annually over the same period. However, the changes weren’t evenly distributed. They were dominated by large increases in the November-to-April period, during which Arctic-wide surface temperatures rose 2.5°C and air temperatures rose 1.5°C from 2003 to 2013.

The NASA data also showed that moisture flux – the transport of water vapour from the ocean to the air – increased in nearly all the months, but grew most dramatically during months of maximum open water.

The study is the first to summarize changes in the Arctic using data from NASA’s new AIRS weather-monitoring system attached to the agency’s Aqua satellite that was launched into space in 2002. Arctic sea-ice extent has diminished since satellite records began in 1979. In that period, the rate of ice-extent decline in September (the month of minimum sea ice) was 13.3% through 2014. Since the 2002 launch of the AIRS-equipped Aqua satellite, ice changes have been dramatic; the record low was hit in 2012.

The study found that Arctic-wide, the onset of melt advanced by 6.2 days from 2003 to 2013 and the annual refreeze was delayed by 11.2 days. However, the changes in the patterns of heat and levels of moisture flux, like the changes in sea-ice melt and freeze, are variable and not uniform throughout the Arctic.

Based on trends seen in the AIRS data, scientists expect the Arctic to become warmer and wetter in the future, changing to a ‘New Arctic’ climate, one that is dominated by processes affected by large ice-free areas for the majority of the year as the melt season lengthens.

On the other side of the Earth, in the once-stable region of Antarctica, ice is suddenly melting, and at a fast rate

Analysis of satellite data shows that although the massive ice sheet on the southern Antarctic Peninsula, made up of multiple glaciers, was stable from 2000 to 2009, since then it has begun to melt rapidly. The glaciers, stretching along 750 kilometres of coastline, are shedding 60 cubic kilometres of ice into the ocean each year.

In a study published in the May issue of Science, a scientist at the University of Bristol writes that in just a few years the dynamics of the region “completely shifted. » The surface of some of the glaciers is dropping by as much as four metres each year, as measured by remote-sensing instruments on the CryoSat 2 satellite. The ice loss is so great it is also causing changes in Earth’s gravitational field, which have been detected by GRACE (Gravity Recovery and Climate Experiment) satellites.

The glaciers’ quick disappearance is not caused by a reduction in annual snowfall or by warmer air temperatures. It is caused by thinning ice shelves. When the shelves are thick, they slow or even stop the glaciers they are connected to from sliding into the sea. But if the shelves thin too much they can no longer hold back the enormous ice mass on land, and the glaciers accelerate their march into the ocean. This mechanism already has allowed glaciers in other regions of Antarctica to speed up their progress toward the sea.

Overall, the ice shelves along the southern Antarctic Peninsula have lost almost one fifth of their thickness since the early 1990s. Scientists say the likely cause is a change in winds across the Southern Ocean, a result of climate change. The shifting winds are pushing warmer water toward the ice shelves, melting them from below.

Because of this melting, in a few years the southern Antarctic Peninsula has become the second largest contributor to sea level rise in Antarctica and could become an even bigger player in the near future. As one scientist put it, “once dynamic ice loss has been initiated, it is hard to stop.”

Source: Scientific American.

Photos:  C.  Grandpey

Glaciers: La fonte s’accélère // Glaciers: The melting is accelerating

drapeau francaisSelon une nouvelle étude publiée dans le Journal de Glaciologie, les glaciers du monde reculent à un rythme encore jamais observé dans toute l’histoire de la glaciologie. 39 chercheurs du Service de Surveillance Mondial des Glaciers ont compilé et analysé les données couvrant plus de 120 ans. Ils ont pris en compte les observations entre 2001 et 2010 et les ont comparées aux images satellites, à des photographies aériennes et d’autres faites sur le terrain, ainsi qu’à des dessins et des écrits réalisés dans les précédentes décennies.
Au 21ème siècle, les centaines de glaciers observés dans l’étude ont perdu en épaisseur entre 50 centimètres et un mètre de glace chaque année. C’est deux à trois fois plus que la moyenne correspondante au 20ème siècle.
En conclusion, l’étude indique que même si le climat se stabilise, les glaciers dans de nombreuses parties du monde vont continuer à perdre de leur masse. Selon les chercheurs, la perte spectaculaire subie au cours des deux dernières décennies a entraîné pour les glaciers dans de nombreuses parties du monde « un fort déséquilibre avec les conditions climatiques actuelles et, en conséquence, ils sont voués à une perte de glace importante dans les années à venir. »
Source: Alaska Dispatch News.
Cette étude confirme mes observations dans les Alpes françaises et, plus récemment, sur le Mont Rainier dans l’État de Washington. En juillet 2015, il était fréquent d’entendre le bruit fracassant produit par la chute des séracs lorsque la glace fondait. La comparaison des photos du Nisqually Glacier – l’un des plus populaires dans le Parc National du Mont Rainier – que j’ai prises entre 2001 et 2015 montre que le recul du glacier s’est accéléré au cours de la dernière décennie, tout comme le glacier des Bossons, à proximité de Chamonix dans les Alpes françaises.
Peu importe qui est ou non responsable du réchauffement climatique. Le processus est en cours et ne semble pas prêt de s’arrêter!

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drapeau anglaisAccording to a new study published in the Journal of Glaciology, the world’s glaciers are retreating at a rate faster than any time in recorded history. Thirty-nine researchers with the World Glacier Monitoring Service compiled and analyzed data spanning more than a 120 years. They looked at observations from 2001 to 2010 and compared them with satellite images, field and aerial photographs and even drawings and writings that were produced in previous decades.

In the 21st century, the hundreds of glaciers observed in the study lose between half a metre and one metre of their ice thickness every year. This is two to three times more than the corresponding average of the 20th century.

As a conclusion, the study indicates that even if the climate stabilizes, glaciers in many parts of the world will continue to shed mass. Dramatic loss over the past two decades has thrown glaciers in many parts of the world into “strong imbalance with current climatic conditions and, hence, destined to further substantial ice loss.”

Source: Alaska Dispatch News.

This study confirms my observations in the French Alps and, more recently, on Mount Rainier in Washington State. In July 2015, I could hear the collapse of the seracs when the ice was melting. The comparison of the photos of the Nisqually Glacier – one of the most popular in Mt Rainier National park – I took between 2001 and 2015 shows that the retreat of the glacier has accelerated during the past decade, just like the Glacier des Bossons, close to Chamonix in the French Alps.

No matter who is or is not responsible for global warming. The process is going on and does not seem ready to stop!

LAVE glaciers 06 blog

Le Nisqually Glacier en 2001 (Photo: C. Grandpey)

Le Nisqually Glacier en 2008 (Photo: C. Grandpey)

Le Nisqually Glacier en 2015 (Photo: C. Grandpey)

Vide glaciaire en 2015! (Photo: C. Grandpey)