Vidange du lac glaciaire du Rosolin (Savoie)

C’est une des conséquences du réchauffement climatique. La fonte des glaciers entraine la formation de lacs. J’ai évoqué dans des notes précédentes les dangers que faisaient planer le lac du glacier de Tête Rousse sur la ville de St Gervais (23 avril 2019); ou encore le lac du glacier du Grand Marchet sur Pralognan-la-Vanoise (5 juillet 2025).

Aujourd’hui, la presse régionale nous apprend qu’à Tignes (Savoie), des travaux ont repris pour vidanger le lac du Rosolin apparu en 2019 au niveau du front du glacier de la Grande Motte. Des travaux ont déjà été effectués en 2023, avec la vidange de 75.000 mètres cubes d’eau grâce à une tranchée creusée dans la roche. Cette tranchée a permis à l’eau de s’évacuer et donc le niveau du lac a baissé. Un dispositif de siphonnage incluant 150 mètres de tuyaux a ensuite été installé, avec des tuyaux qui dirigent l’eau du lac côté Vanoise, dans le Doron de Prémou. Le dispositif permet d’évacuer 200 litres d’eau par seconde. A terme, l’objectif est de vidanger complètement le lac du Rosolin pour protéger les habitants de Tignes et éviter une catastrophe. Le glacier de la Grande Motte fond à une vitesse vertigineuse. En 40 ans, il a perdu 70% de son volume.

Source : presse régionale.

Crédit photo: presse régionale

Accélération de la fonte des glaciers (suite) // Acceleration of glacier melting (continued)

Selon un article publié sur le site web de Tula, une fondation caritative indépendante implantée en Colombie-Britannique, des Rocheuses canadiennes aux Alpes suisses, l’accélération de la fonte des glaciers est spectaculaire partout.
L’article s’appuie sur une étude publiée dans les Geophysical Research Letters le 25 juin 2025. Elle révèle que les glaciers de l’ouest du Canada, des États-Unis et de la Suisse ont perdu environ 12 % de leur glace entre 2021 et 2024. Une étude de 2021 publiée dans la revue Nature avait déjà montré que la fonte des glaciers a doublé entre 2010 et 2019 par rapport à la première décennie du 21ème siècle. Cette nouvelle étude montre que, depuis cette époque, la perte de masse  des glaciers s’est poursuivie à un rythme alarmant.

 

Schémas issus de la nouvelle étude et illustrant la perte de masse glaciaire.

Au cours des quatre dernières années, les glaciers ont perdu deux fois plus de glace que pendant la décennie précédente. Les conditions climatiques plus chaudes et plus sèches sont une cause majeure des pertes de glace dans les zones étudiées, tout comme les impuretés envoyées dans l’atmosphère qui ont entraîné un assombrissement des glaciers et une accélération de leur fonte. En Suisse, la principale cause d’assombrissement ces derniers temps a été la poussière en provenance du désert désert du Sahara ; en Amérique du Nord, ce sont les cendres, ou le carbone noir,générés par les gigantesques incendies de forêts qui ont impacté les glaciers.

 

Noircissement de la glace dans l’Arctique (Crédit photo: USGS)

Les scientifiques ont combiné les relevés aériens précis avec les observations au sol de trois glaciers de l’ouest canadien, de quatre glaciers du nord-ouest des États-Unis et de 20 glaciers suisses. Tous ont un rôle important pour la culture, le tourisme et l’alimentation en eau, et ils fondent tous rapidement.
Lorsqu’elles ne sont pas masquées par des particules sombres, la neige et la glace réfléchissent l’énergie du soleil par l’effet d’albédo. Les chercheurs ont utilisé l’imagerie satellitaire et des données de réanalyse pour analyser les baisses d’albédo. Ils ont constaté que l’albédo a diminué en 2021, 2023 et 2024, mais que les baisses les plus importantes ont eu lieu en 2023, la pire saison de feux de forêt de l’histoire du Canada. Contrairement à la neige dont la blancheur réfléchit la lumière du soleil, un glacier recouvert de carbone noir absorbe davantage de rayonnement solaire. Cela réchauffe les glaciers et accélère leur fonte, comme sur le glacier Haig, dans les Rocheuses canadiennes où l’assombrissement de la glace a été responsable de près de 40 % de la fonte entre 2022 et 2023. Pourtant, malgré ces preuves, les processus physiques comme l’albédo ne sont actuellement pas intégrés aux prévisions climatiques relatives à la fonte des glaciers. Cela signifie que ces masses de glace fondent probablement plus vite qu’on ne le pense.

Vue du glacier Haig (Crédit photo : Radio Canada)

Dans les zones couvertes par la nouvelle étude, l’impact de la perte de glace sur l’élévation du niveau de la mer est faible, mais une diminution à long terme du ruissellement glaciaire pourrait avoir des répercussions sur les écosystèmes humains et aquatiques, notamment en période de sécheresse. À court terme, l’accélération de la fonte augmente certains risques géologiques tels que les crues soudaines provenant de la vidange de lacs glaciaires nouvellement formés. J’ai rédigé plusieurs notes sur ce phénomène dans les Alpes françaises. Cette situation glaciaire préoccupante soulève des questions sur la manière dont les autorités locales doivent réagir et planifier un avenir avec moins de glace.
L’étude complète est disponible à cette adresse:

https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2025GL115235

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According to an article published on the website of Tula, an independent charitable foundation, rooted in British Columbia, from the Canadian Rockies to the Swiss Alps, the acceleration of glacial melt is observed everywhere, due to warm, dry conditions and the phenomenon of glacial darkening.

The article is based on a study published in Geophysical Research Letters on 25 June 2025. It reveals that glaciers in western Canada, the United States, and Switzerland lost around 12 percent of their ice between 2021 and 2024. A 2021 study in Nature showed that glacial melt doubled between 2010 and 2019 compared with the first decade of the twenty-first century. This new study shows that in the years since, glacial melt continued at an alarming pace.

Over the last four years, glaciers lost twice as much ice compared to the previous decade. Warm, dry conditions were a major cause of loss across the study areas, as were impurities from the environment that led to glacial darkening and accelerated melt. In Switzerland, the main cause of darkening was dust blown north from the Sahara Desert; in North America, it was ash, or black carbon, from wildfires.

The research combined extensive aerial surveys with ground-based observations of three glaciers in western Canada, four glaciers in the US Pacific Northwest, and 20 glaciers in Switzerland, all of which are important for culture, tourism, and cool fresh water, and all of which are melting rapidly.

Snow and ice, when not obscured by dark particles, reflect back energy from the sun in the albedo effect. The researchers used satellite imagery and reanalysis data to look at declines in albedo. They found that albedo dropped in 2021, 2023, and 2024, but the biggest declines occurred in 2023, the worst wildfire season in Canadian history.

In contrast to reflective white snow, a glacier covered in black carbon will absorb more radiation from the sun. This heats up glaciers and accelerates melting. At Haig Glacier in Canada’s Rocky Mountains, glacial darkening was responsible for nearly 40 percent of the melting between 2022 and 2023. Yet despite such evidence, physical processes like the albedo effect are not currently incorporated into climate predictions for glacier loss, so these masses of ice could be melting faster than we realize.

In the areas covered by the new study, the impact of glacier loss on sea level rise is small, but a longer-term decline in glacial runoff could impact human and aquatic ecosystems, especially in times of drought. In the shorter term, increased melting raises the risk of geohazards like outburst floods from newly formed glacier lakes. I have written several posts about this phenomenon in the French Alps. All of this poses questions around how communities should respond as well as plan for a future with less ice.

The whole study can be found at this address.

https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2025GL115235

Nouvelle alerte sur la fonte de l’Antarctique // New warning about Antarctic melting

Selon une étude menée par des scientifiques de l’Université nationale d’Australie et publiée dans la revue Nature en août 2025, des changements soudains et potentiellement irréversibles en Antarctique, provoqués par le réchauffement climatique, pourraient entraîner une élévation du niveau des océans de plusieurs mètres et des « conséquences catastrophiques pour des générations ». Les chercheurs ont observé une accélération des changements dans la région, souvent à la fois cause et effet du réchauffement climatique.
L’étude indique que « l’Antarctique montre des signes inquiétants de changements rapides dans sa glace, ses océans et ses écosystèmes. Certains de ces changements soudains seront difficiles à arrêter. » Les changements dans les différentes facettes du système climatique de l’Antarctique s’amplifient mutuellement et ont également accéléré le rythme du réchauffement à l’échelle de la planète.
L’étude a examiné les signes de changements soudains dans la banquise, les courants océaniques dans la région, la calotte glaciaire et les plateformes de glace le long du continent, ainsi que la vie marine. Les chercheurs ont également examiné leurs interactions. J’ai expliqué qu’en flottant la banquise ne contribue pas à la hausse de niveau de la mer lorsqu’elle fond, comme un glaçon dans un verre d’eau. Mais son recul fait disparaître les surfaces blanches qui réfléchissent la quasi-totalité de l’énergie solaire vers l’espace et les remplace par des eaux d’un bleu profond, qui en absorbent la même quantité. 90 % de la chaleur générée par le réchauffement climatique d’origine anthropique est absorbée par les océans.
Après avoir légèrement augmenté au cours des 35 premières années analysées grâce aux données satellitaires, la couverture de glace de mer en Antarctique a chuté de façon spectaculaire au cours de la dernière décennie. Depuis 2014, elle a reculé en moyenne de 120 kilomètres par rapport au littoral du continent blanc. Cette contraction a été environ trois fois plus rapide en dix ans que le recul de la glace de mer dans l’Arctique sur près de 50 ans.
Les « preuves irréfutables d’un changement de régime de la glace de mer » signifient que, si les tendances actuelles se maintiennent, l’Antarctique pourrait devenir libre de glace en été plus tôt que l’Arctique. Cela accélérerait le réchauffement dans la région et au-delà, et pourrait conduire certaines espèces marines à l’extinction. Au cours des deux dernières années, par exemple, des poussins de manchots empereurs ont péri sur plusieurs sites de reproduction ; ils se sont noyés ou sont morts de froid lorsque la glace de mer a cédé plus tôt que d’habitude sous leurs pattes. Sur les cinq sites surveillés dans la région de la mer de Bellingshausen en 2023, tous sauf un ont connu une perte totale de poussins.
L’étude explique qu’il faudrait que les températures actuelles à l’échelle mondiale augmentent de cinq degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels pour faire fondre l’intégralité de la calotte glaciaire de l’Antarctique, ce qui ferait monter les océans de 58 mètres, un niveau presque inimaginable. Le plus inquiétant est que le réchauffement climatique actuel – estimé à environ 1,3 °C – approche rapidement d’un seuil qui entraînerait une élévation du niveau de la mer d’au moins trois mètres. Un tel phénomène inonderait des zones côtières aujourd’hui habitées par des centaines de millions de personnes.
La disparition annoncée de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental est l’un des points de basculement les plus préoccupants. Les données indiquent qu’il se déclenchera à un réchauffement climatique bien inférieur à 2 °C.
Un autre risque potentiel est l »arrêt de la circulation de retournement antarctique, qui distribue la chaleur et les nutriments dans la région et à l’échelle mondiale. Un ralentissement rapide et significatif des courants a déjà commencé, et les données fournies par la dernière période interglaciaire, il y a 125 000 ans, révèlent une stagnation brutale du système dans des conditions semblables à celles observées aujourd’hui. La nouvelle étude explique qu’une telle situation entraînerait des impacts climatiques et écosystémiques à grande échelle, allant d’une intensification du réchauffement climatique à une diminution de la capacité des océans à absorber le CO2.
En conclusion, les chercheurs réaffirment que le seul moyen de ralentir ces changements liés les une aux autres est de cesser d’ajouter des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. « Les décisions que nous prendrons en matière d’émissions de gaz à effet de serre au cours des dix ou vingt prochaines années détermineront la quantité de glace que nous perdrons et la rapidité de cette perte.»
Source : AFP via Yahoo News.

La fonte des glaciers de l’ouest Antarctique serait une catastrophe planétaire (Source: BAS)

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According to a study by scientists at the Australian National University and published in Nature in August 2025, abrupt and potentially irreversible changes in Antarctica, driven by global warming, could lift global oceans by metres and lead to « catastrophic consequences for generations. » The researchers have observed accelerating shifts across the region that are often both cause and effect of global warming.

One can read in the study that « Antarctica is showing worrying signs of rapid change across its ice, ocean and ecosystems. Some of these abrupt changes will be difficult to stop. » Shifts in different facets of Antarctica’s climate system amplify each other and have accelerated the pace of warming globally as well.

The study looked at evidence of abrupt change in sea ice, regional ocean currents, the continent’s ice sheet and ice shelves, and marine life. It also examined how they interact. I have explained that Floating sea ice does not add to sea level when it melts, just like an ice cube in a glass of water. But its retreat does replace white surfaces that reflect almost all of the Sun’s energy back into space with deep blue water, which absorbs the same amount instead. 90% of the heat generated by manmade global warming is soaked up by oceans.

After increasing slightly during the first 35 years that satellite data was available, Antarctic sea ice cover plunged dramatically over the last decade. Since 2014, sea ice has retreated on average 120 kilometres from the continent’s shoreline. That contraction has happened about three times faster in 10 years than the decline in Arctic sea ice over nearly 50.

The « overwhelming evidence of a regime shift in sea ice » means that, on current trends, Antarctica could become ice free in summer sooner than the Arctic. This will speed up warming in the region and beyond, and could push some marine species toward extinction. Over the last two years, for example, emperor penguin chicks perished at multiple breeding grounds, drowning or freezing to death when sea ice gave way earlier than usual under their feet. Of five sites monitored in the Bellingshausen Sea region in 2023, all but one experienced a 100% loss of chicks.

The study warns that today’s world temperatures would need to increase by five degrees Celsius compared with pre-industrial levels to melt the entire Antarctic ice sheet, which would lift global oceans an almost unimaginable 58 metres. What is most worrying is that global warming to date – measured at about 1.3°C – is fast approaching a threshold that would cause part of the ice sheet to generate at least three metres of sea level rise, flooding coastal areas inhabited today by hundreds of millions.

The unstoppable collapse of the West Antarctic Ice Sheet is one of the most concerning global tipping points. The evidence points to this being triggered at global warming well below 2°C.

Another potential risk is the collapse of the Antarctic Overturning Circulation that distributes heat and nutrients within the the region and globally. A rapid and significant slowdown of the currents has already begun, and evidence from the previous interglacial period before our own, 125,000 years ago, points to an abrupt stagnation of the system under conditions similar to those seen today.

The new study explains that this would lead to widespread climate and ecosystem impacts, ranging from an intensification of global warming to a decrease in the ocean’s capacity to absorb CO2.

In the conclusion of the study, the researchers reaffirm that the only way to slow down the interlocking changes is to stop adding more planet-warming gases into the atmosphere. « The greenhouse gas emission decisions that we’ll make over the coming decade or two will lock in how much ice we will lose and how quickly it will be lost. »

Source : AFP via Yahoo News.

Réchauffement climatique : le Perito Moreno (Argentine) fond lui aussi // Global warming : Perito Moreno (Argentina) is melting too

Partout dans le monde, les glaciers fondent à cause du réchauffement climatique. Cependant, certains d’entre eux semblaient faire de la résistance et être insensibles à la hausse des températures. Le Perito Moreno, situé dans le champ de glace sud de la Patagonie argentine, en faisait partie. On pensait que ce glacier était l’un des rares sur Terre à être relativement stable. Ce n’est plus le cas et le Perito Moreno connaît actuellement son « recul le plus important depuis le siècle dernier », selon une nouvelle étude publiée dans la revue Communications Earth & Environment.
Le Perito Moreno a commencé à perdre contact avec le substrat rocheux, ce qui entraîne une augmentation de la perte de glace à mesure qu’il recule. Un phénomène, par ailleurs observé au Groenland, se produit sur le glacier : de petits lacs d’eau de fonte sont apparus à sa surface. Avec le temps, cette eau s’est infiltrée à l’intérieur du glacier et a atteint le substrat rocheux où elle se comporte comme un lubrifiant, accélérant la vitesse du glacier qui, dans le même temps, perd de son épaisseur. .Ce changement, illustré par des vidéos en accéléré spectaculaires depuis 2020, met en évidence l’équilibre fragile de l’un des glaciers les plus connus au monde.

Lacs de fonte au Groenland 

Les auteurs de l’étude prévoient que le Perito Moreno reculera encore de plusieurs kilomètres au cours des prochaines années. Ils ont mené des travaux de terrain afin d’obtenir les données nécessaires à leurs calculs. Pour mesurer l’épaisseur de la glace, ils ont survolé le glacier en hélicoptère avec un radar suspendu sous l’appareil. Ils ont également utilisé un sonar sur le lac Argentino et des données satellitaires.
Chaque année, des centaines de milliers de personnes visitent le glacier Perito Moreno, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1981. Ce site est connu pour le vêlage d’énormes blocs de glace qui s’écroulent dans le lac Argentino de manière très spectaculaire.
Les négationnistes du réchauffement climatique pointent souvent du doigt des anomalies comme la résistance du Perito Moreno, qui, pendant longtemps, n’a pas reculé contrairement à la plupart des autres glaciers de la planète. Même sans réchauffement climatique, les glaciers fluctuent légèrement. Si le climat est stable, l’accumulation de neige et de glace en amont compense la fonte en aval. Malheureusement, l’accumulation de neige dans la partie supérieure du glacier est devenue insuffisante pour favoriser sa progression.
Au final, le Perito Moreno ne diffère plus des autres glaciers : il fond et recule.
Source : Associated Press via Yahoo News.

Source: Wikipedia

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Glaciers are melting all over the world because of global warming. However, it seemed a few of them were resilient and unaffected by the rising temperatures. Perito Moreno in Argentina’s Southern Patagonian Ice Field was one of them. The glacier was thought to be one of the few on Earth to be relatively stable. This is no longer true and Perito Moreno is now undergoing its “most substantial retreat in the past century,” according to new research releaszed in the journal Communications Earth & Environment.

Perito Moreno has started losing contact with the bedrock below, causing it to shed more ice as it inches backward. A phenomenon, already observed in Greenland has occurred at Perito Moreno. Small meltwater lakes have appeared on the glacier’s surface. With time, this water percolates into the glacier and reaches the beadrock where it acts as a lubricant, accelerating the speed of the glacier which loses thickness in the meantime. It’s a change, illustrated in dramatic timelapse photos since 2020, that highlights the fragile balance of one of the most well-known glaciers worldwide.

The authors of the study expect Perito Moreno to retreat several more kilometers in the next few years. They did extensive field work to get the data for their calculations. To measure ice thickness, they flew over the glacier in a helicopter with a radar device suspended beneath. They also used sonar on Lake Argentino and satellite information from above.

Every year, hundreds of thousands of people visit Glaciar Perito Moreno, which was declared a UNESCO World Heritage Site in 1981. It’s a site known to “calve” ice chunks that fall into Lake Argentino.

People who deny global warming frequently point to anomalies like Perito Moreno, which for a long time was not retreating when most other glaciers were. Even without global warming, glaciers fluctuate a bit. If the climate is stable, ordinary accumulation of snow and ice offsets the melting. Unfortunately, snow accumulation in the upper part of the glacier is insufficient to help the glacier move forward.

Another phenomenon has been observed at Perito Moreno. Small meltwater lakes have appeared on the glacier’s surface. With time, this water percolates into the glacier and reaches the beadrock where it acts as a libricant, accelerating the speed of the glacier which loses thickness in the meantime.

In the end, Perito Moreno is no longer different fromthe other glaciers : it is melting and retreating.

Source : Associated Press via Yahoo News.