La Faille de Sagaing (Myanmar) et la Faille de San Andreas (Californie)

Que ce soit en volcanologie ou en sismologie, le niveau de prévision est très faible. Si nous sommes capables d’anticiper certaines éruptions, nous ignorons totalement à quel moment les puissants séismes se produiront. Nous savons que certaines régions du monde sont particulièrement exposées à des événements majeurs, mais nous ignorons quand.
Une récente étude par le California Institute of Technology (Caltech) établit un parallèle entre le séisme de magnitude M7,7 qui a secoué la Birmanie le 28 mars 2025 et le Big One prédit par les scientifiques américains sur la faille de San Andeas en Californie.
L’étude du Caltech, publiée le 11 août 2025 dans les Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences, a utilisé l’imagerie satellite du mouvement de la faille de Sagaing en mars 2025 pour améliorer les modèles de comportement de ce type de failles. L’étude indique que les failles décrochantes, comme celles de Sagaing et de San Andreas, sont susceptibles de provoquer des séismes sensiblement différents de ceux du passé et beaucoup plus puissants. La faille de Sagaing s’étend en suivant une ligne relativement rectiligne du nord au sud du Myanmar. Au fur et à mesure que les deux côtés de la faille se déplacent lentement l’un par rapport à l’autre dans des directions opposées, des contraintes s’accumulent. Lorsqu’elles atteignent un point de rupture, la faille accélère son glissement, ce qui provoque un séisme. Les failles de Sagaing et de San Andreas sont très similaires – ce sont deux failles décrochantes relativement rectilignes qui s’étendent sur des centaines de kilomètres – et le séisme de 2025 au Myanmar met donc en lumière les futurs séismes qui pourraient se produire sur la faille de San Andreas.
Les failles comme celle de San Andreas ne reproduisent pas nécessairement les événements du passé. Autrement dit, le prochain puissant séisme en Californie pourrait être plus important que tous ceux observés auparavant. C’est ce que les sismologues du Caltech ont conclu après avoir étudié le séisme au Myanmar qui a fait plus de 5 000 morts et causé d’importants dégâts. Les scientifiques ont constaté que la faille de Sagaing, responsable de l’événement, s’est rompue sur une zone plus vaste, et à des endroits inattendus, comparé aux événements précédents. Les failles de Sagaing et de San Andreas étant similaires, ce qui s’est produit au Myanmar pourrait permettre de mieux comprendre ce qui pourrait se passer en Californie. Une étude récente a montré que les futurs séismes pourraient ne pas être la simple répétition de ceux du passé. Les ruptures successives le long d’une faille donnée, même aussi simple que celles de Sagaing ou de San Andreas, peuvent être très différentes, avec des glissements bien plus importants que précédemment
La faille de San Andreas est la plus longue faille de Californie, s’étendant sur environ 1 200 kilomètres. En 1906, une rupture dans sa partie nord a provoqué un séisme dévastateur de magnitude M7,9 qui a fait plus de 3 000 morts.
Comme écrit plus haut, les séismes sont imprévisibles, mais les géologues préviennent depuis longtemps que la faille de San Andreas provoquera un séisme de magnitude M6,7 ou plus à un moment donné. Selon l’USGS, la zone la plus proche de Los Angeles a 60 % de chances de connaître un séisme de magnitude M6,7 ou plus au cours des 30 prochaines années. La faille de Sagaing, longue de 1 400 km, est semblable à celle de San Andreas : il s’agit de failles longues, droites et décrochantes, ce qui signifie que les roches glissent horizontalement avec peu ou pas de mouvement vertical. Les géologues s’attendaient à ce que la rupture sur la faille de Sagaing se produise sur une section de 300 kilomètres de long, là où aucun séisme important ne s’était produit depuis 1839. Cette hypothèse reposait sur l’hypothèse du décalage sismique, qui prévoit qu’une section bloquée d’une faille – où il n’y a pas eu de mouvement depuis longtemps – glisse pour rattraper son retard. Cependant, dans le cas de la faille de Sagaing, le glissement s’est produit sur plus de 500 km, ce qui signifie qu’elle a rattrapé son retard avant de glisser plus loin. Les chercheurs ont utilisé une technique spéciale pour corréler les images satellite avant et après l’événement. Ces images ont révélé qu’après le séisme, le côté est de la faille s’est déplacé vers le sud d’environ 3 mètres par rapport au côté ouest. Les scientifiques affirment que la technique d’imagerie utilisée pourrait contribuer à améliorer les futurs modèles sismiques.
Source : Live Science, Caltech.

 

Comme on peut le voir sur cette carte, la plaque indienne entre en collision avec la plaque eurasienne ; des tensions s’accumulent par frottement le long de la faille de Sagaing.Cette dernière glisse sur une section de 200 km, libérant une énergie qui s’évacue sous forme de séisme. (Source : USGS, Advancing Earth and Space Sciences)

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Whether in volcanology or in seismology, the level of prediction is very low. If we are able to anticipate some eruptions, we don’t know when powerful earthquakes will take place. Wey areas in the world wheresignificant events may occur, but we don’t know when.

A recent article published in the website Live Science is a confirmation of all this. It makes a parallel between the M7.7earthquake that shook Myanmar on 28 March 2025 and the Big One predicted by USGS scientists on the San Andeas Fault in California.

A new study from Caltech released in August 2025 in the journal Proceedings of the National Academy of Sciences uses satellite imaging of the Sagaing Fault’s motion to improve models of how such faults may behave in the future. The study indicates that strike–slip faults, like the Sagaing and the San Andreas, may be capable of earthquakes that are significantly different from past known earthquakes and potentially much larger. The Sagaing fault runs in a relatively straight north-to-south line throughout Myanmar. As its two sides slowly move against one another in opposite directions, stress accumulates along the fault. When the stress buildup reaches a breaking point, the fault slips rapidly, causing an earthquake. The Sagaing and San Andreas faults are very similar – both relatively straight strike-slip faults running hundreds of kilometers – and the 2025 Myanmar earthquake, therefore, sheds light on possible future earthquakes on the San Andreas fault.

Indeed,, faults like San Andreas don’t necessarily repeat past behavior, which means the next big earthquake in California has the potential to be larger than any seen before. This is what Caltech seismologists concluded from studying Myanmar’s earthquake which killed more than 5,000 people and caused widespread destruction. Scientists found that the Sagaing fault, which was responsible for the event, ruptured across a larger area, and in places that they wouldn’t have expected based on previous events.

As the Sagaing and San Andreas faults are similar, what happened in Myanmar could help researchers better understand what might happen in California. The latest study shows that future earthquakes might not simply repeat past known earthquakes. Successive ruptures of a given fault, even as simple as the Sagaing or the San Andreas faults, can be very different and can release even more than the deficit of slip since the last event.

The San Andreas Fault is the longest fault in California, stretching about 1,200 kilometers. In 1906, a rupture in the northern section of the fault caused a devastating M7.9 earthquake that killed more than 3,000 people.

Earthquakes are notoriously unpredictable, but geologists have long warned that the San Andreas Fault will produce another massive earthquake at some point. For instance, according to the USGS, the area nearest to Los Angeles has a 60% chance of experiencing a magnitude 6.7 or greater in the next 30 years.

The 1,400 km Sagaing Fault is similar to the San Andreas Fault in that they are both long, straight, strike-slip faults, which means the rocks slide horizontally with little or no vertical movement.

Geologists were expecting the Sagaing Fault to slip somewhere along its extent. Specifically, they thought that the rupture would take place across a 300-kilometer-long section of the fault where no large earthquakes had occurred since 1839. This expectation was based on the seismic gap hypothesis, which anticipates that a stuck section of a fault – where there hasn’t been movement for a long time – will slip to catch up to where it was.

However, in the case of Sagaing, the slip occurred along more than 500 km of the fault, meaning that it caught up and then extended farther. The researchers used a special technique to correlate satellite imagery before and after the event. Those images revealed that after the earthquake, the eastern side of the fault moved south by about 3 meters relative to the western side. The scientists say that the imaging technique they used could help improve future earthquake models.

Source : Live Science, Caltech.

Le risque sismique au Myanmar et en Turquie // The seismic risk in Myanmar and Turkey

Le 28 mars 2025, un séisme de magnitude M7,7 a frappé la région de Sagaing au Myanmar avec un épicentre proche de Mandalay, la deuxième plus grande ville du pays. Il s’agit du séisme le plus puissant à avoir frappé le Myanmar depuis 1912 et du deuxième plus meurtrier de l’histoire moderne du pays. Il a tué 5 352 personnes au Myanmar et 60 en Thaïlande.
Comme je l’ai écrit précédemment, la situation géologique et tectonique du Myanmar est bien connue. Le pays est coincé entre quatre plaques tectoniques qui interagissent dans des processus géologiques actifs. La faille de Sagaing, une faille transformante de 1 400 kilomètres, traverse le Myanmar ; elle constitue une frontière entre les plaques birmane et de la Sonde, qui glissent l’une sur l’autre. C’est la source sismique la plus importante et la plus active du Myanmar.

Contexte sismique au Myanmar avec la faille de Sagaing

Les scientifiques connaissent le contexte tectonique et sismique du Myanmar, mais sont incapables de prédire à quel moment les mouvements de failles peuvent déclencher des tremblements de terre destructeurs comme celui du 28 mars 2025.

La Turquie est un autre pays où le contexte tectonique et sismique est bien connu et où les sismologues sont encore incapables de prévoir les séismes. Un événement de magnitude M6,2 a frappé Istanbul le 23 avril 2025, blessant plus de 350 personnes, endommageant des bâtiments. Les scientifiques ont mis en garde quant au risque d’un événement de magnitude M7.0 ou plus, comme au Myanmar. Ils ont appelé à des mesures urgentes pour renforcer la préparation sismique de la ville.
Le séisme de magnitude M6,2 a été localisé dans la mer de Marmara, près d’Istanbul. Il a perturbé les réseaux mobiles et endommagé plusieurs bâtiments à Istanbul. On a notamment recensé des effondrements à Fatih, Bakırköy et Büyükçekmece. Le séisme a ravivé les craintes quant à la vulnérabilité sismique de la région. Les sismologues indiquent que le séisme du 23 avril n’était pas l’événement majeur auquel il faut s’attendre le long du segment Marmara de la faille nord-anatolienne. Ils expliquent que l’activité sismique en cours sur la faille de Kumburgaz accroît l’accumulation de contraintes, ce qui augmente la probabilité d’une rupture majeure. Cela signifie qu’un séisme dans la région pourrait dépasser la magnitude M7,0.

Contexte sismique en Turquie, avec la faille nord-anatolienne (en jaune)

Les sismologues turcs ont mis en garde contre la vulnérabilité d’Istanbul. La population compte entre 16 et 20 millions d’habitants et les infrastructures sont vieillissantes. Un séisme majeur pourrait provoquer un grand nombre d’effondrements de bâtiments, obstruer les rues étroites et submerger les services d’urgence. En 2023, les scientifiques ont parlé de la probabilité de 64 % qu’un séisme de magnitude M7.0 ou plus dans la région de Marmara d’ici 30 ans. Ils ont également critiqué la préparation d’Istanbul aux catastrophes, soulignant l’insuffisance des capacités hospitalières et de lutte contre les incendies, ainsi que les conséquences d’un développement urbain anarchique qui a limité la disponibilité de zones de rassemblement sûres. Les scientifiques ont également recommandé une action coordonnée des institutions gouvernementales, des municipalités et des citoyens, arguant que la transformation urbaine et les nouvelles constructions ne suffisent pas à elles seules à assurer la sécurité de la population.
Source : Médias d’information internationaux.

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On 28 March 2025, an M7.7 earthquake struck the Sagaing Region of Myanmar, with an epicenter close to Mandalay, the country’s second-largest city. It was the most powerful earthquake to strike Myanmar since 1912, and the second deadliest in Myanmar’s modern history, The earthquake killed 5,352 people in Myanmar and 60 in Thailand.

As I put it before, he geological end tectonic situation of Myanmar is well known. The country is wedged between four tectonic plates that interact in active geological processes. The Sagaing Fault, a 1,400-kilometre transform fault runs through Myanmar ; it is a boundary between the Burma and Sunda plates as they slide past each other. It is Myanmar’s largest and most active source of earthquakes.

Scientists know the tectonic and seismic context in Myanmar, but they are unable to say when the fault movements will trigger destructive earthqkaes like the event o 28 March 2025.

 

Turkey is another country where the tectonic and seismic context is well known and where seismologists are still unable to predict earthquakes. An M6.2 earthquake struck Istanbul on April 23, 2025, injuring more than 350 people, damaging buildings, and prompting warnings from seismologists about the potential for an M7+ event like in Myanmar. They called for urgent action to strengthen the city’s seismic preparedness.

The M6.2 quake struck the Sea of Marmara near Istanbul. It disrupted mobile networks and damaged several buildings in Istanbul, including collapses in Fatih, Bakırköy, and Büyükçekmece, and triggered renewed concerns about the region’s seismic vulnerability.

Seismologists indicate that the April 23 earthquake was not the anticipated major event along the Marmara segment of the North Anatolian Fault. They explain that ongoing seismic activity on the Kumburgaz fault is increasing stress accumulation, raising the likelihood of a significant rupture. This means that a future earthquake in the region could exceed M7.0.

Turkish seismologists have warned of Istanbul’s vulnerability. The population includes 16–20 million people and aging infrastructure. A major earthquake could cause widespread building collapses, obstruct narrow streets, and overwhelm emergency response efforts. In 2023, the scientists reported a 64% probability of an M7+ earthquake occurring in the Marmara region within 30 years. They also criticized Istanbul’s disaster preparedness, pointing to inadequate hospital and firefighting capacity, as well as the consequences of unplanned urban development, which has limited the availability of safe gathering areas. They recommended coordinated action by government institutions, municipalities, and citizens, arguing that urban transformation and new construction alone are insufficient to ensure the safety of the population..

Source : International news media.

Le risque sismique dans la région de Los Angeles // The seismic risk in the Los Angeles area

Un séisme de magnitude M3,9 a frappé la San Fernando Valley vers 22 h 15 (heure locale) le 2 mars 2024. L’USGS indique qu’il a été ressenti à Los Angeles et dans ses environs. L’épicentre a été localisé à 2,5 km à l’est-sud-est de North Hollywood et s’est produit quelques heures seulement après le début de la cérémonie des Oscars. Aucun dégât ni blessure n’a été signalé suite à cet événement dont l’hypocentre se trouvait à environ 15 km de profondeur. Plus de 8 000 personnes dans la région de Los Angeles ont déclaré avoir ressenti des secousses.
La région de Los Angeles est sujette aux tséismes et de nombreuses personnes se sont demandé si c’était une bonne idée d’organiser les Jeux Olympiques d’été de 2028 dans la ville. Selon le California Geological Survey, il existe 15 000 failles connues en Californie et plus de 500 d’entre elles sont considérées comme actives. À une échelle plus globale, la plupart des Californiens vivent à moins de 50 km d’une faille active. Les scientifiques s’accordent à dire qu’il y a plus de 99 % de chance qu’un ou plusieurs séismes majeurs secouent la Californie dans les 30 prochaines années. Cependant, la probabilité d’être confronté à un séisme majeur en Californie varie d’une région à l’autre.

Source : USGS

Par exemple, le California Residential Mitigation Program explique la probabilité sismique dans le la Californie du Sud et plus particulièrement dans la région du Grand Los Angeles qui englobe les comtés de Los Angeles, d’Orange, de Riverside, de San Bernardino et de Ventura. Les habitanrs de cette région attribuent généralement le risque sismique à la proximité de la faille de San Andreas qui est la plus longue faille de Californie et celle qui attire le plus d’attention. Elle traverse le comté de Los Angeles le long du côté nord des San Gabriel Mountains. Elle peut provoquer de puissants séismes de magnitude M8,0.
Selon l’USGS, il existe en Californie du Sud une probabilité de 93 % qu’un séisme de grande magnitude, M 6,7 ou plus, frappe cette région. Bien que la faille de San Andreas soit la plus connue en Californie du Sud, des séismes dans la région se produisent également sur d’autres failles plus petites.

Tectonique et Sismicité en Californie (Source : USGS)

En 1994, un événement de magnitude M6,7 s’est produit près de Northridge, tuant 58 personnes, en blessant plus de 9 000 et causant plus de 49 milliards de dollars de pertes économiques. Ce séisme a été causé principalement par la faille de chevauchement ‘aveugle’ de Northridge, qui a déclenché une activité dans plusieurs autres failles.
Plus récemment, les séismes de Ridgecrest en 2019 ont été les plus importants qu’ait connus la Californie depuis plus de 20 ans, et un rapport de l’USGS explique qu’ils ont mis en jeu jusqu’à cinq zones de faille, dont celle d’Owens Valley, ainsi que les zones de faille de Panamint Valley, de Garlock, de Blackwater et de San Andreas. Le matin du 4 juillet 2019, un séisme de magnitude M6,4 a frappé le désert de Mojave près de Searles Valley. De multiples répliques ont suivi, et le soir du 5 juillet, une nouvelle secousse a secoué la même zone avec une magnitude de M7,1.

Les répliques des séismes de Ridgecrest révèlent deux zones de faille. L’événement de magnitude M6,4 du 4 juillet (point orange) s’est produit sur la faille SO-NE , là où elle coupe la faille NO-SE. Le point rouge marque l’événement de magnitude M7,1 (Source : USGS)

De nombreux habitants de la Californie du Sud ressentent des secousses sismiques en moyenne deux fois par an; la plupart sont légères ou modérées, avec peu de dégâts et aucune victime. Mais on sait qu’un séisme d’une magnitude de M6,0 ou plus est susceptible de se produire quelque part dans la région tous les deux ou trois ans.
Source : California Residential Mitigation Program.

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An M3.9 earthquake struck the San Fernando Valley at roughly 10:15 p.m. (local time) on March 2nd, 2024. The USGS indicates that it was felt in and around Los Angeles. The epicenter was recorded 2.5 km east-southeast of North Hollywood, and came just hours after the beginning of the Oscars ceremony. There were no immediate reports of damage or injuries from the quake, which struck at a depth of about 15 km. More than 8,000 people throughout the greater Los Angeles area reported feeling shaking.

The Los Angeles area is prone to earthquakes and many people wondred whether it was a good idea to organise the 2028 Summer Olypic Games in the town. According to the California Geological Survey, there are 15,000 known faults in California and more than 500 of those faults are categorized as active. Globally, most Californians live within 50 km from an active fault. Scientists agree that there is more than a 99 percent chance of one or more major earthquakes striking California in the next 30 years. However, the probability to be confronted with a significant earthquake in California varies from region to region.

For instance, the California Residential Mitigation Program explains the earthquake probability in Southern California and more particularly the Greater Los Angeles Area (Los Angeles County, Orange County, Riverside County, San Bernardino County, and Ventura County). Residents in this area think about earthquake risk and earthquake probabilities related to the proximity to the Southern San Andreas fault. The San Andreas fault is California’s longest fault and the one that gets the most attention. It slices through Los Angeles County along the north side of the San Gabriel Mountains. It can cause powerful M8.0 earthquakes

The USGS’s earthquake forecast predicts a 93% chance of a large earthquake, with an M6.7 or greater magnitude, striking Southern California. While the San Andreas is Southern California’s most well-known fault, earthquakes in the region also happen on other, smaller faults. In 1994, en M6.7 earthquake struck near Northridge, killing 58 people, injuring more than 9,000 and causing more than 49 billion dollars in economic loss. This was caused primarily by the Northridge Blind Thrust fault, which triggered activity in several other faults.

More recently, the 2019 Ridgecrest earthquakes were California’s biggest in more than 20 years, and a USGS report suggests they involved as many as five fault zones, including the Owens Valley fault zone, Panamint Valley fault zone, Garlock fault zone, Blackwater fault zone, and San Andreas fault zone. On the morning of July 4th, 2019, an M6.4 earthquake struck in the Mojave Desert near Searles Valley. Multiple aftershocks followed, and on the evening of July 5th, another earthquake struck in the same area with a magnitude M7.1.

Many residents in Southern California feel shaking from earthquakes a couple of times a year, most mild or moderate with little damage and no injuries. But, on average, a quake with a magnitude M6.0 or more is likely to hit somewhere in the region every few years.

Source : California Residential Mitigation Program.

L’activité sismique à Santorin (suite) // Seismic activity at Santorini (continued)

Un essaim sismique incluant quelque 200 événements d’une magnitude entre M3,0 et M4,9 a été enregistré du 1er au 3 février 2025 dans l’après-midi entre Santorin et l’île voisine d’Amorgos. Selon un sismologue grec, l’activité sismique a en réalité commencé le 24 janvier mais s’est intensifiée le 1er février avec une fréquence et des magnitudes en hausse régulière.
La ligne de faille à l’origine des séismes actuels s’étend sur environ 120 kilomètres, mais seule la partie sud entre Santorin et Amorgos s’est activée. Les secousses ont leurs épicentres à environ 30 à 40 kilomètres de l’une des îles. C’est plutôt une bonne nouvelle, car un séisme avec son épicentre sous la terre ferme pourrait potentiellement être plus destructeur. Mais un séisme de forte intensité pourrait également déclencher un tsunami. C’est pourquoi les autorités ont demandé aux habitants de rester à l’écart des zones côtières et de se diriger vers l’intérieur des terres s’ils ressentent un séisme plus puissant que les autres. Jusqu’à présent, aucun dégât ni blessé n’a été signalé, bien que quelques glissements de terrain mineurs se soient produits.
Santorin se trouve le long de l’arc volcanique hellénique, qui s’étend du Péloponnèse au sud de la Grèce jusqu’aux îles des Cyclades. Le 29 janvier, les capteurs sismiques ont détecté une « activité sismo-volcanique modérée » à l’intérieur de la caldeira de l’île. Une activité similaire avait été enregistrée en 2011 ; elle avait duré 14 mois et s’était terminée sans problème majeur.
Un volcan sous-marin, le Kolumbo, se trouve à environ 8 kilomètres au nord-est de Santorin, à proximité de l’épicentre des séismes actuels. Cependant, les sismologues pensent que la sismicité actuelle n’est pas d’origine volcanique.

Carte montrant la répartition des séismes de magnitude supérieure à M4,0 au cours des derniers jours au nord-est de Santorin et du volcan sous-marin Kolumbo (triangle rouge).

Une réunion entre responsables gouvernementaux et scientifiques a conclu que l’activité sismique dans la caldeira de Santorin « reste aux mêmes niveaux bas que ces derniers jours », mais qu’elle s’est « particulièrement accrue » entre Santorin et Amorgos. Les scientifiques essayent de comprendre si les nombreux séismes enregistrés ces jours-ci sont des pré-séismes susceptibles d’annoncer un événement majeur.
Les principaux villages de Santorin sont construits en bordure de la caldeira. Ils offrent le paysage bien connu de maisons blanchies à la chaux qui s’étalent sur les pentes avec des points de vue sur le coucher de soleil. Ce paysage idyllique suscite aussi des inquiétudes en cas de séisme majeur car les falaises pentues peuvent devenir des zones sujettes aux glissements de terrain.
Les autorités ont envoyé une équipe de sauveteurs avec des chiens renifleurs et des drones à Santorin où des tentes ont été installées sur un terrain de basket à côté de l’hôpital principal de l’île. Des alertes ont été envoyées sur les téléphones portables demandant à la population de rester à l’écart des zones où des glissements de terrain pourraient se produire et interdisant l’accès à certaines zones côtières. Comme je l’ai déjà expliqué, les habitants et les hôtels ont été invités à vider les piscines, car le mouvement de l’eau lors d’un puissant séisme pourrait déstabiliser les bâtiments. Il est conseillé d’éviter les vieux bâtiments et de vérifier l’accessibilité des voies d’évacuation potentielles dans les zones construites.
Les écoles de Santorin, ainsi que des îles voisines d’Anafi, Amorgos et Ios, resteront fermées toute la semaine. Plus de 6 000 habitants ont quitté Santorin ces derniers jours. Le 4 février au matin, des centaines de personnes transportant leurs affaires attendaient un ferry pour Athènes. Des vols supplémentaires ont été annoncés pour aider les habitants à se mettre en sécurité. 15 vols de Santorin à Athènes étaient prévus le 4 février.

La ligne de faille qui s’est activée ces derniers jours a été le site du plus puissant séisme qu’ait connu la Grèce au siècle dernier. Un événement de magnitude M7,7, le séisme d’Amorgos, a eu lieu en 1956, avec un tsunami de 20 mètres. Il a provoqué des dégâts importants à Amorgos et Santorin et tué plus de 50 personnes.
Source : médias d’information internationaux.

Profils sismiques de la zone tectonique Santorin-Amorgos. Cliquer sur ce lien pour une meilleure résolution :

https://www.researchgate.net/figure/Seismic-profiles-crossing-the-Santorini-Amorgos-Tectonic-Zone-For-locations-see-inset_fig2_365397355

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About 200 earthquakes with magnitudes between M3.0 and M4.9 were registered from February 1st to February 3rd 2025 in the afternoon between Santorini and the nearby island of Amorgos. According to a Greek seismologist, the seismic activity began on January 24th but intensified on February 1st with increasing frequency and magnitudes.

The fault line producing the current earthquakes runs for about 120 kilometers, but only the southern part between Santorini and Amorgos has been activated. The earthquakes have epicenters beneath the seabed, roughly 30-40 kilometers from any of the islands. Scientists say this is good news, as an epicenter beneath land could potentially be more destructive. But a large quake could also trigger a tsunami, so authorities have warned people to stay away from coastal areas and head inland if they feel a significant earthquake. So far, there has been no damage or injuries reported, although some minor rock slides have occurred.

Santorini lies along the Hellenic Volcanic Arc, which stretches from the Peloponnese in southern Greece through the Cycladic islands. On January 29th, monitoring sensors had picked up “mild seismic-volcanic activity” inside the island’s caldera. Similar volcanic activity had been recorded in 2011, when it lasted for 14 months and ended without any major issues.

A submarine volcano called Kolumbo lies about 8 kilometers northeast of Santorini, nearer to the epicenter of the current earthquakes. However, seismologists say the quakes aren’t related to the volcanoes.

A meeting between government officials and scientists has determined that seismic activity within Santorini’s caldera “remains at the same low levels as in recent days,” but that it was “particularly increased” between Santorini and Amorgos. Scientists are still trying to determine definitively whether the multiple quakes are foreshocks, smaller earthquakes before a major one.

Santorini’s main villages are built along the rim of the volcano’s caldera, producing the scenery of cascading whitewashed houses and sunset viewpoints that make the island so popular, but also raising concerns in the event of a major earthquake. The sheer cliffs also make some areas prone to rock slides.

Authorities sent a team of rescuers with a sniffer dog and drones to Santorini, where they set up tents in a basketball court next to the island’s main hospital as a staging area. Alerts have been sent to cellphones warning people to stay away from areas where rock slides could occur, and banning access to some coastal areas. As I put it before, residents and hotels have been asked to drain swimming pools, as the water movement in a major quake could destabilize buildings. People have been told to avoid old buildings and check for exit routes when in built-up areas.

Schools on Santorini, as well as the nearby islands of Anafi, Amorgos and Ios, will remain shut all week. More than 6,000 residents have left Santorini in recent days. On February 4th in the morning, hundreds of people carrying their belongings were waiting for a ferry to take them to Athens. Additional flights have been announced to help residents get to safety, with 15 flights from Santorini to Athens scheduled for February 4th 

The fault line that has been activated was the site of Greece’s largest quake in the last century. An M7.7 event dubbed the Amorgos earthquake struck in 1956, triggering a 20-meter tsunami, causing significant damage in Amorgos and Santorini and killing more than 50 people.

Source : inyernational news media.