Volcans du monde // Volcanoes around the world

Voici un résumé de l’activité volcanique à travers le monde en se référant au Global Volcanism Program  de la Smithsonoan Institution:

L’activité de l’Etna (Sicile) se caractérise par des émissions de gaz au niveau des cratères sommitaux, avec une activité strombolienne dans la Bocca Nuova, le Cratère nord-est (CNE), le Cratère sud-est (CSE) et le Nouveau cratère sud-est (NCSE). Les émissions de gaz ont augmenté dans la Voragine au niveau d’une bouche qui s’est ouverte le 7 août 2016 dans la partie orientale du cratère. Le cratère continue de s’élargir et de se creuser. L’activité du CNE consiste en émissions de gaz et une activité explosive de fréquence et d’intensité variables. Des panaches fumerolliens s’élèvent de la lèvre et des parois du CSE et du NCSE. La bouche E du NCSE fait entendre des explosions stromboliennes et émet de la cendre.

Source: INGV.

Le Fuego (Guatemala) est toujours très actif. Des lahars se précipitent toujours dans les ravines Las Lajas et Mineral en charriant des blocs pouvant atteindre 2 mètres de diamètre ainsi que des branches et des troncs d’arbres. Entre 8 et 15 explosions sont enregistrées chaque heure ; elles génèrent des panaches de cendre grise s’élevant entre 750 et 850 mètres au dessus du cratère. . Des retombées de cendre sont signalées dans les zones sous le vent. Les fontaines de lave montent parfois jusqu’à 100 et 200 mètres de hauteur. Des avalanches de blocs dévalent les ravines El Jute (SE), Ceniza (SSW) et Las Lajas (SE), et atteignent des zones de végétation.

Source: INSIVUMEH.

Les explosions du dôme de lave du Santiaguito (Guatemala) génèrent des panaches de cendre pouvant s’élever jusqu’à 500 à 700 mètres au-dessus du sommet. Des avalanches de matériaux descendent les flancs ouest et est du dôme de lave.

Source: INSIVUMEH.

Le dôme de lave au sommet du Merapi (Indonésie) continue de croître à un rythme de 6 200 mètres cubes par jour, donc p^lus rapidement que la semaine dernière. Le 18 octobre 2018, le volume du dôme était estimé à 201 000 mètres cubes. Le niveau d’alerte reste à 2 sur une échelle de 1 à 4.

Source: VSI.

Le tremor continue de diminuer et se maintient à un niveau très bas sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) mais l’éruption se poursuit. De fortes émissions de gaz émanent de la bouche principale ainsi que des zones situées le long des tunnels de lave. On observe toujours un léger gonflement de l’édifice volcanique.

Source: OVPF.

Des événements stromboliens fréquents sont observés sur le Turrialba (Costa Rica) depuis le 5 octobre 2018. Les émissions périodiques de gaz et de cendre s’élèvent à 200-500 mètres au-dessus du cratère.

L’éruption du Veniaminof (Aléoutiennes / Alaska) se poursuit, comme en témoignent les fontaines et coulées de lave visibles sur les données satellitaires et les webcams, ainsi que le tremor continu. Les données satellitaires indiquent que la partie ouest du champ de lave sur le flanc sud est active. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Vigilance.

Source: AVO.

Une forte hausse du tremor sur le Semisopochnoi laisse supposer qu’un épisode éruptif a eu lieu à 4h47 (TU) le 26 octobre 2018 et est actuellement en phase de déclin. Les images satellitaires montrent un nuage de cendre qui est monté jusqu’à 3600 mètres d’altitude. En conséquence, l’alerte aérienne est passée à la couleur Orange et le niveau d’alerte volcanique a été élevé à Vigilance.

Source: AVO.

La sismicité, la déformation et les émissions de gaz n’ont guère évolué sur le Kilauea (Hawaii) au cours de la semaine écoulée, mais l’éruption n’a toujours pas été officiellement déclarée terminée. Les signaux de déformation semblent indiquer la présence de magma sous la Middle East Rift Zone. L’accès à la totalité du champ de lave et l’approche des anciennes bouches éruptives sont toujours interdits.

Source: HVO, Protection Civile.

En ce moment; on observe en moyenne 23 explosions par jour sur la Sabancaya (Pérou). Elle génèrent des panaches de gaz et de cendre qui montent jusqu’à 3 km au-dessus du cratère. Le 19 octobre 2018, les émissions de SO2 atteignaient 2200 tonnes par jour.

Source : IGP.

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Here is a summary of volcanic activity around the world as seen by the Smithsonoan Institution’s Global Volcanism Program:

Activity at Mt Etna (Sicily) is characterized by gas emissions at the summit craters, with periodic strombolian activity in Bocca Nuova, Northeast Crater (NEC), Southeast Crater (SEC), and New Southeast Crater (NSEC). Gas emissions increased at Voragine Crater from a vent that formed on August 7th, 2016 on the E rim of the crater, and the crater continues to gradually widen and deepen. NEC activity is characterized by gas emissions and explosive activity of variable frequency and intensity. Fumarolic plumes rise from the rim and crater walls of NSEC and SEC. The E vent in NSEC produces strombolian explosions and ash emissions.

Source: INGV.

Fuego (Guatemala) is still very active. Lahars still descend the volcano’s Las Lajas and Mineral drainages, carrying blocks up to 2 metres in diameter along with branches and tree trunks.Between 8 and 15 weak explosions are recorded per hour, producing gray ash plumes that rise 750-850 metres above the crater. Ashfall is reported in areas downwind. Lava fountains sometimes rise 100-200 metres high. Avalanches of blocks descend the El Jute (SE), Ceniza (SSW), and Las Lajas (SE) drainages, with material reaching vegetated areas.

Source: INSIVUMEH.

Explosions at the Santiaguito lava-dome complex (Guatemala) generate ash plumes that rise up to 500-700 metres above the summit. Avalanches of material descend the W and E flanks of the lava dome.

Source: INSIVUMEH.

The lava dome in Merapi’s summit crater (Indonesia) keeps growing at a rate of 6,200 cubic metres per day, faster than the previous week. On October 18th, 2018, the volume of the dome was estimated at 201,000 cubic metres. The alert level remains at 2, on a scale of 1-4.

Source: VSI.

The tremor keeps decreasing and is at a low level on Piton de la Fournaise (Reunion Island) but the eruption is continuing. Strong gas emissions rise from the main vent as well as from areas along the lava tube. A slight inflation of the volcanic edifice is still observed.

Source: OVPF.

Frequent strombolian events have been observed at Turrialba (Costa Rica) since October 5th, 2018. Periodic gas-and-ash emissions rise 200-500 m above the crater.

The eruption at Veniaminof (Aleutians / Alaska) continues, as evidenced by lava fountains and flows visible in satellite and webcam data, and low-level continuous tremor. Satellite data indicate that the western part of the south-flank flow field is active. The aviation colour code remains at Orange and the alert level remains at Watch.

Source: AVO.

Strong seismic tremor from Semisopochnoi (Aleutians / Alaska) suggests that an eruption began at 4:47 UTC on October 26th, 2018 and is currently diminishing. Satellite data show a small ash cloud at about 3,600 metres asl.  The aviation colour code and rhne volcano alert level have been raised to Orange and Watch, respectively.

Source: AVO.

Rates of seismicity, deformation, and gas release have not changed significantly on Kilauea (Hawaii) over the past week but the eruption has not yet been officially  declared over. Deformation signals are consistent with refilling of the middle East Rift Zone. Access to the entire flow field and vents is forbidden.

Source: HVO, Civil Defense.

Explosions at Sabancaya (Peru) average 23 events per day. Gas-and-ash plumes rise as high as 3 km above the crater. On October 18th, SO2 emissions reached 2,200 tons per day.

Source: IGP.

L’éruption du Sabancaya (Source: IGP)

Petite coulée éphémère sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) – Crédit photo: Fabrice Juignier

Le glissement de l’Etna (Sicile) // Mt Etna’s sliding movement in Sicily

Un article récent paru dans Newsweek nous rappelle que le flanc sud-est de l’Etna glisse dans la Mer Méditerranée à raison de quelques centimètres par an. Selon les scientifiques, « il est important de comprendre ce processus susceptible de générer un effondrement catastrophique du volcan dans le futur ». Le glissement de terrain qui accompagnerait un tel événement pourrait, à son tour, provoquer un tsunami qui menacerait les zones habitées de la région.
Une équipe internationale de chercheurs a proposé une nouvelle approche de cette activité de glissement de l’édifice volcanique, tout en laissant entendre que le mouvement du flanc oriental du volcan pose un risque plus grand que prévu.
Dans un article publié dans la revue Science Advances, les scientifiques expliquent que le flanc E de l’Etna glisse principalement en raison de l’instabilité gravitationnelle. Auparavant, on pensait que c’était la poussée du magma à l’intérieur du volcan qui était responsable du mouvement. Jusqu’à présent, il n’avait pas été possible de dire lequel de ces processus – instabilité gravitationnelle ou poussée du magma – était à l’origine du glissement.
Pour effectuer leur étude, la première de ce type sur le glissement en mer du volcan, les scientifiques ont mis en place et analysé un réseau de cinq transpondeurs sous-marins. Ces appareils étaient équipés de capteurs de pression pour surveiller en permanence le déplacement du fond marin en bordure de la côte E de la Sicile.
Les mesures effectuées par les transpondeurs entre avril 2016 et juillet 2017 ont montré que la déformation de l’Etna s’éloignait de son système magmatique, ce qui donne à penser que la majeure partie du glissement est provoquée par gravité.
Les chercheurs disent qu’ils ne peuvent pas exclure la possibilité d’un effondrement catastrophique du flanc sud-est, bien qu’il soit impossible de dire si, comment et quand cela se produira. De nouvelles recherches seront nécessaires pour faire une telle prévision. Sur la terre ferme, on étudie le mouvement de l’Etna depuis les années 1980, mais trois décennies ne sont pas suffisantes pour tirer des conclusions sur le cycle de vie géologique du volcan qui s’étire qui plusieurs centaines de milliers d’années.
Le résultat le plus intéressant de l’étude est que la vitesse de déplacement est plus importante au large que près du sommet. De nombreux chercheurs pensaient que le glissement d’Etna était provoqué par la pression magmatique au sommet du volcan, mais la dernière étude contredit cette idée. Le mouvement est plutôt causé par un simple glissement vers le bas des flancs sous-marins par gravité, et ce mouvement effectue lui-même une traction sur les pentes supérieures du volcan.
Les archives géologiques montrent que les volcans peuvent s’effondrer de manière catastrophique en suivant ce processus. Il existe de nombreux exemples, comme à Hawaii et aux îles Canaries. Au cours de tels événements, tout un pan du volcan se détache en provoquant un énorme glissement de terrain dévastateur. Selon les chercheurs, ils se produisent dans le monde environ quatre fois par siècle. Les auteurs de cette dernière étude attirent l’attention sur ce point, mais à l’heure actuelle, notre connaissance des précurseurs de tels événements catastrophiques est très rudimentaire, ce qui rend impossible toute prévision fiable.
Source: Newsweek.

Sur sa page Facebook, Boris Behncke (INGV Catane) indique que l’activité sismique dans le sud-est de l’Etna et d’autres parties du volcan n’est pas le signe qu’un important séisme est sur le point de se produire ; ce n’est pas non plus le signe d’une éruption imminente. Cela montre seulement la dynamique des flancs de l’Etna, phénomène susceptible d’entraîner une déstabilisation progressive de la montagne. Cela peut également faciliter les mouvements du magma sur les flancs du volcan et provoquer une éruption latérale. Les scientifiques sont actuellement incapables de prédire un tel événement qui sera annoncé par une augmentation de la sismicité avant l’ouverture d’une ou plusieurs fractures éruptives. Les dernières éruptions latérales de l’Etna, avec menace pour des zones habitées, remontent à 1928 (Mascali), 1979 (Fornazzo), 1991 (Zafferana).
Boris demande aux gens de ne pas diffuser d’informations alarmantes, comme celles concernant un séisme majeur, bien que le risque existe réellement dans l’est de la Sicile.

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A recent article in Newsweek reminds us that the southeastern flank of Mount Etna is sliding into the Mediterranean Sea at the rate of a few centimetres every year. According to experts, “understanding this process is important as it could precipitate a catastrophic collapse of the volcano in the future.” The resulting landslide could, in turn, produce a tsunami that threatens human life in the region.

An international team of researchers has proposed a new driver for this sliding activity, while suggesting that the volcano’s flank movement poses a greater hazard than previously thought.

In a paper published in the journal Science Advances, the scientists report that the flank is sliding primarily due to gravitational instability. Previously, it was assumed that the pushing of ascending magma inside the volcano was responsible for the movement. Until now, it has not been possible to determine which of these processes could be causing the sliding.

In what was the first such offshore movement monitoring study, the scientists set up and analyzed a network of five underwater transponders. They were equipped with pressure sensors to continuously monitor the displacement of the seafloor around Etna’s submerged southern boundary on Sicily’s east coast.

The observations made with the transponders between April 2016 and July 2017 showed that Etna’s deformation increased away from its magma system, suggesting that the bulk of the sliding is being driven by gravity.

The researchers say they cannot exclude the possibility that the southeastern flank might collapse catastrophically, although it is impossible to say if, how and when this could happen. More research is required to make such a prediction. On land, this motion has been tracked since the 1980s but three decades is almost nothing compared to the geologic life cycle of the volcano.

The most interesting result of the study is that the rate of movement is greater offshore than near to the summit. Many previous researchers had supposed that Etna’s sliding was initiated by magmatic pressure from the active summit, but this study contradicts that idea. The movement is instead caused by simple downslope sliding of the submarine flanks under gravity, this movement then pulling on the upper slopes of the volcano.

The geological archives show that volcanoes can collapse catastrophically from this process. There are numerous examples of this, the largest ones being in Hawaii and the Canary Islands. Such events involve a large sector of the volcano detaching itself in one massive, devastating landslide, and occur worldwide about four times per century, according to the researchers. The authors of this study draw attention to this, but at present our knowledge of the precursors to such disastrous events is very rudimentary, making meaningful predictions impossible.

Source: Newsweek.

On his Facebook page, Boris Behncke (INGV Catania) indicates that seismic activity in SE Etna and other parts of the volcano is neither the sign of an imminent major earthquake nor of an imminent eruption. It is just a sign of the dynamics of Mt Etna’s flanks which may lead to a progressive destabilisation of the mountain. This may, in turn, facilitate magma movements of the flanks of the volcano and cause a flank eruption. Scientists are currently unable to predict such an event which will be announced by an increase in seismicity before the opening of an eruptive fissure. Mt Etna’s last flank eruptions threatening populated areas date back to 1928 (Mascali), 1979 (Fornazzo), 1991 (Zafferana).

Boris asks people not to spread alarming information, like the ones concerning a major earthquake, although the risk really exists in eastern Sicily.

Photo: C. Grandpey

 

 

 

Volcans du monde // Volcanoes around the world

Selon le site web The Watchers, une nouvelle éruption phréatique a été observée sur le Gamalama (Indonésie) le 4 octobre 2018 à 2h52(TU). Le volcan a émis un nuage de cendre jusqu’à 2,1 km d’altitude. Le niveau d’alerte est maintenu à 2 et la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange. Il est demandé au public de rester à au moins 1,5 km du cratère. La dernière éruption du Gamalama a eu lieu en août 2016.

L’activité de l’Etna (Sicile / Italie) est actuellement marquée par des émissions de gaz au niveau des cratères sommitaux, avec une activité strombolienne périodique au niveau de la Bocca Nuova, du Cratère NE et du Nouveau Cratère SE. .
Source: INGV.

Aucune nouvelle activité n’a été observée sur le Kilauea (Hawaii). Il n’y a pas d’incandescence au fond du cône de la Fracture n° 8. La sismicité et la déformation du sol restent faibles au sommet. Les émissions de SO2 au sommet et le long de la Lower East Rift Zone sont très faibles. Malgré ce manque d’activité, l’éruption n’est toujours pas officiellement terminée !
Source: HVO.

D’après des données satellitaires, les panaches de cendre de l’Anak Krakatau (Indonésie) s’élèvent le plus souvent à une altitude de 1,1-1,2 km. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1-4). Il est demandé aux habitants et aux touristes de ne pas s’approcher du volcan à moins de 2 km du cratère.
Source: VSI.

Le nouveau dôme de lave dans le cratère du Merapi (Indonésie) continue de croître lentement. Le 27 septembre 2018, son volume était estimé à 129 000 mètres cubes et sa vitesse de croissance était de 1 000 mètres cubes par jour, ce qui est moins que la semaine précédente. Les émissions de vapeurs et de gaz s’élèvent à environ 450 mètres au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1-4) et les habitants sont priés de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: CVGHM.

On observe en moyenne 21 explosions par jour sur le Sabancaya (Pérou). Les panaches de gaz et de cendre s’élèvent à environ 3-4 km au-dessus du cratère. Plusieurs anomalies thermiques ont été détectées. Le 29 septembre 2018, les émissions de SO2 atteignaient 3 250 tonnes / jour. L’approche du cratère est interdite dans un rayon de 12 km.
Sources: IGP.

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According to the website The Watchers, a new phreatic eruption took place at Gamalama volcano (Indonesia) at 02:52 (UTC) on October 4th, 2018. The eruption ejected volcanic ash up to 2.1 km above sea level. The alert level remains at 2: the aviation colour code is Orange. The public is asked to stay at least 1.5 km from the crater. Gamalama’s last eruption took place in August 2016.

Activity at Mt Etna (Italy) is currently characterized by gas emissions at the summit craters, with periodic Strombolian activity from vents in Bocca Nuova, Northeast Crater and New Southeast Crater.

Source: INGV.

No new activity has been observed at Kilauea Volcano (Hawaii). There has been no significant incandescence within the Fissure 8 cone, though a small amount of fuming was visible during the day. Seismicity and ground deformation remain low at the summit. SO2 emissions from the summit and the LERZ are low. Despite this lack of activity, the eruption has not been declared over yet.

Source: HVO.

Based on satellite data, ash plumes from Anak Krakatau (Indonesia) usually rise to altitudes of 1.2-2.1 km. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4). Residents and visitors are asked not to approach the volcano within 2 km of the crater.

Source: VSI.

The new lava dome in Merapi’s summit crater (Indonesia) continues to slowly grow. By 27 September, 2018, its volume was an estimated 129,000 cubic metres, and the growth rate was 1,000 cubic metres per day, which is slower than the previous week. Vapour and gas emissions rise a maximum of 450 metres above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and resident are asked to remain outside of the 3-km exclusion zone.

Source: CVGHM.

Explosions at Sabancaya (Peru) average 21 events per day. Gas-and-ash plumes usually rise as high as 3-4 km above the crater rim. Several thermal anomalies have been detected. On 29 September, 2018, SO2 emissions reached 3,250 tons/day. The public should not approach the crater within a 12-km radius.

Sources:  IGP.

Activité strombolienne dans le cratère central de l’Etna (Photo: C. Grandpey)

 

Etna (Sicile / Italie)

Il suffit que j’aie le dos tourné pour que l’Etna se manifeste ! C’est ce qui s’est passé pendant que je faisais une escapade glaciaire dans les Alpes. Le 5 septembre 2018 au matin, le volcan a réveillé les habitants de la région avec deux fortes explosions à 6h15 et 8h36 au niveau de la bouche E du Nouveau Cratère Sud-Est (NCSE).

Au vu de cette activité explosive qui fait suite à une activité strombolienne les jours précédents, il a été décidé de faire passer la couleur du niveau d’alerte volcanique du Vert au Jaune. La décision a été adoptée le 29 août 2018 par la Protection Civile sur la base des informations fournies par l’INGV de Catane, le Département des Sciences de la Terre de l’Université de Florence et le CNR. L’activité éruptive n’a pas, pour le moment, affecté le trafic aérien à l’aéroport de Catane.

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While I was on a glacier getaway in the Alps, Mount Etna wolke up residents on its slopes with two powerful explosions on the morning of September 5th, 2018 at 6:15 and 8:36 am. Their origin was the eastern vent of the New Southeast Crater (NSEC).
In view of this explosive activity that followed Strombolian activity in the previous days, it was decided to raise the colour of the volcanic alert level from Green to Yellow. The decision was adopted on 29 August 2018 by the Civil Protection on the basis of information provided by the INGV of Catania, the Department of Earth Sciences of the University of Florence and the CNR. The eruptive activity has not, for the moment, disturbed air traffic at the airport of Catania.

Merci à mon ami Santo Scalia de m’avoir envoyé ces photos