Effets planétaires de phénomènes naturels // Planetary effects of natural phenomena

Depuis la nuit des temps, la planète Terre a été victime de phénomènes naturels majeurs qui ont affecté ou bouleversé les formes de vie à sa surface. On peut citer à l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années suite à la chute d’une météorite sur la Péninsule du Yucatan au Mexique, ou suite à des éruptions volcaniques colossales dans les Trapps du Deccan en Inde, ou par les deux, selon les théories.
Plus tard, les Dix Plaies d’Égypte sont souvent liées à l’éruption cataclysmale du volcan de Santorin (Grèce) au 16ème siècle avant notre ère. Elle a mis fin à la civilisation minoenne.

En 1257 se produisit une éruption volcanique dont l’origine est longtemps restée un mystère qui a été résolu par deux volcanologues français, Jean-Christophe Komorowski et Franck Lavigne, entre 2010 et 2013 : l’éruption eut lieu sur le volcan Samalas, sur l’île de Lombok en Indonésie. Les climatologues qui l’ont étudiée à leur tour indiquent que cette éruption fut si puissante que, par la masse de particules volcaniques expulsées et en circulation dans l’atmosphère, elle provoqua des dérèglements climatiques à l’échelle du monde. L’hémisphère sud fut d’abord touché, suivi de l’hémisphère nord et, en particulier, de l’Europe où, à certains endroits, la température chuta de manière sensible et durable pendant au moins un an. En lisant les archives religieuses de l’époque, on apprend que Londres fut frappée par une période de grand froid, en plein été 1257. Les pluies incessantes rendirent les routes boueuses, en même temps que des milliers de personnes mouraient de faim et de maladie du fait de récoltes insuffisantes liées au mauvais temps. En Allemagne, les annales de la ville de Spire révèlent qu’au cours de cette même année 1257, les températures étaient très faibles pour la saison. Les nuages bas et le brouillard qui recouvraient le pays à ce moment-là étaient probablement issus du déplacement des immenses masses de particules volcaniques dans l’atmosphère, depuis l’Indonésie à travers le globe.

Un peu plus tard dans le Moyen Âge, 1453 est souvent retenue par les historiens comme l’année décisive où Constantinople, la capitale de l’empire byzantin, fut conquise par les Turcs ottomans, marquant ainsi la disparition d’un des plus grands empires de l’histoire et, avec lui, la fin de la période médiévale. L’Histoire raconte aussi que le 25 mai 1453, quatre jours avant l’assaut final des Turcs sur Constantinople, un épais brouillard enveloppait la ville assiégée. Pour les chercheurs du 21ème siècle, cette brume s’explique par un événement de plus grande ampleur que le siège de Constantinople : l’éruption  du volcan Kuwae, une caldeira sous-marine au Vanuatu en 1452. Elle a souvent été baptisée « l’éruption oubliée ». L’île volcanique de Kuwae fut détruite et prit la forme d’un gigantesque cratère. L’événement envoya quelque 35 km3 de matières volcaniques dans l’atmosphère, ce qui produisit un immense nuage de poussière qui parcourut le globe et fit écran au rayonnement solaire. Cela provoqua, comme en 1257, une baisse de la température mondiale allant jusqu’à 1°C pendant un ou deux ans. Les conséquences de l’éruption ne furent pas seulement observées à Constantinople. Au Caire, en Egypte, les crues du Nil furent insuffisantes ; la famine régna à Moscou ; en Chine, les chroniques mentionnent des chutes de neige pendant quarante jours au sud du Fleuve Jaune. L’éruption au Vanuatu affecta donc des espaces extrêmement éloignés les uns des autres.

Beaucoup plus près de nous, les catastrophes naturelles de l’automne 2017 ont, elles aussi, dépassé les frontières nationales et provoqué d’importants bouleversements à plusieurs endroits de la planète. Les ouragans Harvey, Irma, Jose, Katia, Maria, Lee et Ophelia ont mis en péril des régions et des populations entières. Le golfe du Mexique et l’archipel des Caraïbes ont été les principales zones touchées. En effet, l’ouragan Ophélia a pris une trajectoire inédite en remontant le long de la façade atlantique européenne avant de frapper l’Irlande. Ses effets se sont faits ressentir jusqu’à Londres ou encore aux Pays-Bas et en Belgique. En France, le long de la côte atlantique, on a pu observer, de manière assez inattendue, un ciel rouge-orangé digne des tableaux réalisés après l’éruption du Tambora en 1815.

Comme au Moyen Age, les catastrophes naturelles de 2017 ont, elles aussi, dépassé les frontières nationales et provoqué d’importants bouleversements à plusieurs endroits de la planète. Toutefois, l’une des différences fondamentales avec le Moyen Âge est que ce type d’événement pourrait devenir plus intense et donc plus destructeur à l’avenir, du fait du dérèglement climatique. Le monde est donc de plus en plus connecté face aux phénomènes environnementaux. Il faudrait que TOUS les gouvernements retiennent la leçon car le problème ne se règlera jamais à la seule échelle nationale.

Note inspirée d’un article paru dans Actuel Moyen Age et qui m’a aimablement été communiqué par Dominique Belmer, fidèle lectrice de mon blog.

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Since the dawn of time, planet Earth has been the target of major natural phenomena which have affected or upset the forms of life at its surface. One might refer to the extinction of dinosaurs that were exterminated 66 million years ago by the fall of a meteorite on the Yucatan Peninsula in Mexico, or by major volcanic eruptions in the Deccan Traps in India, or by both, according to the theories.

Later, the Plagues of Egypt – also called Ten Biblical Plagues – are often related to the eruption of Santorini Volcano in the sixteenth century B.C. which brought an end to the Minoan civilisation.

In 1257 there was a volcanic eruption whose origin has long remained a mystery that was solved by two French volcanologists, Jean-Christophe Komorowski and Franck Lavigne, between 2010 and 2013: the eruption took place on the Samalas Volcano, on Lombok Island in Indonesia. The climatologists who studied the event indicate that this eruption was so powerful that,  the mass of volcanic particles that was expelled circulated in the atmosphere and caused climatic disturbances at the scale of the world. The southern hemisphere was first hit, followed by the northern hemisphere and, in particular, Europe, where in some places the temperature fell significantly and persistently for at least a year. Reading the religious archives of the time, we learn that London went through a period of great cold in the summer of 1257. The roads were muddy because of the rain while thousands of people were dying of hunger and disease because of insufficient harvests due to bad weather. In Germany, the annals of the city of Spire reveal that during 1257, the temperatures were very low for the season. The low clouds and fog that covered the country at that time were probably the result of the massive masses of volcanic particles moving into the atmosphere, from Indonesia across the globe.
A little later in the Middle Ages, 1453 is often remembered by historians as the year when Constantinople, the capital of the Byzantine Empire, was conquered by the Ottoman Turks, marking the death of one of the greatest empires in history and, with it, the end of the medieval period. History also tells us that on May 25th, 1453, four days before the final assault of the Turks on Constantinople, a thick fog enveloped the besieged city. For 21st century researchers, this haze can be explained by an event of greater magnitude than the siege of Constantinople: the eruption of the Kuwae Volcano, an underwater caldera in Vanuatu in 1452. It was often called “the forgotten eruption”. The volcanic island of Kuwae was destroyed and took the form of a gigantic crater. The event sent some 35 cubic kilometres of volcanic material into the atmosphere, producing a huge cloud of dust that circled the globe and screened solar radiation. As in 1257, this caused a drop in global temperature of up to 1°C for one or two years. The consequences of the eruption were not only observed in Constantinople. In Cairo, Egypt, the floods of the Nile were insufficient; famine rprevailed in Moscow; in China, chronicles mention snowfalls for forty days south of the Yellow River. The eruption in Vanuatu therefore also affected extremely remote areas.
Closer to us, the natural disasters of the autumn 2017 have also gone beyond national borders and caused major upheavals in many parts of the world. Hurricanes Harvey, Irma, Jose, Katia, Maria, Lee and Ophelia have endangered entire regions and populations. The Gulf of Mexico and the Caribbean archipelago were the main affected areas. Indeed, Hurricane Ophelia took an unprecedented course up the Atlantic coastline before hitting Ireland. Its effects have been felt as far as London or the Netherlands and Belgium. In France, along the Atlantic coast, one observed, quite unexpectedly, a red-orange sky worthy of paintings made after the eruption of Tambora in 1815.
Like in the Middle Ages, the natural disasters of 2017 have also transcended national borders and caused major upheavals in many parts of the world. However, one of the fundamental differences with the Middle Ages is that this type of event could become more intense and therefore more destructive in the future, due to climate change. The world is therefore increasingly connected to environmental phenomena. ALL governments should learn the lesson because the problem will never be solved at the national level.
Note inspired by an article in Actuel Moyen Age and which was kindly communicated to me by Dominique Belmer, a faithful reader of my blog.

Complexe volcanique Rinjani (Ile de Lombok)  [Crédit photo : Wikipedia]

Localisation des volcans sous-marins Kuwae et Makura (Source : Wikipedia)

 

Evolution des mentalités au pied du Merapi (Java / Indonésie)? // Evolution of mentalities on the slopes of Mt Merapi (Java / Indonesia)?

Rappelez-vous: En 2010, le Merapi est entré en éruption et a tué 353 personnes tandis que 350 000 autres étaient évacuées vers des endroits plus sûrs. Le volcan, comme beaucoup d’autres en Indonésie, possède sa propre mythologie. On croit, par exemple, qu’il abrite en son sein un sultanat de l’ombre du royaume des esprits.
Le Merapi, comme d’autres sites spirituels en Indonésie, a un juru kunci, ou gardien, qui est responsable de l’activité rituelle et est nommé par le sultan de Yogyakarta. En 2010, lorsque le volcan est entré en éruption, son gardien était Mbah Maridjan qui était connu pour son lien spirituel étroit avec la montagne. Il a choisi de mourir pendant l’éruption, alors que sa famille et d’autres villageois avaient quitté leurs maisons pour se mettre en sécurité. Son corps a été retrouvé prostré dans la position typique de la prière islamique.
Depuis 2011, le gardien du Merapi est Asih, le fils de Mbah Maridjan. Cependant, Asih, professeur de mathématiques à l’Université islamique de Yogyakarta pendant la semaine, n’est pas aussi engagé dans son rôle de gardien que son père charismatique. Il affirme qu’il est juste un serviteur du sultan et qu’il ne ressent aucun lien spirituel particulier avec le Merapi. Il a même refusé «Mbah», le titre honorifique de son père, qui signifie «gardien de la montagne».
Depuis la tragédie de 2010, Yogyakarta – une ville située au sud du volcan – a développé un remarquable système de gestion de la situation générée par l’activité du Merapi.  On observe une forte concentration de scientifiques et de décideurs dans cette ville universitaire qui met en relation la population et les scientifiques. Il y a une importante équipe de secouristes issue de la population et un gardien spirituel du volcan qui travaille main dans la main avec les autorités gouvernementales.
L’évolution de la fonction de gardien du volcan montre également comment tradition et modernité vont de pair aujourd’hui à Yogjakarta, après l’éruption de 2010. Asih, le gardien, indique qu’il travaille en étroite collaboration avec le Centre de Volcanologie et le Centre de Gestion des Risques Géologiques. Contrairement à la plupart des autres gardiens, il reconnaît qu’il ne lui serait pas facile de transmettre les informations aux gens de la région sans déclencher un mouvement de panique, et que le gouvernement est plus qualifié que lui pour effectuer ce travail de communication.
Une évolution significative est également apparue parmi la population vivant à proximité du Merapi. Par exemple, chaque famille possède un talkie-walkie. Le responsable du VSI a déclaré: «Après 2010, je pense que les gens ont accepté d’écouter les mises en garde des scientifiques, ce qui facilite mon travail.» Aujourd’hui, le système d’alerte volcanique à Yogyakarta associe tous les moyens disponibles, depuis les médias sociaux jusqu’au bouche à bouche pour transmettre les informations aux personnes âgées. Yogyakarta a également une communauté très engagée qui apporte sa contribution. La ville dispose d’un comité de secourisme (SAR) avec 2 000 jeunes qui peuvent venir en aide non seulement aux victimes de catastrophes, mais aussi aux personnes qui se perdent ou se blessent sur la montagne. Le SAR travaille à la fois avec le gardien du volcan et le gouvernement local.
Depuis l’éruption de 2010, les circuits en jeep sont devenus une attraction sur le volcan. Ils attirent entre 3 000 et 10 000 touristes chaque week-end. Yogyakarta montre comment une communauté peut gérer une menace continue en l’abordant de différents points de vue.
Le Merapi est toujours actif; On peut le voir par temps clair depuis certains quartiers de la ville. Il n’est plus un fardeau dans l’esprit de la population grâce aux profondes évolutions qui ont ponctué la dernière décennie.
Source: Adapté d’un article dans Voice of America.

La prochaine éruption nous dira si l’évolution des mentalités a permis d’éviter un lourd bilan.

Je sais que des Indonésiens, ainsi que des Français résidant en Indonésie, fréquentent mon blog. J’aimerais avoir leur point de vue sur cet article. Sont-ils en mesure de confirmer (dans les commentaires) l’évolution des mentalités au pied du Merapi?

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Just remember: In 2010, Mt Merapi erupted, killing 353 persons while 350,000 were evacuated to safer places. The volcano, like many others in Indonesia, has its own mythology. It is believed, for instance, that a shadow sultanate of the spirit kingdom is located inside the volcano.
Mt Merapi, like some other spiritual sites in Indonesia, has a juru kunci, or guardian, who is responsible for ritual activity and is appointed by the Sultan of Yogyakarta. In 2010, when Mt Merapi erupted, the guardian was Mbah Maridjan, who was famous for his close spiritual connection with the mountain. He chose to die in the 2010 eruption while his family and other villagers descended to safety. His body was found bent over in prayer.

Merapi’s guardian since 2011 is Asih, Mbah Maridjan’s son. However, Asih, a math professor at the Islamic University of Yogyakarta during the week, is not quite as committed to the mountain as his charismatic father was. He says he is just a servant of the sultan and that he does not feel any particular spiritual connection with Mt Merapi. He declined his father’s honorific « Mbah, » which means « mountain guard. »
Since the 2010 tragedy, Yogyakarta – a city which lies to the south of the volcano – has developed one of the most comprehensive volcano management systems in the world. There is a high concentration of scientists and policy experts in the university town. It is also unique in its combination of grassroots and high-level efforts, from a large volunteer search and rescue SAR) squad to a hereditary spiritual guardian who works hand-in-hand with government officials.
As a consequence, The guardian’s evolving role also reflects how tradition and modernity increasingly work in tandem in post-eruption Yogyakarta. Asih says he works closely with the Center for Volcanology and Geological Hazard Mitigation. Unlike most other guardians, he admits it is not easy for him to give information to people in the area without panic, and that the government can do a better job.
A significant evolution has also appeared among the population living close to Mt Merapi. For instance, every family has a walkie-talkie. Said the head of the VSI: “After 2010, I think people have wanted to listen to science-based warnings, which makes my job easier. » Today, Yogyakarta’s early warning system for volcano alerts combines everything from social media to « mouth-to-mouth knowledge transfer for older people. » Yogyakarta also has a highly engaged citizenry that compounds their efforts at the grassroots level. The city has an all-volunteer search and rescue (SAR) committee of 2,000 young people who train to help not just disaster victims, but also those who get lost or hurt on the mountain. SAR works both with the volcano’s guardian and the local government.
Since the 2010 eruption, open-air jeep tours have become a popular addition to the mountain, attracting 3,000 to 10,000 tourists each weekend. Yogyakarta is a case study in how a community can manage an ongoing threat by tackling it from many directions.

Mt Merapi is still active; you can see it on clear days from parts of the city. But it is no longer a burden on residents’ minds, in part because of their great advances in the past decade.
Source: Adapted from an article in Voice of America.

The next eruption will tell us if the evolution of mentalities has helped to avoid a heavy toll.

I know that Indonesians, as well as French people living in Indonesia, regularly visit my blog. I would like to have their point of view on this article. Can they confirm (in the comments) the evolution of mentalities at the foot of Mt Merapi?

Village sous la cendre après l’éruption de 2010 (Source: Wikipedia)

Kadovar (Papouasie-Nouvelle-Guinée // Papua-New-Guinea)

Le volcan Kadovar en Papouasie-Nouvelle-Guinée n’est certainement pas le plus connu des volcans de la planète. Cependant, on peut lire sur le très intéressant site « The Watchers » (https://watchers.news/2018/01/06/dormant-kadovar-volcano-awakens-first-eruption-in-known-history-png/) que « plus de 500 personnes vivant sur l’île de Kadovar ont été évacuées suite à la première éruption historique du Kadovar. Ce volcan, en sommeil jusqu’à hier, fait partie des îles Schouten et se trouve au large de la Nouvelle-Guinée, à environ 25 km au nord de l’embouchure de la rivière Sepik. La dernière activité de ce volcan fut une période de phénomènes géothermaux en 1976. L’alerte aérienne a été élevée à la couleur Orange. Une grande partie de l’île est déjà couverte de lave. »
Le Kadovar est entré en éruption vers 12h00 (heure locale) le 5 janvier 2018. Les autorités ont envoyé des bateaux pour évacuer plus de 500 personnes vivant sur l’île.
Selon le VAAC de Darwin, le nuage de cendre atteignait une altitude de 2,1 km

Source: The Watchers.

Voici une petite vidéo de l’éruption:

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Kadovar Volcano in Papua New Guinea is not the best known of the Earth’s volcanoes. However, we can read on the very interesting website “The Watchers” (https://watchers.news/2018/01/06/dormant-kadovar-volcano-awakens-first-eruption-in-known-history-png/) that “more than 500 people living on Kadovar Island have been evacuated following the first eruption of Kadovar volcano in known history. This volcano, dormant until yesterday, is part of the Schouten Islands, and lies off the coast of New Guinea, about 25 km north of the mouth of the Sepik River. The latest activity at this volcano was a period of heightened thermal phenomena in 1976. The Aviation Colour Code for the volcano was raised to Orange. A large part of the island is already covered in lava ».

Kadovar started erupting around 12:00 (local time) on January 5th, 2018, prompting authorities to send out boats to evacuate more than 500 people living on Kadovar Island.

According to Darwin VAAC, the volcanic ash cloud was reaching an altitude of 2.1 km a.s.l.

Source: The Watchers.

Bon anniversaire, Monsieur Pu’uO’o! // Happy birthday, Mr. Pu’uO’o!

Aujourd’hui 3 janvier 2018 marque le 35ème anniversaire de l’éruption du Pu’uO’o sur l’East Rift Zone du Kilauea. Depuis son début en 1983, l’éruption a donné naissance à une série de processus volcaniques spectaculaires allant des somptueuses fontaines de lave dans le cratère aux majestueuses entrées de la lave dans l’Océan Pacifique.
Aujourd’hui, l’activité se poursuit de manière stable, même si elle est plutôt réduite ces jours-ci. Aucune lave n’entre actuellement dans l’océan sur le site de Kamokuna et les quelques coulées éphémères sur la plaine côtière demandent de longues marches d’approche pour les atteindre et les admirer. Le niveau du lac de lave dans l’Overlook Crater de l’Halemau’u oscille généralement entre 30 et 40 mètres sous la lèvre du cratère, en fonction des épisodes d’inflation et de déflation de l’édifice volcanique. Aucun changement significatif n’a été observé dans le cratère du Pu’uO’o. Le HVO indique que « l’incandescence persiste au niveau des points chauds qui existent depuis longtemps dans le cratère et au niveau du petit lac de lave dans la partie ouest du cratère ».
Source: HVO.

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Today January 3rd 2018 marks the 35th anniversary of the Pu’uO’o eruption on Kilauea Volcano’s East Rift Zone. Since it began in 1983, the eruption has produced a range of dramatic volcanic processes ranging from high lava fountains to majestic ocean entries.

Today, activity is going on in a stable way, although it is rather low these days. No lava is currently entering the ocean at Kamokuna and the few breakouts on the coastal flat demand long walks to be reached and admired. The level of the lava lake in Halemau’u’s Overlook Crater usually oscillates between 30 and 40 metres beneath the crater rim, according to the inflation and deflation episodes of the volcanic edifice. No significant changes have been observed at Pu’uO’o. HVO indicates that “glow persists at long-term sources within the crater and from a small lava pond on the west side of the crater”.

Source: HVO.

 Activité du lac de lave du Pu’uO’o observée en 2007 (Photo : C. Grandpey)