Fuego (Guatemala): Intensification de l’éruption

L’éruption du Fuego se poursuit. Comme le montre l’évolution sismique ci-dessous, on observe une intensification des explosions qui génèrent des colonnes de cendre jusqu’à 5200 mètres d’altitude avant de s’étirer sur 20 à 30 km. Des avalanches de matériaux modérées à fortes sont observées dans les ravines Seca, Ceniza, Taniluyá, Las Lajas et Honda où elles atteignent parfois la végétation. Les projections de matériaux incandescents atteignent 800 mètres de hauteur et les explosions font vibrer les vitres des habitations sur les flancs ouest et sud-ouest. On observe des retombées de cendre dans plusieurs localités comme Panimache II, Santa Sofia, Sangre de Cristo, Palo Verde et Alotenango. Il y a également risque de retombées de cendre à Antigua. Une coulée de lave avance toujours sur une longueur de 2500 m dans la ravine Ceniza.

Au vu de l’intensification des coulées pyroclastiques, il est conseillé à la population de quitter les abords des ravines mentionnées ci-dessus. L’INSIVUMEH demande à la CONRED de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de la population. Il est demandé aux compagnies aériennes d’éviter la région du volcan à cause des importantes émissions de cendre.

Source : INSIVUMEH.

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 The eruption of Fuego volcano continues. As shown by the seismic evolution below, there is an intensification of explosions that generate ash columns up to 5200 metres a.s.l. before drifting over 20 to 30 km. Moderate to strong avalanches of material are observed in the Seca, Ceniza, Taniluyá, Las Lajas and Honda drainages where they sometimes reach the vegetation. The ejections of incandescent material reach 800 metres in height and the explosions vibrate the windows of the houses on the west and south-west flanks. Ashfall can be observed in several communities such as Panimache II, Santa Sofia, Sangre de Cristo, Palo Verde and Alotenango. There is a risk of ashfall in Antigua. A lava flow is still moving forward over 2500 m in the Ceniza drainage.

Because of the intensification of pyroclastic flows, residents are advised to leave the areas close to the above-mentioned drainages. INSIVUMEH asks CONRED to take all necessary measures to ensure the safety of the population. Airlines are asked to avoid the volcano area because of high ash emissions.
Source: INSIVUMEH.

Activité sismique actuelle sur le Fuego (Source: INSIVUMEH)

Zones menacées par les lahars en cas de fortes pluies (Source: INSIVUMEH)

 

Nouvelles recherches sur les Champs Phlégréens // New research on the Phlegrean Fields

Les supervolcans sont un peu comme le monstre du Loch Ness en Écosse: ils apparaissent de temps en temps dans les journaux et les magazines, mais personne n’a jamais assisté à leurs éruptions. En Italie, les Champs Phlégréens font partie de ces supervolcans qui pourraient devenir un danger pour les zones habitées.
Une étude récente a confirmé les conclusions de recherches précédentes. Les Campi Flegrei semblent accumuler du magma en évoluant vers une phase pré-éruptive. Les scientifiques ne disent pas qu’une éruption majeure est imminente, mais au vu des conditions actuelles, ils pensent qu’une telle éruption de grande envergure pourrait se produire dans les Champs Phlégréens à « un moment indéterminé du futur ». Ces propos confirment que nous ne sommes actuellement pas en mesure de prévoir les éruptions volcaniques.
Avec Yellowstone aux États-Unis, les Campi Flegrei font partie des rares supervolcans actifs dans le monde. Ils se trouvent dans le sud de l’Italie, à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Naples qui rassemble quelque 1,5 million d’habitants. La dernière éruption remonte à 1538; ce fut un événement relativement mineur, connu sous le nom d’éruption du Monte Nuovo. Cependant, il y a 40 000 ans, le volcan a connu une éruption majeure, à peine moins puissante que celles enregistrées à Yellowstone.
Au cours des 60 dernières années, la région volcanique avec ses 24 cratères et autres édifices a montré des signes d’activité, et les scientifiques l’ont étudiée de près pour mieux comprendre l’évolution de la situation.
Dans une étude publiée dans Science Advances, une équipe de chercheurs a examiné des échantillons de roche, de minéraux et de verre prélevés lors de 23 éruptions sur les Campi Flegrei, dont les deux plus importantes des 60 000 dernières années. En analysant les éléments contenus dans ces échantillons, les scientifiques ont pu se faire une idée de la situation avant et après les éruptions.
L’analyse des éléments montre qu’il y a eu des changements importants dans la température et la teneur en eau du magma à certains moments de l’histoire éruptive des Champs Phlégréens. Il a été constaté que les minéraux à l’intérieur du magma diminuaient avec le temps, tandis que la teneur en eau augmentait. Ils ont constaté qu’une telle évolution s’était produite avant l’éruption du Monte Nuovo.
L’équipe scientifique a remarqué qu’après l’éruption du Monte Nuovo, les Campi Flegrei sont entrés dans une nouvelle phase d’inactivité. Depuis les années 1950, il y a eu trois grandes périodes de regain d’activité qui ont fait craindre un réveil du volcan. Une ascension du magma  d’environ 8 km jusqu’à environ 3 km est tenue pour responsable de cette activité. [Note personnelle: tout cela est cohérent avec les épisodes bradysismiques observés dans la région.]
Les dernières études indiquent que la situation actuelle peut s’expliquer par la présence d’un magma saturé en eau dans la croûte supérieure, ce qui favoriserait la constitution d’un énorme réservoir magmatique. Les chercheurs pensent que le système d’alimentation des Champs Phlégréens entre actuellement dans une nouvelle phase qui pourrait aboutir, à un certain moment du futur, à une éruption de grande ampleur. On pense en général qu’une telle éruption ressemblerait assez à celles observées au cours des 15000 dernières années. Elle se situerait entre la dernière éruption (Monte Nuovo, 1538, 0,02 km3) et l’éruption du Vésuve qui a recouvert Pompéi et Herculanum. De tels scénarios sont pris en compte dans le cadre de la gestion des catastrophes.

Source: Newsweek.

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Earth’s supervolcanoes are like the Loch Ness monster in Scotland: they emerge from time to time in the newspapers and magazines but nobody has ever seen their eruptions. In Italy, the Phlegrean Fields is one of the supervolcanoes that could become a ththreat to populated areas.

A recent study has confirmed what previous research had already concluded. The Campi Flegrei appears to be accumulating magma as it transitions to a pre-eruption state. Scientists do not say that a large eruption is imminent, but they suggest that current conditions at Campi Flegrei indicate one could happen at « some undetermined point in the future. » This statement confirms that we are currently unable to predict volcanic eruptions.

With Yellowstone in the U.S., Campi Flegrei is one of the few active supervolcanoes in the world. It is located in southern Italy, about 15 kilometres to the west of Naples, which is home to around 1.5 million people. The last time it erupted was in 1538 ; it was a fairly small event known as the Monte Nuovo eruption. However, 40,000 years ago, it produced a major eruption, slightly less powerful than the ones recorded at Yellowstone.

Over the last 60 years, the volcanic region with its 24 craters and edifices has shown signs of unrest, and scientists have been studying it and monitoring it closely to better understand the changes taking place.

In a study published in Science Advances, a team of researchers examined rock, mineral and glass samples taken from 23 eruptions at Campi Flegrei, including the two biggest from the last 60,000 years. By analyzing the elements within these samples, the scientists were able to construct a picture of what was happening before and after eruptions.

Analysis of the elements suggests there were critical changes to the temperature and water content of the magma at certain points in the eruptive history of Campi Flegrei. Minerals in the magma were found to decrease over time, while water content increased. They found that this happened before the Monte Nuovo eruption.

The research team notes that after the Monte Nuovo eruption, Campi Flegrei entered a “new phase” of inactivity. Since the 1950s, there have been three “major periods of unrest,” raising concern that the volcano is reawakening. A magma ascent from about 8 km to about 3 km has previously been blamed for this unrest. [Persona note: All this is consistent with the episodes of bradyseism observed in the region.]

The latest findings suggest this is consistent with the presence of water-saturated magma in the upper crust, allowing for the buildup of a huge magma reservoir. The researchers suggest that the plumbing system at Campi Flegrei is currently entering a new buildup phase, potentially culminating, at some undetermined point in the future, in a large volume eruption.

Should an eruption occur, the best guess is that it will have a size and behaviour similar to that seen during past 15,000 years or so, hence ranging from the size of the last eruption (Monte Nuovo, 1538, 0.02 cubic km) to something similar to the eruption of Vesuvius that overwhelmed Pompeii and Herculaneum. These are the scenarios being used to prepare mitigation plans.

Source : Newsweek.

Site des Champs Phlégréens avec le Monte Nuova. A noter que la Solfatara reste fermée au public suite à l’accident qui a coûté la vie à un jeune garçon et ses parents en septembre 2017 (voir ma note à ce sujet: https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/09/13/drame-a-la-solfatara-italie-drama-at-the-solfatara-italy/)

Les effondrements historiques du sommet du Kilauea (Hawaii) // Historic collapses of the Kilauea summit (Hawaii)

La dernière éruption du Kilauea a provoqué l’effondrement spectaculaire du cratère de l’Halema’uma’u. Cependant, ce n’est pas la première fois dans l’histoire du volcan qu’un tel événement se produit. L’Observatoire des Volcans d’Hawaï (HVO) indique toutefois que le dernier effondrement sommital a été le premier à être observé en détail avec un volume d’affaissement supérieur à une douzaine d’effondrements de ce type au cours des deux derniers siècles. Les premiers effondrements connus (1823, 1832 et 1840) avaient un volume d’affaissement important, mais le processus n’a pas été décrit avec précision par les témoins. Les effondrements les plus récents (1919, 1922 et 1924) ont mis en oeuvre de plus petits volumes d’affaissement ; ils ont été observés par Thomas Jaggar et l’équipe scientifique du HVO.
L’effondrement de 1868 a été le premier à être observé après la construction d’un hôtel au sommet du Kilauea. Divers observateurs étaient présents pendant quelques jours chacun au cours des premières semaines de l’événement. Les mois de mars et avril 1868 sont le plus souvent associés à une forte sismicité et à des épisodes éruptifs du Mauna Loa. Le séisme le plus significatif, d’une magnitude estimée à M 7,9, a provoqué un tsunami et un glissement de terrain et a également provoqué un effondrement du sommet du Kilauea.
Selon des témoins, le cratère du Kilauea a été très actif entre la fin janvier et la fin mars 1868, avec huit lacs de lave qui ont connu des débordements, en particulier le 27 mars, lorsque les premiers séismes ont été enregistrés.
Le 2 avril, vers 16 heures, le séisme de M 7.9 mentionné ci-dessus a fait onduler le sol autour du Kilauea à la manière d’un navire en mer. L’événement s’est accompagné de puissantes détonations dans le cratère, tandis que de grandes quantités de lave étaient projetées à une très grande hauteur et que des parois du cratère s’effondraient. Cet événement s’est poursuivi pendant trois jours, avec un recul de la lave dans le cratère. Le 5 avril 1868, elle avait totalement disparu !
Le séisme du 2 avril 1868 a également provoqué de brèves éruptions dans le cratère du Kilauea Iki et sur la Southwest Rift Zone. Des observateurs ont indiqué que le 18 avril au moins les deux tiers de la surface du cratère dans les parties ouest et nord-ouest s’étaient effondrés. Le plancher se trouvait à environ 90 mètres sous le niveau de la partie restante du fond du cratère.

La séquence d’événements de 2018 présente certaines similitudes avec celle de 1868. Le niveau du lac de lave au sommet du Kilauea s’était élevé jusqu’en avril de cette année et a commencé à baisser le 3 mai, jour où l’éruption a débuté dans le District de Puna. Le 4 mai, un séisme de M 6,9 a été enregistré et le 16 mai, des explosions ont secoué le sommet du Kilauea. Au cours des semaines qui ont suivi, l’affaissement de la caldeira a commencé et a duré plus de deux mois. Les émissions de gaz ont considérablement diminué.
Les descriptions des effondrements de 1868, avec des détonations, des effondrements de parois et l’affaissement d’une grande partie du fond du cratère sont semblables à bon nombre d’événements observés en 2018; Les affaissements sommitaux de 1868 et de 2018  ont affecté une grande partie du plancher de la caldeira du Kilauea. Les volumes d’effondrement de 1868, entre 0,2 et 0,5 kilomètre cube, sont toutefois inférieurs au volume de plus de 0,75 kilomètre cube observé en 2018.
Après l’effondrement sommital de 1868 et la disparition des lacs de lave, cette dernière a fait ponctuellement sa réapparition. La première nouvelle émission de lave a été enregistrée le 19 avril pendant moins d’une heure. En août et septembre 1868, les visiteurs ont signalé que le profond cratère se remplissait à nouveau et que le South Lake était à nouveau actif.
Selon le HVO, les effondrements sommitaux du Kilauea, accompagnés de la vidange du lac de lave, font partie du processus de remplissage à long terme de la caldera actuelle apparue il y a plusieurs siècles. Au cours de l’histoire du volcan, chaque effondrement a été suivi par la réapparition de lave plusieurs mois plus tard. Le HVO attend de voir la suite des événements…
Source: HVO.
Cependant, si la lave devait réapparaître au sommet ou quelque part le long de l’East Rift Zone, il s’agirait d’une NOUVELLE éruption et pas la poursuite de l’éruption de 1983 débutée sur le Pu’u O’o! Cela fait plus de deux mois que l’on n’a plus vu la lave sur le Kilauea !

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Kilauea’s last eruption caused the dramatic collapse of the Halema’uma’u Crater. However, this is not the first time in the history of the volcano that such an event has happened. The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) indicates that the last collapse was the first to be observed in detail and the largest measured by subsidence volume of more than a dozen summit collapses in the past 200 years. The earliest known collapses (1823, 1832, and 1840) were large in subsidence volume but the process was not recorded by witnesses. The most recent collapses (1919, 1922, and 1924) involved smaller subsidence volumes but were witnessed by Thomas Jaggar and his staff at HVO. .

The collapse of 1868 was the first collapse after a hotel was established at the Kilauea summit. Various observers were present for a few days during the first weeks of the event. The months of March and April of 1868 are most often associated with strong earthquakes and Mauna Loa eruptions. The strongest earthquake, estimated at M 7.9, generated a tsunami and a landslide and also started a collapse of the Kilauea summit.

According to witnesses, the Kilauea crater had been very active from late January to late March with eight overflowing lava lakes, especially on March 27th, 1868 when the first strong earthquakes started.

On April 2nd, at about 4 p.m., the above-mentioned M7.9 earthquake caused the ground around Kilauea to rock like a ship at sea. At that moment, fearful detonations could be heard in the crater; large quantities of lava were thrown up to a great height and portions of the wall tumbled in. This event continued for three more days as the lava receded within the crater. By April 5th, 1868, there was no more lava to be seen in the crater.

The April 2nd earthquake also triggered brief eruptions in Kilauea Iki Crater and in the Southwest Rift Zone. Observers indicated that on April 18th, at least two-thirds of the area of the crater towards W and NW had caved in and sunk about 90 metres below the level of the remaining portion of the old floor.

The 2018 sequence of events has some similarities to the 1868 sequence. The level of the Kilauea summit lava lake had been rising through April of this year and started dropping on May 3rd as the Puna eruption commenced. On May 4th, an M 6.9 earthquake occurred and on May 16th, explosive events began at the summit of Kilauea. Over the next few weeks, subsidence of the summit caldera floor began and continued for more than two months. Gas emissions decreased dramatically.

The descriptions of the 1868 collapses involving detonations, avalanches of the walls, and sinking of a large portion of the crater floor could also describe many of the 2018 caldera collapse events. Both the 1868 and 2018 summit subsidence involved a large part of the Kilauea caldera floor. The estimates of the amount of 1868 caldera floor subsidence, between 0.2 and 0.5 cubic kilometres, are smaller than the measurement of more than 0.75 cubic kilometres of 2018 caldera subsidence.

After the 1868 summit collapse and withdrawal of the lava lakes, lava returned for brief moments. The first reappearance was recorded on April 19th for less than an hour. By August and September1868, visitors reported that the deep pit was refilling, and the South Lake was active once more.

HVO indicates that Kilauea summit collapses accompanied by lava lake draining are a routine part of the long-term refilling of the current caldera produced centuries ago. Each collapse has been followed eventually by the reappearance of lava months-to-years later. The Observatory is waiting to see what will happen next.

Source: HVO.

However, should lava reappear at the summit or somewhere along the East Rift Zone, it will be a NEW eruption and NOT the continuation of the 1983 Pu’u O’o eruption!

Lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u (Crédit photo: HVO)

Le nouvel aspect de l’Halema’uma’u après l’effondrement de la caldeira (Crédit photo: HVO)

Cratère du Kilauea Iki (Photo: C. Grandpey)

Volcans autour du monde // Volcanoes around the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde, résumées dans le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution.

Les 8 et 12 novembre 2018, de petits panaches de cendre brunâtre ont été observés au sommet du Mayon (Philippines), associés à des épisodes de dégazage. Aucun signal sismique correspondant à ces événements n’a été enregistré. Le matin du 11 novembre, un séisme volcanique a accompagné une fontaine de lave qui a duré 36 secondes et a généré un panache de cendre gris-brunâtre qui s’est étiré vers le SO. Une incandescence était visible au niveau du cratère presque toutes les nuits du 7 au 13 novembre. Le niveau d’alerte du Mayon reste à 2 sur une échelle de 1 à 5. Les habitants doivent rester à l’écart de la zone de danger permanente de 6 km de rayon et de 7 km sur les flancs SSO et ENE.
Source: PHIVOLCS.

Entre 7 et 18 explosions ont été détectées chaque heure sur le Fuego (Guatemala) du 8 au 12 novembre 2018. Les panaches de cendre provoqués par les explosions atteignaient 1,1 km au-dessus du cratère avant de s’étirer sur 8 à 20 km vers l’ouest et le sud-ouest. Des retombées de cendre ont été signalées dans des zones sous le vent. Des matériaux incandescents étaient éjectés à une hauteur de 150 à 300 mètres de hauteur et provoquaient des avalanches qui ont parcouru de grandes distances, atteignant des zones de végétation dans de nombreuses ravines. Les coulées de lave ont progressé de 1,2 km dans la ravine Ceniza, mais l’activité effusive avait fortement diminué le 12 novembre.
Source: INSIVUMEH.

Quatre événements significatifs ont été enregistrés sur l’Anak Krakatau (Indonésie) le 9 novembre 2018. Chaque événement a duré de 42 à 55 secondes et a produit des panaches de cendre s’élevant à 300-500 mètres au-dessus du cratère. Un événement dans la matinée du 10 novembre a généré un panache de cendre de 500 mètres de hauteur. Le 12 novembre, 10 événements ont été enregistrés, d’une durée de 38 à 117 secondes chacun, avec des panaches de cendre montant jusqu’à 200 à 700 mètres de hauteure. Quatre événements ont été enregistrés le 13 novembre, d’une durée de 44 à 175 secondes chacun, avec des panaches de cendre atteignant 800 mètres de hauteur. Le niveau d’alerte reste à 2. Il est demandé aux habitants et aux touristes de ne pas s’approcher du volcan à moins de 2 km du cratère.
Source: VSI.

Entre le 2 et le 8 novembre 2018, le dôme de lave dans le cratère sommital du Merapi (Indonésie) a augmenté lentement à un rythme de 3500 mètres cubes par jour, soit une vitesse supérieure à celle de la semaine précédente. Le 7 novembre, le volume du dôme était estimé à 273 000 mètres cubes. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: VSI.

Des émissions mineures de cendre et de gaz continuent sur le Turrialba (Costa Rica), avec de temps en temps de puissantes explosions et des panaches de cendre atteignant 500 mètres au-dessus du cratère. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent
Source: OVSICORI.

L’éruption du cône dans la caldeira sommitale du Veniaminof (Iles Aléoutiennes / Alaska) se poursuit tranquillement. Les données satellitaires et les images de la webcam révèlent des températures de surface élevées dues à des projections et des coulées de lave. Les panaches de vapeur et de cendre s’élèvent jusqu’à 3 km d’altitude. Des données satellitaires récentes montrent que les coulées de lave ont parcouru jusqu’à 1,2 km de la bouche éruptive. Des fractures continuent à s’ouvrir dans la glace à proximité de la coulée de lave en raison des eaux de fonte qui s’enfoncent sous la couche de glace. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Vigilance.
Source: AVO.

Dans sa dernière mise à jour du 13 novembre 2018, le HVO indique que Kilauea (Hawaii) n’est pas en éruption. La sismicité, la déformation et les émissions de gaz n’ont pas évolué au cours de la semaine écoulée.
Les instruments du HVO montre un faible niveau de sismicité au sommet et sur l’East Rift Zone (ERZ). La sismicité est surtout enregistrée au sommet du Kilauea et sur le flanc sud, avec de petites répliques de l’événement de M 6.9 enregistré le 4 mai 2018. La sismicité reste faible dans Lower East Rift Zone (LERZ).
Dans l’ERZ, les tiltmètres installés près du Pu’uO’o et plus à l’est ne révèlent aucune évolution dans la déformation du sol.
Les émissions de SO2 au sommet étaient en moyenne de 50 tonnes par jour le 24 octobre et de 75 tonnes par jour sur le Pu’uO’o le 23 octobre. Aucune émission de SO2 n’a été détectée dans la LERZ.
En dépit de cette situation volcanique très calme, des dangers sont toujours présents dans la LERZ et au sommet du Kilauea. Les habitants et les touristes qui se trouvent à proximité de fractures et de coulées de lave récemment actives doivent rester informés et être prêts à évacuer la zone en cas de reprise – improbable – de l’activité. L’ensemble du champ de lave est interdit d’accès, sauf autorisation de la Protection Civile.

Source : HVO.
Même si tous les paramètres montrent que l’activité s’est arrêtée au sommet et le long de l’ERZ, même si une reprise de l’activité éruptive est considérée comme «improbable», le HVO continue à affirmer que l’éruption fait «une pause» et refuse d’admettre qu’elle est terminée. Cela devient ridicule.

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Here is some news about volcanic activity around the world, as summarized in the Smithsonian Institution’s weekly report.

On November 8th and 12th, 2018, small, short-lived brownish ash plumes were observed on Mayon (Philippines), associated with a degassing events. There was no accompanying seismic record from these events. In the morning of November 11th, a volcanic earthquake was associated with a short-lived lava fountaining. The event lasted 36 seconds and produced a brownish-gray ash plume that drifted SW. Crater incandescence was visible most nights between November 7th and 13th.. The alert level for Mayon remains at 2, on a scale 1 – 5. Residents are asled to stay away from the 6-km-radius Permanent Danger Zone and the 7-km Extended Danger Zone on the SSW and ENE flanks.

Source: PHIVOLCS.

Between 7 and 18 explosions per hour were detected at Fuego (Guatemala) during 8-12 November, 2018. Ash plumes from the explosions rose as high as 1.1 km above the crater rim and drifted 8-20 km W and SW. Ashfall has been reported in areas downwind areas. Incandescent material was ejected 150-300 metres high and caused avalanches that travelled far, reaching vegetated areas in multiple drainages. Lava flows as long as 1.2 km advanced in the Ceniza drainage, though lava-flow activity had greatly decreased by November 12th.

Source: INSIVUMEH.

Four significant events were recorded at Anak Krakatau (Indonesia) on November 9th.. Each event lasted 42-55 seconds and produced ash plumes that rose 300-500 metres above the crater. An event in the morning of November 10th generated an ash plume that rose 500 metres. There were 10 events recorded on November 12th, each lasting 38-117 seconds, and producing ash plumes that rose 200-700 metres. Four events were recorded on November 13th, each lasting 44-175 seconds, and producing ash plumes that rose as high as 800 metres. The alert level remains at 2; residents and visitors are warned not to approach the volcano within 2 km of the crater.

Source: VSI.

Between November 2nd and 8th, 2018, the lava dome in Merapi’s summit crater (Indonesia) grew slowly at a rate of 3,500 cubic metras per day, faster than the previous week. By November 7th, the volume of the dome was an estimated 273,000 cubic metres. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source : VSI.

Minor ash-and-gas emissions continue at Turrialba (Costa Rica), though occasionally punctuated by energetic explosions which plumes as high as 500 metres above the crater. Ashfall has been reported in several downwind areas

Source: OVSICORI.

The eruption from the cone in Veniaminof’s ice-filled summit caldera (Aleutians / Alaska), continues at low levels. Satellite and webcam data show elevated surface temperatures from minor lava spattering and lava effusion. Steam and ash plumes rise as high as 3 km a.s.l. Recent satellite data show that the lava flows have travelled as far as 1.2 km from the vent. Fractures in the ice sheet adjacent to the lava flow continue to grow due to meltwater flowing beneath the ice sheet. The aviation colour code remains at Orange and the volcanic alert level is kept at Watch.  Source: AVO.

In its latest update (November 13th, 2018), HVO indicates that Kilauea (Hawaii) is not erupting. Rates of seismicity, deformation and gas emissions have not changed significantly over the past week.

HVO monitoring shows low rates of seismicity at the summit and East Rift Zone (ERZ). Earthquakes continue to occur primarily at Kilauea’s summit area and south flank, with continued small aftershocks of the M 6.9 event of May 4th, 2018. Seismicity remains low in the Lower ERZ.

In the ERZ, tiltmeters near Pu’uO’o and farther east reveal no change over the last week.

SO2 emissions at the summit averaged 50 tonnes/day on Oct. 24th and 75 tonnes/day at Pu’uO’o on October 23rd. There was no SO2 detected in the Lower ERZ.

Despite this very quiet volcanic situation, hazards are still present in the lower East Rift Zone (LERZ) and at the summit. Residents and visitors near recently active fissures and lava flows should stay informed and be prepared, if necessary, to self-evacuate in the UNLIKELY event of renewed activity. The entire flow field and the vents are closed to the public, unless authorized through Civil Defense.

Source: HVO.

Even though all parameters show that activity has stopped both at the summit and along the ERZ, even tough renewed activity is said to be “unlikely”, HVO still says the eruption is going through “a lull” and refuses to admit it is over. This is becoming quite ridiculous.

Activité éruptive sur le Krakatau (Photo: C. Grandpey)