Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). Pas d’éruption en vue // No eruption in the short term

Le dernier bulletin mensuel de l’OVPF pour janvier 2020 confirme ce que j’ai écrit précédemment à propos du Piton de la Fournaise. Une reprise de la sismicité a été observée sous le volcan au cours de la première quinzaine de janvier (voir graphique ci-dessous) avec 258 séismes volcano-tectoniques superficiels enregistrés sous les cratères sommitaux entre le 1er et le 16 janvier 2020. Deux crises sismiques de courte durée et de courte intensité ont eu lieu les 7 et 12 janvier. Ces crises sismiques ont fait croire à beaucoup qu’une nouvelle éruption était « imminente. » Malheureusement pour eux, la sismicité a décliné entre le 17 et le 31 janvier et l’émotion a parallèlement chuté parmi les volcanophiles réunionnais.

Un espoir d’éruption subsistait, car une reprise de l’inflation de l’édifice volcanique accompagnait l’a hausse de la sismicité. Ce gonflement avait débuté fin décembre 2019 et s’est poursuivi en janvier 2020. L’OVPF a expliqué que le phénomène était lié à une mise en pression du réservoir magmatique superficiel localisé à 1,5-2 km de profondeur sous le sommet. Toutefois, aucune déformation rapide de la surface du sol n’a été enregistrée lors des deux courtes crises sismiques des 7 et 12 janvier, ce qui montrait que le magma n’avait pas quitté le réservoir magmatique superficiel. Depuis le 18 janvier 2020, on observe un ralentissement de l’inflation et avec lui s’éloigne l’espoir d’une éruption à court terme.

S’agissant des émissions gazeuses, le flux de CO2 dans le sol en champ lointain est resté à un niveau relativement bas. La période qui a suivi l’éruption du 25 au 27 octobre 2019 a été marquée par une augmentation du CO2dans le sol. La dernière mise à jour mensuelle indique que le flux de CO2 dans le sol continue d’augmenter, atteignant maintenant des valeurs intermédiaires-élevées.

L’OVPF conclut son rapport en indiquant que «  la présence d’une sismicité profonde et de sources de déformation plus profondes indiquent pour la dernière quinzaine de janvier 2020 un nouvel épisode de réalimentation profonde n’ayant pas encore forcément atteint le réservoir superficiel. »

Source : OVPF.

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OVPF confirms in its last monthly bulletin for January 2020 what I wrote previously about Piton de la Fournaise. A resumption of seismicity was observed under the volcano during the first fortnight of January (see graph below) with 258 surface volcano-tectonic earthquakes recorded under the summit craters between January 1st and 16th, 2020. Two seismic crises of short duration and intensity took place on January 7th and 12th. These seismic crises led many to believe that a new eruption was « imminent. » Unfortunately for them, seismicity declined between January 17th and 31st and the emotion declined at the same time among the Reunionese volcanophiles.

However, the hope for an eruption remained, as a resumption of inflation of the volcanic edifice accompanied the increase in seismicity. This swelling began in late December 2019 and continued in January 2020. OVPF explained that the phenomenon was linked to the pressurization of the surface magmatic reservoir located 1.5-2 km deep below the summit. However, no rapid deformation of the surface was recorded during the two short seismic crises of January 7th and 12th, which showed that magma had not left the shallow reservoir. Since January 18th, 2020, there has been a slowdown in inflation and with it the hope of a short-term eruption has faded.

Regarding gaseous emissions, the CO2 flow in the far field remained at a relatively low level. The period following the eruption from October 25th to 27th, 2019 was marked by an increase in CO2 in the soil. The latest monthly update indicates that the CO2 emissions in the soil continue to increase, now reaching intermediate-high values.

OVPF concludes its report by indicating that “the presence of deep seismicity and deeper sources of deformation indicate for the last fortnight of January 2020 a new episode of deep magma recharge which has not yet necessarily reached the shallow reservoir.  »

Source: OVPF.

Histogrammes représentant le nombre de séismes volcano-tectoniques superficiels (en haut) et profonds (en bas) enregistrés en janvier 2020 (Source : OVPF)

Illustration de la déformation en janvier 2020 (Source : OVPF)

Les rivières glaciaires absorbent le CO2 // Glacial rivers absorb carbon dioxide

Je ne suis pas certain que ce soit une information aussi importante que le sous-entend le titre « Bonne nouvelle » de l’article diffusé par La Chaîne Info (LCI), mais il est tout de même intéressant d’apprendre que « les rivières glaciaires sont capables d’absorber plus de CO2 que la forêt amazonienne. » C’est la conclusion d’une récente étude canadienne parue dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.

Une autre étude parue dans le Nature Climate Change Journal nous apprend que la fonte du permafrost, sol gelé des régions arctiques, pourrait entraîner une augmentation des émissions de dioxyde de carbone de 41% d’ici 2100 si rien n’est fait pour enrayer le réchauffement climatique. Cette surface, qui constitue 24% des terres émergées de l’hémisphère nord, est susceptible d’émettre quelque 1.700 milliards de tonnes de CO2, soit deux fois plus que la quantité présente dans l’atmosphère. L’émission à grande échelle de ce gaz – qui cohabite avec le méthane, encore plus dangereux, dans la toundra – annonce une catastrophe écologique de grande ampleur car elle contribue à augmenter encore d’avantage l’effet de serre et donc le réchauffement climatique.

La nouvelle étude parue dans les Proceedings of the National Academy of Sciences se veut davantage optimiste. D’après des chercheurs canadiens qui l’ont réalisée, les rivières glaciaires seraient capables d’absorber du dioxyde de carbone (CO2) plus rapidement que les forêts tropicales. Les chercheurs auteurs ont réalisé des prélèvements d’eau de fonte de glaciers sur l’île d’Ellesmere, dans le territoire canadien du Nunavut. Si les rivières se trouvant dans les zones tempérées sont de fortes émettrices de CO2 en raison de la décomposition de nombreuses matières organiques en leur sein, les rivières glaciaires, qui, en raison de leur température, n’hébergent que peu de vie, donnent bien moins lieu à la décomposition organique et donc à l’émission de CO2. Dans le même temps, des sédiments en provenance des glaciers, comme le silicate et le carbonate, amorcent un processus chimique d' »altération » lorsqu’ils se retrouvent dans l’eau, au contact du CO2. Les scientifiques expliquent que « les paysages glaciaires possèdent d’immenses quantités de sédiments finement broyés créés par les glaciers eux-mêmes, lorsqu’ils avancent et se retirent. Lorsque ces sédiments se mélangent à des eaux de fonte, qui se mélangent à leur tour à l’atmosphère, ils peuvent subir un certain nombre de réactions d’altération chimiques, dont certaines consomment du dioxyde de carbone. »

C’est ainsi que les chercheurs estiment que jusqu’à 40 fois plus de CO2 serait absorbé par les rivières glaciaires que par la forêt amazonienne. Cet effet serait perceptible jusqu’à 42 kilomètres de la source de la rivière. En conséquence, les rivières glaciaires seraient des inhibitrices de CO2 bien plus puissantes que la forêt amazonienne lors des périodes de forte fonte des glaces. Un chercheur écrit que « lors de la période de fonte des glaces en 2015, alors que les glaciers ont fondu trois fois plus qu’en 2016, la consommation de CO2 par les rivières glaciaires était, en moyenne, deux fois plus élevée que celle de la forêt amazonienne. »

Cette étude est certes intéressante, mais au vu des émissions globales de la planète, en particulier à partir des activités humaines, le rôle joué par les rivières glaciaires pour absorber le CO2 semble bien dérisoire. La courbe de Keeling qui illustrait l’une de mes dernières notes est là pour le démontrer.

Source : LCI.

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I’m not sure this is as important an information as suggested by the title « Good news » of the article released by La Chaîne Info (LCI), but it is interesting to learn that « glacial rivers are able to absorb more CO2 than the Amazon rainforest. This is the conclusion of a recent Canadian study published in the Proceedings of the National Academy of Sciences.
Another study in the Nature Climate Change Journal informs us that melting permafrost, the frozen ground in Arctic regions, could increase carbon dioxide emissions by 41% by 2100 if nothing is done to halt global warming. This surface, which constitutes 24% of the land surface of the northern hemisphere, is likely to emit some 1,700 billion tonnes of CO2, which is twice as much as the amount in the atmosphere. The large-scale emission of this gas – together with methane, even more dangerous, in the tundra – announces a major environmental disaster because it contributes to further increase the greenhouse effect and therefore global warming .
The new study published in the Proceedings of the National Academy of Sciences is more optimistic. According to the Canadian researchers who carried it out, glacial rivers would be able to absorb carbon dioxide (CO2) faster than tropical forests. The author researchers conducted glacial meltwater sampling on Ellesmere Island in the Canadian territory of Nunavut. If the rivers in the temperate zones are strong emitters of CO2 because of the decomposition of many organic matters within them, the glacial rivers, which, because of their temperature, do not harbour any life, produce far less organic decomposition and therefore fewer emissions of CO2. At the same time, sediments from glaciers, such as silicate and carbonate, start a chemical process of « weathering » when they are found in water, in contact with CO2. Scientists explain that « glacial landscapes have huge quantities of finely crushed sediments created by the glaciers themselves, as they move forward and retreat, when these sediments mix with meltwater, which in turn mixes in the atmosphere, they can undergo a number of chemical weathering reactions, some of which consume carbon dioxide. »
Thus, the researchers estimate that up to 40 times more CO2 could be absorbed by glacial rivers than by the Amazon rainforest. This effect is said to be perceptible up to 42 kilometres from the source of the river. As a result, glacial rivers are much more powerful CO2 inhibitors than the Amazonian forest during periods of heavy ice melting. A researcher writes that « during the ice melting season in 2015, when glaciers melted three times more than in 2016, the CO2 consumption by glacial rivers was, on average, twice as high as that of the Amazon forest. »
This study is certainly interesting, but given the global emissions of the planet, especially from human activities, the role played by glacial rivers to absorb CO2 seems very derisory. The Keeling curve that illustrated one of my last postss is there to demonstrate it.
Source: LCI.

Exemple de bédière, rivière de fonte au Groenland (Photo: Wikipedia)

2019 a été la 2ème année la plus chaude

Toutes les agences météorologiques confirment que 2019 a été la deuxième année la plus chaude depuis le début des archives climatiques en 1880.

– Pour le service européen COPERNICUS, l’année 2019 a bien été la deuxième plus chaude depuis le début des données climatiques existantes. 2016 détient toujours le record mais l’écart de température – 0,04°C – entre 2016 et 2019 est infime.  Il faut noter que 2016 avait été marquée par un épisode El Niño particulièrement intense qui avait augmenté la température mondiale de 0,2°C selon la NASA. En revanche, El Niño est resté neutre en 2019 et n’a donc pas contribué à la hausse de la température globale de la planète. .

Copernicus confirme que les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées ont été relevées ces cinq dernières années. Le mercure est monté entre 1,1 et 1,2°C au dessus de la température de l’ère pré-industrielle. La décennie 2010-2019 a également été la plus chaude depuis le début des mesures.

Selon Copernicus, 2019 a aussi été l’année la plus chaude en Europe, juste devant 2014, 2015 et 2018. 2019 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée en Alaska. Les températures ont également été particulièrement élevées dans de grandes parties de l’Arctique.

2019 a été l’année la plus chaude sur l’île de la Réunion depuis le début des relevés il y a 50 ans.

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– L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) confirme que 2019 a été la deuxième année la plus chaude sur Terre depuis le début des relevés. L’Organisation ajoute que notre planète doit se préparer à des événements météorologiques plus extrêmes comme les incendies de végétation qui ravagent une grande partie de l’Australie. Pour obtenir ce résultat, l’OMM basée à Genève a combiné plusieurs ensembles de données, dont celles de la NASA et du Met Office britannique. Force est de constater que la température moyenne sur Terre en 2019 a été de 1,1°C (2,0°F) au-dessus des niveaux préindustriels. Si rien n’est fait, on se dirige vers la limite au-delà de laquelle se produiront des changements majeurs de la vie sur Terre.
Lors d’une conférence avec des journalistes le 14 janvier 2020, des scientifiques américains ont déclaré qu’il ressortait clairement des dernières données que les émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique sont la cause du réchauffement de la planète.

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– La NASA et la NOAA sont d’accord avec les autres agences. La température globale à la surface de la Terre en 2019 est la deuxième plus chaude depuis le début des archives climatiques en 1880. La température de notre planète en 2019 se situe juste après 2016 et confirme la tendance au réchauffement à long terme de la Terre. En effet, les cinq années qui viennent de s’écouler sont les plus chaudes des 140 dernières années. L’année 2019 a dépassé de 0,98°C (1,8°F) la moyenne de 1951 à 1980. Chaque décennie depuis les années 1960 a été plus chaude que la précédente.
En utilisant des modèles climatiques et une analyse statistique des données de température mondiale, les scientifiques de la NASA et de la NOAA ont conclu que cette augmentation de la température était principalement due à l’augmentation des émissions dans l’atmosphère du dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre produits par les activités humaines.

On peut ajouter que la température des océans a atteint un niveau record en 2019. Le record avait déjà été battu en 2017 puis en 2018. Selon un article publié dans Advances in Atmospheric Sciences, le réchauffement de l’océan constituant une mesure clé du déséquilibre énergétique de la Terre, l’impact des gaz à effet de serre sur le climat est « irréfutable.

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Certains scientifiques comme Vincent Courtillot continuent à affirmer que l’Homme n’a pas sa part de responsabilité dans le réchauffement climatique actuel. Ils prétendent en particulier que nous avons vécu un petit âge glaciaire entre le 12ème siècle et aujourd’hui, que nous en sortons et les courbes d’analyse montrent que nous revenons simplement aux températures de l’an 1000.

Si tel est le cas, j’aimerais beaucoup que ces scientifiques fournissent une courbe montrant les émissions de CO2 à la sortie du petit âge glaciaire vers les 12ème et 13ème siècles et qu’ils la comparent avec la courbe de Keeling aujourd’hui. Cette dernière montre de manière remarquable et indiscutable un parallélisme entre l’augmentation des émissions anthropiques de CO2 et la hausse des températures. (voir ci-dessous)

J’ajouterai que les conséquences de l’accélération du réchauffement climatique actuel auront un impact socio-économique – ne serait-ce qu’au niveau des voies de navigations dans l’Arctique – beaucoup plus significatif que celui qui a pu se produire entre le 12ème et le 15ème siècle par exemple.

Les idées de Vincent Courtillot – ancien directeur de l’IPG – rejoignent celles de Claude Allègre (ancien directeur de l’IPG lui aussi) qui avait brillé par son incompétence en volcanologie au moment de la crise de la Soufrière (Guadeloupe) en 1976….

Toutes les agences météorologiques sont d’accord pour dire que 2019 a été la deuxième année la plus chaude

Ces courbes montrent parfaitement la corrélation entre les émissions anthropiques de CO2 et la hausse des températures

Incendies en Australie et changement climatique // Wildfires in Australia and climate change

Les incendies de végétation continuent de faire rage en Australie. Cette année, la saison des incendies est l’une des pires de l’histoire de l’Australie. On dénombre au moins 15 morts, des centaines de maisons détruites et des millions d’hectares brûlés. Et l’été est loin d’être terminé. Comme je l’ai écrit précédemment, l’Australie a enregistré sa journée la plus chaude de tous les temps avec 41,9°C. La vague de chaleur se poursuit cette semaine dans le sud-est du pays, avec des températures qui devraient atteindre 40,5 ° C à Canberra, la capitale. Cette chaleur extrême fait suite au printemps le plus sec jamais enregistré. La plupart des régions de Nouvelle-Galles du Sud et du Queensland manquent de pluie depuis le début de l’année 2017. La sécheresse a ainsi frappé les zones agricoles les plus productives du pays.
Les médias ont indiqué que des milliers d’habitants et de vacanciers dans le sud-est de l’Australie ont été contraints de se réfugier le long des côtes car des incendies encerclaient des zones habitées en détruisant des dizaines de bâtiments. Des navires et des avions militaires ont été déployés pour fournir de l’eau, de la nourriture et du carburant aux villes coupées par le feu.
En Nouvelle-Galles du Sud, les incendies ont détruit près de 1 000 maisons. Quelque 90 incendies font actuellement rage dans l’État, avec une trentaine d’autres plus au sud dans l’Etat de Victoria. Au total, c’est une zone de la taille du Danemark qui a été dévastée. Les dépôts de particules de cendre ont teinté de marron les glaciers néo-zélandais comme le Franz Josef!
Les incendies les plus dangereux se produisent lorsque le vent chaud et sec en provenance du centre désertique du continent souffle vers les côtes où se concentre la population. Un front météorologique, là où les masses d’air à différentes densités se rencontrent, peut provoquer un changement rapide de direction du vent. Cela signifie les incendies peuvent se propager dans plusieurs directions.
Ces incendies de végétation peuvent être si violents et générer une telle chaleur qu’ils développent leurs propres systèmes météorologiques. Ces tempêtes de feu peuvent produire des éclairs, des vents forts et même des tornades. Ce qu’ils ne produisent pas, c’est la pluie. Un pompier volontaire décédé la semaine dernière a été écrasé lorsqu’une telle tornade a soulevé et renversé un camion d’intervention.

La précocité de la saison des feux de végétation a confirmé les prédictions des scientifiques: ils deviendront plus fréquents et plus intenses en Australie avec l’accélération du changement climatique. Le pays est normalement chaud et sec en été, mais le changement climatique, qui entraîne des périodes de chaleur extrême plus longues et plus fréquentes, aggrave ces conditions et rend la végétation plus sèche et plus susceptible de brûler.
Les derniers incendies ont mis l’accent sur l’incapacité du gouvernement australien à réduire les émissions de dioxyde de carbone, le gaz qui emprisonne la chaleur lorsqu’elle est rejetée dans l’atmosphère. Alors que les émissions de gaz à effet de serre continuent de monter en flèche, le pays, actuellement dirigé par une coalition conservatrice, n’a jamais réussi à parvenir à un consensus politique sur la politique énergétique et climatique. Comme je l’ai expliqué il y a quelques jours, cette politique est en partie influencée par la longue histoire minière de l’Australie et le puissant lobby du charbon.
Source: Journaux américains et australiens.

Dernière minute: D’après le Bureau of Meteorology australien (BOM), la température annuelle moyenne a atteint en Australie un niveau record depuis le début des relevés en 1910. Avec +1,52°C au-dessus de la moyenne 1960-1990, l’année 2019 devance le précédent maximum observé en 2013 avec +1,33°C. La température annuelle sur 2019 s’élève à 23,3°C, sachant que la moyenne a été de 21,8°C sur la période 1960-1990. En 1910, première année des archives, la température fut seulement de 21,3°C, soit deux degrés de moins qu’en 2019.

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Wildfires keep raging in Australia. This fire season has been one of the worst in Australia’s history, with at least 15 people killed, hundreds of homes destroyed and millions of hectares burned. And summer is far from over. As I put it before, Australia recorded its hottest day on record. The heat wave is continuing this week in southeastern Australia, with temperatures expected to reach 40.5°C in Canberra, the capital. The extreme heat has followed the driest spring on record. Most of New South Wales and Queensland have been experiencing shortfalls in rain since early 2017. The drought has hit the country’s most productive agricultural areas.

The media have informed us that thousands of residents and vacationers in southeastern Australia were forced to evacuate to shorelines as bush fires encircled communities and razed scores of buildings. Military ships and aircraft have been deployed to deliver water, food and fuel to towns cut off by the fires.

In New South Wales, the fires have destroyed nearly 1,000 homes. Around 90 fires are currently raging in the state, with about three dozen more to the south in Victoria. In total, an area the size of Denmark has been devastated.

The most dangerous fire days occur when hot, dry air blows from the desert center of the continent toward the populous coasts. A weather front — where air masses at different densities meet — can cause the direction of the wind to change rapidly. Ultimately, that means bigger fires spreading in multiple directions.

Bush fires can be so large and hot that they generate their own dangerous, unpredictable weather systems. These so-called firestorms can produce lightning, strong winds and even fire tornadoes. What they don’t produce is rain. A volunteer firefighter who died last week was crushed after a fire tornado lifted a fire truck off the ground.

 

The devastating start to the fire season confirmed what scientists have been predicting: that Australia’s bush fires will become more frequent and more intense as climate change worsens. The country is normally hot and dry in the summer, but climate change, which brings longer and more frequent periods of extreme heat, worsens these conditions and makes vegetation drier and more likely to burn.

The catastrophic fire conditions have put an intense focus on the Australian government’s failure to reduce emissions of carbon dioxide, which traps heat when released into the atmosphere. Even as emissions continue to soar, the country, currently governed by a conservative coalition, has found it difficult to reach a political consensus on energy and climate change policy. Those politics, in part, are influenced by Australia’s long mining history and its powerful coal lobby.

Source : American and Australian newspapers.

Last minute: According to the Australian Bureau of Meteorology (BOM), the average annual temperature in Australia has reached a record level since the start of the surveys in 1910. With + 1.52°C above the 1960-1990 average, 2019 is ahead of the previous maximum observed in 2013 with + 1.33°C.
The annual temperature in 2019 was 23.3°C, whereas the average was 21.8°C over the period 1960-1990. In 1910, the first year of the records, the temperature was only 21.3°C, two degrees lower than in 2019.

Incendies de végétation en Australie vus depuis l’espace à la mi décembre (Source : NASA)

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On peut voir sur cette page de Twitter plusieurs images des glaciers néo-zélandais, habituellement blancs, qui ont pris une nuance de couleur caramel.

https://twitter.com/Rachelhatesit/status/1212149468579028993