La presse américaine face au réchauffement climatique // U.S. news media and climate change

Maintenant que Donald Trump n’est plus à la Maison Blanche, la presse américaine n’hésite plus à attribuer le changement climatique aux activités humaines et à l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Ainsi, on peut lire dans le Los Angeles Times que « la vague de chaleur record qui balaie la côte ouest est là pour nous faire comprendre que le changement climatique est bien présent et que nous devons nous adapter ».

Le nord-ouest de la côte Pacifique, y compris le Canada, a connu des conditions que les prévisionnistes ont décrites comme « sans précédent et mettant la vie en danger ». Portland, dans l’Oregon, a atteint 45 °C le 28 juin 2021, pulvérisant le précédent record de 44 °C établi la veille. À environ 160 km plus au sud, à Eugene, les compétitions d’athlétisme en vue des Jeux Olympiques ont été interrompues le 27 juin dans l’après-midi et il a été demandé aux spectateurs de quitter le stade en raison de la chaleur extrême. La température à Seattle, dans l’État de Washington, a atteint 41,6 °C. Il faisait si chaud ces derniers jours que la ville a fermé au moins une piscine publique, de peur que les visiteurs ne se brûlent les pieds sur le carrelage.

Les journaux insistent sur le fait que tout cela se passe en juin et que nous ne sommes qu’au tout début de l’été. Si la population n’avait pas encore pris conscience que le changement climatique provoquait des conditions météorologiques extrêmes, cette vague de chaleur sans précédent en est là pour le lui faire comprendre, et ce n’est probablement pas terminé car le dôme de chaleur responsable des températures record devrait persister dans le nord-ouest, et même se déplacer vers l’Idaho et le Montana.

Ces conditions extrêmement chaudes sont une répétition de l’année dernière, qui a égalé 2016 comme année la plus chaude jamais enregistrée. 2020 a également été la pire année pour les incendies de forêt aux Etats Unis ; plus de 40 000 kilomètres carrés sont partis en fumée. La tendance est appelée à se poursuivre et ces températures extrêmes ne feront que persister. En effet, les activités humaines ne cessent d’envoyer du dioxyde de carbone et d’autres gaz qui piègent la chaleur dans l’atmosphère.

La vague de chaleur actuelle démontre que le monde ne réduit pas assez rapidement l’utilisation des combustibles fossiles et les émissions de carbone. Pour prévenir les pires effets du changement climatique, il faudra que les pays industrialisés, en particulier les Etats Unis, prennent des mesures significatives.

De plus, la canicule actuelle montre que nous ne sommes pas préparés à affronter les conséquences du réchauffement climatique. Il suffit de voir à quel point les températures supérieures à la normale dans le nord-ouest du Pacifique ont paralysé les infrastructures de base. À Washington, la police a fermé une partie d’une route car l’asphalte commençait à se fissurer et à se déformer sous l’effet de la chaleur. Dans certaines régions qui ne sont pas habituées à de telles conditions météorologiques, les bus scolaires n’ont pas de climatisation et ils ne pouvaient plus transporter les écoliers en toute sécurité. À Portland, le système de transport en commun a été mis hors service. Il est conçu pour un temps doux, avec des températures généralement comprises entre 5 et 20 degrés Celsius. Bien que des ajustements aient été apportés ces dernières années pour résister à une chaleur plus intense, la situation devient ingérable en matière de sécurité lorsque le mercure dépasse 43 degrés, comme ce fut le cas ces derniers jours.

De nombreuses routes, systèmes de transport en commun, barrages, digues et réseaux électriques aux États-Unis ont été construits il y a des décennies ; ils sont conçus pour des températures différentes et des fluctuations météorologiques moins extrêmes. Une vague de chaleur record en Californie l’été dernier a déclenché des coupures de courant. Des pannes semblables risquent de se produire à nouveau cette année. Une vague de froid record au Texas au début de l’année 2021 a également entraîné des pannes de courant à grande échelle. Le réseau électrique du pays n’est pas conçu pour résister aux conséquences du changement climatique qui peut pousser les températures à des extrêmes dans les deux sens.

Les autorités américaines commencent à agir face à ces menaces et à investir des milliards de dollars dans des projets visant à rendre les infrastructures plus résilientes au changement climatique. Le besoin est grand, et le financement est encore trop faible. Il ne faut pas se voiler la face ; le changement climatique coûtera cher aux États-Unis, quelle que soit la rapidité avec laquelle le gouvernement fédéral réagira. Le choix est clair : ou bien il réagit et investit dès à présent pour éviter des dommages plus importants, ou bien il attend que le pays soit confronté à des vagues de chaleur, des incendies de forêt, des inondations et d’autres catastrophes plus meurtrières. Le coût n’en sera que plus élevé.

En France, les médias nous ont certes informés qu’il faisait très chaud dans l’ouest de l’Amérique, mais la nouvelle n’a pas fait les gros titres. Elle a été supplantée par les élections locales et leur taux d’abstention record, le Tour de France et l’Euro de football. La principale question posée par les journalistes français à propos du « dôme de chaleur» aux États-Unis et au Canada a été : Est-ce que ça peut nous arriver ? Les climatologues ont expliqué que le phénomène n’était pas causé en premier lieu par le changement climatique, mais il est accéléré et de plus en plus fréquent en raison de l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Source : The Los Angeles Times.

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Now that Donald Trump is no longer in the White House, U.S. newspapers no longer hesitate to attribute climate change t human activities and the increase of greenhouse gases in the atmosphere. For instance, the Los Angeles Times wrote that “the record-breaking heat wave baking the West Coast is another painful sign that climate change is here, and we have to adapt.”

The Pacific Northwest, including Canada, has been sizzling, with conditions forecasters have described as “unprecedented and life-threatening.” Portland, Oregon, hit 45°C on June 28th, 2021, breaking the previous all-time high of 44°C, set the day before. About 160 km to the south, in Eugene, the U.S. track and field Olympic trials were halted on June 27th in the afternoon, and spectators were asked to evacuate the stadium, due to the extreme heat.

Seattle in Washington State hit 41.6°C. It was so hot in recent days that the city closed at least one public pool amid concerns that visitors would burn their feet on the deck.

The newspapers insists that all of this is happening in June, the very beginning of summer. If it was not already clear that climate change is fueling more extreme weather patterns, this unprecedented heat wave is another blistering example. There is surely more to come, as the heat dome responsible for the record-breaking temperatures is expected to linger in the Northwest, moving slowly toward Idaho and Montana.

These extremely hot conditions are just a replay of last year, which tied 2016 for the hottest year on record. 2020 was also the worst year on record for wildfires, with more than 40,000 square kilometres burned. And this trend is bound to continue as temperatures are driven upward by the warming effects of human activities that spew carbon and other heat-trapping compounds into the atmosphere.

The current heat wave is another reminder that the world is not moving fast enough to curtail the use of fossil fuels and reduce carbon emissions. To prevent the worst effects of climate change will take dramatic change on the part of the world’s industrialized nations, most especially the United States.

Most imortant, as the current heat wave demonstrates, we are already feeling the effects of climate change, and we are totally unprepared. It suffices to see how higher-than-normal temperatures in the Pacific Northwest crippled basic infrastructure. In Washington, the police closed a portion of a highway after the asphalt started to crack and buckle under the heat. In some areas that are unaccustomed to such weather, school buses had no air conditioning and could not safely transport students to summer school.

In Portland, the city’s transit system was taken out of service. It was designed for mild weather, with temperatures typically between 5 and 20 degrees Celsius. While the transit agency has made adjustments to the system in recent years to withstand more intense heat, it cannot safely operate when the mercury goes above 43 degrees, as it did in recent days

Many of the roads, transit systems, dams, levees and energy grids in the U.S. were built decades ago, designed for different temperatures and less-extreme weather fluctuations. A record-breaking heat wave in California last summer triggered rolling blackouts; heat-driven outages will be a risk again this year. A record-breaking cold snap in Texas earlier this year also led to mass power outages. The nation’s infrastructure is not prepared to withstand the consequences of climate change, which can push temperatures to extremes in both directions.

U.S. lawmakers are beginning to act on the seriousness of the threat and investing billions of dollars for projects aimed at making infrastructure more resilient to climate change. The need is great, and the funding is still too little. The reality is that climate change will cost the United States, no matter how quickly it responds. We can pay now to avoid greater damage or pay later, when the nation is forced to manage more deadly heat waves, wildfires, floods and other disasters.

Sure, the French news media informed us that it was very hot in western America but the news did not make the headlines. It was overtaken by the local elections and their record abstention rate and the Euro football tournament. The main question asked by French journalists about the “heat dome” in the U.S. and Canada was: Can it happen to us? Climatologists explained that the phenomenon was not caused by climate change, but accelerated and becoming more frequent because of the accumulation of greenhouse gases in the atmosphere.

Source : The Los Angeles Times.

Source : The Vancouver Sun

GIEC : de bien tristes prévisions // IPCC : very sad predictions

Il est intéressant de constater que depuis que le climato-sceptique Donald Trump a quitté la Maison Blanche, de plus en plus d’articles sont publiés dans la presse américaine pour mettre en garde contre les effets du réchauffement climatique. Ces publications sont d’autant plus justifiées qu’une canicule et une sécheresse sans pareilles affectent actuellement tout l’ouest des Etats-Unis et du Canada.

Des extraits d’un projet de rapport du GIEC – Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (en anglais : Intergovernmental Panel on Climate Change, IPCC) – qui doit être publié en février 2022 viennent de fuiter dans les médias et dressent un tableau très alarmant de l’avenir de la Terre. En particulier, le rapport explique que des millions de personnes dans le monde seront confrontées à un avenir de famine, de sécheresse et de maladie. On peut lire que « le changement climatique va fondamentalement remodeler la vie sur Terre au cours des prochaines décennies, même si les êtres humains peuvent maîtriser les émissions de gaz à effet de serre ». Cela me rappelle les propos de Jean-Louis Etienne qui m’expliquait que même si on arrêtait par magie les émissions de CO2, il faudrait au moins un siècle pour que l’atmosphère se purifie.

Le rapport du GIEC met en garde contre une série de seuils au-delà desquels le rétablissement du climat deviendra impossible : « La vie sur Terre saura se remettre d’un changement climatique drastique en donnant naissance à de nouvelles espèces et en créant de nouveaux écosystèmes… mais l’Homme n’est pas capable de cela. Le pire est à venir : il affectera la vie de nos enfants et petits-enfants bien plus que la nôtre.»

Le rapport mentionne d’autres impacts climatiques dévastateurs parmi lesquels l’extinction de certaines espèces, des maladies plus répandues, une chaleur invivable, la disparition d’écosystèmes, des villes menacées par la montée des mers…

Selon la NASA, depuis la révolution industrielle des années 1800, la Terre a connu un réchauffement de 1,1°C. Le rapport du GIEC met en garde contre « des conséquences de plus en plus graves, séculaires et, dans certains cas, irréversibles ». Il insiste sur le fait que les millions de personnes qui vivent le long des côtes presque partout dans le monde risquent d’être frappées par un ensemble de catastrophes climatiques : sécheresse, vagues de chaleur, cyclones, incendies de forêt et inondations.

Le rapport du GIEC n’est pas vraiment une surprise car il confirme ce que l’on a pu lire dans la littérature scientifique ces derniers mois. Le message est clair : des vagues de chaleur, des incendies, des inondations et des sécheresses de plus en plus graves se profilent à l’horizon, avec des conséquences désastreuses pour de nombreux pays. La situation actuelle dans l’ouest de l’Amérique ne fait que confirmer les prévisions du GIEC.

Source : USA Today.

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It is interesting to see that since climato-skeptic Donald Trump left the White House, more and more articles have been released in the American press to warn against the effects of climate change. These press releases are all the more frequent as a very severe heat wave and drought are currently affecting the whole western part of the United States and Canada.

Excerpts of an IPCC draft report due to be published in February 2022 has just leaked in the media and draw a very alarming picture of the Earth’s future. In particular, the report informs us that millions of people worldwide will be confronted with a disastrous future of hunger, drought and disease. On can read that “climate change will fundamentally reshape life on Earth in the coming decades, even if humans can tame planet-warming greenhouse gas emissions.” This reminds me of Jean-Louis Etienne’s words who explained me that even if we suddenly stopped CO2 emissions with a magic wand, it would take the atmosphere at least one century to clean up.

The IPCC report warns of a series of thresholds beyond which recovery from climate breakdown may become impossible: “Life on Earth can recover from a drastic climate shift by evolving into new species and creating new ecosystems… but humans cannot. The worst is yet to come, affecting our children’s and grandchildren’s lives much more than our own.”

The report names other devastating climate impacts among which species extinction, more widespread disease, unlivable heat, ecosystem collapse, cities menaced by rising seas.

According to NASA, since the Industrial Revolution of the 1800s, the Earth has so far warmed by 1.1°C. The IPCC report warns of “progressively serious, centuries’ long and, in some cases, irreversible consequences.” It insists that that the millions of people who live along coastlines almost everywhere around the world could be battered by multiple climate calamities at once: drought, heatwaves, cyclones, wildfires and flooding.

The IPCC report does not really come as a surprise as it confirms the scientific literature of recent months. But the stark message is that increasingly severe heatwaves, fires, floods and droughts are coming our way with dire impacts for many countries. The current situation iin western America is a confirmation of the Panel’s predictions.

Source: USA Today.

Courbe de Keeling (Source : Scripps Institution). Rien n’est fait par nos gouvernants pour infléchir les concentrations de CO2 dans l’atmosphère. Les COP (Conferences of the Parties) ne servent visiblement à pas grand chose !

Réchauffement climatique : nouvelle alerte de la NASA et de la NOAA // Global warming : NASA and NOAA send a new alert

Selon une nouvelle étude publiée en juin 2021 dans la revue Geophysical Research Letters par des chercheurs de la NASA et de la NOAA, la quantité de chaleur piégée par la Terre a quasiment doublé depuis 2005. Ce nouvel apport de chaleur contribue au réchauffement des océans, de l’air et des terres.

À l’aide de données satellitaires, les chercheurs ont mesuré le déséquilibre énergétique de la planète (DET), autrement dit la différence entre la quantité d’énergie que la planète absorbe du soleil et celle qui est renvoyée dans l’espace. S’il y a un déséquilibre positif, la Terre absorbe plus de chaleur qu’elle n’en perd. En 2005, il y avait un déséquilibre positif d’environ un demi-watt par mètre carré d’énergie solaire, alors qu’en 2019, le déséquilibre positif était d’un watt par mètre carré.

Les chercheurs expliquent que cette augmentation d’énergie équivaut à l’utilisation, par l’ensemble des habitants de la planète, de 20 bouilloires électriques en même temps. L’équipe scientifique doit poursuivre ses recherches pour déterminer les facteurs à l’origine de cette augmentation, mais on sait déjà qu’une augmentation des émissions de gaz à effet de serre, la diminution de la couverture nuageuse et de la banquise font partie des causes probables, ainsi que les variations cycliques du climat. Une chose est sûre, les humains en sont en grande partie responsables de cette situation très inquiétante.

Source : NASA.

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According to a new study published in June 2021 in the journal Geophysical Research Letters by NASA and NOAA researchers, the amount of heat trapped by the Earth has roughly doubled since 2005. This is contributing to warming oceans, air, and land.

Using satellite data, the researchers measured the planet’s energy imbalance, which is the difference between how much energy the planet absorbs from the sun and how much is radiated back into space. If there is a positive imbalance, the Earth is absorbing more heat than it is losing. In 2005, there was a positive imbalance of about half a watt per square metre of energy from the sun, whereas in 2019, the positive imbalance was one watt per square metre.

The researchers explain that this energy increase is equivalent to everyone on Earth using 20 electric tea kettles at the same time. The scientific team needs to conduct more research to determine the factors behind the increase, but there is evidence that a rise in greenhouse gas emissions and decrease in cloud cover and sea ice could be part of it, as well as cyclical variations in the climate. One thing is certain, humans are largely responsible for this worrying situation.

Source: NASA.

 

Inventaire de l’accumulation d’énergie sur Terre en ZJ (1 ZJ =1021J) pour les composantes du système climatique terrestre de 1960 à 20. Le flux net à TOA (top of atmosphere) du programme NASA CERES est affiché en rouge. (Source : Karina von Schuckmann et al / global-climat).

Réchauffement climatique : Méga-sécheresse dans l’Ouest des Etats-Unis // Climate change : Megadrought in Western U.S.

Comme je l’indiquais dans une note hier, l’Ouest des États-Unis est confronté cette année à une sécheresse extrême. Une grande partie du Sud-Ouest du pays est en proie à ce que les scientifiques appellent une « méga-sécheresse ». Tel qu’il est défini par la NASA et la NOAA, ce mot fait référence à une période de sécheresse extrême qui s’étale sur des décennies. Au cours de cette période, il peut y avoir parfois des années plus favorables apportant un peu d’humidité, mais le répit est bref. Le temps sec revient vite et la sécheresse maintient son emprise sur le long terme.

Dans le sud-ouest des Etats Unis, dans des régions comme l’Arizona, le Nevada, l’Utah et certaines parties de la Californie, du Colorado et du Nouveau-Mexique, la sécheresse dure depuis une vingtaine d’années.

Les climatologues expliquent que la méga-sécheresse actuelle est une conséquence directe du réchauffement des températures à l’échelle de la planète. Près de 75 % de l’Ouest américain est actuellement en état de sécheresse sévère. La situation dans le Sud-Ouest remonte à la fin des années 1990, mais la méga-sécheresse actuelle s’est intensifiée en 2020.

L’intensification de la sécheresse dans le sud-ouest est avant tout liée à l’une des moussons les plus sèches jamais enregistrées en 2021. Les précipitations ont été bien inférieures à la moyenne en Arizona et au Nouveau-Mexique en juillet, août et septembre 2020. En général, pendant les mois d’été, une grande partie du sud-ouest des États-Unis est sèche car le jet-stream se déplace vers le nord et les grands systèmes de précipitations n’atteignent pas le désert. En hiver, quand le jet-stream se déplace vers le sud, la pluie et la neige ont tendance à revenir dans certaines parties de la région.

Ce n’est pas la première fois que l’Ouest américain est en proie à une méga-sécheresse. Les cernes sur les troncs d’arbres montrent que les États-Unis ont connu des méga-sécheresses au cours du dernier millénaire, avec une série de sécheresses intenses au cours de la période médiévale, comparable à la période actuelle. Un climatologue explique que lorsque l’Océan Pacifique tropical se refroidit plus que la normale pendant de longues périodes, cela modifie la configuration des précipitations sur le Pacifique tropical ; cela peut alors modifier la circulation atmosphérique sur la planète et peut provoquer des méga-sécheresses dans l’Ouest américain et le sud de l’Amérique du Sud.

Une sécheresse sévère ne s’inverse pas rapidement. En raison du changement climatique, l’inversion de la méga-sécheresse actuelle ne sera pas aussi simple qu’un changement saisonnier. En effet, en raison de l’augmentation des gaz à effet de serre, les sécheresses qui se produisent de nos jours sont plus chaudes qu’elles ne l’étaient autrefois car elles se produisent dans un contexte de réchauffement climatique. Un climatologue a déclaré : « La méga-sécheresse actuelle a certes été provoquée par la réduction des pluies et de la neige, mais elle a été aggravée par le réchauffement des températures provoqué par le changement climatique.

Source : ABC News.

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As I put it in a post yesterday, Western United States is confronted with an extreme drought this year. Much of the Southwest is in the throes of a « megadrought ». A megadrought- as defined by NASA and NOAA – is a period of extreme dryness that lasts for decades. Within that period there may be occasional better, wet, years, but the respite is brief. The dryness soon returns and drought maintains its long-term grip.

For the Southwest, including Arizona, Nevada, Utah and parts of California, Colorado and New Mexico, the drought has lasted two decades.

Climatologists warn that the current megadrought in western U.S. is a direct consequence of warming global temperatures. Nearly 75% of the American West is currently in severe drought. The situation in the Southwest has origins dating back to the late 1990s, but the ongoing megadrought has intensified in the last year.

The major factor in the development and intensification of the drought across the Southwest was tied to one of the driest monsoons on record during 2021. Precipitation was well below average across Arizona and New Mexico during July, August, and September.

Typically during the summer months, much of the southwestern U.S. is dry because the jet stream pushes northward and big rain systems do not reach the desert. During winter, as the jet stream shifts southward, rain and snow tend to return to parts of the region.

This is not the first time the American West has been in a megadrought. Tree ring records reveal that the U.S. has experienced megadroughts over the last millennium, including a series during the Medieval period comparable to the current one. A climatologist explains that when the tropical Pacific Ocean becomes cooler than normal for long periods of time, it alters the pattern of rainfall over the tropical Pacific, which can then alter the global atmosphere circulation and it does this in a way that can cause megadroughts in the American West and southern South America.

Severe drought is not reversed quickly, and because of climate change, reversing this latest megadrought might not be as straightforward as a seasonal change. Indeed, due to rising greenhouse gases, droughts that occur now are warmer than droughts used to be because they are occurring against a background of global warming. Explained one expert: “The current megadrought has been driven by reduced rain and snow but has been made worse by warming temperatures due to climate change.”

Source : ABC News.

 

Carte montrant les conditions de sécheresse aux Etats-Unis (Source : NOAA)