Copahue (Chili/ Argentine): Hausse du niveau d’alerte // Alert level raised to Orange

drapeau francaisL’activité explosive se poursuit au Copahue et le SERNAGEOMIN a fait passer le niveau d’alerte à l’Orange. Une zone de restriction de trois kilomètres a été mise en place autour du volcan qui crache des nuages de cendre (voir capture d’écran ci-dessous).
Le SERNAGEOMIN indique que l’activité volcanique est en hausse avec de plus en plus de petites explosions. Les derniers rapports font état d’une forte « probabilité d’événements éruptifs mineurs. »
Cependant, les évacuations ne sont pas encore nécessaires, même si des retombées de cendre ont été signalées jusqu’à 12 km du volcan.
Environ 2.000 personnes vivent dans quatre communautés proches du Copahue.

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drapeau anglaisExplosive activity continues at Copahue, causing SERNAGEOMIN to raise the alert level to Orange. A a restriction zone of 3 kilometres has been set up around the volcano which is spewing ash (see screenshot below).

SERNAGEOMIN said that the activity of the volcano had increased with more small explosions. The latest reports indicate that there is an increased threat of “the likelihood of occurrence of minor eruptive events.”

However, evacuations are not yet necessary even though ash fall has been reported as far away as 12 kilometres.

About 2,000 people live in four communities close to the volcano.

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Le Copahue vu par la webcam.

Hawaii: La peur du tsunami // Hawaii: the fear of tsunamis

drapeau francaisMême si les volcans sont très actifs sur la Grande Ile d’Hawaii, ils ne sont pas le principal danger pour l’ensemble de l’archipel qui se trouve aussi sous la menace de tsunamis. Les événements passés ont montré que le risque doit être pris très au sérieux. C’est la raison pour laquelle le Pacific Tsunami Warning Center (PTWC), Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique, a été créé en 1949, à la suite du séisme qui a frappé les Iles Aléoutiennes en 1946 et généré un tsunami qui a tué 165 personnes à Hawaï et en Alaska. Aujourd’hui, si nous ne sommes pas en mesure de prévoir les tremblements de terre (pas plus que les éruptions volcaniques), nous sommes capables de suivre la trajectoire des vagues énormes générées par les grands tremblements de terre et d’avertir les populations. Bien sûr, cela dépend de la localisation de l’épicentre du séisme. Si l’événement se produit près de la côte – ce qui est souvent le cas en Amérique du Sud –  il sera très difficile de prendre des mesures et d’empêcher les populations d’être frappées par un tsunami.

Avril 2014 est de nouveau un mois de sensibilisation dans l’État d’Hawaï. Comme les années précédentes, des exercices et autres activités sont menés à travers tout l’Etat afin de sensibiliser et de préparer la population à d’éventuels tsunamis.
Ainsi, le 1er avril, un service a eu lieu au mémorial de Wailoa Park en souvenir des victimes du tsunami de mai 1960. Le 1er avril a également marqué le 68ème anniversaire du tsunami de 1946 qui a frappé Laupahoehoe et coûté la vie à 159 personnes à Hawaii.

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Dégâts causés à Hilo par le tsunami de 1946  (Source:  Pacific Tsunami Museum)

Ce même 1er avril, les sirènes de la Protection Civile ont été activées dans le cadre de leur test mensuel. Deux heures à peine après ce test, une alerte était déclenchée au Pacific Tsunami Warning Center  – « Séisme en Amérique du Sud ! » – venant confirmer l’importance de la campagne de sensibilisation.

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Sirènes sur la côte sud de la Grande Ile  (Photo:  C. Crandpey)

L’alerte au séisme du PTWC a été suivie de la diffusion d’une foule d’e-mails, sms, tweets, et autres pages Web dédiées à ce tremblement de terre de M 8.2 qui a frappé la côte nord du Chili, au large de la ville d’Iquique le 1er avril. Grâce aux données recueillies, le PTWC a pu déterminer la localisation préliminaire et l’ampleur du séisme moins de trois minutes après la secousse initiale.
Du fait de la localisation de l’archipel, la population d’Hawaii a besoin d’être informée sur les séismes susceptibles de déclencher des tsunamis dans l’Océan Pacifique. Les expériences tragiques du passé à Hawaï, les puissants séismes le long des îles Aléoutiennes (où un séisme a provoqué un tsunami en 1946) ou au Chili (où un séisme de magnitude 9,6 a déclenché un tsunami en1960) ont fait naître un sentiment d’inquiétude dans l’archipel hawaiien. Le séisme de 1960 au Chili a développé 30 fois plus d’énergie que celui enregistré le 1er avril de cette année.

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Effets du séisme de 1960 au Chili sur l’ensemble de la zone Pacifique (Source:  USGS)

Moins d’une demi-heure après le séisme du 1er avril de cette année, un tsunami a frappé la ville d’Iquique au Chili, et d’autres régions proches. Pour le PTWC, il fallait savoir rapidement comment les vagues allaient évoluer.

L’analyse des événements historiques offre des indices précieux pour interpréter les observations et les données du moment. Un séisme avait déjà frappé Iquique en 1877 et généré un tsunami qui avait détruit des dizaines de maisons à Hilo, tuant 5 personnes. De l’autre côté du Pacifique, des centaines de personnes avaient été tuées au Japon par ce même tsunami.
Il est difficile de comparer les deux tremblements de terre d’Iquique dans le détail. Le séisme de cette année a eu lieu essentiellement dans la même région qu’en 1877, mais l’événement de 1877 était un peu plus puissant. Le fait que la région de la source du séisme de 2014 avait déjà produit un tsunami dévastateur se devait d’être pris en compte par le PTWC pour formuler les bulletins d’alerte.

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Les séismes les plus puissants en Amérique du sud  (Source:  USGS)

Depuis le tsunami de l’océan Indien en 2004, les progrès des instruments et des moyens d’observation ont permis d’élaborer des modèles plus détaillés permettant de mieux comprendre le comportement des tsunamis. C’est ainsi qu’en contrôlant la trajectoire du tsunami du 1er avril pendant les heures qui ont suivi le séisme, le PTWC a pu établir des modèles informatiques montrant le mode de propagation des vagues à travers l’Océan Pacifique. A l’aide des données fournies par les sondes placées au fond de l’océan et de ses propres modélisations, le PTWC a pu conclure que la probabilité d’un tsunami dévastateur à Hawai’i était faible et qu’un ordre d’évacuation était inutile. Toutefois, dans le même temps, il a été recommandé à la population de ne pas fréquenter les rivages de l’île pendant plusieurs heures après l’arrivée des premières vagues. Les sirènes n’ont pas retenti.

Source : Presse hawaiienne.

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En cas de tsunami, suivez la flèche  (Photo:  C. Grandpey)

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drapeau anglaisEven if volcanoes are quite active on Hawaii Big Island, they are not the main danger to the whole archipelago which is under the threat of tsunamis. Past events have shown that the risk needs to be taken very seriously. This is the reason why a Pacific Tsunami Warning Center (PTWC) was established in 1949, following the 1946 Aleutian Island Earthquake and a tsunami that resulted in 165 casualties in Hawaii and Alaska. Today, if we are not able to predict earthquakes (and volcanic eruptions either) we are able to track the huge waves generated by major earthquakes and warn the populations. Of course, this depends on the location of the earthquake’s epicentre. If the quake occurs close to the coast – which is often the case in South America – it will be very difficult to take measures and prevent the populations from being struck by a tsunami.

April 2014 is again Tsunami Awareness Month in the State of Hawaii. As in previous years, groups across the state are conducting exercises and other activities to increase awareness of, and preparedness for, tsunami hazards.

On April 1st, at the Wailoa Park memorial, a service was held in memory of the May 1960 tsunami casualties. April 1st also marked the 68th anniversary of the 1946 tsunami that struck Laupahoehoe and claimed a total of 159 lives in Hawaii.

On that same day, the Civil Defense warning sirens were sounded as part of their monthly test. Just two hours after the siren test, however, an ominous alert flashed at the Pacific Tsunami Warning Center – “Earthquake: South America” – underscoring the importance of recognition and preparedness efforts.

The earthquake alert at PTWC was followed by the creation and dissemination of a stream of emails, text messages, tweets, and web pages relating to this M 8.2 earthquake that struck the northern coast of Chile, offshore from the city of Iquique, on April 1st. Owing to the availability of data collected in the vicinity of the earthquake, PTWC determined preliminary location and magnitude of the earthquake in less than three minutes following the initial shaking.

In Hawai‘i, people need to be informed about potential tsunami-triggering earthquakes occurring anywhere in the Pacific basin; however, because of past tragic experiences in Hawai‘i, large earthquakes along the Aleutian Islands to the north (where the earthquake occurred and produced the 1946 tsunami) or in Chile (where a magnitude 9.6 earthquake caused the 1960 tsunami) might create a little more anxiety here. The 1960 Chile earthquake released more than 30 times the energy released by this year’s April 1st earthquake.

Within half an hour of this year’s April 1st earthquake, a tsunami wave was reported to have struck Iquique, Chile, and other nearby areas. Concerns quickly shifted to how the tsunami would proceed.

Historical experience offers important clues to go along with modern observations and data. An earthquake struck Iquique in 1877 and sent a tsunami that destroyed dozens of homes in Hilo and killed 5 people. On the other side of the Pacific Ocean, hundreds of people were killed in Japan by this tsunami.

It is difficult to compare the two Iquique earthquakes in detail. This year’s earthquake occurred in essentially the same source region as the 1877 earthquake, but the 1877 earthquake was somewhat stronger. The fact that the source region of the 2014 earthquake had previously produced a devastating tsunami was also of concern to PTWC with regard to their advisories and warnings.

Since the Indian Ocean tsunami disaster in 2004, along with advances in instrumental monitoring and observation, considerable effort has been dedicated to developing more detailed and improved models of tsunami behaviour.

While monitoring the progress of the tsunami through the hours following the earthquake, PTWC also ran computer models of how the tsunami would spread across the ocean. Armed with data from deep-ocean water gauges and their model calculations, PTWC became confident that the likelihood of a devastating tsunami hitting Hawai‘i was low and decided to hold back orders to evacuate. At the same time, because they were still tracking the waves, they stood by their advisory for people to keep out of the ocean for hours after the first tsunami wave arrivals. No sirens were sounded.

Source : Hawaiian press.

Le Chaitén (Chili) il y a 5 ans // Chaitén volcano (Chile) 5 years ago

drapeau francais  Mai 2013 marque le 5ème anniversaire de l’éruption du Chaitén (sud du Chili) qui a commencé le 2 mai 2008. À l’époque, le Chaitén n’était pas connu pour être un volcan actif ou dangereux et il n’était pas surveillé par les scientifiques.
Après seulement 24 heures d’activité sismique, une série d’explosions a produit plusieurs colonnes de cendres de15-20 km de hauteur pendant plus d’une semaine. La cendre a recouvert de vastes régions du Chili et de l’Argentine et préparé le terrain pour un lahar destructeur qui a inondé l’embouchure de la rivière Chaitén où vivaient environ 4.600 personnes.
Après près de 2 semaines d’activité explosive, l’éruption est entrée dans la phase prolongée de croissance d’un dôme de lave qui a duré près de 20 mois. .
Malgré un manque d’instruments de contrôle, le gouvernement et les scientifiques chiliens ont réagi rapidement dès que l’éruption a commencé. En 5 jours, la petite ville portuaire de Chaiten, située à 10 km au sud du volcan sur les rives de la rivière Chaitén, a été complètement évacuée. Moins d’une semaine plus tard, des lahars recouvraient une grande partie de la ville. La cendre qui s’était accumulée dans la rivière a fait remonter de 5 mètres le lit de cette dernière.
Les scientifiques chiliens et étrangers ont rapidement installé un réseau de surveillance du volcan pour suivre son activité.
Cette éruption présente un intérêt particulier pour les scientifiques car le type de magma émis – rhyolite à haute teneur en silice (environ 75% SiO2) – a alimenté certaines des plus grandes éruptions explosives de la planète. Or, il existe peu d’observations directes de ces éruptions et de leurs impacts, et de tels événements n’ont pas été observés avec un équipement scientifique moderne.

En fait, le Chaitén a été beaucoup plus actif qu’on le pensait au cours des 10.000 dernières années, avec 3 éruptions importantes dans les 5000 dernières années et une éruption au 17ème siècle qui ressemble beaucoup à celle de 2008-2009.
L’éruption initiale de 2008 a été alimentée directement par un magma qui a pris naissance au moins à 5 ou 10 km sous la surface. Progressant à une vitesse d’environ 0,5 mètres par seconde, ce qui est très rapide pour un magma rhyolitique, il lui a fallu seulement 4 heures pour atteindre la surface.
L’effusion de lave au cours des premiers mois de croissance du dôme du Chaitén a atteint entre 45 et 66 mètres cubes par seconde. Ces chiffres sont parmi les plus élevés pour les éruptions historiques incluant la formation d’un dôme de lave. A titre de comparaison, le débit effusif du Kilauea au niveau du Pu `u` O `o est de 5-6 mètres cubes par seconde.

Cette éruption aura un impact durable sur le gouvernement chilien qui a décidé d’élaborer un programme de surveillance à grande échelle des quelque 120 volcans qui se dressent dans le pays. Aujourd’hui, les scientifiques continuent à installer des réseaux de surveillance en temps réel sur la plupart des volcans les plus dangereux du Chili afin de fournir des prévisions d’éruption et des alertes précoces, ce qui n’était pas possible lorsque l’éruption du Chaitén a débuté il y a cinq ans.
Source: Hawaii 24/7.

drapeau anglais   May 2013 marks the 5th anniversary of the eruption of Chaitén volcano in southern Chile which began on May 2nd, 2008. At the time, Chaitén was not perceived to be an active or hazardous volcano, and so it was not monitored by scientists.

After only 24 hours of earthquake activity, a series of strong, explosive events sent multiple ash columns 15-20 km high in the air for more than a week. Ash blanketed vast areas of Chile and Argentina and set the stage for a destructive lahar that flooded the mouth of the Chaitén River where about 4,600 people lived.

After nearly 2 weeks of explosive activity, the eruption entered a prolonged phase of effusive lava-dome growth that lasted nearly 20 months. .

Despite a lack of monitoring, the Government of Chile and scientists responded quickly when the eruption began. Within 5 days, the small port town of Chaitén, located 10 km south of the volcano on the banks of the Chaitén River, was completely evacuated.

Less than a week later, lahars buried much of the town. The ash that had accumulated into the river raised the river bed by as much as 5 metres.

Chilean and foreign scientists quickly installed a volcano monitoring network to track the volcano’s activity.

This eruption was of particular interest to scientists because the type of magma erupted – high-silica rhyolite (about 75% SiO2) – has fueled some of Earth’s largest explosive eruptions. There are few direct observations of such eruptions and their impacts, and none of them was monitored with modern scientific equipment.

Chaitén was far more active in the past 10,000 years than was previously thought, including 3 substantial eruptions in the past 5,000 years and an eruption in the 17th century that  was much like that of 2008-2009.

The initial eruption was fed directly by magma that originated at least 5 to 10 km below the surface. Ascending at a rate of about 0.5 metres per second, which was very fast for rhyolite magma, the magma only took about 4 hours to reach the surface.

Estimates of lava effusion rates for the first few months of Chaitén’s dome growth reached 45-66 cubic metres per second. These are among the highest for historical lava-dome-forming eruptions.  For comparison, Kilauea’s long-term effusion rate for the Pu`u`O`o eruption is 5-6 cubic metres per second.

This eruption is having a lasting impact on the Government of Chile which has decided to work out an expanded national hazard monitoring program of the 120 volcanoes of the country. Today, scientists continue to build the real-time monitoring networks at most of Chile’s highest-risk volcanoes in order to provide eruption forecasts and early warnings that were not possible when Chaitén erupted five years ago.

Source: Hawaii 24/7.

Chaiten-NASA

Le panache du Chaitén vu depuis l’espace en janvier 2009  (Crédit photo:  NASA)

Alerte Jaune sur 3 volcans chiliens // Yellow alert on 3 Chilean volcanoes

drapeau francais   Trois volcans sont actuellement en alerte Jaune au Chili:
La sismicité a augmenté sur le Laguna del Maule (complexe volcanique à la frontière entre le Chili et l’Argentine) au cours des derniers mois. Plusieurs essaims sismiques ont été enregistrés. En outre, une déformation a été observée dans plusieurs parties de l’édifice avec des inflations comprises entre 0,64 cm et 1,40 cm / mois.
Quelques petites explosions ont été observées au sommet du Lascar avec de l’incandescence et une température de surface d’environ 600°C, ce qui signifie que le magma se rapproche de la surface. Toutefois, le panache de vapeur qui accompagnait l’incandescence en avril au sommet semble moins actif maintenant.
Le Copahue montre des signes d’activité depuis plusieurs mois. En décembre, de petites éruptions explosives ont envoyé de la cendre à travers la frontière entre le Chili et l’Argentine. Après avoir relevé le niveau d’alerte à la couleur Jaune, le SERNAGEOMIN l’a abaissé au Vert au printemps en raison d’une baisse d’activité. Le niveau d’alerte est de nouveau passé au Jaune ces dernières semaines après que de nouvelles explosions aient été observées, ainsi qu’une incandescence impressionnante au sommet (voir lien ci-dessous). Cependant, l’activité sismique n’a pas beaucoup évolué, ce qui signifie qu’une éruption ne devrait pas se produire dans un proche avenir.

https://twitter.com/julietapedroso/status/332509832701677568/photo/1

drapeau anglais   There are currently 3 volcanoes on Yellow alert in Chile:

Seismicity has increased on Laguna del Maule (a complex of volcanoes on the border between Chile and Argentina) during the past few months with multiple earthquake swarms. Besides, deformation was observed in several parts of the edifice with land rising at rates between 0.64 cm and 1.40 cm/month

Some small explosions were observed at the summit of Lascar volcano along with incandescence and a surface temperature of about 600°C, which means that magma is moving close to the surface. However, the steam plume that could be seen with incandescence in April at the summit seems to be less active now.

Copahue has been showing signs of activity for several months. Last December, small explosive eruptions sent ash across the border between Chile and Argentina. After raising the alert level to Yellow, SERNAGEOMIN reduced it to Green in spring due to a decline of activity. The alert level has again been raised to Yellow in the past weeks after new explosions were observed at the volcano together with some impressive incandescence at the summit (see link below). However, seismic activity at Copahue has not much changed, which means an eruption should not occur in the near future.

https://twitter.com/julietapedroso/status/332509832701677568/photo/1