Merapi (Ile de Java / Indonésie)

drapeau francaisDans son dernier rapport hebdomadaire, le GVN indique qu’un nouvel épisode d’activité a débuté sur le Merapi avec plusieurs explosions le 9 mars et des retombées de cendre sur plusieurs villages. Entre le 14 et le 20 mars, de volumineux panaches de gaz montaient jusqu’à 600 mètres au-dessus du sommet tandis que la sismicité restait à un niveau normal.

Le VAAC de Darwin (Australie) indique que le 27 mars un panache de cendre montait à 9,8 km d’altitude avant de se diriger vers le SE. Le VAAC confirme qu’une éruption a eu lieu à 6h30, ce qui est confirmé par un article du Jakarta Post où l’on peut lire que l’événement a déclenché un mouvement de panique parmi la population. Toutefois, il est demandé aux habitants des villages sur les pentes du Merapi de ne pas s’affoler car la situation n’est pas inquiétante. De même, les randonneurs peuvent entreprendre l’ascension du volcan sans toutefois atteindre le cratère. Il leur est conseillé de ne pas aller plus loin que le secteur de Pasar Bubrah, à environ 200 mètres du sommet.

Le niveau d’alerte reste inchangé, à 1 sur une échelle de 4.

Le Merapi fait partie des 45 volcans dont les dernières éruptions meurtrières sont décrites dans mon dernier livre « Killer Volcanoes » (voir colonne de gauche de ce blog pour le prix et comment l’acquérier).  Attention! Il ne me reste plus qu’une vingtaine d’exemplaires de cet ouvrage qui ne sera pas réimprimé.

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drapeau anglaisIn its latest weekly report, the Global Volcanism Network indicates that Merapi has become active again with several explosions on March 9th that caused ashfall in several villages. Between March 14th and 20th, dense gas plumes rose up to 600 metres above the summit. Seismicity was at normal levels. The Alert Level remained at 1 (on a scale of 1-4).
The DarwinVAAC indicates that on March 27th an ash plume rose to an altitude of 9.8 km a.s.l. and drifted SE. The VAAC confirmed that an eruption occurred around 0630, confirmed by a news article. According to The Jakarta Post, the eruption triggered a movement of panic among the population. However, residents living on the slopes of Mount Perapi are asked to remain calm. The volcano is still safe for hikers, but climbers should not reach the summit crater. People are allowed to go as far as the Pasar Bubrah area, some 200 metres from the peak of the volcano.

Merapi cam

Le sommet du Merapi vu par l’une des webcams.

Tungurahua (Equateur): Nouvel épisode éruptif // New eruptive episode

drapeau francaisLe Tungurahua a connu un nouvel épisode éruptif le vendredi 4 avril, avec une colonne de cendre d’une dizaine de kilomètres de hauteur provoquée par une forte explosion qui a expédié des matériaux pyroclastiques sur les versants N et NE du volcan.
L’Institut Géophysique indique que cette explosion s’est produite à 18h10 (heure locale). Elle a été suivie d’une autre qui a duré 4 minutes ainsi que de 5 événements de moindre intensité.

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drapeau anglaisTungurahua went through a new eruptive episode on Friday April 4th, spewing a 10-kilometre column of ash after a powerful, five-minute explosion that shot pyroclastic material onto its northern and northwestern flanks of the volcano.
The Geofisical Institute indicates the blast occurred at 6.10 pm (local time) and was followed by a second, four-minute explosion and five lesser events.

Tungu

La colonne de cendre du Tungurahua  (Crédit photo: Instituto Geofisico)

Ubinas (Pérou)

drapeau francaisVoici quelques détails supplémentaires à propos de l’éruption de l’Ubinas. L’INGEMMET indique que les émissions de gaz et de cendre sont fréquentes, avec des panaches qui montent en général jusqu’à 1,5 ou 2 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendre sont observées à Ubinas (6.5 km SSE), Querapi (4 km S), and Tonohaya (7 km SSE). Des masques ont été distribués à la population et il est fait état de problèmes respiratoires parmi les habitants. Comme je l’ai indiqué précédemment, on a enregistré une hausse de la sismicité le 29 mars avec des événements longue période et un épisode de trémor harmonique. Le 30 mars, les panaches de gaz et de cendre montaient jusqu’à 1,2 km de hauteur. L’article de presse auquel je faisais référence affirmait que des évacuations avaient débuté à Querapi. Une explosion de faible intensité a été enregistrée le 31 mars à 7h43, avec plusieurs autres événements semblables au cours de cette même journée. Des retombées de cendre ont à nouveau été observées à Querapi et Ubinas. Toutefois, l’INGEMMET fait remarquer que le risque d’une éruption majeure est actuellement faible.

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drapeau anglaisHere are some more details about the eruption at Ubinas volcano. INGEMMET indicates that gas and ash emissions are frequently observed with plumes that rise up to 1.5 – 2 km above the crater. Ashfall is observed in Ubinas (6.5 km SSE), Querapi (4 km S), and Tonohaya (7 km SSE). Masks have been distributed to the populations. Several cases of respiratory problems have been reported. As I put it before, seismicity increased on March 29th and was characterized by long-period earthquakes and harmonic tremor. On March 30th, gas-and-steam plumes rose as high as 1.2 km. The news article I mentioned stated that residents of Querapi had started to evacuate. A low-energy explosion occurred at 7:43 a.m. on March 31st and more similar explosions followed the same day with more ashfall reported in Ubinas and Querapi. However, INGEMMET indicates that the risk of a major eruption is currently low

Ubinas-2006

L’éruption de l’Ubinas en 2006 vue depuis l’ISS  (Crédit photo:  NASA).

Eruptions volcaniques et couchers de soleil // Volcanic eruptions and sunsets

drapeau francaisUne équipe de chercheurs grecs et allemands a montré que les couleurs des couchers de soleil peints par des artistes célèbres peuvent être utilisées pour estimer les niveaux de pollution dans l’atmosphère de la Terre au cours du passé. En particulier, ces peintures révèlent que la cendre et les gaz libérés lors de grandes éruptions volcaniques dispersent les différentes couleurs de la lumière du soleil, ce qui donne une couleur plus rouge aux couchers de soleil. Les résultats de cette recherche sont publiés dans la revue Atmospheric Chemistry and Physics.
Un bon exemple est le Tambora (Indonésie) qui est entré en éruption en 1815, tuant quelque 10 000 personnes directement et plus de 60 000 en raison de la famine et de la maladie apparues au cours de l’«hiver volcanique » qui a suivi. En Europe, les peintres ont pu voir les changements de couleurs dans le ciel. La cendre volcanique et les gaz crachés dans l’atmosphère ont fait le tour du monde et, comme ces particules d’aérosols ont dispersé la lumière du soleil, elles ont donné naissance à des couchers de soleil de couleur rouge vif et orange en Europe pendant au moins trois ans après l’éruption. JMW Turner fut l’un de ces artistes qui ont peint les superbes couchers de soleil pendant cette période. Aujourd’hui, les scientifiques utilisent les œuvres du peintre anglais et celles d’autres grands maîtres pour récupérer des informations sur la composition de l’atmosphère au cours des années passées.
L’équipe de chercheurs a analysé des centaines de photos numériques de haute qualité représentant des peintures de couchers de soleil entre 1500 et 2000, période pendant laquelle se sont produites plus de 50 grandes éruptions volcaniques dans le monde. Ils ont essayé de savoir si les quantités relatives de rouge et de vert le long de l’horizon de chaque tableau pourraient fournir des informations sur la quantité d’aérosols dans l’atmosphère. Ils ont constaté que les rapports du rouge au vert mesurés dans les couchers de soleil de tableaux de grands maîtres correspondent bien à la quantité d’aérosols volcaniques dans l’atmosphère, indépendamment des peintres et de l’école de peinture.
Les ciels qui ont été davantage pollués par la cendre volcanique dispersent davantage la lumière du soleil et ils apparaissent donc plus rouge. Des effets similaires sont observés avec les minéraux (la poussière du désert, par exemple) ou les aérosols artificiels. L’air qui renferme une plus grande quantité d’aérosols présente une épaisseur optique des aérosols plus importante, un paramètre de l’équipe scientifique a calculé en utilisant les rapports du rouge au vert dans les peintures. Les chercheurs ont ensuite comparé ces valeurs avec celles données par des révélateurs indépendants tels que des carottes de glace et les données d’explosivité volcanique et ils ont trouvé des correspondances intéressantes.
Afin d’étayer encore davantage leur modèle, les chercheurs ont demandé à un coloriste célèbre de peindre des couchers de soleil pendant et après le passage d’un nuage de poussière du Sahara sur l’île d’Hydra en Juin 2010. (Le peintre n’était pas au courant de la présence d’un nuage de poussière). Les scientifiques ont ensuite comparé les mesures de l’épaisseur optique des aérosols faite par les instruments modernes avec celles estimées à partir des rapports du rouge au vert effectuées sur les peintures et les photographies numériques. Ils ont constaté que des correspondances existaient là aussi.
Dans la mesure où les aérosols diffusent la lumière solaire, une plus faible quantité atteint la surface de la Terre, ce qui conduit à un refroidissement. L’épaisseur optique des aérosols peut être utilisée directement dans les modèles climatiques. Ce paramètre peut donc permettre aux chercheurs de comprendre comment les aérosols ont affecté le climat de la Terre dans le passé. Il peut aussi aider à améliorer les prévisions de changement climatique pour les années à venir.

Source : European Geosciences Union (http://www.egu.eu/)

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drapeau anglaisA team of Greek and German researchers has shown that the colours of sunsets painted by famous artists can be used to estimate pollution levels in the Earth’s past atmosphere. In particular, the paintings reveal that ash and gas released during major volcanic eruptions scatter the different colours of sunlight, making sunsets appear more red. The results are published in the journal Atmospheric Chemistry and Physics.

The Tambora volcano in Indonesia erupted in 1815, killing some 10,000 people directly and over 60,000 more due to the starvation and disease during the ‘volcanic winter’ that followed. Painters in Europe could see the colours of the sky changing. The volcanic ash and gas spewed into the atmosphere travelled the world and, as these aerosol particles scattered sunlight, they produced bright red and orange sunsets in Europe for up to three years after the eruption. J. M. W. Turner was one of the artists who painted the stunning sunsets during that time. Now, scientists are using his, and other great masters’paintings to retrieve information on the composition of the past atmosphere.

The team of researchers analysed hundreds of high-quality digital photographs of sunset paintings done between 1500 and 2000, a period including over 50 large volcanic eruptions around the globe. They tried to find out whether the relative amounts of red and green along the horizon of each painting could provide information on the amount of aerosols in the atmosphere. They found that red-to-green ratios measured in the sunsets of paintings by great masters correlate well with the amount of volcanic aerosols in the atmosphere, regardless of the painters and of the school of painting.

Skies more polluted by volcanic ash scatter sunlight more, so they appear more red. Similar effects are seen with mineral (desert dust) or man-made aerosols. Air with a higher amount of aerosols has a higher ‘aerosol optical depth’, a parameter the team calculated using the red-to-green ratios in the paintings. They then compared these values with those given by independent proxies such as ice-core and volcanic-explosivity data, and found good agreement.

To further support their model, the researchers asked a famous colourist to paint sunsets during and after the passage of a Saharan dust cloud over the island of Hydra in June 2010. The painter was not aware of the dust event. The scientists then compared measurements of the aerosol optical depth made by modern instruments with those estimated from the red-to-green ratios of the paintings and of digital photographs, and found that they all matched well.

Since aerosols scatter sunlight, less of it reaches the surface, leading to cooling.  Aerosol optical depth can be directly used in climate models, so having estimates for this parameter helps researchers understand how aerosols have affected the Earth’s climate in the past. This, in turn, can help improve predictions of future climate change.

Source : European Geosciences Union (http://www.egu.eu/)

Turner

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The Fighting Téméraire tugged to her last Berth to be broken

Turner a été inspiré par des couchers de soleil spectaculaires provoqués par les aérosols volcaniques

(Source:  Wikipedia)