Eruption du Semeru (Indonésie) // Eruption of Semeru Volcano (Indonesia)

14 heures (Heure française – 20 heures, heure locale) : Le Mauna Loa n’est pas le seul volcan actif aujourd’hui. Une puissante éruption s’est produite sur le Semeru (Indonésie) le 4 décembre 2022. Le niveau d’alerte volcanique a été relevé 3 (Siaga) à 4 (Awas). Le panache éruptif s’est élevé jusqu’à environ 15 km au-dessus du niveau de la mer, de sorte que la couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge.
Plusieurs centaines de personnes vivant à proximité du volcan ont été évacuées vers des abris temporaires. Les autorités ont conseillé à la population de rester à au moins 8 km du cratère et d’éviter le secteur sud-est le long de la rivière Besuk Kobokan située à environ 13 km du cratère.
Aucun blessé ou décès n’a été signalé jusqu’à présent.
La dernière éruption majeure du Semeru a eu lieu le 4 décembre 2021, faisant 51 morts et plusieurs centaines de blessés. Plus de 10 000 personnes ont été contraintes d’évacuer. Près de 3 000 maisons et 38 écoles ont été endommagées.
Source : CVGHM.

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18 heures (heure française) : Voici quelques détails supplémentaires sur le Semeru. Le volcan est entré en éruption le 4 décembre 2022 à 02h46 (heure locale). Il a émis une colonne éruptive atteignant 15 km mètres au-dessus du niveau de la mer, et une coulée pyroclastique qui a parcouru 7 km en direction du sud-est.
Les volcanologues indonésiens expliquent que la source de la coulée pyroclastique était un amoncellement de matériaux dans le cratère Jonggring Seloko qui est situé à environ 800 mètres du sommet. Il est probable que les matériaux se sont effondrés en raison des fortes pluies de la mousson. Entre 00h00 et 06h00, huit séismes éruptifs et un événement d’avalanche chaude ont été enregistrés. Les instruments montrent que l’activité éruptive du Semeru reste intense. Outre les avalanches incandescentes, il existe également une menace de lahars en raison des précipitations relativement fortes sur le volcan.
Les paramètres de déformation montrent qu’il y a une pression croissante de la chambre magmatique. Il y a aussi une anomalie thermique à 15 Mégawatts autour du cratère. Cela montre qu’il y a encore un grand volume de matériaux à haute température dans le cratère.
La route transversale entre Kali Lanang et Curah Kobokan a été fermée pour assurer la sécurité des personnes.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent une épaisse couche de cendre recouvrant plusieurs villages du district de Lumajang alors que les villageois commencent à évacuer à moto ou en camionnette. Les habitants de plusieurs villages ont été évacués vers des zones plus sûres et rassemblés dans les écoles et les mosquées. 1 979 personnes ont été déplacées vers 11 abris et les autorités ont distribué des masques aux habitants. Internet a cessé de fonctionner et les signaux téléphoniques étaient cahotiques, mais les villageois ont été alertés du danger par des sirènes et le battement de tambours en bambou par des volontaires. L’extraction du sable dans lrs rivières sur la pente du Semeru est interdite en raison du risque de lahars. Lors de l’éruption de 2021, de nombreux camions et mineurs ont été ensevelis par des coulées de boue.
Source : CVGHM.

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2 pm (French time – 8 pm, local time) : Mauna Loa is not the only active volcano today. A powerful eruption occurred at Indonesia’s Semeru volcano on December 4th , 2022, prompting authorities to raise the Alert Level from 3 (Siaga) to 4 (Awas). The eruptive plume rose up to about 15 km above sea level so that the Aviation Color Code was raised to Red.

Several hundred people living near the volcano were evacuated to temporary shelters. Authorities advised everyone to stay away 8 km from the crater and avoid the southeastern sector area along the Besuk Kobokan river located about 13 km from the crater.

There have been no reports of injuries or deaths so far.

The last major eruption of Mt Semeru took place on December 4th, 2021, leaving 51 people dead and several hundred others injured. More than 10 000 people were forced to evacuate. Nearly 3 000 houses and 38 schools were damaged.

Source: CVGHM.

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6:00 pm (French time) : Here are some more details about Mount Semeru. The volcano erupted on December 4th, 2022 at 02.46 a.m. (local time). It unleashed an eruption column reaching 15 km meters above sea level and a pyroclastic flow that travelled 7 km in the southeastern direction from the summit.
Indonesian volcanologists explain that the source of the hot cloud was a pile of lava material at Jonggring Seloko Crater which is located about 800 meters from the mountain peak. It is likely that the pile of material collapsed due to the heavy monsoon rains. Between 00.00 a.m. and 06.00 a.m., eight eruption quakes and one hot avalanche tremor were recorded. Instruments show that the eruption activity of Mount Semeru remains very high. Apart from the hot clouds, there is also a threat of lahars because of the relatively high rainfall on the volcano.

The deformation parameters show that there is an increasing pressure from the magma chamber. There is also a thermal anomaly to 15 Megawatts around the crater, showing that there were still a great volume of hot material in the crater.

The Kali Lanang-Curah Kobokan crossing road has been closed to ensure the safety of the people.

Videos circulating on social media platforms show thick ashes blanketing several villages in Lumajang as villagers began to evacuate on motorcycles or pickups. Residents from several villages were evacuated to safer areas and gathered at schools and mosques to avoid hot ash clouds.1,979 people had been moved to 11 shelters and authorities have distributed masks to residents. The internet was down and phone signals were patchy but villagers were alerted to the danger by sirens and the beating of bamboo drums by local volunteers. Sand mining in the river on the slope of Semeru is banned due to the risk of lahars. During lthr 2021 eruption, many trucks and sand miners were buried by mudslides.

Source: CVGHM.

Panache éruptif du Semeru (Photo: C. Grandpey)

Les secrets volcaniques du Lac Mead (Etats Unis) // Lake Mead’s volcanic secrets (United States)

En raison de la grave sécheresse qui a sévi dans l’ouest des États-Unis au cours des derniers mois, le niveau du lac Mead a fortement baissé et mis à l’air libre divers objets tels que des bateaux qui ont coulé dans le lac, et même des restes humains, vestiges de vieux règlements de comptes. Aujourd’hui, les scientifiques font état de la découverte de roches recouvertes de cendres volcaniques qui ont impacté le sud du Nevada lors d’éruptions explosives il y a environ 12 millions d’années.
Le niveau d’eau actuel n’a pas été observé depuis les années 1930, lorsque le barrage Hoover a été construit et lorsque le lac Mead s’est formé. Parmi les roches découvertes, des chercheurs de l’Université du Nevada à Las Vegas mentionnent des dépôts de cendres provenant de volcans de l’Idaho, du Wyoming et de Californie. Ils savaient que ces dépôts de cendres existaient, mais ils ont été surpris d’en trouver autant au fur et à mesure que le niveau du lac Mead baissait.
La sécheresse dans l’Ouest et la surexploitation de l’eau du fleuve Colorado ont entraîné une baisse sans précédent du niveau du lac. En septembre, il se trouvait à seulement 314 mètres au-dessus du niveau de la mer, soit environ 27 % de sa pleine capacité.
Les scientifiques profitent du bas niveau de l’eau pour étudier des sédiments qui n’étaient pas accessibles depuis près d’un siècle. Ils ont découvert des cendres volcaniques de couleur blanche ou grise insérées dans les roches auparavant submergées. Ils ont rapporté des échantillons à leur laboratoire pour identifier la source des cendres, et ils ont découvert qu’elles n’avaient pas été émises par une seule éruption. Ils ont trouvé des preuves de plusieurs événements volcaniques remontant à des millions d’années dans des endroits comme la région de Snake River Plain-Yellowstone, une zone de volcans aujourd’hui inactifs, vestige d’un point chaud qui s’étend à travers l’Idaho le long de la Snake River et dans ce qui est maintenant le Parc national de Yellowstone, et jusque dans l’est de la Californie. Ils ont également trouvé des cendres provenant d’éruptions il y a seulement 32 000 ans, ce qui est peu de temps à l’échelle géologique.
Les géologues expliquent que l’étude des éruptions volcaniques du passé peut aider à brosser un tableau des risques futurs. Les cendres volcaniques qui viennent d’être découvertes dans le lac Mead sont probablement l’un des meilleurs témoignages de cette période. Elles permettront de reconstruire l’histoire géologique de la région, comprendre la fréquence des grandes éruptions volcaniques et évaluer leur impact sur le sud-ouest des Etats Unis.
Les chercheurs expliquent que les cendres d’éruptions volcaniques, même lors d’éruptions explosives modérées, peuvent parcourir des centaines de kilomètres et recouvrir des zones entières de dizaines de centimètres de matériaux. Des éruptions récentes ont montré que quelques millimètres de cendres humides suffisaient pour perturber le réseau électrique. De plus, lorsqu’elles sont inhalées, les minuscules particules de cendre présentent un risque important pour la santé. Ces retombées de cendres peuvent perturber les réseaux de transport et d’approvisionnement, fermer les aéroports et présenter un danger pour la santé. Il est important que les gouvernements locaux élaborent des plans pour faire face à ce type d’événement, comme ils le font pour les séismes et les inondations.
Source : médias d’information américains, News Channel 3.

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Because of the severe drought that prevailed in western U.S. during the past months, the water level of Lake Mead has dropped sharply, exposing several features such as previously sunken boats and even human remains. Now scientists are reporting the discovery of rocks laced with volcanic ash that rained down on southern Nevada during explosive eruptions roughly 12 million years ago.

Today’s low water levels have not been seen since the 1930s when the Hoover Dam was built and Lake Mead filled. Among the rocks they have discovered, researchers with the University of Nevada in Las Vegas found ash deposits from volcanoes in Idaho, Wyoming and California. They knew that these ash units existed, but they were surprised to find so many as the Lake Mead water level lowered.

The drought in the West and the overuse of the Colorado River’s water have pushed Lake Mead levels to unprecedented lows. As of September, the lake’s level was just 314 meters above sea level, or around 27% of full capacity.

Scientists are taking advantage of the low levels to study sediment that has not been exposed in nearly a century. They found white to gray colored volcanic ash weaving through the formerly submerged rocks. They took samples back to their lab to pinpoint the source of the ash, but found it was not emitted by a single eruption. They found evidence of several volcanic events millions of years ago from places like the Snake River Plain-Yellowstone area, a tract of inactive volcanoes that stretches across Idaho along the Snake River and into what is now Yellowstone National Park, and eastern California. They also found ash from eruptions only 32,000 years ago, which is a short time in the geological time scale.

Geologists explain that studying volcanic eruptions of the past can help paint a picture of future risk. The latest discovery in Lake Mead may be one of the best collections of volcanic ash from that period of time, and it will help to reconstruct the geologic history of the region, and to understand the frequency of large volcanic eruptions and their impact on the Southwest.

Researchers explain that ash from even moderately explosive volcanic eruptions can travel hundreds of kilometers, blanketing whole areas with tens of centimeters of material. Recent eruptions have shown a couple of millimeters of damp ash can disrupt electricity transmission. And when inhaled, the tiny but sharp grains in the ash pose a significant health risk. These ashfall events can disrupt transportation and supply networks, close airports, and potentially be a health hazard. It is important for local governments to develop plans to deal with this sort of event, like they have for earthquakes and flooding.

Source: US news media, News Channel 3.

Photos: C. Grandpey

Il y a 110 ans, éruption du Novarupta (Alaska)… // 110 years ago, Novarupta (Alaska) erupted…

Il y a 110 ans, dans l’après-midi du 6 juin 1912, une puissante éruption a secoué la péninsule de l’Alaska. Par le volume de matériaux émis, l’éruption du Novarupta a été la plus importante du 20ème siècle et n’a été dépassée dans l’histoire que par celle du Tambora un siècle plus tôt. Le volume de matériaux expulsés par le Novarupta était 30 fois supérieur à celui de l’éruption du mont Saint Helens en 1980.

Cette région de l’Alaska était peu peuplée au début du 20ème siècle, donc personne ne se trouvait assez près pour voir l’éruption proprement dite. Elle a été observée pour la première fois par l’équipage d’un bateau postal, le Dora, qui a entendu une explosion puis a vu un panache de fumée s’élever dans le ciel derrière le mont Katmai. C’est pourquoi tout le monde a d’abord pensé que le mont Katmai était entré en éruption.

Photo du nuage de cendre de l’éruption de 1912 prise depuis le Dora (Source: Kodiak Historical Society)

Le panache de cendres a rapidement atteint une hauteur de 30 kilomètres. En moins de 2 heures de temps, le nuage a enveloppé le Dora. D’autres explosions se sont produites pendant trois jours. Les maisons de l’île de Kodiak, à 160 kilomètres de là, ont été recouvertes d’une couche de 30 cm de cendres. Les habitants se sont blottis à l’intérieur pour échapper à la cendre. Des milliers d’animaux ont péri, ainsi que les poissons dans les rivières et les lacs envahis par les sédiments. Dans les jours qui ont suivi l’éruption, le nuage de cendres s’est propagé à travers l’Amérique du Nord et la planète; il a atteint l’Algérie le 17 juin.
Une équipe d’explorateurs de la National Geographic Society, dirigée par Robert Griggs, s’est rendue sur le site en 1916. L’ancienne vallée en forme de V entourant le site de l’éruption était devenue une plaine plate et aride.

Photo: C. Grandpey

En raison des innombrables panaches de vapeur qui s’échappaient des bouches dans la région, Griggs a appelé le site la « Vallée des dix mille fumées ». Lorsqu’il a découvert un nouveau dôme de lave près du mont Katmai, Griggs l’a baptisé Novarupta. D’autres expéditions dans les années 1950 ont confirmé que le Novarupta, et non le mont Katmai, était la source de l’éruption.

Dôme de lave du Novarupta (Crédit photo : USGS)

Griggs et d’autres scientifiques étaient persuadés que la région présentait un grand intérêt scientifique. Ils ont réussi à convaincre le président Woodrow Wilson de créer le Monument national du Katmai le 24 septembre 1918. Le 18 mai 1980, le Monument national est devenu le Parc National du Katmai. Par coïncidence, c’est le jour où le mont Saint Helens est entré en éruption.

Des milliers de visiteurs viennent dans le Parc National chaque année, notamment pour observer les grizzlis qui se nourrissent de saumons dans la Brooks River. La découverte de la Vallée des 10 000 Fumées est aussi une expérience inoubliable.

Photos: C. Grandpey

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110 years ago, on the afternoon of June 6th, 1912, a powerful volcanic eruption occurred on the Alaskan Peninsula. The Novarupta eruption was the largest in volume in the 20th Century, and was surpassed in history only by the eruption of Mount Tambora about 100 years earlier. The volume of materials expelled was 30 times greater than that of the Mount Saint Helens eruption in 1980.

This area of Alaska was sparsely populated in the early years of the 20th century, so no one was close enough to actually see the eruption itself. It was first observed by the crew of a mail boat, the Dora, who heard an explosion and then observed a smoke plume rising in the sky behind Mount Katmai. This is why everyone assumed that Mount Katmai had erupted.

The ash plume rose rapidly to a height of 30 kilometers. Within 2 hours, the ash cloud had enveloped the Dora. Moreexplosions continued for three days.  Settlements on Kodiak Island, 160 kilometers away, were blanketed in a layer of 30 cm of ash. Local residents huddled indoors to escape the choking atmosphere. Wildlife died by the millions, as did fish swimming in sediment-filled rivers and lakes. In the following days, the ash cloud spread across North America and the world, reaching Algeria by June 17th.

A team of National Geographic Society explorers, led by Robert Griggs, investigated the site in 1916. The former v-shaped valley surrounding the eruption site had become a flat, barren plain. Because of innumerable steam plumes escaping from vents across the area, Griggs called the site the “Valley of Ten Thousand Smokes.” Discovering a new lava dome near Mount Katmai, Griggs named it Novarupta. Further expeditions in the 1950s confirmed that Novarupta, not Mount Katmai, was the source of the eruption.

Griggs and others  considered the area of great scientific value. They began a lobbying effort that soon convinced President Woodrow Wilson to create the Katmai National Monument on September 24th, 1918. It was only on May 18th, 1980, that th National Monument became Katmai National Park and Preserve. By coincidence, this was the same day that Mount Saint Helens erupted. Thousands of visitors comr to the Pak each year, in particular to observe the grizzly bears that come to feed on salmon in the Brooks River. Discovering the Valley of the Thousans Smokes is also a great experience.

Nouvelles du Sabancaya (Pérou) // News of Sabancaya Volcano (Peru)

L’Institut de Géophysique du Pérou (IGP) vient de me faire parvenir son dernier rapport sur le Sabancaya. On peut lire que l’activité éruptive reste à des niveaux modérés, avec en moyenne 42 explosions quotidiennes depuis le mois d’avril 2022 et une importante émission de cendres et de gaz. Les panaches montent souvent à 3500m au-dessus du sommet du volcan, avant de s’étirer sur toute la vallée de Colca, jusqu’à 30 km de distance.

Au cours des mois d’avril et de mai 2022, un important apport de magma a été observé à la surface, ce qui a provoqué la croissance d’un dôme préexistant dans le cratère. Les scientifiques pensent que ce dôme de lave peut donner naissance dans les prochains jours ou semaines à deux scénarios : 1) poursuite de l’activité explosive à son niveau habituel et ; 2) légère augmentation de l’activité explosive due à la surpression du système magmatique.

Dans la conclusion de son rapport, l’IGP écrit qu’en raison de la croissance du dôme de lave dans le cratère du Sabancaya, il est recommandé aux autorités de maintenir le niveau d’alerte volcanique de couleur Orange et adopter des mesures sanitaires préventives contre les retombées de cendres. Il est aussi recommandé de pas s’approcher à moins de 12 km du cratère. Toute approche ou ascension du volcan est à très haut risque. En cas de retombées de cendres, la population doit éviter tout contact avec ce matériau, se couvrir le nez et la bouche avec des chiffons humides ou des masques. Il est aussi conseillé de garder les portes et les fenêtres des maisons fermées.
Source: IGP.

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The Geophysical Institute of Peru (IGP) has just sent me its latest report on Sabancaya. One can read that the eruptive activity remains at moderate levels, with an average of 42 daily explosions since April 2022 and significant ash and gas emissions. The plumes often rise to 3500m above the summit of the volcano, before drifting over the entire Colca Valley, as far as 30 km.
During the months of April and May 2022, a significant ascent of magma was observed on the surface, which caused the growth of a pre-existing dome in the crater. Scientists think that this lava dome can lead in the next days or weeks to two scenarios: 1) continuation of the explosive activity at its usual level and; 2) slight increase in explosive activity due to the overpressure of the magmatic system.
In the conclusion of its report, IGP writes that due to the growth of the lava dome in the Sabancaya crater, authorities should maintain the volcanic alert level at Orange and adopt preventive health measures in case of ashfall. It is also recommended not to approach within 12 km of the crater. Any approach or ascent of the volcano is at very high risk. In the event of ashfall, the population must avoid all contact with this material, cover their noses and mouths with damp cloths or masks. It is also advisable to keep the doors and windows of houses closed.
Source: IGP.

Voici quelques images issues du rapport, montrant en particulier l’évolution du dôme de lave :

Source ; IGP