Datation précise de l’éruption du Taupo (Nouvelle Zélande) // Accurate dating of the Taupo eruption (New Zealand)

En consultant les informations de la Smithsonian Institution sur le Taupo (Nouvelle Zélande), on peut lire que « le Taupo est une grande caldeira d’environ 35 km de diamètre dont les bordures sont mal définies. Aujourd’hui, la caldeira, occupée par le lac Taupo, s’est formée en grande partie à la suite de la puissante éruption Oruanui Tephra environ 22 600 ans avant notre ère. Il s’agit de la plus grande éruption connue du Taupo, avec l’émission de quelque 1 170 km3 de tephra.

Cette éruption a été précédée à la fin du Pléistocène par l’éruption explosive d’un grand nombre de dômes de lave rhyolitique au nord du lac Taupo.

De grandes éruptions explosives se sont produites fréquemment au cours de l’Holocène à partir de nombreuses bouches du lac Taupo et à proximité de ses bordures. L’éruption majeure la plus récente a eu lieu il y a environ 1 800 ans avant J.C. à partir d’au moins trois bouches le long d’une fissure orientée NE-SO et centrée sur les récifs Horomotangi. Cette éruption extrêmement violente fut la plus importante de Nouvelle-Zélande durant l’Holocène et produisit la Taupo Ignimbrite phreatoplinienne qui recouvrit l’Île du Nord sur 20 000 km2. »

Lorsque le Taupo est entré en éruption il y a 1 800 ans, l’explosion a envoyé des éclats de verre volcanique jusqu’en Antarctique. Les scientifiques ont réussi à mettre au jour certains de ces anciens débris, ce qui pourrait permettre de confirmer l’année exacte de cette énorme éruption.
Il a été extrêmement difficile de mettre la main sur les retombées de l’éruption du Taupo, ce qui a entraîné un débat de plusieurs décennies sur sa date exacte.
La datation au Carbone 14 des arbres détruits par l’explosion indique qu’elle aurait eu lieu en 232 après J.-C., mais certains scientifiques ont contesté cette date car, selon eux, les preuves pourraient avoir été contaminées et l’éruption se serait produite jusqu’à deux siècles plus tard.
Des chercheurs de l’Université de Wellington (Nouvelle-Zélande) à la recherche de débris projetés par le Taupo dans l’Antarctique occidental ont prélevé des carottes de glace à 279 mètres de profondeur et pensent avoir découvert la vérité sur l’éruption. La découverte de sept éclats de verre volcanique à la composition géochimique unique, enfouis profondément dans une carotte de glace, confirme que l’éruption s’est probablement produite à la fin de l’été et au début de l’automne de l’année 232.
Les chercheurs ont analysé la composition chimique des débris émis par le volcan, ce qui leur a permis de s’attarder sur six éclats de verre volcanique provenant de l’éruption du Taupo et sur un septième provenant d’une éruption beaucoup plus ancienne du même volcan, l’éruption d’Oruanui survenue il y a environ 25 500 ans (ou 22 600 ans selon la Smithsonian Institution).
Les sept éclats proviennent de profondeurs similaires, ce qui laisse supposer que le verre volcanique de l’éruption d’Oruanui a été enfoui près du volcan puis déterré et projeté dans l’atmosphère des milliers d’années plus tard lors de l’éruption du Taupō. Les forts vents du sud-ouest ont ensuite remobilisé les débris et les ont dispersés sur l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande, ainsi que dans tout le sud-ouest de l’océan Pacifique et jusqu’à l’ouest de l’Antarctique, à environ 5 000 kilomètres de distance. Pour déterminer à quel moment les éclats de verre ont atterri en Antarctique, les chercheurs ont examiné les couches de glace environnantes. En effet, les débris volcaniques piégés dans la glace ont permis de dater l’époque de l’éruption, car on peut la relier à l’âge modélisé de la glace.
Source  : Live Science via Yahoo Actualités.

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When looking at the Smithsonian Institution’s information, one can read that « Taupo is a large, roughly 35-km-wide caldera with poorly defined margins.The caldera, now filled by Lake Taupo, largely formed as a result of the voluminous eruption of the Oruanui Tephra about 22,600 years before present (BP). This was the largest known eruption at Taupo, producing about 1,170 km3 of tephra.

This eruption was preceded during the late Pleistocene by the eruption of a large number of rhyolitic lava domes north of Lake Taupo.

Large explosive eruptions have occurred frequently during the Holocene from many vents within Lake Taupo and near its margins. The most recent major eruption took place about 1,800 years BP from at least three vents along a NE-SW-trending fissure centered on the Horomotangi Reefs. This extremely violent eruption was New Zealand’s largest during the Holocene and produced the phreatoplinian Taupo Ignimbrite, which covered 20,000 km2 of North Island. »

When Taupo erupted 1,800 years ago, the blast sent shards of glass all the way to Antarctica. Scientists have unearthed some of this ancient volcanic debris, which could help pinpoint the exact year this huge eruption took place.

Fallout from the Taupo eruption has proved extremely difficult to find, dragging out a decades-long debate over its exact timing.

Radiocarbon dating of trees that were killed by the blast indicated a date of A.D. 232, but some experts argued the evidence may have been contaminated and the eruption occurred up to two centuries later.

Researchers from the University of Wellington (New Zealand) looking for Taupo debris in West Antarctica drilled up ice cores from 279 meters below the ground and think they have found the truth about the eruption. The discovery of seven geochemically unique volcanic glass shards buried deep within an ice core confirms the likely timing of the eruption in late summer/early autumn in the year 232.

The researchers analyzed the debris’ chemical composition, which enabled them to trace six shards to the Taupo eruption and the seventh to a much earlier eruption of the same volcano, the Oruanui eruption, which occurred roughly 25,500 years ago.

The seven shards were found at similar depths, suggesting volcanic glass from the Oruanui eruption was buried near the volcano then unearthed and launched into the atmosphere thousands of years later during the Taupō eruption. Strong south-westerly winds then picked up the flying debris and dispersed it over New Zealand’s North Island, throughout the southwest Pacific Ocean and all the way to West Antarctica roughly 5,000 kilometers away. To determine when the glass shards landed in Antarctica, researchers looked at the surrounding ice layers. Indeed, volcanic debris trapped in the ice allowed them to date when the eruption occurred, because one can link it to the modeled age of the ice.

Source : Live Science via Yahoo News.

Image satellite (Source: NASA) et vue au sol (Photo: C. Grandpey) du lac Taupo.

Antarctique : disparition annoncée des manchots empereurs // Antarctica : emperor penguins likely to disappear

Le 15 août 2021, j’ai publié sur ce blog une note intitulée « Les manchots empereurs sous la menace du changement climatique. » J’ai écrit d’autres articles sur « l’hécatombe parmi les petits manchots bleus (28 juin 2022) et sur « les manchots royaux au bord de l’extinction » (38 mars 2018).
Une nouvelle étude publiée le 24 août 2023 dans la revue Nature Communications Earth & Environment s’attarde sur les manchots empereurs et explique les problèmes auxquels ces oiseaux ont été confrontés en 2022 avec la hausse rapide des températures et la réduction sans précédent de la glace de mer antarctique.
Quatre des cinq colonies de manchots empereurs étudiées dans la mer de Bellingshausen, à l’ouest de la péninsule Antarctique, n’ont vu aucun poussin survivre en 2022, suite à la disparition de la banquise.
C’est la première fois que l’on observe un tel événement. Il conforte les triste prévisions selon lesquelles plus de 90 % des colonies de manchots empereurs auront « quasiment disparu » d’ici 2100, avec le réchauffement de la planète.
Les chercheurs ont contrôlé cinq colonies de manchots empereurs dans la mer de Bellinghausen, avec des populations allant d’environ 630 à 3 500 couples. À l’aide d’images satellite entre 2018 et 2022, ils ont compté le nombre d’oiseaux présents dans ces colonies pendant la saison de reproduction. Ils ont constaté qu’en 2022, quatre des colonies ont connu un « échec total de reproduction », ce qui signifie qu’aucun poussin n’a probablement survécu.
Les manchots empereurs dépendent de la banquise solidement attachée à la terre pour nicher et élever leurs poussins. Les œufs sont pondus de mai à juin ; après leur éclosion, les poussins développent leurs plumes imperméables et ils deviennent indépendants vers décembre et janvier.
En 2022, la banquise s’est disloquée beaucoup plus tôt que d’habitude, et certains secteurs ont connu une perte totale de glace en novembre. Lorsque la débâcle intervient trop tôt, les poussins peuvent tomber à l’eau et se noyer. Ils peuvent aussi dériver sur des plaques de glace ; les adultes les perdent et ils meurent de faim.
Depuis quelques années, les scientifiques tirent la sonnette d’alarme sur la réduction brutale de la glace de mer antarctique. Elle s’est réduite à un niveau sans précédent en février, au plus fort de l’été antarctique. Même au cœur de l’hiver,au moment où la glace se reconstitue habituellement, elle n’est pas revenue aux niveaux espérés. À la mi-juillet, la glace de mer antarctique a atteint son niveau le plus bas pour cette période de l’année depuis le début des relevés en 1945. Elle était inférieure de 2,6 millions de kilomètres carrés à la moyenne de 1981 à 2010 ; cela représente une zone aussi vaste que l’Argentine.
Pour les manchots empereurs, cette réduction de la banquise antarctique est une catastrophe, car sans elle, ils n’ont nulle part où aller. On sait qu’ils sont capable des s’adapter aux échecs de reproduction en se déplaçant vers d’autres sites à proximité, mais cette stratégie ne fonctionnera pas si l’ensemble de l’habitat de reproduction est affecté. L’étude indique qu’entre 2018 et 2022, 30 % des 62 colonies connues de manchots empereurs en Antarctique ont été affectées par une perte partielle ou totale de la glace de mer.

Dans leur conclusion, les chercheurs affirment qu’« il existe de plus en plus de preuves selon lesquelles les manchots empereurs pourraient disparaître en raison de la perte de glace de mer due au réchauffement de notre planète ».
Une autre étude publiée en 2022 a révélé que 65 % des espèces indigènes en Antarctique, au premier rang desquelles figurent les manchots empereurs, disparaîtront probablement d’ici la fin du siècle si nous ne parvenons pas à maîtriser la pollution due aux combustibles fossiles, cause du réchauffement de la planète. Dans le pire des cas, les manchots empereurs pourraient avoir totalement disparu d’ici 2100.
La disparition de la glace de mer n’affectera pas seulement les manchots. Cela met en danger d’autres espèces, notamment les phoques, qui dépendent de cette glace pour se nourrir et se reposer, ainsi que les micro-organismes et les algues qui nourrissent le krill qui, à son tour, est vital pour l’alimentation de nombreuses baleines dans la région.
La banquise antarctique contribue également à réguler la température de la planète grâce à l’albédo et le réfléchissement de l’énergie solaire vers l’espace. Lorsque la glace fond, elle expose l’océan plus sombre. Dans une boucle de rétroaction, ce dernier absorbe l’énergie du soleil et contribue au réchauffement climatique.
Source  : CNN via Yahoo Actualités.

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On August 15th, 2021, I published on this blog a post entitled « Emperor penguins at risk from climate change. » I have written other posts about « mass die-offs aloung little blue penguins (June 28th, 2022) and about « King penguins on the brink of extinctions » (March 38rd, 2018).

A new study published on August 24th, 2023 in the journal Nature Communications Earth & Environment.explains the problems emperor penguins were confronted with in 2022 as rapidly warming global temperatures push Antarctica’s sea ice to unprecedented lows.

Four out of five emperor penguin colonies analyzed in the Bellingshausen Sea, west of the Antarctic Peninsula, saw no chicks survive last year as the area experienced an enormous loss of sea ice.

This is the first such recorded incident, and supports grim predictions that more than 90% of emperor penguin colonies will be “quasi-extinct” by 2100 as the world warms.

The researchers monitored five emperor penguin colonies in the Bellinghausen Sea, ranging in size from roughly 630 pairs to 3,500. Using satellite images from 2018 to 2022, they counted how many of the birds were present at these colonies during the breeding season. They found that in 2022, four of the colonies experienced “total reproductive failure,” meaning it is highly probable that no chicks survived.

Emperor penguins rely on stable sea ice attached to land for nesting and raising their chicks. Eggs are laid from May to June and after they hatch, the chicks develop their waterproof feathers and become independent around December and January.

In 2022, the sea ice broke up much earlier, with the some parts of the region seeing a total loss by November. When the sea ice breaks earlier, chicks can fall into the water and drown. Or they may drift away on floes ;the adults just lose them and then they starve to death.

For the past few years, scientists have been sounding the alarm about a steep decline in Antarctica’s sea ice. It fell to unprecedented lows in February, at the height of the continent’s summer. Even in the depths of winter, when the ice usually builds back, it still did not return to anywhere near expected levels. In mid-July, Antarctic sea ice reached the lowest level for this time of year since records began in 1945. It was 2.6 million square kilometers below the 1981 to 2010 average ; this is an area as large as Argentina.

For emperor penguins, this downward trend in Antartica’s sea ice is particularly devastating because there’s nowhere else for the birds to go. They are known to adapt to breeding failures by relocating to other nearby sites, but that won’t work if the entire breeding habitat is affected. The study indicates that between 2018 and 2022, 30% of the 62 known emperor penguin colonies in Antarctica were affected by partial or total sea ice loss.

In their conclusion, the researchers say that “there is mounting evidence that emperor penguins may actually go extinct directly due to loss of sea ice resulting from our planet’s warming.”

A separate study published in 2022 found that 65% of Antarctica’s native species, emperor penguins top among them, will likely disappear by the end of the century if the world fails to rein in planet-warming fossil fuel pollution. In the worst-case scenario, it found emperor penguins could be completely wiped out by 2100.

The disappearance of sea ice won’t just affect the penguins. It puts other species at risk, including seals, which rely on sea ice to feed and rest, as well as the microorganisms and algae that feed the krill which, in turn, are vital to the diets of many of the region’s whales.

Antarctic sea ice also helps regulate the planet’s temperature through the albedo, reflecting the sun’s incoming energy back to space. When the ice melts, it exposes the darker ocean beneath which, in a feedback loop, absorbs the sun’s energy and contributes to global warming.

Source : CNN through Yahoo News.

La marche de l’empereur tire probablement à sa fin. La planète saura-t-elle réagir?

Réchauffement et diminution des eaux profondes de l’Antarctique // Heating up and shrinking of deep Antarctic waters

Voici d’autres nouvelles inquiétantes en provenance de l’Antarctique. Une étude du très sérieux British Anractic Survey (BAS) vient de révéler que les eaux océaniques profondes de l’Antarctique se réchauffent et diminuent de volume, ce qui aura inévitablement des conséquences importantes sur le réchauffement climatique et sur les écosystèmes océaniques profonds.
L’eau profonde de l’Antarctique est la plus froide et la plus salée de la planète. Elle joue un rôle crucial dans la capacité de l’océan à agir comme tampon contre le réchauffement climatique en absorbant l’excès de chaleur et la pollution d’origine anthropique. Cette eau fait également circuler les nutriments à travers l’océan.
Les scientifiques ont découvert que dans la Mer de Weddell, le long de la côte nord de l’Antarctique, cette masse d’eau froide est en déclin, en raison des fluctuations des vents et de la banquise. Les chercheurs ont utilisé des décennies de données fournies par des navires et par des satellites pour évaluer le volume, la température et la salinité de cette partie de l’océan Antarctique profond.
Certaines de ces zones profondes de l’océan ont été visitées pour la première fois en 1989, ce qui en fait l’une des régions les mieux échantillonnées de la Mer de Weddell. Les chercheurs ont découvert que le volume des eaux froides profondes a diminué de plus de 20 % au cours des trois dernières décennies. Ils ont également constaté que les eaux océaniques à plus de 2 000 mètres de profondeur se sont réchauffées quatre fois plus vite que le reste de l’océan à l’échelle de la planète. Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que les changements dans l’océan profond se produisaient lentement, sur des siècles. Les dernières observations effectuées dans la Mer de Weddell montrent que ces changements peuvent se produire sur quelques décennies seulement.
La diminution de ces eaux profondes est due à des changements dans la formation de la glace de mer suite à l’affaiblissement des vents. En effet, des vents forts ont tendance à éloigner la glace de la plate-forme glaciaire, ce qui laisse des espaces d’eau ouverts permettant à la glace de se former. Des vents plus faibles réduisent la taille de ces zones et ralentissent la formation de la glace de mer.
La nouvelle glace de mer est essentielle car elle fournit de l’eau très froide et salée à la Mer de Weddell. Lorsque l’eau gèle, elle expulse le sel et comme l’eau salée est plus dense, elle s’enfonce au fond de l’océan. Les changements dans ces eaux profondes peuvent avoir des conséquences considérables. Elles sont un élément essentiel de la circulation océanique globale car elles acheminent la pollution par le carbone d’origine humaine vers l’océan profond où elle demeure pendant des siècles. Si cette circulation profonde s’affaiblit, l’océan profond absorbera moins de carbone, limitant dans le même temps sa capacité à atténuer le réchauffement climatique.
Les océans ont absorbé plus de 90 % de la chaleur excédentaire de la planète depuis les années 1970 et ils absorbent près d’un tiers de la pollution par le carbone d’origine anthropique. Cette eau froide et dense joue également un rôle vital dans l’apport d’oxygène aux eaux profondes de l’océan. Les scientifiques ne savent pas si les écosystèmes profonds pourront s’adapter à moins d’oxygène.
Les changements identifiés par l’étude du BAS sont le résultat de la variabilité naturelle du climat, mais le réchauffement climatique a également un impact sur les eaux profondes de l’Antarctique. Dans une étude effectuée au mois de mars 2023, des scientifiques ont découvert que la fonte des glaces réduit la salinité de l’océan et ralentit la circulation des eaux océaniques profondes dans l’Antarctique. Si nous ne réduisons pas la pollution et son effet de réchauffement, il y un risque d’arrêt de la circulation des eaux profondes des océans, avec des conséquences potentiellement dévastatrices pour le climat et les écosystèmes marins.
Source : CNN.

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Here is more bad news from Antarctica. A study by the very serious British Anractic Survey (BAS) has just revealed that deep ocean water in the Antarctic is heating up and shrinking, with potentially far-reaching consequences for climate change and deep ocean ecosystems.

“Antarctic bottom water” is the coldest, saltiest water on the planet. These waters play a crucial role in the ocean’s ability to act as a buffer against climate change by absorbing excess heat and human-caused carbon pollution. They also circulate nutrients across the ocean.

Scientists have discovered that in the Weddell Sea, along the northern coast of Antarctica, this vital water mass is in decline, due to long-term changes in winds and sea ice. They used decades of data taken by ships as well as from satellites to assess the volume, temperature and saltiness of this slice of deep Antarctic Ocean.

Some of these sections were first visited as far back as 1989, making them some of the most comprehensively sampled regions in the Weddell Sea. The researchers have found that the volume of the cold bottom waters has shrunk by more than 20% over the past three decades. They also found that ocean waters deeper than 2,000 meters have warmed four times faster than the rest of the global ocean. Up to now, scientists used to think that changes in the deep ocean could only occur over centuries. But the latest observations from the Weddell Sea show that changes in the dark abyss can take place over just a few decades.

The reason why these deep waters are shrinking is due to changes in sea ice formation caused by weakening winds. Indeed, stronger winds tend to push ice away from the ice shelf, which leaves areas of water open for more ice to form. Weaker winds mean these gaps are smaller, slowing sea ice creation.

New sea ice is vital to create the Weddell Sea’s very cold, salty water. As the water freezes, it pushes out salt and as salty water is denser, it sinks to the bottom of the ocean. The changes in these deep waters can have far-reaching consequences. They are a vital part of global ocean circulation, transporting human-caused carbon pollution into the deep ocean where it remains for centuries. If this deep circulation weakens, less carbon can be absorbed by the deep ocean, limiting the ability of the ocean to mitigate global warming.

Oceans have absorbed more than 90% of the world’s excess heat since the 1970s and absorb almost a third of human-produced carbon pollution. This cold, dense water also has a vital role in supplying oxygen to deep ocean waters. Scientists do not know yet how and whether deep ecosystems could adapt to less oxygen.

While the changes identified by the study are the result of natural climate variability, climate change is also having an impact on Antarctica’s deep waters. In a March study, scientists found that melting ice is diluting the saltiness of the ocean and slowing down the circulation of deep ocean water in the Antarctic. Failure to limit planet-heating pollution could lead to the collapse of the circulation of deep ocean water, with potentially devastating consequences for the climate and marine life.

Source : CNN.

Antarctique occidental et Mer de Weddell (Source: BAS)

Records de température en série // A series of temperature records

Les médias ont beaucoup parlé du 3 juillet 2023 comme étant la journée la plus chaude jamais enregistrée, avec une température globale de 17,01°C. Cependant, ils ont souvent oublié de mentionner que le record a été battu le 4 juillet et le 5 juillet avec 17,18 °C, selon les données fournies par le Climate Change Institute de l’Université du Maine. Selon les climatologues, ces températures sont « totalement inédites et terrifiantes ».
Les scientifiques pensent que les records de chaleur quotidiens devraient continuer à tomber dans les semaines à venir avec l’arrivée progressive d’El Niño dans l’océan Pacifique tropical.
La NOAA indique que les températures moyennes à l’échelle de la planète ont augmenté de 1,1 °C (2 °F) depuis la révolution industrielle, ce qui a entraîné des vagues de chaleur plus extrêmes et plus durables. Le 5 juillet 2023, 54 millions d’Américains étaient sous le coup d’une alerte canicule, principalement dans le sud, le sud-ouest et certaines parties du Midwest et du Mid-Atlantic. Des vagues de chaleur similaires se produisent dans tout l’hémisphère nord. L’une d’elles en Inde a tué au moins 44 personnes ; le Royaume-Uni a connu son mois de juin le plus chaud depuis le début des relevés en 1884, et la Chine a connu le plus grand nombre de jours à plus de 35°C sur une période de six mois dans son histoire.
Des records de température ont été établis les 3 et 4 juillet au Québec et au Pérou. Les températures inhabituellement élevées ont exacerbé les incendies de forêt au Canada, qui ont envoyé de la fumée dans le nord des États-Unis et jusqu’en Europe au cours des dernières semaines.
Néanmoins, les conditions météorologiques peuvent varier à la surface du globe. Ainsi, sur la côte californienne, le temps a été récemment « inhabituellement frais et nuageux », en raison d’une série de systèmes de basse pression qui se sont arrêtés au-dessus de l’État,
Cependant, d’autres situations sont alarmantes. Bien que ce soit l’hiver dans l’hémisphère sud, cette partie du globe a connu des températures plus élevées que la normale pour cette période de l’année et la glace de mer en Antarctique est à son niveau le plus bas (voir ma note précédente à ce sujet).
De plus, environ 40 % des océans de la planète subissent actuellement des vagues de chaleur, ce qui est, selon la NOAA, le taux le plus élevé depuis le début du suivi par satellite en 1991. L’agence prévoit que cette proportion passera à 50 % d’ici septembre 2023. Habituellement, seuls 10 % des océans connaissent des vagues de chaleur à un moment donné. Les vagues de chaleur marine peuvent tuer les poissons, blanchir les coraux et alimenter des ouragans encore plus puissants. Depuis 1901, les océans se sont réchauffés de 0,8 °C (1,5 °F).
Les climatologues affirment que la chaleur extrême que nous connaissons actuellement n’est que le début de ce qui nous attend si les émissions de gaz à effet de serre, qui résultent de la combustion de combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole et le gaz naturel, ne sont pas éliminées.
Source : Médias internationaux.

Confirmant ces nouveaux records de température, le mois de juin 2023 a été le plus chaud jamais enregistré, avec +0.706°C au-dessus de la moyenne 1981-2010. Le précédent record de 2019 (+0.542°C) est largement battu alors qu’El Niño émerge à peine.

De son côté, la France a connu son 2ème mois de juin le plus chaud des annales, derrière 2003.

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There awas a lot od f talk in the media about July 3rd, 2023 being the hottest day ever recorded with a global temperature of 17.01°C. However, the media often forgot to mention that the record was broken on July 4th and July 5th with 17.18°C, according to the University of Maine’s Climate Change Institute. According to climate scientists, these temperatures are “totally unprecedented and terrifying.”

Scientists say that daily heat records are likely to continue falling in the weeks ahead with the progressive arrival of El Niño in the tropical Pacific Ocean.

NOAA indicates that global average temperatures have risen 1.1°C (2°F) since the Industrial Revolution, resulting in more extreme and enduring heat waves. 54 million Americans were under heat advisories on July 5th, 2023, primarily across the South, the Southwest and parts of the Midwest and mid-Atlantic. Similar heat waves are occurring throughout the Northern Hemisphere. A heat wave in India killed at least 44 people, the United Kingdom had its hottest June since records began in 1884, and China has had the most days over 35°C in a six-month period in its recorded history.

All-time-high temperature records were set on July 3rd and 4th in Quebec and in Peru. Unusually high temperatures have exacerbated the wildfires in Canada that have sent smoke across the northern United States and as far as Europe in recent weeks.

Nonetheless, the weather will always vary. In coastal California, recent weather has been “unusually cool and cloudy,” due to a series of low-pressure systems that have been stalling over the state,

However, other temperatures are alarming. Though it is winter in the Southern Hemisphere, that portion of the globe has been experiencing higher temperatures than normal for this time of year and Antarctic sea ice is at its lowest (see my previous post about this topic).

Moreover, approximately 40% of the world’s oceans are currently experiencing heat waves, the most since satellite tracking started in 1991, according to NOAA. The agency projects that proportion to rise to 50% by September 2023. Usually, only around 10% of the oceans experience heat wave conditions at a given time. Marine heat waves can kill fish, bleach coral and fuel more powerful hurricanes. Since 1901, the oceans have warmed 0.8°C (1.5°F).

Climate scientists say the extreme heat we are experiencing is just the beginning of what is to come if greenhouse gas emissions, the result of burning fossil fuels such as coal, oil and natural gas, are not eliminated.

Source : International news media.

Confirming these new temperature records, June 2023 was the warmest month on record, at +0.706°C above the 1981-2010 average. The previous record set in 2019 (+0.542°C) was beaten by a wide margin, while El Niño is only just emerging.
France had its 2nd hottest June on record, behind 2003.

 Source : Climate Change Institute, University of Maine