Le Mont St Helens à Portland (Oregon)

Si vous avez la chance de vous trouver à Portland (Oregon) entre le 8 février et le 17 mai 2020, je vous conseille de vous rendre à l’Art Museum, le musée d’art de la ville. Vous pourrez y admirer une exposition consacrée au Mont St Helens, à l’occasion des 40 ans de l’éruption de 1980.

Des œuvres artistiques (peintures, photographies) illustrent chacune à leur façon la beauté de cet événement. L’exposition permet aussi de voir des objets plus fonctionnels fabriqués en basalte et obsidienne par les Indiens d’Amérique avant l’éruption.

Le texte qui accompagne la présentation de l’exposition est fort intéressant:
https://portlandartmuseum.org/exhibitions/volcano/

I f you happen to stay in Portland, Oregon between February 8th and May 17th, 2020, I advise you to visit the city’s Art Museum. You will admire an exhibition dedicated to Mount St Helens, on the occasion of the 40th anniversary of the 1980 eruption.
Artistic works (paintings, photographs) each illustrate in their own way the beauty of this event. The exhibit also shows more functional objects made of basalt and obsidian by American Indians before the eruption.
The text accompanying the presentation of the exhibition is very interesting:
https://portlandartmuseum.org/exhibitions/volcano/

L’éruption de 1980 (Source: Wikipedia)

Le Mt St Helens aujourd’hui (Photo: C. Grandpey)

Mont St Helens (Etat de Washington / Etats Unis) : Les risques liés au Spirit Lake // The risks linked to Spirit Lake

L’un des sites les plus intéressants et les plus visités du Mount St Helens National Monument est le Spirit Lake, avec tous les troncs d’arbres qui ont été propulsés à la surface du lac par le souffle de l’éruption du 18 mai 1980.
Trente-sept ans après cette éruption, les scientifiques, les ingénieurs, les gestionnaires du territoire, ainsi que les responsables de différentes institutions nationales et locales sont confrontés à un problème majeur créé par l’éruption: comment prévenir les inondations potentiellement dévastatrices que provoquerait un débordement du Spirit Lake.
Un nouveau rapport publié au cours de l’été 2017 par le Service Américain des Eaux et Forêts (USFS) décrit les dangers naturels – volcaniques, sismiques et hydrologiques – et les risques associés qui doivent être pris en compte pour gérer le niveau d’eau du Spirit Lake.
L’éruption de 1980 a provoqué un énorme glissement de terrain, avec un amas gigantesque de roches et de glace qui s’est précipité sur 22 kilomètres dans le lit de la North Fork Toutle River, remplissant la vallée d’une couche de matériaux d’environ 45 mètres d’épaisseur en une dizaine de minutes.
Une partie de ce glissement de terrain a terminé sa course dans le Spirit Lake. L’amas de matériaux a bloqué l’exutoire naturel du lac et élevé son niveau de 60 mètres. Dans le secteur entre Spirit Lake et la North Fork Toutle River à l’ouest, le dépôt de glissement de terrain atteint 190 mètres d’épaisseur!
Dépourvu d’exutoire, le niveau du lac montait avec chaque orage et au moment de la fonte de la neige au printemps. En août 1982, le niveau du lac a connu une hausse de 16 mètres supplémentaires. Au train où allaient les choses, on prévoyait que l’eau pourrait passer outre le blocage et provoquer une inondation catastrophique en 1985. Une telle inondation aurait probablement fait des victimes et provoqué des dégâts dans les localités en aval le long des rivières Toutle, Cowlitz et Columbia.
Pour prévenir ce risque d’inondation, le président Reagan, le 19 août 1982, a chargé l’Agence Fédérale en charge des Situations d’Urgence (FEMA) d’élaborer une stratégie pour prévenir la rupture de la digue retenant les eaux du Spirit Lake. Diverses solutions ont été proposées et étudiées et, au final, une installation de pompage temporaire a été mise en place pour abaisser et stabiliser le niveau du lac.
Quelques mois plus tard, les ingénieurs de l’armée américaine ont construit un tunnel de 2,5 km de long et de 3 mètres de diamètre à travers une paroi rocheuse sur le côté ouest de Spirit Lake pour permettre le déversement de l’eau dans la rivière North Fork Toutle. Le tunnel contrôle ainsi le niveau du lac depuis 1985.
Cependant, plusieurs réparations majeures et coûteuses dont dû être effectuées sur le tunnel en raison des dégâts provoqués par la pression de la roche qui l’entoure en 1995, 1996 et 2016. De nouvelles réparations sont prévues à l’avenir.
Lorsque des parties du tunnel sont en travaux, il est fermé pendant de nombreux mois. Les réparations ont toujours lieu pendant la saison des pluies d’hiver afin d’assurer un débit adéquat vers l’aval pour les poissons. Lorsque le tunnel est fermé, le niveau du lac monte et, au cours de chaque réparation, l’eau se rapproche de son niveau de sécurité maximum. De tels niveaux d’eau élevés suscitent des inquiétudes. Il suffirait que le lac s’élève de quelques mètres supplémentaires pour qu’il génère des très sérieux problèmes.
Pour répondre à cette préoccupation, un groupe de travail  incluant plusieurs institutions a évalué les risques liés au tunnel actuel et essayé de trouver des solutions alternatives. Le nouveau rapport résume ces risques potentiels, y compris ceux d’un chenal qui serait creusé juste sous le cratère du volcan, une option qui serait exposée à des événements volcaniques qui pourraient bloquer ou endommager le chenal. Il y aurait aussi la solution d’un tuyau enterré dans les dépôts de matériaux laissés par le glissement de terrain. On attend un autre rapport en provenance de l’Académie Nationale des Sciences. Il se concentrera sur un « cadre de travail pour la prise de décisions techniques liées à la gestion à long terme des risques liés au système Spirit Lake / Toutle River» et prendra en considération les « priorités régionales économiques, culturelles et sociétales ».
A l’heure actuelle, le Service Américain des Eaux et Forêts  n’a pris aucune décision concernant l’évacuation de l’eau du Spirit Lake. Le nouveau rapport aidera à prendre une décision au vu des risques volcaniques, sismiques et hydrologiques qui menacent chaque solution alternative, ainsi que les coûts sur le long terme.
Source: Hawaiian Volcano Observatory.

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One of the highlights of the Mount St Helens National Monument is Spirit Lake and all the tree trunks that were blown to its surface by the blast of may 18th 1980.

Thirty-seven years after the eruptions, scientists, engineers, land managers, and federal, state, and county officials are still grappling with a challenge created by the eruption: how to prevent potentially massive downstream flooding by the release of water from Spirit Lake.

A new report published during the summer 2017 by the U.S. Forest Service (USFS) describes the natural hazards – volcanic, seismic, and hydrologic – and risks associated to manage the water level of Spirit Lake.

The 1980 eruption began with an enormous landslide. It released a series of massive blocks of rock and ice that sped 22 kilometres down the North Fort Toutle River, filling the valley to an average of depth of about 45 metres in about 10 minutes.

Part of the landslide slammed into Spirit Lake, blocking its natural outlet and raising the lake level by 60 metres. In the area between Spirit Lake and the North Fork Toutle River to the west, the landslide deposit is as thick as 190 metres!

Without an outlet, the lake rose with each rainstorm and seasonal snowmelt. By August 1982, the lake level had risen another 16 metres. At that filling rate, water was projected to possibly breach the blockage and produce a catastrophic flood by 1985. Such a flood would likely lead to loss of life and extensive damage in communities downstream along the Toutle, Cowlitz and Columbia rivers.

To mitigate this potential flood hazard, President Reagan, on August 19th 1982, directed the Federal Emergency Management Agency (FEMA) to develop a strategy to prevent breaching of the landslide blockage. While various outlet alternatives were proposed and studied, a temporary pumping facility was installed to lower and stabilize the lake level.

Ultimately, the U.S. Army Corps of Engineers constructed a 2.5-km-long long, 3-metre diameter tunnel through a bedrock ridge on the west side of Spirit Lake to deliver its water back into the North Fork Toutle River. The tunnel has successfully controlled the lake level since 1985.

However, several major and costly repairs to the tunnel, owing to damage caused by surrounding rock squeezing it, were necessary in 1995, 1996 and 2016. Additional repairs are expected in the future.

When sections of the tunnel are repaired or upgraded, the tunnel is closed for many months. Repairs always happen during the winter rainy season to ensure adequate streamflow downstream for fish. With the tunnel closed, the lake level rises, and during each repair water has approached its maximum safe level. Such high water levels raise concern. If the lake rises only a few metres higher than it has during prior repairs, the consequences could be severe.

To address this concern, an interagency task force evaluated risks associated with the current tunnel and alternative outlets. The new report summarizes those potential risks, including those to an engineered open channel just below the volcano’s north-facing crater, an option exposed to volcanic events that could block or damage the channel, and a buried pipe through the chaotic landslide deposit. Another report is expected soon from the National Academy of Sciences. This report will focus on a “framework for technical decision making related to the long-term management of risks related to the Spirit Lake/Toutle River system” and take into consideration “regional economic, cultural and societal priorities.”

As yet, the USFS has not made any decisions regarding a new outlet strategy. The new reports will help inform such decisions given the volcanic, seismic and hydrologic hazards that threaten each alternative as well as the long-term costs.

Source : Hawaiian Volcano Observatory.

Photos: C. Grandpey

Les cristaux de feldspath du Mont St Helens // Mount St Helens’ feldspar cristals

drapeau francaisPlus de 36 ans après l’éruption du Mont St Helens en mai 1980, des scientifiques présents à la conférence Goldschmidt au Japon – événement réunissant plus de 3500 des meilleurs géochimistes au monde – ont révélé que les cristaux de feldspath inclus dans le magma pourraient permettre d’évaluer le risque de futures éruptions du St Helens et de certains autres volcans actifs dans monde.
Le point central des études effectuées par les géochimistes est le mouvement des cristaux de feldspath. Les chercheurs ont étudié la manière selon laquelle les cristaux de feldspath zonés ont grandi et se sont déplacés sous le St. Helens au cours de la phase pré-éruptive qui a débouché sur l’explosion de 1980. Tout comme les arbres, les cristaux sont constitués de couches concentriques, et comme les anneaux des arbres, les couches offrent aux scientifiques une fenêtre sur la formation et le déplacement des cristaux. Si l’on est capable de lire les données enregistrées dans les cristaux zonés, on apprend où et quand le magma s’est déplacé sous le volcan. L’ascension rapide du magma à des profondeurs de plusieurs kilomètres est une bonne indication que quelque chose d’important est en train de se produire.
Les chercheurs ont constaté que, pendant les trois années qui ont précédé l’éruption du Mt St Helens, les cristaux présents dans le magma sous le volcan sont passés d’une profondeur de plus de 10 kilomètres à moins de 5 kilomètres. C’est la preuve que le système magmatique était devenu instable, probablement au cours des mois ou des années avant l’éruption. Au vu de cette évolution, il est raisonnable de penser qu’une situation semblable précédera d’autres éruptions du St Helens et peut-être de nombreux autres volcans de la planète.
Cependant, la révélation faite lors de la conférence Goldschmidt ne se situe pas dans le cadre de la prévision en temps réel ; il s’agit davantage d’une étude rétrospective de ce qui s’est produit en profondeur sous le volcan avant l’éruption de 1980. Pourtant, les chercheurs espèrent que cette nouvelle approche facilitera les travaux sur d’autres volcans actifs comme le Pinatubo aux Philippines et le Bezymianny en Russie.
Source: The Oregonian.

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drapeau anglaisMore than 36 years after the eruption of Mt St Helens in May 1980, experts at the Goldschmidt conference in Japan, a meeting of more than 3,500 of the world’s top geochemists, have revealed that feldspar crystals in the magma could help experts assess the risk of future eruptions at Mount St Helens and some of the world’s other most active volcanoes.

The focus of the studies was on the movement of feldspar crystals. The researchers looked for signs in the way zoned feldspar crystals grew and moved beneath Mount St. Helens in the build-up to the 1980 eruption. Much like trees, the crystals are made up of concentric layers, and like tree rings, the layers offer scientists a window into the conditions present when the crystals form and how they move as they grow. If one can read the record preserved in the zoned crystals, one can learn where and when magma has moved under the volcano. Rapid upward movement of magma at depths of several kilometres is a good indication that something significant is happening.

Researchers found that, in the three years preceding the Mt St Helens eruption, crystals in the magma beneath the volcano rose from a depth of more than 10 kilometres to less than 5 kilometres. This indicated that the magma system beneath the volcano had become destabilised, probably in the months to years before the eruption. Taking this movement into account, it is reasonable to assume that similar movement will precede any further eruptions on Mt St Helens and perhaps on many other volcanoes.

However, the revelation made during the Goldschmidt conference is not real-time monitoring it is rather a retrospective study of what went down deep beneath the volcano before it erupted. Still, researchers are hopeful this new information will help their studies of other active volcanoes like Mt. Pinatubo in the Philippines and Bezymianny in Russia.

Source: The Oregonian.

St-Helens-blog

Photo: C. Grandpey

Spirit Lake: La mémoire de l’éruption du St Helens (Mai 1980)

drapeau francaisSpirit Lake est l’un des sites les plus spectaculaires du Mount St Helens National Monument, dans l’Etat de Washington. Il montre la violence de l’éruption. Bien que la Nature reprenne ses droits année après année ailleurs dans le Parc, Spirit Lake est un rappel que le Mont St Helens est un volcan actif qui peut de nouveau entrer en éruption.
Au cours de l’éruption de 1980 du Mont Saint Helens, Spirit Lake a reçu le blast de plein fouet, autrement dit l’explosion latérale qui a déplacé une grande partie du lac, avec une vague qui atteignait 260 mètres de hauteur. L’explosion a brisé les arbres comme de simples allumettes et projeté dans le Spirit Lake d’autres éléments de végétation, de la cendre et des matériaux volcaniques de diverses origines. Les dépôts de l’éruption ont bouché le chenal d’évacuation du lac, provoquant une élévation de sa surface d’une soixantaine de mètres. Les milliers d’arbres brisés ont formé un immense radeau flottant qui couvrait environ 40% de la surface du lac. Le spectacle de ces troncs d’arbres est encore très impressionnant aujourd’hui.

Comme je l’ai écrit dans une note le 19 mai 2015, le problème aujourd’hui est que l’ouverture du tunnel se rétrécit. Les ingénieurs disent que si le rétrécissement se poursuit, l’Interstate-5, l’autoroute qui traverse l’État de Washington, pourrait être inondée. Les géologues indiquent que le responsable de cette situation est le mouvement des roches sous la surface. Le fond du tunnel se soulève et déforme sa structure.
En Octobre 2013, le tunnel avait une ouverture de 2,60 mètres. Un an plus tard, son diamètre n’était plus que de 2,15 mètres. En avril 2015, l’ouverture n’était plus que de 2 mètres, sous l’effet du soulèvement.
Si le tunnel venait à s’effondrer, le lac pourrait déborder et provoquer une catastrophe. Dans un rapport récent, le US Army Corps a écrit que «dans le pire des cas, un débordement du lac pourrait détruire tous les itinéraires de transport » à l’ouest du lac, dans le sud de l’Etat de Washington le long de la vallée de la Cowlitz, y compris l’Interstate-5 et les principales lignes de chemin de fer Nord-Sud.
La catastrophe ne semble pas imminente, mais des mesures doivent être prises.

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drapeau anglaisSpirit Lake is one of the most dramatic sites of Mount St Helens national Monument. It shows the violence of the eruption. While Nature is recovering year after year elsewhere in the Park, Spirit Lake is a reminder that Mount St Helens is an active volcano that may erupt again in the future.

During the 1980 eruption of Mount St. Helens, Spirit Lake received the full impact of the lateral blast which temporarily displaced much of the lake from its bed and triggered a wave as high as 260 metres. The blast blew away the trees as if they were matches and carried away other plant material, volcanic ash, and volcanic debris of various origins into Spirit Lake. The deposits from the eruption blocked its natural pre-eruption outlet, raising the surface elevation of the lake by about 60 metres. The thousands of shattered trees formed a floating log raft on the lake surface that covered about 40% of the lake’s surface.

As I put it in a note of May 19th 2015, the problem today is that the opening of the tunnel is narrowing. Experts say if the narrowing goes on, Interstate-5 in Washington State could be inundated. Geologists say shifting rock formations under the surface are to blame. The bottom of the tunnel is actually pushing up into the tunnel and deforming the shape.

In October 2013, the tunnel had an opening of 2,60 metres. One year later, the tunnel was constricted to 2,15 metres. In April 2015, the uplift reduced the opening to 2 metres.

If the tunnel were to collapse, the lake could fill up and overflow, causing a catastrophe.

In a recent report, the U.S. Army Corps wrote that « this worst case possibility would destroy all transportation routes » to the west of the lake, in southern Washington along the Cowlitz Valley, including Interstate-5 and the main North-South rail lines. The disaster does not seem to be imminent but measures need to be taken.

 

Quelques images de Spirit Lake vu depuis Windy Ridge, avec un aperçu du cratère et du glacier (Photos: C. Grandpey)

Il y a 34 ans, le Mont St Helens explosait // 34 years ago, Mount St Helens was exploding

drapeau francaisCe dimanche 18 mai 2014 marque le 34ème anniversaire de l’éruption cataclysmale du Mont St Helens le 18 mai 1980. A cette occasion, le journal The Portland Oregonian rappelle une trentaine de faits marquants à propos du volcan. En voici quelques uns qui ont retenu mon attention :

– Au cours des 4000 dernières années, le St Helens est entré en éruption plus souvent que n’importe quel autre volcan de la Chaîne des Cascades.

– En 1792, le Capitaine George Vancouver a donné son nom actuel au volcan en référence à l’ambassadeur britannique en Espagne, Alleyne Fitzherbert, également connu sous le nom de Baron St Helens.

– En 1975, des géologues de l’USGS avaient prédit que le Mont St Helens entrerait en éruption « probablement avant la fin du siècle ».

– Le 20 mars 1980, un séisme de M 4,2 annonce le réveil du volcan après un sommeil de 123 années.

– Au cours du printemps 1980, la poussée du magma fait gonfler le versant nord du St Helens à raison de 1,50 mètre par jour.

– Le matin du 18 mai 1980, le plus important glissement de terrain jamais enregistré sur Terre décapite le sommet du volcan qui perd environ 400 mètres de hauteur. L’événement provoque également un souffle (blast) latéral destructeur.

– En moins de 3 minutes, ce blast latéral, qui se déplace à une vitesse estimée à 480 kilomètres-heure, rase 600 km2 de forêts.

– En moins d’un quart d’heure, un panache de cendre vertical atteint une hauteur de 24 km.

– Au cours de l’après-midi du 18 mai, le panache de cendre plonge dans l’obscurité la partie orientale de l’Etat de Washington et il faut allumer les réverbères dans les rues de Yakima et Ritzville.

– Poussé vers l’est, le nuage de cendre met trois jours pour traverser les Etats-Unis et 15 jours pour faire le tour de la Terre.

– Les lahars font déborder les rivières, détruisent 27 ponts et quelque 200 maisons.

– Des milliers d’oiseaux et de mammifères périssent pendant l’éruption.

– Les arbres et les plantes de petites taille qui se trouvent sous la neige de l’hiver, ainsi que les racines des arbres protégées par le sol, sont épargnés et retrouvent bientôt une nouvelle vie. La zone dévastée par l’éruption est devenue aujourd’hui un habitat très riche où prospèrent plantes et animaux.

– Entre la fin du printemps et l’automne 1980, plusieurs explosions secouent le Mont St Helens : le 25 mai, le 12 juin, le 22 juillet, le 7 août, ainsi que du 16 au 18 octobre, avec des retombées de cendre sur les localités autour du volcan.

– 1982 : Le Mont St Helens est élevé au rang de National Monument pour permettre aux gens d’observer les ravages provoqués par l’éruption, mais aussi le remarquable retour de la Nature.

– Entre octobre 1980 et 1986, 17 épisodes éruptifs entraînent le début de remplissage du cratère par un dôme de lave qui dresse ses 263 mètres au-dessus du plancher.

-Après 1986, la neige et les roches qui se sont accumulées dans le cratère à l’abri du soleil permettent la formation du Crater Glacier, le plus jeune glacier au monde.

– En septembre 2004, le Mont St Helens se réveille à nouveau avec une éruption qui dure jusqu’en janvier 2008.

– Entre octobre 2004 et janvier 2008, les dômes de lave ne cessent de croître dans le cratère. Ils poussent le glacier qui se divise en deux lobes qui se mettent à avancer sur la pente à raison de 1,80 mètre par jour. Ils se rejoignent en aval du dôme de lave un peu plus de trois ans plus tard.

– Au cours des éruptions 1980 – 1986 et 2004 – 2008, la lave sort lentement sur le plancher du cratère et construit des dômes plus hauts que l’Empire State Building. Au cours de ce processus,  elle récupère 7% du volume perdu en 1980.

– Le Mont St Helens est devenu un laboratoire de renommée mondiale pour l’étude des phénomènes terrestres et la faculté de la Nature à se relever après une catastrophe.

En cliquant sur ce lien, vous verrez une galerie de photos aériennes prises pendant l’éruption du 18 mai 1980:

http://www.oregonlive.com/pacific-northwest-news/index.ssf/2014/05/mount_st_helens_eruption_the_s.html

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drapeau anglaisToday Sunday May 18th 2014 marks the 34th anniversary of the cataclysmal eruption of Mount St Helens on May 18th 1980. On that occasion, the newspaper The Portland Oregonian reminds its readers of about 30 striking facts about the volcano. Here are a few of them that have drawn my attention:

– During the past 4,000 years, Mount St. Helens has erupted more frequently than any other volcano in the Cascade Range.

 – In 1792, Captain George Vancouver named the volcano for Britain’s ambassador to Spain, Alleyne Fitzherbert, also known as Baron St. Helens. – In 1975, U.S. Geological Survey geologists forecast that Mount St. Helens would erupt again, “possibly before the end of the century.” – On March 20th 1980,  an M 4.2 earthquake signalled the reawakening of the volcano after 123 years. – During the spring 1980, rising magma pushed the volcano’s north flank outward 1,50 metres per day. – In the morning of May 18th 1980, the largest terrestrial landslide in recorded history reduced the summit by 400 metres and triggered a destructive lateral blast. – Within 3 minutes, the lateral blast, travelling at more than 480 kilometres per hour, blew down and scorched 600 square kilometres of forest. – Within 15 minutes, a vertical plume of volcanic ash rose over 24 km. – During the afternoon of May 18th, the ash cloud turned daylight into darkness in eastern Washington, causing streetlights to turn on in Yakima and Ritzville. – The volcanic ash cloud drifted east across the United States in 3 days and encircled Earth in 15 days. – Lahars filled rivers, damaging 27 bridges and 200 homes.- Thousands of birds and mammals perished in the eruption. – Small plants and trees beneath winter snow, and roots protected by soil, survived the eruption and now thrive. The landscape devastated by the eruption has evolved into a rich and diverse habitat for plants and animals – Between the end of spring and the autumn 1980, explosive eruptions on May 25th, June 12th, July 22nd, August 7th, and October 16th –18th rocked Mount St. Helens and sent ash to distant communities. – 1982: Mount St. Helens National Volcanic Monument was established for all to observe both the awesome destruction and the remarkable recovery of Nature. – From October 1980 to 1986, 17 eruptive episodes began filling the crater, building a lava dome that reached 263 metres above the crater floor. – Since 1986, snow and rock accumulating in the deep, shaded crater formed Crater Glacier, the youngest glacier on Earth. – In September 2004, Mount St. Helens reawakened, and it erupted continuously until January 2008. – From October 2004 to January 2008, growing lava domes displaced and then divided Crater Glacier into east and west lobes. The ice lobes moved downslope as fast as 1,80 metres per day, converging below the lava dome a little more than three years later. – During the 1980 to 1986 and the 2004 to 2008 eruptions, lava oozed onto the crater floor, building domes taller than the Empire State Building and restoring 7 percent of the volume lost in 1980. – Mount St. Helens remains a world-famous natural laboratory for the study of Earth’s processes and also Nature’s response to catastrophe.

By clicking on this link, you will see a gallery of aerial photos taken during the eruption of May 18th 1980:

http://www.oregonlive.com/pacific-northwest-news/index.ssf/2014/05/mount_st_helens_eruption_the_s.html

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Vue de l’éruption du St Helens  (Crédit photo:  USGS)

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Dôme encore actif et Crater Glacier en 2008  (Photo:  C. Grandpey)

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Année après année, la Nature reprend ses droits…; (Photo:  C. Grandpey)