Refuges alpins et dégel du pergélisol

La fonte des glaciers et le dégel du permafrost de roche dans nos Alpes ont commencé à poser de gros problèmes, avec des effondrements spectaculaires de parois et une menace grandissante pour certaines infrastructures. J’ai expliqué comment, en Suisse, plusieurs supports de téléphériques ont dû être modifiés pour assurer une meilleur stabilité car le sol dégelé se dérobait sous les assises des pylônes.

Plusieurs articles parus dans la presse alpine ou environnementale – le site Reporterre, par exemple – nous apprennent que le refuge de la Pilatte, dans le massif des Ecrins (Alpes françaises) a été déstabilisé par la fonte d’un glacier. Il s’est fissuré au point de ne plus pouvoir recevoir randonneurs et alpinistes. Ce refuge n’est pas une exception et d’autres camps de base connaissent le même sort. Ce fut le cas du refuge des Cosmiques en 1998 quand une dalle de 600 mètres cubes a lâché prise, déstabilisant le bâtiment et nécessitant d’importants travaux de consolidation. La situation était à la fois due au retrait du glacier du Géant et à la dégradation du pergélisol qui n’était plus suffisamment cohérent pour maintenir la dalle.

Quand on observe la structure du refuge de la Pilatte, on se rend compte qu’il est fissuré, non par le gel, mais par un mouvement de terrain causé par le retrait du glacier éponyme. La dalle de soutènement a tendance à s’affaisser, le faîtage s’écarte et l’eau s’infiltre. Le refuge est à cheval sur une partie stable et un bloc d’environ 400 000  mètres cubes qui s’appuie sur le glacier. Depuis le 19ème siècle, le glacier a reculé de 2 kilomètres et perdu 100 mètres d’épaisseur. Le gros bloc ne bute plus dessus, déstabilisant tout l’ensemble.

Certains montagnards se demandant s’il faut accuser le réchauffement climatique. La réponse ne fait guère de doute lorsque l’on observe le recul du glacier et ce qui se passe ailleurs dans les Alpes dans des conditions identiques. Pourtant, à ma connaissance, aucune radio et aucune télévision nationales n’ont mentionné la fermeture du refuge de la Pilatte à cause du réchauffement climatique. Comme l’a dit un jour Nicolas Hulot à l’Assemblée Nationale, « tout le monde s’en fiche ! »Je me demande quelle catastrophe majeure devra se produire pour que nos gouvernants – et pas seulement en France – prennent des mesures dignes de ce nom pour ralentir (je ne parle pas de mettre fin) un phénomène qui va faire durement souffrir les prochaines générations.

Ayant pu me rendre compte, au cours de mes pérégrinations, du drame qui se prépare, je lance régulièrement des alertes à mon petit niveau, bien conscient qu’elle tombent dans un océan de j’menfoutisme….

Vue du refuge de la Pilatte (Crédit photo: Oisans Tourisme)

Ice Memory, la mémoire des glaces

La plupart des glaciers à travers le monde perdent du volume en raison du réchauffement climatique. Au rythme actuel, on projette leur disparition totale à la fin du 21ème siècle pour ceux situés en dessous de 3 500 mètres d’altitude dans les Alpes, et 5 400 mètres dans les Andes. Ce phénomène altère irrémédiablement la composition chimique des strates de neige, détruisant ainsi pour toujours le potentiel de ces archives à reconstruire l’histoire de signaux géochimiques en lien avec le climat, les activités humaines, ou encore l’évolution biologique de notre environnement.

Les glaciers sont de véritables sentinelles qui enregistrent de nombreuses données permettant de comprendre et de retracer des phénomènes climatiques et environnementaux sur plusieurs siècles, voire millénaires. Avec leur disparition, ce sont des pages uniques de l’histoire de notre environnement qui disparaîtront à tout jamais. Il y a donc urgence à sauvegarder ces archives particulières de l’Histoire de l’Homme.

C’est le but du projet Ice Memory, une initiative indépendante menée par des glaciologues et paléoclimatologues internationaux qui, en marge de leurs missions professionnelles, ont entrepris de constituer une archive mondiale des glaciers afin de conserver les informations qu’ils renferment pour les futures générations de chercheurs. Ce projet est cependant mis en péril en raison de la fonte accélérée des glaciers.

Le projet Ice Memory prévoit de recueillir sur une vingtaine de glaciers dans le monde deux carottes de glace, dont l’une sera analysée chimiquement et la deuxième stockée à terme dans une archive protégée, creusée dans la glace sur le site de la station italo-française Concordia, en Antarctique. Ce site est un endroit idéal pour la conservation des carottes de glace ; en effet, il y fera encore froid même lorsqu’une grande partie de la couverture glaciaire aura fondu. D’autre part, il s’agit d’une zone pacifiée, consacrée à la recherche, et qui n’appartient à aucun État. Ces échantillons seront la propriété de l’humanité, et une gouvernance pérenne veillera à leur utilisation exceptionnelle et appropriée.
Les coordinateurs du projet espèrent pouvoir y apporter les premiers prélèvements en 2023. Ils seront destinés aux générations futures de chercheurs, afin qu’ils puissent continuer de les étudier malgré le réchauffement climatique, et obtenir de nouveaux résultats grâce aux nouvelles méthodes qui auront cours.

Les analyses réalisées sur les carottes de glace permettent de reconstruire les variations passées du climat, de l’environnement et tout particulièrement de la composition atmosphérique : variations de la température, des concentrations atmosphériques des gaz à effet de serre, des émissions d’aérosols naturels ou de polluants d’origine humaine.

Sur les 20 forages initialement prévus, quatre ont déjà été réalisés avec succès. En 2016, des carottes de 128 mètres ont pu être recueillies sur le Col du Dôme, dans le massif du Mont-Blanc. En 2017, deux carottes de plus de 130 mètres ont été récoltées à plus de 6.000 mètres d’altitude sur le glacier de l’Illimani, en Bolivie. En 2018, deux carottes ont été extraites en Russie sur l’Elbrouz dans le Caucase, puis sur le Belukha dans les montagnes de l’Altaï, en Sibérie, où les chercheurs ont réussi à prélever deux carottes, dont l’une de 160 mètres.

Le cinquième site sélectionné aurait dû être le glacier de Corbassière, sur le massif du Grand Combin, situé à 4.100 mètres d’altitude dans les Alpes occidentales du Valais, mais l’expédition a tourné court. L’équipe de scientifiques qui s’est installée en septembre 2020 sur le glacier n’a pu que constater la rapidité des effets du changement climatique sur la glace.

Source : Ice Memory.

S’agissant des glaciers et de leur fonte, j’aimerais souligner la qualité  de l’émission « Le monde de Jamy » diffusée sur France 3 le 10 mars 2021. Elle a parfaitement mis en évidence la fonte des glaciers, le dégel du permafrost de roche et leurs conséquences sur l’environnement. L’émission peut être revue jusqu’au 9 avril 2021 sur le site de France 3.

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Most glaciers around the world are melting due to global warming. At the current rate, their total disappearance will probably occur at the end of the 21st century for those located below 3,500 metres above sea level in the Alps, and 5,400 metres in the Andes. This phenomenon irreparably alters the chemical composition of the snow layers, thus forever destroying the potential of these archives to reconstruct the history of geochemical signals linked to the climate, human activities, or the biological evolution of our environment.

Glaciers are true sentinels that record numerous data making it possible to understand and trace climatic and environmental phenomena over several centuries, even millennia. With their demise, unique pages in the history of our environment will disappear forever. There is therefore an urgent need to safeguard these particular archives of the History of Man.

This is the goal of the Ice Memory project, an independent initiative led by international glaciologists and paleoclimatologists who, in addition to their professional missions, have undertaken to constitute a world archive of glaciers in order to preserve the information they contain for future generations of researchers. This project is however endangered due to the accelerated melting of the glaciers.

The Ice Memory project plans to collect two ice cores from around twenty glaciers around the world, one of which will be chemically analyzed and the second eventually stored in a protected archive, dug in the ice on the site of the French-Italian station Concordia, in Antarctica. This site is an ideal place for the conservation of ice cores; it will still be cold there even after much of the ice cover has melted. On the other hand, it is a peaceful area, devoted to research, and which does not belong to any state. These samples will be the property of mankind, and sustainable governance will ensure their exceptional and appropriate use.

The project coordinators hope to be able to bring the first samples in 2023. They will be intended for future generations of researchers, so that they can continue to study them despite global warming, and obtain new results thanks to the new techniques.

The analyzes carried out on the ice cores make it possible to reconstruct past variations in climate, the environment and, in particular, the atmospheric composition: variations in temperature, atmospheric concentrations of greenhouse gases, emissions of natural aerosols. or pollutants of human origin.

Out f the 20 holes initially planned, four have already been successfully completed. In 2016, 128-metre cores were collected on the Col du Dôme, in the Mont-Blanc massif. In 2017, two cores over 130 metres were collected at an altitude of over 6,000 metres on the Illimani glacier in Bolivia. In 2018, two more cores were collected in Russia on the Elbrus in the Caucasus, then on the Belukha in the Altai Mountains, in Siberia, where researchers managed to take two cores, one of which was 160 metres long. The fifth site selected should have been the Corbassière Glacier, on the Grand Combin massif, located at an altitude of 4,100 metres in the western Alps of Valais, but the expedition was cut short. The team of scientists who settled on the glacier in September 2020 could only see the rapid effects of climate change on the ice.

Source: Ice Memory.

Regarding glaciers and their melting, I would like to underline the quality of the program « Le monde de Jamy » broadcast on France 3 on March 10th, 2021. It perfectly highlighted the melting of glaciers, the thawing of rock permafrost and their consequences on the environment. The program can be replayed until April 9th, 2021 on the France 3 website.

Photos : C. Grandpey

Manque de neige sur nos montagnes

Je l’ai toujours dit : c’est quand les gens ne pourront plus skier qu’ils prendront réellement conscience du réchauffement climatique. Beaucoup de mes compatriotes affichent un certain sourire et pas mal de scepticisme quand je leur mets sous le nez les statistiques à propos de la fonte de la banquise et des glaciers car ils ne se sentent pas vraiment concernés. L’Arctique c’est loin, et c’est fatigant de grimper les flancs d’une montagne pour aller observer un glacier.

Par contre, quand ces mêmes personnes vont se rendre compte qu’elles se peuvent plus aller se faire bronzer en hiver sur les pistes de poudreuse des Alpes, elles vont commencer à se poser des questions.

La situation en cette fin novembre 2020 n’est guère réjouissante dans les Alpes pour les passionnés de ski.

A cause de la pandémie de Covid-19 les stations de ski n’ouvriront pas pour Noël.

De plus, la persistance actuelle des conditions anticycloniques empêche la neige de tomber, sans oublier la rareté des chutes de pluie qui risque fort de poser des problèmes d’alimentation en eau l’été prochain. On va bien sûr me dire que c’est encore loin et qu’on a le temps d’y penser…

Toujours est-il que la station savoyarde de Val d’Isère est inquiète. Elle devait accueillir les 5 et 6 décembre 2020 son traditionnel Critérium de la Première Neige avec deux slaloms géants hommes dans le cadre de la Coupe du monde de ski alpin, puis un super-G et une descente hommes les 12 et 13 décembre, et enfin deux descentes et un super-G femmes du 18 au 20 décembre.

La situation actuelle n’incite pas à l’optimisme, avec en particulier le manque d’enneigement sur la piste Oreiller-Killy et les perspectives peu favorables des prochains jours. Il n’est pas prévu de précipitations neigeuses abondantes et les températures trop élevées à cause d’un phénomène d’inversion thermique (il fait plus chaud en haute altitude que dans les vallées)  restreignent la production de neige de culture.

La Fédération Internationale de Ski est consciente de ces incertitudes et étudie des solutions de repli à l’étranger – probablement à Santa Caterina (Italie) – pour les deux géants hommes.

A noter que la situation de l’enneigement  est également délicate à Courchevel où sont programmés deux géants dames  les 12 et 13 décembre.

Le manque de neige est aussi criant dans les Pyrénées où les températures incitent plus à se promener en t-shirt qu’en anorak.

Inutile d’ajouter que, si le manque de neige se poursuit pendant l’hiver, la situation sera encore plus délicate pour les stations de moyenne et basse altitude. Je ne voudrais pas être un oiseau de mauvaise augure, mais au vu de l’évolution climatique actuelle, je déconseillerais aux responsables des stations de se lancer dans des investissements coûteux en enneigeurs et remontées mécaniques supplémentaires.

Image webcam de la célèbre Face de Bellevarde à Val d’Isère le 26 novembre 2020. Les enneigeurs ont bien du mal à compenser le manque de neige naturelle.

Réchauffement climatique et effondrements alpins

Dans une note publiée le 29 août 2017, j’expliquais que le dégel du permafrost – ou pergélisol – n’affectait pas seulement les terres arctiques car on le rencontre également dans les Alpes dont il assure la stabilité à très haute altitude. Il occupe le double de la surface des glaciers alpins – soit 700 km2 – et 10% de la surface située à plus de 2000 mètres d’altitude. Contrairement aux glaciers il n’est pas directement observable et attire donc moins les regards. Sa fonte passe souvent inaperçue, et c’est bien là le danger. Avec le réchauffement climatique, ce ciment de glace disparaît,  avec les conséquences que l’on sait: effondrements de parois et déclenchement de laves torrentielles.

Plusieurs événements récents, avec parfois des morts à la clé, ont été provoqués par le dégel du permafrost dans les Alpes. En voici quelques exemples :

L’effondrement le plus spectaculaire des Alpes françaises est sans aucun doute celui du pilier Bonatti en juin 2005. Cette paroi verticale de 1 000 mètres de hauteur était un des symboles de l’alpinisme de haute difficulté. Elle s’est effondrée en quatre fois entre le 29 et le 30 juin 2005. 292 000 m3 de roche sont tombés, soit l’équivalent de cinq fois l’Arc de Triomphe !

Le 24 août 2017 en Suisse, une masse rocheuse de quatre millions de mètres cubes s’est détachée de la paroi du Piz Cengalo et s’est déversée dans une vallée en direction du petit village de Bondo. Huit randonneurs ont été emportés et sont portés disparus et la centaine d’habitants a dû évacuer en urgence. Selon le service sismologique suisse, les vibrations causées par cet effondrement équivalaient à un séisme de magnitude 3.

Dans la nuit du 28 au 29 septembre 2017, près de 100 000 mètres cubes de roche se sont écroulés au pied de l’Eperon Tournier, en contrebas de la célèbre Aiguille du Midi. Aujourd’hui, les Chamoniards peuvent apercevoir une balafre de 300 mètres de hauteur sur la face nord de l’Aiguille du Midi.

Le 22 août 2018, une partie de l’Arête des Cosmiques est partie dans le vide. à 3500 mètres d’altitude. 300 à 400 m3 de roches ont lâché prise. Suite à des canicules répétées en 2003, 2006, 2015, 2017 et 2018 mais aussi plusieurs autres étés très chauds, le permafrost de roche qui assure la stabilité des parois est en train de fondre et de provoquer de tels effondrements. Les dernières mesures thermiques ont révélé une température de -0,5°C à 16 mètres de profondeur, au lieu des-4 ou -5°C escomptés. On est donc proche du point de fusion.

L’Arête est l’une des courses les plus fréquentées dans le massif. Par bonheur, on n’a déploré aucune victime, alors que des cordées d’alpinistes se trouvaient en amont et en aval de l’arête. On notera que le Refuge des Cosmiques a déjà été conforté par bétonnage après un écroulement de 600 mètres cubes sous ses bases en 1998. Il devra sans doute être prochainement consolidé à nouveau. Le refuge du Goûter (3835 m) fait, lui aussi, partie des infrastructures à risques.

Il faut espérer que les pylônes du téléphérique qui conduit au sommet de l’Aiguille du Midi sont ancrés dans une roche parfaitement stable. Un arrêt de fonctionnement de ce téléphérique serait une catastrophe économique pour la ville de Chamonix.

Le dimanche 9 septembre 2018 une énorme masse de glace s’est détachée du glacier de Charpoua, sur la face Sud-Est de l’Aiguille Verte, dans le massif du Mont-Blanc. La coulée est descendue jusqu’à la Mer de Glace.

Le 22 juillet 2019, deux alpinistes – un guide de montagne et son client – sont décédés à la suite de la chute d’un rocher sur le Cervin (Suisse). Au moment du drame, les deux hommes évoluaient, encordés, à environ 4300 mètres d’altitude, dans le secteur «Keuzsatz». Le pilier rocheux équipé de cordes fixes et d’ancrages sur lequel ils se trouvaient s’est effondré.

Un nouvel effondrement s’est produit pendant l’après-midi du  21 août 2020, toujours sur le Cervin, sous le Colle del Leone (3581 m). L’événement a entraîné l’évacuation d’une vingtaine d’alpinistes engagés sur le versant italien de la montagne. L’effondrement, qui s’est déclenché sur la Testa in Leone a empêché la possibilité d’une descente en autonomie vers la vallée.

En octobre 2019, un affaissement de terrain provoqué par le dégel du pergélisol a entraîné la fermeture en urgence du spectaculaire téléphérique Fiescheralp-Eggishorn qui permet d’atteindre un extraordinaire point de vue sur le glacier d’Aletsch. Depuis cette date, une télécabine a été installée, avec une infrastructure moins lourde et donc moins soumises aux mouvements du sol.
Par crainte des accidents, certaines communes ont décidé de poser des panneaux de fermeture sur les sentiers de montagne à risque pour dissuader randonneurs et alpinistes de les emprunter. Dans la vallée de Zermatt, plusieurs sections du célèbre sentier de randonnée de l’Europaweg ont été fermées ces dernières années en raison des risques d’éboulements

Dans la matinée du 27 décembre 2019, de nombreux randonneurs et skieurs de la station de ski italienne de Crissolo ont assisté à l’effondrement d’une partie de la face Nord du Monte Viso. Cette montagne, qui culmine à 3841 mètres d’altitude est frontalière des Hautes-Alpes, et plus particulièrement de la vallée du haut-Guil, dans le Queyras.

Selon les guides de haute montagne de Chamonix, l’alpinisme tel qu’on le pratiquait il y a trente ans n’existe plus. Parmi « Les Cent plus belles courses » recensées dans les années 1970 par Gaston Rebuffat dans le massif du Mont-Blanc, la plupart n’ont plus leur visage d’antan : 93 sont affectées par les effets du changement climatique, dont 26 très affectées, et trois d’entre elles ne sont plus praticables car les parois ne sont plus englacées et enneigées et il n’est plus possible d’escalader le rocher mis à nu.

La face ouest des Drus en août 2005, après l’éboulement de juin qui a emporté le pilier Bonatti (Crédit photo : Wikipedia)

L’Arête des Cosmiques vue depuis le sommet de l’Aiguille du Midi (Photo : C. Grandpey)

Effondrement du Piz Cengalo (Suisse) en 2011 (Image extraite du document diffusé sur YouTube)