Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

Le mont Cerberus, un volcan situé sur l’île Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska) va changer de nom. Ce sera désormais le Mont Young en l’honneur de Don Young, député républicain au Congrès, disparu en mars 2022 à l’âge de 88 ans. La Chambre des Représentants a adopté à l’unanimité un projet de loi allant dans ce sens. La délégation de l’Alaska au Congrès a déclaré que le volcan était un hommage approprié à Don Young qui était le doyen de la Chambre.
Lisa Murkowski, sénatrice républicaine de l’Alaska, a déclaré : « J’ai connu son côté le plus doux, mais aussi le plus explosif. Nous avons cherché quelque chose qui puisse convenir. Nous nous sommes tournés vers les montagnes, en particulier celles qui continuent à faire exploser leur sommet en ce moment. » Don Young a également contribué à une législation qui a permis la construction de l’oléoduc trans-Alaska.
Source : Anchotage Daily News.

A côté de cela, les émissions de cendres ont repris dans le cratère nord actif du mont Cerberus. Des dépôts de cendres ont été observés sur la neige fraîche sur les flancs du volcan. Aucun panache de cendres n’est visible sur les images des caméras, ni sur les images satellite, mais un panache de vapeur s’élève du cratère actif. L’AVO a relevé la couleur de l’alerte aérienne à ORANGE et le niveau d’alerte volcanique à WATCH (Vigilance).

Source: AVO

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Les caméras de surveillance du Stromboli (Sicile) ont permis d’observer un débordement de lave de la zone du cratère Nord. Le phénomène a commencé à 20 h 18 (UTC) le 26 décembre 2022 et a été précédée d’une intense activité de spattering. La lave emprunte le chenal creusé par l’activité du 9 octobre dernier, mais l’écoulement semble marquer le pas.
Au cours des 24 heures qui ont suivi ce débordement, l’amplitude moyenne du tremor volcanique a montré une légère baisse tout en restant dans des valeurs moyennes.
Source : INGV.

 

Caméra thermique de l’INGV le 27 décembre 2022

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Les bouches éruptives à la base NE du cratère SE de l’Etna (Sicile), dans la Vallée del Leone à environ 2 800 m d’altitude, continuent d’alimenter des coulées de lave. Le champ de lave actif présente une superposition de coulées qui s’étendent dans la Valle del Leone et la Valle del Bove. Le 25 décembre 2022, la coulée de lave la plus active était descendue à 2 150 m d’altitude.
Source : INGV.

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L’activité éruptive se poursuit sur le volcan sous-marin Ahyi (îles Mariannes / USA). Les capteurs hydrophones détectent quotidiennement des signaux pouvant indiquer des explosions. Un panache sous-marin est visible sur les images satellites. La couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Advisory (surveillance conseillée).
Source : USGS.

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Le 24 décembre 2022, un séisme volcano-tectonique a été enregistré sur le Villarrica (Chili). Il a été suivi d’une intensification de l’activité strombolienne. Des explosions ont projecté des matériaux jusqu’à 400 m sur le flanc SO. Le niveau d’alerte reste au Jaune et le public est averti que des matériaux peuvent être éjectés jusqu’à 500 m du cratère.
Source : SERNAGEOMIN.

Activité éruptive sur le Villarrica (Crédit photo: SERNAGEOMIN)

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Un séisme de M 3,1 a été enregistré sur le Grímsvötn (Islande) vers 4h30 (heure locale) le 27 décembre 2022. C’est le séisme le plus significatif depuis le 2 août 2021, lorsqu’un événement de M 3,8 a été détecté sur le volcan. La région est de plus en plus active depuis deux crues glaciaires survenues sur le Grímsvötn en 2022. Cependant, il n’y a pas d’activité volcanique dans la région.
La dernière éruption du Grímsvötn s’est produite en 2011.
Source : IMO.

Crédit photo: IMO

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

Mount Cerberus, a volcano on Semisopochnoi Island (Aleutians / Alaska) will be named mount Young after the late Alaska Republican Congressman Don Young. The U.S. House of Representatives passed a bill in this way. Alaska’s congressional delegation said the volcano is an appropriate tribute to the congressman who died in March 2022 at age 88 while serving as dean of the House.

Republican U.S. Senator Lisa Murkowski said : “I’ve known his softer side, and certainly his gruff and more explosive side, so as we were looking for something that might be fitting, we looked not only at mountains but we looked at mountains that continue to blow their top to this very day.” Don Young contributed to a legislation that allowed the building of the trans-Alaskan pipeline.

Source : Anchotage Daily News.

Ash emissions have resumed at the active north crater of Mount Cerberus. Minor ash deposits on the flanks of thge volcano were observed on fresh snow. No ash plumes have been observed in web camera or satellite imagery, but a persistent steam plume is rising from the active crater. The Alaska Volcano Observatory has raised the Aviation Color Code to ORANGE and Volcano Alert Level to WATCH.

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Surveillance cameras at Stromboli (Sicily) qhowed a lava overflow from the North crater. The phenomenon began at 8:18 p.m. (UTC) on December 26th, 2022 and was preceded by intense spattering.Lava travels down the channel dug by tha 9 October activity, but the flow seems to be declining.
During the 24 hours following this overflow, the average amplitude of the volcanic tremor showed a slight decrease while remaining at medium values.
Source: INGV.

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The vents at the NE base of Mt Etna’s SE Crater (Sicily), in the Valle del Leone at about 2,800 m elevation, continue to feed lava flows. The active flow field consists of overlapping lava flows that expand into the Valle del Leone and the Valle del Bove. By December 25th, 2022, the most active lava flow had descended to 2,150 m elevation.

Source : INGV.

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Unrest continues to be detected at Ahyi Seamount (Mariana islands / USA). Hydrophone sensors detect daily signals that possibly indicate explosions. An underwater plume is visible in satellite images. The Aviation Color Code remains at Yellow and the Volcano Alert Level remains at Advisory.

Source : USGS.

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On December 24th, 2022, a volcano-tectonic earthquake at Villarrica (Chile) was followed by increased Strombolian activity. Explosions ejected material as far as 400 m onto the SW flank. The Alert Level remains at Yellow and the public is warned that material could be ejected within 500 m from the crater.

Source : SERNAGEOMIN.

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An M 3.1 earthquake hit Grímsvötn (Iceland) at about 4:30 (local time) on December 27th, 2022. It was the biggest earthquake since August 2nd, 2021 when an M 3.8 event was detected on the volcano. The area has been increasingly active after two glacial floods occurred in Grímsvötn in the past year. However, there is no volcanic activity in the area.

The last eruption in Grímsvötn occurred in 2011.

Source : IMO.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Un sourire d’adieu?

En Alaska, le glacier Worthington est – ou plutôt était – l’un des rares que l’on pouvait atteindre depuis la route. Situé sur la Richardson Highway, à 46 kilomètres au nord-est de Valdez, son front se divise en deux branches dont les eaux de fonte donnent naissance à des torrents.

A l’image de ses congénères en Alaska et dans l’Arctique en général, le Worthington fond à une vitesse beaucoup plus grande que nos glaciers alpins. Il y a quelques décennies, il suffisait de sortir de voiture pour mettre le pied sur la glace. Aujourd’hui, il faut marcher plusieurs centaines de mètres depuis le parking pour atteindre la base du glacier. Si l’on veut y grimper, crampons et piolet sont indispensables. Quand je m’y suis aventuré en 2013, je me suis vite rendu compte à quel point la glace était fragile et instable et je n’ai pas escaladé le glacier aussi loin que je l’aurais voulu. Je n’avais pas envie de dévisser. Plusieurs accidents sont recensés chaque année sur le Worthington. En juillet 2019, un gosse de 5 ans y a perdu la vie, victime d’une chute de rocher.

Au cours de ma course glaciaire, j’ai eu la surprise d’observer une formation ressemblant à une tête d’enfant qui me souriait. J’ai tout de suite pensé au jeune garçon qui avait laissé la vie sur le glacier. Son âme était peut-être restée gravée dans la glace. C’était peut-être aussi un sourire d’adieu du glacier qui avait compris que je ne le reverrais plus.

Photos : C. Grandpey

La neige sur la planète Mars // Snow on Mars

L’hiver sur Terre peut être très rigoureux comme on vient de le voir aux États-Unis, mais ce n’est rien à côté de l’hiver sur la planète Mars ! La NASA a découvert que la saison sur la Planète Rouge dure deux ans, avec des températures qui atteignent -123°C et des flocons de neige de forme cubique. Selon un rapport publié par l’Administration le 22 décembre 2022, lorsque le printemps arrive enfin, la fonte de la glace se transforme en une explosion de geysers. La surface de la planète se transforme en «un monde merveilleux sorti d’un conte de fée. »
La neige sur Mars se décline en deux catégories : glace d’eau et glace de dioxyde de carbone ou neige carbonique. Comme l’air sur Mars est extrêmement ténu et les températures extrêmement froides, la neige formée par l’eau glacée se sublime avant même de toucher le sol. En revanche, la neige carbonique atteint le sol.
Au lieu des flocons hexagonaux que nous connaissons sur Terre, ce sont des des cubes qui tombent du ciel sur Mars. Cela est dû à la forme prise par les cristaux de glace lorsque le dioxyde de carbone se transforme en glace. Ces flocons sont « plus fins qu’un cheveu », ce qui signifie que les congères les plus volumineuses mesurent rarement plus de quelques dizaines de centimètres de hauteur.
Les scientifiques de la NASA expliquent que le spectacle le plus fabuleux intervient peut-être à la fin de l’hiver lorsque toute la glace qui s’est accumulée commence à fondre. Cette glace prend alors des formes bizarres que les scientifiques ont comparées à des « araignées, des pelages de dalmatiens, des œufs au plat et du gruyère. »
Le dégel sur Mars donne aussi naissance à des geysers. Ces jets se forment lorsque la lumière du soleil pénètre dans la « glace translucide » et chauffe le gaz en dessous. Le gaz finit par éclater, créant des « éventails de poussière » entraînés ensuite par les vents martiens.
Selon un communiqué de presse, le Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA a découvert en 2015 des preuves que « de l’eau liquide coule par intermittence sur la planète Mars. » Les scientifiques pensent qu’une grande partie de l’eau sur Mars s’est évaporée il y a entre 2 et 2,5 milliards d’années à mesure que l’atmosphère de la planète s’est amincie avec le temps.
Source : médias d’information américains.

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Winter on Earth can be brutal as we have just seen in the U.S., but NASA has found that the season on Mars lasts two years, with freezing temperatures of -123°C and cube-shaped snowflakes. According to a report released by theministration on December 22nd, 2022, when spring finally arrives, thawing ice explodes in geysers. The surface of the Red Planet transforms into « a truly otherworldly vacation scene. »

Snow on Mars comes in two varieties: water ice and carbon dioxide or dry ice. Because the air on Mars is so thin and temperatures so cold, water ice snow sublimates before it even touches the ground. On the contrary, dry ice snow is actually reaching the ground.

Instead of the hexagonal flakes like on Earth, cubes fall from the sky on Mars. This is because of the way ice crystals form when carbon dioxide freezes. These flakes are “smaller than the width of a human hair,” meaning even the largest snowdrifts are rarely more than a few tens of centimeters tall.

NASA scientists say that perhaps the most fabulous discovery comes at the end of winter, when all the ice that has accumulated begins to thaw. As it does so, this ice cream takes on bizarre and beautiful shapes that scientists have reminded of « spiders, Dalmatian spots, fried eggs and Swiss cheese. »

This thaw also causes geysers. These jets are formed when sunlight penetrates the “translucent ice” and heats the gas underneath. The gas eventually bursts out, creating “dust fans” driven by the Martian winds.

According to a press release, NASA’s Mars Reconnaissance Orbiter found evidence in 2015 that « liquid water is intermittently flowing on present-day Mars. » Scientists believe that much of the water on Mars evaporated between 2 and 2.5 billion years ago as the planet’s atmosphere thinned over time.

Source : U.S. News media.

Cette image montre les geysers à la surface de Mars. Selon la NASA, « la glace de dioxyde de carbone translucide laisse passer la lumière du soleil et chauffe les gaz qui s’échappent par des évents en donnant naissance à des éventails de poussière. » (Source: NASA)

2023 sera une autre année chaude // 2023 will be another hot year

D’après le Met Office, l’année 2023 sera l’une des plus chaudes jamais observées. La température moyenne à l’échelle de la planète devrait se situer entre 1,08°C et 1,32°C, avec une estimation centrale de 1,20°C au-dessus de la moyenne de la période préindustrielle (1850-1900). Il s’agirait alors de la dixième année consécutive avec des températures atteignant au moins 1°C au-dessus des niveaux préindustriels. L’estimation centrale de 1,20°C pour 2023 représenterait la 4ème anomalie la plus élevée des annales. L’année 2022, quant à elle, est en passe d’être la 5ème ou 6ème année la plus chaude sur la planète. On sait d’ores et déjà (voir la note du 7 décembre 2022) que ce sera l’année la plus chaude jamais enregistrée en France.

Le graphique ci-dessous montre l’évolution de la température globale de 1880 à 2022 (données provisoires pour 2022) par rapport à la période préindustrielle (moyenne 1850-1900) :

 

Sources : NOAA, NASA, ERA5, Berkeley Earth

Un phénomène doit être pris en compte dans les prévisions climatiques globales. La température mondiale au cours des trois dernières années a été influencée par l’effet de refroidissement généré par un long épisode La Niña dans le Pacifique oriental.

Pour l’année 2023, le modèle climatique du Met Office indique la fin des trois années consécutives avec La Niña et un retour à des conditions relativement plus chaudes dans certaines parties du Pacifique tropical. Il y aura une première transition entre l’épisode La Niña et une phase neutre, elle même suivie d’une épisode El Niño. Ce changement conduira très probablement à une hausse de la température mondiale.

Jusqu’à présent, 2016 et 2020 ont été les années les plus chaudes depuis le début des observations en 1850. 2016 a été une année El Niño où la température mondiale a été dopée par des eaux plus chaudes dans certaines parties du Pacifique tropical lors de l’hiver 2015-2016. 2020 a été stimulée par les conditions relativement chaudes du Pacifique en 2019, mais dans une bien moindre mesure que l’épisode majeur de 2016.

Sans épisode El Niño significatif, 2023 ne sera peut-être pas une année record. Malgré tout, avec l’augmentation en cours des émissions mondiales de gaz à effet de serre, il est probable que l’année prochaine sera une autre année remarquablement chaude. Certains modèles prévoient l’émergence de conditions El Niño dans la 2ème partie de l’année 2023 mais les effets devraient principalement se faire sentir fin 2023 et surtout en 2024.

Il faut noter que les prévisions du Met Office sont basées sur les principaux moteurs du climat mondial, mais elles n’incluent pas les événements imprévisibles tels que les grandes éruptions volcaniques qui provoqueraient un refroidissement temporaire.

D’après une analysée publiée par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) début 2022, il est extrêmement probable que l’une des cinq prochaines années soit la plus chaude jamais enregistrée, battant le record de 2016, avec un dépassement de 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels.

Dans le cadre de l’Accord de Paris de 2015 (COP 21), les pays ont convenu de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C, et de préférence de le limiter à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels. D’après l’OMM, c’est désormais du 50/50 pour qu’au moins une année dépasse 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels d’ici 2026. Une seule année de dépassement de 1,5°C ne signifie pas que la planète a dépassé officiellement le seuil emblématique de l’Accord de Paris. Elle révèle que nous nous rapprochons de plus en plus d’une situation où une température de 1,5°C pourrait être dépassé sur une période prolongée.

Source : Met Office, global-climat.

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According to the Met Office, 2023 will be one of the hottest years on record. The average global temperature is projected to be between 1.08°C and 1.32°C, with a central estimate of 1.20°C above the average for the pre-industrial period (1850-1900 ). It would then be the tenth consecutive year with temperatures reaching at least 1°C above pre-industrial levels. The central estimate of 1.20°C for 2023 would represent the 4th highest anomaly on record. 2022, meanwhile, is on track to be the 5th or 6th hottest year. We already know (see my post of December 7th, 2022) it will be the hottest year ever in France.
The graph above shows the evolution of global temperature from 1880 to 2022 (provisional data for 2022) compared to the pre-industrial period (average 1850-1900).
A phenomenon should be taken into account in global climate forecasts. Global temperature over the past three years has been influenced by the cooling effect generated by a long La Niña episode in the eastern Pacific.
For the year 2023, the Met Office climate model indicates the end of three consecutive years with La Niña and a return to relatively warmer conditions in parts of the tropical Pacific. There will be a first transition between the La Niña episode and a neutral phase, itself followed by an El Niño episode. This change will most likely lead to a rise in global temperatures.
So far, 2016 and 2020 have been the warmest years since observations began in 1850. 2016 was an El Niño year where global temperature was boosted by warmer waters in parts of the tropical Pacific during winter 2015-2016. 2020 was boosted by relatively warm Pacific conditions in 2019, but to a much lesser extent than the major episode of 2016.
Without a significant El Niño episode, 2023 may not be a record year. Even so, with the ongoing increase in global greenhouse gas emissions, next year is likely to be another remarkably hot year. Some models predict the emergence of El Niño conditions in the second half of 2023, but the effects should mainly be felt at the end of 2023 and especially in 2024.
It should be noted that the Met Office forecasts are based on the main drivers of global climate, but they do not include unpredictable events such as large volcanic eruptions which would cause temporary cooling.
According to an analysis published by the World Meteorological Organization (WMO) in early 2022, it is extremely likely that one of the next five years will be the hottest on record, breaking the record of 2016, with an overshoot of 1.5 °C above pre-industrial levels.
Under the 2015 Paris Agreement (COP 21), countries agreed to keep global warming well below 2°C, and preferably limit it to 1.5°C above pre-industrial levels. According to WMO, it is now 50/50 for at least one year to exceed 1.5°C above pre-industrial levels by 2026. Only one year exceeding 1.5°C does not mean that the planet has officially crossed the emblematic threshold of the Paris Agreement. It reveals that we are getting closer and closer to a situation where a temperature of 1.5°C could be exceeded for an extended period.
Source: Met Office, global-climat.

Les glaciers n’ont pas fini de fondre….