Agung (Bali / Indonésie) : Ça recommence ! // Mt Agung (Bali / Indonesia) is erupting again

Selon le VSI et les journaux locaux, plusieurs éruptions ont secoué le Mont Agung les 27 et 28 juin 2018. Elles ont généré des panaches de cendre qui sont montés jusqu’à 5 km d’altitude et forcé AirAsia à annuler au moins 27 vols le 28 juin. Les responsables de l’aéroport international Ngurah Rai examinent la situation pour savoir s’il faut de nouveau suspendre des vols. Les compagnies aériennes ont été prévenues de la possibilité de nouvelles perturbations concernant les vols eu départ et à destination de Bali.

Des retombées de cendre ont été observées dans les localités proches du volcan.
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et la zone d’exclusion de 4 km reste en vigueur. Les autorités demandent aux habitants vivant à proximité du volcan ainsi qu’aux touristes de respecter la zone d’exclusion.
Source: VSI, Jakarta Post.

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According to VSI and the local newspapers, several eruptions occurred at Mount Agung on June 27th and 28th, 2018. They produced ash plumes that rose up to 5 km a.s.l. and forced AirAsia to cancel at least 27 flights on June 28th. Officials in Ngurah Rai International Airport are still assessing whether to halt operations again. They have issued a warning to airlines on the possibility of ash disrupting flights to and from the airport following the eruption, urging all airlines to remain cautious although the situation has yet to affect flight routes.

Ashfall was reported in nearby communities.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1 – 4) and the 4-km-radius exclusion zone remains in effect. Authorities are urging residents living close to the volcano as well as tourists to respect the exclusion zone.

Source: VSI, Jakarta Post.

L’Agung vu par la webcam dans la soirée du 28 juin (heure locale)

Image de l’éruption de 2017 (Webcam VSI)

Kilauea (Hawaii) : Le site d’observation de l’éruption se fait attendre ! // Kilauea (Hawaii) : No viewing platform of the eruption yet !

En Europe et en particulier en France, beaucoup de volcanophiles se lamentent et piaffent d’impatience quand ils voient les images de l’éruption du Kilauea. Malheureusement, ils doivent rester à la maison parce que toute la zone de l’éruption est fermée et sévèrement contrôlée par la police qui verbalise à tour de bras. Plus de 80 personnes surprises dans la zone interdite ont dû mettre la main au portefeuille, en sachant que les peines encourues peuvent atteindre 5000 dollars et un an de prison. La seule solution possible en ce moment pour observer l’éruption est la voie aérienne, mais les tarifs des sorties en hélicoptère ont bien augmenté depuis le début du mois de mai.

Pour le moment, le point d’observation dont parlent de temps à autre les autorités a tendance à jouer l’Arlésienne. On en parle, mais on ne le voit pas venir. Le site qui semble faire l’unanimité se trouverait à l’intersection de Pohoiki Road et de la Highway 132. Il permettrait d’observer l’activité de la Fracture n° 8 ainsi qu’une portion de la coulée. D’autres sites seraient également à l’étude. Différents facteurs doivent être pris en compte avant l’implantation définitive du site d’observation : contrôle de la circulation routière, qualité de l’air et surtout sécurité du site. Les autorités n’ont pas envie de voir un touriste asphyxié par les gaz comme en février. A cette époque, un guide hawaiien a perdu la vie quand la pluie a fait naître un nuage de gaz toxiques sur une coulée de lave. Si le point d’observation est mis en place, son accès se fera par petits groupes et ne sera pas gratuit. Aux Etats-Unis, business is business. Il ne faudrait pas oublier que l’éruption a causé des dégâts considérables et qu’il y a un grand besoin d’argent dans le district de Puna.

Une autre question à laquelle sont confrontées les autorités est la réouverture de certaines voies d’accès comme la Highway 132 et la Highway 137. Beaucoup d’habitants insistent pour que de telles routes soient déblayées. Le problème, c’est qu’une telle entreprise coûtera des dizaines de millions de dollars. De toute façon, les autorités indiquent que rien ne pourra se faire avant au moins six mois après l’arrêt de l’activité éruptive. Ce n’est donc pas pour demain car la lave s’échappe toujours en abondance de la fracture n° 8 et rien ne dit que d’autres fractures ne vont pas se réactiver.

Source : Protection Civile et presse hawaiienne.

Dernière minute: Les dernières paroles prononcées par le gouverneur de l’État d’Hawaï ne sont pas vraiment encourageantes. Lors d’une conférence de presse il y a quelques jours, il a déclaré que le site d’observation de la lave pourrait (= devrait !) être construit à l’extérieur du District de Puna. Lorsqu’on lui a demandé s’il serait approprié de créer une destination touristique dans une zone où les habitants ne peuvent toujours pas rentrer chez eux, le gouverneur a répondu en disant que la zone d’observation n’aurait pas besoin d’être à Puna. Il a ajouté: « Elle ne sera pas dans ce secteur. On peut voir la coulée de lave depuis Hilo, donc le site sera quelque part de ce côté de l’île. » Cependant, contrairement à ce qu’a déclaré le gouverneur, si on aperçoit la lueur de la lave depuis Hilo, il n’est pas possible de voir la coulée depuis cette ville. En fait, le gouverneur voulait dire que le site d’observation ne serait pas dans la zone évacuée, et son commentaire concernant Hilo ne voulait pas dire que le site d’observation serait mis en place à Hilo.
Si l’implantation d’un site d’observation proche de la lave pose des problèmes logistiques, il apporterait beaucoup d’avantages d’un point de vue commercial. En effet, les pertes économiques sont très importantes pour de nombreuses entreprises du District de Puna, en particulier à Pahoa. L’ouverture d’un site touristique près de Pahoa donnerait un sacré coup de pouce aux commerces locaux. Une bonne idée serait d’implanter le site d’observation près du Lava Tree State Monument, mais l’accès à cette zone est actuellement interdit et la Protection Civile ne semble pas disposée à le rouvrir à court terme.
Comme je l’ai mentionné ci-dessus, les autorités essayent de trouver le meilleur emplacement du fameux site d’observation de l’éruption, mais aucune décision ne sera prise tant que la sécurité des personnes, le contrôle de la circulation, la qualité de l’air ne seront pas déterminés.
Source: Hawaii Tribune Herald.

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 In Europe and more particularly in France, many volcano lovers are lamenting and stamping their feet in impatience when they see the images of the Kilauea eruption. Unfortunately, they have to stay at home because the entire area of ​​the eruption is closed and severely controlled by the police. More than 80 people in the forbidden zone have been cited, knowing that the penalties could reach $ 5,000 and one year in prison. The only possible solution at this time to observe the eruption is from the sky, but the rates for helicopter trips have increased since the beginning of May.
For the moment, authorities speak a lot about a possible viewing site but nobody knows where it will be! The more likely site seems to be at the intersection of Pohoiki Road and Highway 132. It would permit to observe the activity at Fissure 8 and a section of the lava flow. Other sites are said to be under study. Various factors must be taken into account before the final decision: control of road traffic, air quality and above all people’s safety. The authorities do not want to see a tourist asphyxiated by the gases as this happened in February. At that time, a Hawaiian guide died when the rain generated a cloud of toxic gas on a lava flow. If the viewing point is set up, access will be in small groups and will not be free. In the United States, business is business. It should not be forgotten that the eruption has caused considerable damage and that there is a great need for money in the District of Puna.
Another issue facing the authorities is the reopening of certain access roads such as Highway 132 and Highway 137. Many residents insist that such roads be cleared. The problem is that such a work will cost tens of millions of dollars. In any case, the authorities indicate that nothing can be done until at least six months after eruptive activity has stopped. It is not for tomorrow because lava is still profusely emerging from Fissure 8 and other fissures may reactivate sooner or later.

Source: Civil Defense and Hawaiian newspapers.

Last minute: The last words pronounced by the Governor of the State of Hawaii are not really encouraging. During a news conference a few days ago, he said that the lava viewing area might be built outside of the Puna district. When asked whether it would be appropriate to create a tourist destination in an area where residents are still unable to return home, the Governor responded by saying the viewing area would not need to be in Puna. He added: “It wouldn’t be down in that area. You can see the lava flow from Hilo, so it’s anything on that side of the island.” However, one can not that, contrary to the Governor’s statement, while the glow from the lava flow is visible from Hilo, the lava itself is not viewable in Hilo. Actually, he meant that the viewing area would not be in the evacuated area, specifically, and his comment regarding Hilo was not intended as a suggestion that the viewing area would be built in Hilo.

While a viewing area close to the lava brings logistical problems, the closer it is to Puna communities, the better, from a business point of view. Indeed, the losses are very severe fos many businesses in the Puna district, especially in Pahoa. Opening a tourist location near Pahoa would greatly help restore local businesses. One obvious choice would be near the Lava Tree State Monument, but access to this area is currently restricted and it does noot look as if Civil Defense will reopen it in the short term.

As I put it above, officials are evaluating potential locations for a viewing area, but will not confirm any location until such factors as safety, traffic control, air quality and security can be determined.

Source: Hawaii Tribune Herald.

Le site d’observation sera-t-il mis en place avant la fin de l’éruption? (Source: USGS)

Destruction et protection de la Nature à Hawaii // Destruction and protection of Nature at Hawaii

Destruction: Les sites le long de la côte de Puna ne sont pas les seules ressources naturelles mise en péril par l’éruption du Kilauea. Le Département des Terres et Ressources Naturelles (DLNR) nous informe que l’activité volcanique dans la Lower East Rift Zone est en train de provoquer de graves dégâts dans les réserves marines et forestières.
La perte principale concerne sans aucun doute les Waiopae Tidepools dans la baie de Kapoho où la coulée de lave en provenance de la Fracture n° 8 a envahi au moins 150 hectares de mer et complètement submergé les Waiopae Tidepools. Moins de un pour cent de l’environnement marin à Hawaï est entièrement protégé grâce à cette région, de sorte que la perte des Waiopae Tidepools est une véritable catastrophe.
D’autres sites gérés par le DLNR sont affectés par l’éruption du Kilauea. Parmi eux figure le Lava Tree State Monument qui a été fermé peu de temps après le début de l’éruption en raison de la proximité des coulées de lave et des émissions de gaz nocifs. Avant la fermeture, les visiteurs pouvaient profiter d’un sentier en boucle qui permet d’admirer les troncs d’arbres moulés par les coulées de lave qui ont traversé la forêt dans le passé. Comme je l’ai déjà dit, des dizaines de touristes ont été verbalisés dans le Lava Tree Monument et la MacKenzie State Recreation Area dont l’accès est actuellement interdit.
Environ la moitié de la réserve forestière de Malama Ki, d’une superficie de 612 hectares, a été fermée car la lave a brûlé une grande partie de la végétation et les gaz volcaniques ont défolié des centaines d’arbres. La réserve fournit un habitat à de petites populations d’oiseaux indigènes, avec un isolement qui leur a permis de développer une résistance à la variole et au paludisme aviaires. Les responsables de la DLNR espèrent qu’ils ne perdront pas ce pool génétique. Si une destruction supplémentaire d’habitat devait se produire, les populations d’animaux sauvages pourraient se fragmenter encore davantage ou voir leur domaine vital se rétrécir, entraînant leur déclin, voire leur disparition.
Source: DLNR.

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Protection: La loi hawaiienne devrait bientôt interdire la vente d’écrans solaires contenant des produits chimiques susceptibles de provoquer la destruction des récifs coralliens. L’interdiction concernera les lotions contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate, qui, selon certains scientifiques, contribuent au blanchissement des coraux. Elle pourrait être mise en place en janvier 2021 si le projet de loi est approuvé par le gouverneur de l’Etat d’Hawaii.
Environ 3 500 produits de protection solaire contenant de l’oxybenzone et de l’octinoxate sont actuellement disponibles dans le monde entier. Ces produits chimiques provoquent la mortalité des coraux au cours de leur phase de développement ; ils favorisent le blanchissement des coraux, signe d’un stress extrême, et ils causent des dommages génétiques aux coraux et autres organismes marins. Il a également été démontré que ces produits chimiques diminuent la résilience et la capacité des coraux à s’adapter aux facteurs de changement climatique et inhibent le recrutement de nouveaux coraux.
En 2015, une étude publiée par un groupe de scientifiques internationaux a montré que l’oxybenzone était «hautement toxique» pour les jeunes coraux et d’autres organismes marins. Les chercheurs ont découvert que ce produit chimique non seulement augmente la probabilité de blanchissement, mais il endommage aussi l’ADN ; de plus, il entraîne une croissance anormale du squelette et des déformations chez le très jeune corail.
Le corail blanchit lorsque la température de l’eau dépasse le niveau tolérable. Une vague de chaleur sur la Grande Barrière de Corail en Australie entre mars et novembre 2016 a causé la mort de 30% des coraux.
Selon le projet de loi hawaiien, la pollution chimique dans les eaux de l’archipel est « constamment renouvelée » par les gens qui se baignent ou qui nagent après s’être enduits d’écran solaire. La loi serait la première du genre dans le monde. Elle marquerait une énorme différence entre la protection des récifs coralliens et la vie marine d’une part, et la santé humaine d’autre part.
La partie n’est pas encore gagnée. En effet, le projet de loi a reçu l’opposition de la Hawaii Medical Association qui s’inquiète de l’impact sur la santé publique de l’interdiction de certains types de crème solaire. Cela irait à l’encontre de plusieurs décennies de politique de santé publique mettant en garde sur le cancer de la peau et les risques d’une exposition prolongée au soleil.
Source: The Independent.

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Destruction: Shoreline sites along the Puna coastline are not the only precious natural resource endangered by the ongoing Kilauea Volcano eruption. The Department of Land and Natural Resources DLNR) informs us that volcanic activity in the Lower East Rift Zone is spreading destruction to marine and forest preserves.

The main loss is undoubtedly the Waiopae Tidepools at Kapoho Bay, where the lava flow from fissure 8 has filled at least 150 hectares of ocean and completely inundated the Waiopae Tidepools. Less than one percent of the marine environment in Hawaii is fully protected by these districts, so the loss of Waiopae is a disaster.

Other DLNR-managed sites impacted by the Kilauea eruption include the Lava Tree State Monument which was closed shortly after the eruption began because of its proximity to lava flows and noxious gas emissions. Before the closure, visitors could enjoy a loop trail that provides views of lava molds of tree trunks burned when flows swept through the forest. As I put it before, citations have been issued to dozens of sightseers caught in Lava Tree Monument and MacKenzie State Recreation Area.

About half of the 612-hectare Malama Ki Forest Reserve has been closed, as lava burned much of the forest and volcanic emissions have defoliated hundreds of trees. The reserve provides habitat to small populations of native forest birds whose isolation has allowed them to develop resistance to avian pox and avian malaria. DLNR officials hope they will not lose that genetic pool. With additional habitat loss expected, wildlife populations may become further fragmented or find their home ranges shrunk, leading to their rapid decline or extermination.

Source: DLNR.

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Protection : The state legislature in Hawaii is set to ban the sale of sunscreens that contain chemicals linked to the destruction of coral reefs. It has moved to pass laws prohibiting lotions containing oxybenzone and octinoxate, believed by some scientists to contribute to coral bleaching. The ban could be brought into place by January 2021, if the bill is approved by the state’s governor.

Around 3,500 sun protection products containing oxybenzone and octinoxate are currently available to consumers worldwide. These chemicals cause mortality in developing coral, increase coral bleaching that indicates extreme stress, and cause genetic damage to coral and other marine organisms. These chemicals have also been shown to degrade corals’ resiliency and ability to adjust to climate change factors and inhibit recruitment of new corals.

In 2015, a study published by a group of international scientists concluded oxybenzone was “highly toxic” to juvenile corals and other marine life. Researchers found the chemical not only increased the likelihood of bleaching, but also caused DNA damage, abnormal skeleton growth and deformities in baby coral.

Coral bleaches when water temperatures rise above a level it can tolerate. A heatwave on Australia’s Great Barrier Reef between March and November 2016 caused 30 per cent of its coral to die off

The legislation warns chemical pollution in Hawaii’s waters was being “constantly refreshed and renewed” by swimmers and beach goers wearing sunscreen. It would be a “first-in-the-world law”. If the bill becomes law, it will make a huge difference in protecting coral reefs, marine life, and human health in Hawaii.

However, the bill has received opposition from the Hawaii Medical Association, which has raised concerns over the public health impact of banning certain types of sun lotion on the islands. The ban would go against several decades of public policy and public health concerns about skin cancer and sun exposures.

Source : The Independent.

Lava trees (Photos: C. Grandpey)

Souvenirs des Waiopae Tidepools (Photos: C. Grandpey)

Hawaii: La lave bloque l’accès aux sites touristiques du District de Puna // Hawaii: Lava has blocked access to tourist sites in the Puna District

Au cours de mes voyages à Hawaï, il m’est arrivé à plusieurs reprises de prendre le bateau à Pohoiki pour aller voir la lave couler dans l’océan. Aujourd’hui, ce n’est plus possible car la lave a coupé la route qui conduit à ce site magnifique. La mise à l’écart du petit port est un problème pour les pêcheurs qui ne peuvent plus emmener les touristes en mer et qui doivent remorquer leurs bateaux jusqu’au Wailoa Boat Harbor de Hilo pour pratiquer leur activité de pêche.
Des sites touristiques de  bord de mer comme Isaac Hale et Ahalanui ont certes été épargnés par la lave, mais ils sont inaccessibles pour une durée indéterminée. La rampe d’accès de Pohoiki est intacte mais ne peut être atteinte par la route. Les propriétaires de bateaux ont été obligés d’approcher l’endroit par la mer pour vérifier leur point d’ancrage, récupérer des effets personnels et les animaux domestiques pris au piège des coulées de lave.
Il n’est pas précisé combien de propriétaires de bateaux utilisent la rampe d’accès de Pohoiki, mais quatre compagnies détiennent des permis commerciaux et organisent des sorties en mer pour aller voir la lave arriver dans l’océan. L’utilisation du port de Wailoa à Hilo au lieu de Pohoiki signifie une augmentation des coûts de carburant et du temps de trajet. Le propriétaire de l’agence Lava Boat Tours a perdu sa maison qui a été avalée par la lave dans les Leilani Estates, et il voit maintenant ses moyens de subsistance menacés par l’impossibilité d’utiliser la rampe de Pohoiki. Il estime qu’il utilise 45 gallons de carburant pour partir de Wailoa contre 21 gallons quand il partait de Pohoiki.
Comme la Grande Ile d’Hawaii est relativement jeune d’un point de vue géologique, une grande partie de son littoral comprend des falaises abruptes et des affleurements de lave difficiles d’accès. Les plages de sable et autres sites de détente sont donc très prisés, en particulier à Puna. Une source d’eau chaude alimente les piscines naturelles de Ahalanui Beach Park, mieux connu sous le nom de Hot Ponds, qui se trouve à environ 1,5 km au nord-est de Isaac Hale Beach Park. Malheureusement, les routes bloquées par la lave empêchent les touristes et les habitants d’accéder à l’endroit.
MacKenzie State Recreation Area, au sud de Pohoiki Bay, est également fermée. Pour des raisons de sécurité, cette zone récréative a été bouclée peu de temps après le début de l’éruption et le restera vraisemblablement très longtemps.
Dans les années 1990, les coulées de lave dans le secteur de Kalapana avaient fait disparaître certains des meilleurs spots de surf de l’île ; les surfeurs pleurent aujourd’hui la perte de nouveaux spots à Pohoiki Bay.
La Fracture n° 8 continue à envoyer inlassablement sa lave dans la Lower East Rift Zone. Il est trop tôt pour savoir quand – et si – l’accès aux parcs du District de Puna via la Pohoiki Road et la route entre Kalapana  et Kapoho Beach sera restauré.
Source: Honolulu Star Advertiser.

Voici une excellente vidéo montrant les différents sites mentionnés ci-dessus, ainsi que l’ampleur de l’éruption:

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During my trips to Hawaii, I happened several times to take the boat at the Pohoiki Boat ramp to go and see lava flowing into the ocean. Today, this is no longer possible as lava has cut the road leading to Pohoiki. The isolation of the place is a ptoblem for the fishermen who can no longer take tourists out to sea, but above all for the local fishermen who have to trailer their boats to the Wailoa Boat Harbor in Hilo to head out to their usual fishery.

Although Isaac Hale and Ahalanui beach parks were spared by lava, they are inaccessible for the foreseeable future. The Pohoiki Boat Ramp also is undamaged but cut off from users who want to launch from there. Boaters have approached the ramp by sea to check on their property, retrieve belongings and rescue animals trapped by lava flows, but there is no possible terrestrial access to the ramp.

It is not said how many boaters utilize the ramp, but four companies hold commercial permits for Pohoiki and were running lava-­viewing tours. Using Wailoa Boat Harbour in Hilo instead of Pohoiki means added fuel costs and travel time to get passengers to coastal lava-entry points at Kapoho Bay. The owner of the Hawaiian Lava Boat Tours agency is dealing both lost his Leilani Estates house to the eruption and now sees his livelihood threatened by not being able to launch from the Pohoiki Boat Ramp. He estimates he uses 45 gallons of fuel running out of Wailoa compared to 21 gallons when he launched from Puna.

Because Hawaii Big Island is relatively young, in geological terms, much of its shoreline comprises sheer cliffs and craggy lava outcroppings. Sandy beaches and other shoreline recreational sites are at a premium, especially in Puna. A geothermal source from the volcano heats natural pools at Ahalanui Beach Park, also known as Hot Ponds, which lies about 1.5 kilometres northeast of Isaac Hale Beach Park. Unfortunately, lava-blocked roads are denying tourists and locals access to the spot.

Also closed is MacKenzie State Recreation Area, south of Pohoiki Bay. Due to safety concerns, Mac­Kenzie has been closed since shortly after the eruption began and likely will remain so for a very long time.

The Kalapana lava flows of the 1990s south of MacKenzie also consumed some of the island’s best surfing spots, and now surfers are mourning the loss of access to a series of choice breaks at Pohoiki Bay.

With Kilauea’s fissure 8 steadily sending lava into the Lower East Rift Zone, it is too early to know when – or if – access to the Puna parks via Pohoiki Road and Kalapana-Kapoho Beach Road will be restored.

Source : Honolulu Star Advertiser.

The video above shows the different sites mentionned in this post, as well as the extent of the eruption.

Rampe d’accès de Pohoiki (Image extraite de la vidéo)

La rampe d’accès de Pohoiki était un point de départ idéal pour aller voir la lave arriver en mer. (Photo: C. Grandpey)