Dépêchez-vous de profiter de la nature sauvage à Krýsuvík (Islande) ! // Hurry up to enjoy wild nature in Krýsuvík (Iceland) !

Krýsuvík est une zone géothermale bien connue sur la péninsule de Reykjanes. Comme beaucoup d’autres sites à proximité, elle se trouve sur la dorsale médio-atlantique. La zone englobe plusieurs sites géothermaux parmi lesquels Seltún est le plus visité par les touristes. Des sentiers en bois ont été installés afin de parcourir ce lieu en toute sécurité parmi les fumerolles, les sources d’eau bouillante et les marmites de boue.
Krýsuvík sera peut-être la solution pour résoudre une pénurie d’eau chaude dans la région de Reykjavik dans les prochaines années. Dans ce but, il existe un projet de construction d’une centrale géothermique à Krýsuvík. L’idée a été suggérée par un groupe de travail nommé par la ville de Hafnarfjörður, et dont la mission était d’étudier l’utilisation potentielle de la zone de Krýsuvík.
Le rapport du groupe de travail indique que la faisabilité de la construction d’une centrale géothermique doit être analysée, en prenant en compte la rentabilité d’une telle centrale qui produirait jusqu’à 100 mégawatts (MW) d’électricité et jusqu’à 300 mégawatts thermiques (MWth) d’eau chaude.
Le groupe de travail souligne qu’avant d’entreprendre un tel projet, les habitants de la région devront recevoir une présentation détaillée de ses avantages et inconvénients. La construction d’une centrale électrique à Krýsuvík a longtemps été dans les tuyaux. La compagnie d’électricité HS Orka a obtenu une licence de recherche concernant l’utilisation possible de l’électricité.
En plus de souligner la possibilité d’une station géothermique, le groupe de travail insiste sur l’importance d’améliorer les installations touristiques dans la région. Il faudrait améliorer la route, aménager un parking et une plate-forme d’observation, avec éventuellement un restaurant à proximité de la plate-forme.
Source : Iceland Monitor.

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Krýsuvík is a geothermal area located on the Reykjanes peninsula. Like many other sites nearby it is located on the Mid-Atlantic Ridge. The area consists of various geothermal fields among which Seltún is the most popular among tourists. Wooden pathways have been installed which allow to safely walk between the numerous fumaroles and mud pots with their boiling water.

Krýsuvík might be a future solution to solve a future shortage of hot water in the capital area. There is a project consisting in building a geothermal power station on the site. the idea has been suggested by a task force appointed by the town of Hafnarfjörður to analyze potential utilization of the Krýsuvík area.

The task force’s report states that the feasibility of building a geothermal power plant must be analyzed, looking at the potential profitability of building a power station that would produce up to 100 MW of electricity and up to 300 MWth of hot water.

The task force emphasizes that before any such project were to be undertaken, residents would first have to be given a detailed presentation of its pros and cons. Building a power plant in Krýsuvík has long been a potential project. The power company HS Orka has obtained a research license in the area regarding possible power utilization.

In addition to pointing out the possibility of a geothermal station, the task force stresses the importance of improving facilities for tourists in the area. That includes the need for an improved road, a parking lot and observation platform and even a restaurant near the platform.

Source: Iceland Monitor.

Photos: C. Grandpey

Quelques détails supplémentaires sur les restrictions à Vulcano (Iles Eoliennes) // Some additional details about the restrictions at Vulcano (Aeolian Islands)

Comme je l’ai indiqué précédemment, de nouvelles mesures ont été mises en place pour des raisons de sécurité à Vulcano, suite à l’intensification des émissions gazeuses, en particulier de CO2. Le président de la région Sicile a indiqué que la situation « évoluait rapidement », au point qu’il a décrété l’état d’urgence sur l’île. Les émissions de dioxyde de carbone, qui ont commencé l’été dernier d’abord du sommet du volcan, puis sur certaines terres au niveau de la mer, ont atteint des limites de sécurité avec des concentrations qui atteignent 480 tonnes par jour alors que la norme est de 80 tonnes. A partir du 22 novembre 2021, les 250 habitants de la zone portuaire, soit environ la moitié de la population de l’ensemble de l’île, ne pourront pas dormir chez eux. Ils devront quitter leur domicile entre 23heures et 6 heures du matin. Ils pourront ensuite vaquer normalement à leurs occupations. Cette décision est assez logique car le CO2 est un gaz lourd et des personnes allongées à quelques dizaines de centimètres au-dessus du sol pour dormir peuvent être mises en danger par ce gaz inodore et mortel. Des chats ont péri sur l’île après avoir inhalé du CO2.

C’est pourquoi le maire de Lipari – dont dépend administrativement Vulcano – a publié, après avoir consulté les scientifiques sur place, une ordonnance décrétant de nouvelles restrictions pour une durée d’un mois. A l’issue de cette période, les nouvelles analyses effectuées sur l’île indiqueront si de nouvelles mesures doivent être prises.
Avec la nouvelle ordonnance, les touristes ne pourront plus débarquer sur l’île. Seuls les navetteurs seront acceptés. Comme indiqué plus haut, les habitants de la zone portuaire ne pourront pas dormir chez eux Les frais d’hébergement, en hôtel par exemple, seront pris en charge par la commune de Lipari.
Le maire a en revanche démenti la décision d’évacuer l’île à court terme, mais a annoncé que les analyses des gaz dans les airs et dans le sol seront intensifiés dans toutes les zones de l’île. De nouveaux équipements seront installés par l’INGV. En attendant, il a été décidé de maintenir la garde médicale ouverte 24 heures sur 24.

L’alerte volcanique reste à la couleur Jaune à Vulcano. C’est le niveau «Vigilance», mais la Protection Civile a demandé qu’il soit porté à « Orange », c’est-à-dire « alerte précoce » .
Source : Presse italienne.

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As I indicated previously, new measures have been taken for safety reasons at Vulcano, following the intensification of gaseous emissions, in particular CO2. The president of the Sicily region indicated that the situation « was evolving rapidly », to the point that he declared a state of emergency on the island. Carbon dioxide emissions, which started last summer first from the top of the volcano and then in some areas at sea level, have reached safety limits with concentrations reaching 480 tons per day whereas the standard is 80 tons. From November 22, 2021, the 250 inhabitants of the port area, or about half of the population of the entire island, will not be allowed to sleep at home. They will have to leave their home between 11 p.m. and 6 a.m. They can then go about their business normally. This decision is quite logical because CO2 is a heavy gas and people lying a few tens of centimeters above the ground to sleep can be endangered by this odorless and deadly gas. Cats have perished on the island after inhaling CO2.
This is why the mayor of Lipari – on which Vulcano depends administratively – published, after consulting the scientists, an ordinance decreeing new restrictions for a period of one month. At the end of this period, new analyzes carried out on the island will indicate whether new measures need to be taken.
With the new ordinance, tourists will no longer be allowed to disembark on the island. Only commuters will be accepted. As indicated above, the inhabitants of the port area will not be allowed to sleep at home. Accommodation costs, in hotels for example, will be covered by the municipality of Lipari.
The mayor, however, denied the decision to evacuate the island in the short term, but announced that analyzes of gases in the air and in the ground will be intensified in all areas of the island. New equipment will be installed by INGV. In the meantime, it has been decided to keep the medical guard open 24 hours a day.
The volcanic alert remains Yellow in Vulcano. It is the “Watch” level, but Civil Protection has requested that it be increased to “Orange”, or “early warning”.
Source: Italian news media.

Photo: C. Grandpey

Nouvelles restrictions à Vulcano (Iles Eoliennes) // New restrictions at Vulcano (Aeolian Islands)

La situation se complique sur l’île de Vulcano. Suite à l’intensification des émissions gazeuses observées ces dernières semaines, le maire de Lipari a publié un décret stipulant qu’à partir du lundi 22 novembre 2021 et pour un mois la zone du port de Vulcano serait interdite de 23h à 6h du matin en raison du niveau élevé de CO2. De plus, pendant un mois, les touristes ne pourront pas débarquer sur l’île et l’accès ne sera autorisé qu’aux navettes maritimes.

De plus, ce même arrêté décrète que 100 à 150 habitants devront quitter leur domicile entre 23 heures et 6 heures du matin. La municipalité de Lipari prendra en charge les frais d’hôtel.
Le maire de Lipari a expliqué que « des données concernant l’augmentation des gaz suscitent de très fortes inquiétudes car ils peuvent être dangereux pour la santé publique ». Il s’agit en particulier des émissions importantes de CO2 (480 tonnes par jour, contre 80 tonnes normalement), un gaz lourd qui réduit la quantité d’oxygène. Il provoque des difficultés respiratoires qui peuvent avoir des effets mortels.
Une campagne va être menée dans toute l’île de Vulcano pour connaître les vraies concentrations de CO2. Lorsque les résultats seront connus, de nouvelles mesures seront décidées.
Source: newsicilia.it. Merci à mon ami Santo Scalia de m’avoir communiqué cette information.

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The situation is getting complicated on the island of Vulcano. Following the intensification of gaseous emissions observed in recent weeks, the mayor of Lipari issued an ordnance stipulating that from Monday 22 November 2021, and for one month, the area of the port of Vulcano will be prohibited from 11 p.m. to 6 a. . due to the high level. of CO2. In addition, for a month, tourists will not be allowed to disembark on the island and access will only be allowed to maritime shuttles.
In addition, this same ordnance stipulates that 100 to 150 inhabitants will have to leave their homes between 11:00 pm and -:00 am. The municipality of Lipari will make a contribution to pay for housing.
The mayor of Lipari explained that « data concerning the increase in gases causes very serious concerns as they can be dangerous to public health ». This concerns in particular the significant emissions of CO2 (480 tonnes per day, compared to 80 tonnes normally), a heavy gas which reduces the quantity of oxygen. It causes breathing difficulties which can have fatal effects.
A campaign will be carried out throughout the island of Vulcano to find out the true CO2 concentrations. When the results are known, new measures will be decided.
Source: newsicilia.it. Thanks to my friend Santo Scalia for sending me this information.

Photo: C. Grandpey

Nouvelles d’Islande // News from Iceland

Le 17 novembre, j’indiquais que, selon un rapport publié le 16 novembre 2021, une phase d’inflation avait été détectée en profondeur sous la montagne Fagradalsfjall. Cette inflation pourrait signifier qu’une activité éruptive est susceptible de reprendre dans la région, mais personne ne sait quand une telle éruption est susceptible de commencer
Aujourd’hui, les médias islandais nous informent qu’un séisme de magnitude M 3.0 a été enregistré sur la péninsule de Reykjanes, dans la soirée du 17 novembre. L’épicentre se trouvait à 3,5 km au nord-est de Grindavík. Quelques répliques ont également été enregistrées. De plus, un essaim sismique a débuté le même jour près dans le secteur de Þrengsli (sud-ouest de l’Islande) avec un événement de M 3,3.
Le Met Office islandais affirme que les habitants de Grindavik ne doivent pas être inquiets.De tels séismes sont probablement dus à la position de la région à la limite des plaques tectoniques, de sorte que l’activité sismique n’y est pas rare. Selon le Met Office, cette sismicité n’a aucun lien avec une activité volcanique.

Les médias islandais informent également le public que le sol a recommencé à se soulever sur la péninsule de Reykjanes. L’inflation a été détectée au nord du mont Keilir et au sud du site de l’éruption du Fagradalsfjall.
Le sol autour du Fagradalsfjall a montré une déflation pendant l’éruption elle-même, très probablement parce que le magma quittait la chambre magmatique pour s’écouler en surface. D’après les mesures GPS, la déflation a commencé à s’atténuer fin août, puis à s’intensifier vers la mi-septembre. Elle est toutefois minime et n’atteint que un à deux centimètres maximum.
Selon les modèles du Met Office, l’accumulation de magma en profondeur est la cause la plus probable de l’inflation, bien que les scientifiques pensent également qu’elle peut être liée à l’activité sismique enregistrée pendant un mois au sud de Keilir à la fin septembre. Aucun mouvement de terrain laissant supposer que le magma se rapproche de la surface n’a été observé. Aucune coulée de lave n’a été observée sur le Fagradalsfjall depuis le 18 septembre. Des émissions de gaz en très faible quantité sont toujours détectées sur le site de l’éruption.

Le Center for Disease Control (CDC) aux États-Unis a élevé cette semaine l’Islande niveau 4, autrement dit à très haut risque, en raison du nombre élevé de cas de COVID-19 dans le pays. Le niveau 4 est attribué aux pays ayant enregistré plus de 500 cas pour 100 000 habitants au cours des 28 derniers jours.
La République tchèque, la Hongrie et Guernesey ont également été classées au niveau 4 dans le même temps. La Belgique, les Pays-Bas, Singapour, la Turquie et les îles Vierges font partie des 70 destinations dans le monde que le CDC considère comme étant à très haut risque en ce moment.
Le CDC conseille aux résidents américains de ne pas se rendre en Islande actuellement. Ils doivent entreprendre le voyage uniquement s’ils sont vaccinés (comme l’exige également l’Islande) et suivre les réglementations locales sur le port du masque et la distanciation sociale.

Sources: Iceland Monitor, Iceland Review.

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On November 17th, I indicated that, according to a news report published on November 16th, 2021, inflation had been detected deep under Fagradalsfjall mountain. This inflation suggests that an eruption might start again in Fagradalsfjall, but it remains impossible to know when such an eruption might start

Today, Icelandic news media inform us that an M 3.0 earthquake hit the Reykjanes peninsula, in the evening of November 17th . Its source was 3.5 km northeast of Grindavík. Some aftershocks were also recorded. In addition, a seismic swarm began on the same day near the Þrengsli area (southwest Iceland) with an event measuring M 3.3.

A Met Office says there is no reason for Grindavik residents to be too worried. The cause of the quakes is probably due to the tectonic plate boundary in the region, and seismic activity in the area is not at all uncommon. He adds there is no indication of a connection to any volcanic activity.

Icelandic news media also inform the public that land has started rising again on the Reykjanes peninsula. The uplift has been detected north of Mt. Keilir and south of the Fagradalsfjall eruption site.

The land around Fagradalsfjall fell during the eruption itself, most likely because of the magma streaming out of the chamber beneath the surface. According to GPS measurements, land fall began to subside at the end of August and then rise again around the middle of September. The uplift is, however, minimal: only one to two centimetres at the highest points.

According to the Met Office’s models, the magma accumulation deep within the earth is the most likely cause of the uplift, although scientists also believe that it is connected to a month-long wave of seismic activity that began at the southern end of Keilir at the end of September. No dislocation has been observed on the surface as of this time, which might mean that magma is getting closer to the surface. There has been no lava flow at Fagradalsfjall since September 18th. Gas emissions are still being detected at the eruption site, but only in very small quantities.

The United States’ Center for Disease Control (CDC) has just designated Iceland Level 4, or Very High Risk, for travellers this week, due to the nation’s high COVID-19 rates. Level 4 is a designation reserved for nations with more than 500 cases per 100,000 residents in the past 28 days.

The Czech Republic, Hungary, and Guernsey were also listed as Level 4 at the same time. Belgium, The Netherlands, Singapore, Turkey, and the US Virgin Islands are among the 70 destinations around the world that the CDC has designated as Very High Risk at this time.

The CDC advises US residents not to travel to Iceland at this time. Americans who do choose to travel to Iceland are advised only to do so if vaccinated (as required by Iceland as well) and to follow local regulations on mask wearing and social distancing.

Sources: Iceland Monitor, Iceland Review.

On n’observe qu’un faible dégazage sur le site de Fagradalsfjall.