Les téphras du Kilauea (Hawaï) // Kilauea’s tephra (Hawaii)

Suite aux importantes retombées de téphras sur le sommet et les alentours du Kilauea lors de l’Épisode 41, et à l’évacuation des touristes hors de la zone affectée, l’Observatoire volcanologique d’Hawaï (HVO) a mis en ligne un nouvel outil permettant aux gens de partager leurs observations de manière plus systématique.
Baptisé « Des téphras tombent-ils ? » – Is tephra falling ?– cet outil a été emprunté à l’Observatoire volcanologique d’Alaska (AVO) en y apportant quelques modifications mineures pour tenir compte des conditions éruptives qui sont différentes à Hawaï.
À l’instar de l’outil de signalement des séismes « L’avez-vous ressenti ?» – Did you feel it ? – qui permet de cartographier les zones touchées par les secousses, « Des téphras tombent-ils ?» permet aux scientifiques de cartographier les zones affectées par les retombées des différents matériaux.
Le terme « téphra » désigne tout matériau projeté dans l’air par un volcan avant de se déposer au sol. La taille et la densité des téphras varient en fonction de leur vésicularité, c’est-à-dire de la quantité de bulles qu’ils contiennent. Il existe différents termes pour désigner les téphras. Cette classification permet aux scientifiques de cartographier les dépôts, comme ceux qui se forment lors des fontaines de lave du Kilauea. Les plus petites particules de téphra sont des cendres volcaniques ; elles mesurent moins de 2 millimètres. Les téphras de 2 à 64 millimètres sont appelés lapilli. Tout téphra de plus de 64 millimètres est appelé bombe ou bloc, selon qu’il s’agisse de lave récente ou de matériaux plus anciens. Les fontaines de lave donnent également naissance à un type particulier de téphra : de longs et fins filaments de verre volcanique appelés cheveux de Pélé, difficiles à classer par taille.

Source : USGS

L’outil en ligne utilisé en Alaska s’appelle « Is Ash Falling?» – Des cendres tombent-elles ? – car on observe essentiellement dans cet État des retombées de particules de la taille des cendres. En revanche, des téphras de la taille de bombes ont été observés dans les zones proches du sommet du Kilauea lors de l’Épisode 41, tandis que des particules de la taille des cendres sont retombées dans les secteurs plus éloignés. C’est pourquoi, à Hawaï, l’outil s’appelle « Is Tephra Falling? » (Des téphras tombent-ils ?). Les fragments de la taille des bombes qui sont tombés sur la zone sommitale étaient très légers et d’aspect mousseux car bien vacuolés.

Source: réseaux sociaux

Les différents types de téphras présentent un grand nombre de bulles car le dégazage de la lave contribue largement au processus de fontaines de lave. C’est ce qui, combiné à l’étroitesse des conduits des bouches éruptives nord et sud, permet la formation des hautes fontaines de lave. Comme aimait à le répéter le volcanologue français Haroun Tazieff, les gaz sont le moteur des éruptions.
La zone de retombée des téphras dépend de la dynamique des fontaines et des conditions de vent. Parmi les facteurs qui conditionnent la dynamique des fontaines, on peut citer la morphologie des deux bouches éruptives, la hauteur des fontaines et l’inclinaison des jets de lave. Les conditions de vent comprennent la vitesse et la direction du vent à différentes altitudes. À Hawaï, les alizés sont les vents dominants ; ils entraînent les panaches de gaz et de cendres vers l’ouest ou le sud-ouest. Ils étaient inexistants pendant l’Épisode 41, ce qui explique l’envahissement de la zone sommitale par les retombées de téphras.

Source : HVO.

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Following the intense fall of tephra on the summit and surroundings of Kilauea during Episode 41, with the evacuation of the affected area, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) has created a new online tool allows people to share their observations in a more systematic way.

Called “Is Tephra Falling?” the tool was borrowed from the Alaska Volcano Observatory, though the HVO made some small updates to reflect different volcanic conditions in Hawaii.

Like the “Did You Feel It?” earthquake reporting tool helps make maps of areas affected by shaking, “Is Tephra Falling?” helps scientists map areas affected by tephra fallout.

Tephra is a word that describes anything that erupted out of a volcano and traveled through the air before landing on the ground. Tephra can range in size and density related to the vesicularity, or bubble abundance.There are different names for certain size ranges, and special names for certain vesicularities. This characterization system helps scientist map deposits such as those being created during Kīlauea lava fountaining episodes. The smallest particles of tephra are volcanic ash; they are smaller than 2 millimeters. Tephra between 2 and 64 millimeters is called lapilli. Any tephra larger than 64 millimeters is called a bomb or block, depending on whether it is fresh lava or older material. Lava fountains also create a special type of tephra : long, thin strands of volcanic glass called Pele’s hair, which is difficult to classify by size. (see image above)

The online tool in Alaska is called “Is Ash Falling?” because communities there have mostly seen fallout of ash-sized particles. Up to bomb-size tephra fell in populated areas closer to Kīlauea’s summit during Episode 41, while ash-sized particles fell in communities farther away. That’s why in Hawaii the tool is called “Is Tephra Falling?” The bomb-sized pieces that fell on communities were very lightweight and frothy, and made up mostly of vesicles.

These types of tephra are full of bubbles because gas exsolving out of the lava is a large part of what is driving the lava fountaining process. This is what, in combination with the narrow conduits of the north and south vents, allows the tall lava fountains to form. Like late French volcanologist Haroun Tazieff liked to repeat, the gases are the motor of the eruptions.

Where the tephra lands depends on fountaining dynamics and wind conditions. Aspects of fountaining dynamics include whether both vents are fountaining, height of the fountains and whether the lava geysers are inclined. Wind condition aspects include wind speeds and directions at different levels in the atmosphere.In Hawaii, the trade winds are the prevailing winds; they carry plumes of gas and ash westward or southwestward. They were absent during Episode 41, which explains the tephra fallout that blanketed the summit area.

Source : HVO.

Dernières nouvelles du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) // Latest news of Piton de la Fournaise (Reunion Island)

Dans un communiqué diffusé le 7 février 2026, l’OVPF indique que depuis la fin de l’éruption du 20 janvier 2026, une activité sismique persiste sous le sommet du Piton de la Fournaise. Ainsi, le dans la seule journée du 6 février, 343 séismes volcano-tectoniques de très faible magnitude (inférieure à M1,0) ont été enregistrés, principalement lors d’un essaim entre 3 heures et 4 heures du matin (heure locale).

Histogramme représentant le nombre de séismes volcano-tectoniques superficiels(Source: OVPF)

Cet essaim sismique s’est accompagné de très faible déformation du sol, signe qu’une petite intrusion de magma a eu lieu. Toutefois, son intensité et sa distance de propagation étaient bien inférieures à celles du 5 décembre 2025 et du 1er janvier 2026.

Illustration de la déformation du volcan sur les 6 derniers mois. Les intrusions du 05/12/2025 et du 01/01/2026 sont représentées par des barres verticales vertes et l’éruption du 18 janvier 2026 par

un fond rouge). [Source: OVPF]

Selon l’Observatoire, « cette activité montre que le système d’alimentation du volcan reste sous pression. Ce processus de pressurisation du réservoir superficiel peut se poursuivre pendant plusieurs jours à plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant qu’une nouvelle injection de magma ne se produise vers la surface ; il peut également s’interrompre sans conduire, à brève échéance, à une éruption. »

Le Piton de la Fournaise reste en niveau d’alerte Vigilance. L’Enclos reste ouvert au public, avec toutefois certaines restrictions d’accès.

Photo: C. Grandpey

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 In an update issued on February 7, 2026, the OVPF indicated that seismic activity has persisted beneath the summit of Piton de la Fournaise since the end of the eruption on January 20, 2026. On February 6 alone, 343 volcano-tectonic earthquakes of very low magnitude (less than M1.0) were recorded, primarily during a swarm between 3:00 and 4:00 a.m. (local time).
This seismic swarm was accompanied by very slight ground deformation, indicating a small magma intrusion. However, its intensity and propagation distance were significantly lower than those of December 5, 2025, and January 1, 2026.

According to the Observatory, « this activity shows that the volcano’s magma supply system remains under pressure. This pressurization process of the shallow reservoir can continue for several days to several weeks, or even several months, before a new injection of magma occurs towards the surface; it can also cease without leading to an eruption in the short term. »

Piton de la Fournaise remains at the Vigilance alert level. The Enclos remains open to the public, although with some access restrictions.

Etna (Sicile) : la Faille de Tremestieri rappelle qu’elle est active // Mount Etna (Sicily) : The Tremestieri Fault reminds us that it is active

Une étude de l’INGV et de l’Université de Catane, publiée en juillet 2025, a analysé la structure profonde de l’Etna et le lien entre l’activité sismique et la remontée du magma, révélant de nouveaux détails sur la dynamique interne du volcan. En analysant plus de 15 000 séismes sur une période d’une vingtaine d’années, les chercheurs ont retracé les structures qui entraînent la déformation de la croûte et leur interaction avec les mouvements du magma. Lors des événements éruptifs, la pression exercée par le magma dans les couches de la croûte peut activer des failles même à des distances et des profondeurs considérables des cratères sommitaux.

On peut lire dans l’étude que la dynamique du flanc oriental de l’Etna, connu pour son glissement lent et régulier vers la mer Ionienne, est particulièrement intéressante. Les recherches montrent que ce mouvement n’est pas uniforme, mais se produit le long de structures diverses, déclenchées par une combinaison de failles anciennes, de pressions magmatiques et d’affaissements de surface.

Cette étude trouve sa confirmation avec la Faille de Tremestieri, qui traverse le flanc sud du volcan de Nicolosi à Tremestieri Etneo, et présente de nouveaux signes de « fluage asismique » expression qui fait référence au déplacement de surface, mesurable le long d’une faille en l’absence de séismes notables. Des mouvements de sol lents et constants, connus depuis des années par les scientifiques, se manifestent par de nouvelles fissures dans des zones densément peuplées. Ces mouvements, liés à l’interaction entre l’activité magmatique et la collision des plaques africaine et eurasienne, deviennent préoccupants lorsqu’ils affectent le tissu urbain, déformant rues, places et même réseaux d’alimentation en eau.

Des géologues de l’INGV ont mené une inspection à Tremestieri Etneo suite aux signalements des habitants. Les microséismes des 17 et 18 novembre 2025 ont suscité l’inquiétude. Neuf secousses ont été enregistrées, d’une magnitude comprise entre M1,5 et M2,5, localisées entre Pedara et Mascalucia. Les plus fortes ont été ressenties à Pedara, Mascalucia, Tremestieri Etneo, Sant’Agata li Battiati et Gravina di Catania ; elles ont fait trembler les maisons et réveillé plusieurs familles.

Source: INGV

Des relevés de terrain ont confirmé la réactivation du système de failles au cœur de Tremestieri. Sur la place du centre éducatif « Teresa di Calcutta », d’anciennes fissures se sont déplacées latéralement de 1,5 cm. Dans d’autres secteurs de la localité, un réseau de fissures étagées a déplacé le sol d’environ 1 cm, entraînant la rupture d’une canalisation d’eau, signe évident des contraintes sous-jacentes. La déformation sur la petite place de la Via Etnea est encore plus significative avec des affaissements verticaux allant jusqu’à 0,5 cm et horizontaux de 1 cm, accompagnés de compressions qui font onduler le revêtement. Plus en amont, le long de la route SP 3/II Tremestieri–Mascalucia, une autre fracture ancienne s’est réactivée, provoquant une nouvelle fuite d’eau et des mouvements d’extension d’environ 1 cm.
Les géologues expliquent que ce ne sont pas des événements inattendus, mais ils nous rappellent que même les failles silencieuses déforment le sol, affectant les bâtiments et les infrastructures. La déformation s’atténue progressivement en amont, où des irrégularités du plan de faille ralentissent le glissement.

Dans la conclusion du rapport des experts de l’INGV, on peut lire que pour les zones habitées de l’arrière-pays etnéen, le message est clair : « une surveillance continue et des évaluations sur le terrain sont indispensables à une planification urbaine éclairée et résiliente. Dans une région où volcanisme et tectonique sont intimement liés, chaque fissure devient un signal précieux pour atténuer les risques et prévenir des dommages plus importants. »

Source : La Sicilia, INGV.

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A study by the INGV and the University of Catania, published in July 2025, analyzed the deep structure of Mount Etna and the link between seismic activity and magma upwelling, revealing new details about the volcano’s internal dynamics. By analyzing more than 15,000 earthquakes over a period of about twenty years, the researchers traced the structures that cause crustal deformation and their interaction with magma movements. During eruptive events, the pressure exerted by magma in the crustal layers can activate faults even at considerable distances and depths from the summit craters.
The study notes that the dynamics of Mt Etna’s eastern flank, known for its slow and steady slide towards the Ionian Sea, is of particular interest. Research shows that this movement is not uniform, but occurs along various structures, triggered by a combination of ancient faults, magma pressures, and surface subsidence.
This study is confirmed by the Tremestieri Fault, which runs along the southern flank of the volcano, from Nicolosi to Tremestieri, and exhibits new signs of « aseismic creep, » a term that refers to surface displacement measurable along a fault in the absence of significant earthquakes. Slow, constant ground movements, known to scientists for years, are appearing as new fissures in densely populated areas. These movements, linked to the interaction between magmatic activity and the collision of the African and Eurasian plates, become a concern when they affect the urban fabric, deforming streets, squares, and even water supply networks.
INGV geologists conducted an inspection in Tremestieri Etneo following reports from residents. The micro-earthquakes of November 17 and 18, 2025, caused concern. Nine tremors were recorded, ranging in magnitude from M1.5 to M2.5, located between Pedara and Mascalucia. The strongest were felt in Pedara, Mascalucia, Tremestieri Etneo, Sant’Agata li Battiati, and Gravina di Catania; they shook houses and woke several families. Field surveys confirmed the reactivation of the fault system in the heart of Tremestieri. In the square of the “Teresa di Calcutta” educational center, old fissures had shifted laterally by 1.5 cm. In other parts of the town, a network of stepped cracks has displaced the ground by about 1 cm, causing a water pipe to burst—a clear sign of the underlying stresses. The deformation in the small square on Via Etnea is even more significant, with vertical subsidence of up to 0.5 cm and horizontal subsidence of 1 cm, accompanied by compression that is causing the pavement to undulate. Further upslope, along the SP 3/II Tremestieri–Mascalucia road, another old fracture has reactivated, causing a new water leak and extensional movements of about 1 cm. Geologists explain that these are not unexpected events, but they remind us that even silent faults deform the ground, affecting buildings and infrastructure. The deformation gradually diminishes upstream, where irregularities in the fault plane slow the sliding.

The conclusion of the INGV experts’ report states that for inhabited areas of the Etna hinterland, the message is clear: « Continuous monitoring and on-the-ground assessments are essential for well-informed and resilient urban planning. In a region where volcanism and tectonics are closely linked, every fissure becomes a valuable signal for mitigating risks and preventing more significant damage. »
Source: La Sicilia, INGV.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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À Hawaï, on attend le 42ème épisode éruptif du Kilauea. Selon les derniers bulletins du HVO, il devrait se produire entre le 11 et le 16 février 2026.

Le 41ème épisode éruptif a été particulièrement puissant (image webcam)

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Au Pérou, l’IGP indique que des explosions sont toujours enregistrées sur le Sabancaya. Elles génèrent des panaches de cendres qui montent jusqu’à 3400 mètres au-dessus du sommet. La couleur di niveau d’alerte reste Orange.

Crédit photo: IGP

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Au Kamtchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour le Sheveluch et le Krasheninnikov.

Le KVERT précise que l’éruption explosive-extrusive du Sheveluch se poursuit. Une séquence d’explosions a débuté le 29 janvier, avec des panaches de cendres s’élevant à 11 km d’altitude le 2 février 2026. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge. Quelques heures plus tard, des explosions ont généré des panaches de cendres s’élevant à 7,5 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne a alors été ramenée à l’Orange. Une explosion survenue le 3 février a généré un nuage de cendres atteignant 11,5 km d’altitude. L’alerte aérienne est à nouveau passée au Rouge, avant d’être ramenée à l’Orange quelques heures plus tard. Cette activité est susceptible de perturber le trafic aérien international et à basse altitude.

Crédit photo: KVERT

L’activité effusive se poursuit sur le Krasheninnikov avec des coulées de lave sur les pentes orientales du cône nord du volcan.

Crédit photo: KVERT

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Aux Philippines, l’éruption effusive du Mayon se poursuit, avec des coulées de lave, des coulées pyroclastiques et des éboulements. Le 1er février 2026, les coulées de lave atteignaient environ 3,7 kilomètres dans la ravine de Basud (est), 1,6 kilomètre dans celle de Bonga (sud-est) et 1,3 kilomètre dans celle de Mi-isi (sud). Une lueur intense est également visible à l’œil nu au niveau du cratère. Des articles de presse indiquent que des retombées de cendres ont été observées le 2 février 2026 dans au moins cinq villages. Les cendres, accompagnées de pluie, ont réduit la visibilité sur les routes et affecté les terres agricoles.

Le Mayon demeure en alerte de niveau 3. Le Phivolcs rappelle au public que l’accès à la zone de danger permanent de six kilomètres est strictement interdit.

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En Islande, à force de nous dire qu’une éruption va se produire le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur, elle va bien finir par arriver!

D’après les calculs de modélisation du Met Office, près de 21 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés sous Svartsengi depuis la dernière éruption de juillet 2025. Depuis le début de la série éruptive en décembre 2023, la quantité de magma sous Svartsengi n’a été supérieure qu’une seule fois à ce qu’elle est maintenant, à savoir 22,6 millions de mètres cubes.
Depuis décembre 2023, on a dénombré neuf éruptions, et la période de calme actuelle est la plus longue observée depuis le début de cette série éruptive. Le 3 février 2026, date de publication du rapport du Met Office, 183 jours s’étaient écoulés depuis la fin de la dernière éruption, le 5 août 2025.
On peut lire dans le rapport : « Alors que l’accumulation de magma se poursuit et que la pression au sein du système augmente, le scénario le plus probable dans les semaines à venir est une intrusion magmatique entre Svartsengi et la chaîne de cratères de Sundhnúkur, qui pourrait aboutir à une éruption. Si une éruption se produit, elle sera très probablement semblable aux éruptions précédentes survenues le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur.» Aucun signe d’accumulation de magma n’est observé ailleurs sur la péninsule de Reykjanes.

Source: Met Office

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L’Agence météorologique japonaise (JMA) a relevé le niveau d’alerte du Yakedake à 2 (sur une échelle de 1 à 5) le 25 janvier 2026 en raison d’une déformation de l’édifice volcanique et une hausse de la sismicité. Une inflation près du sommet a été détectée par les données GNSS et le nombre de petits séismes volcaniques dont les épicentres se situaient à proximité du sommet a commencé à augmenter le matin du 25 janvier. Les sismomètres ont enregistré 75 séismes volcaniques le 25 janvier, 37 le 26 janvier et 22 le 27 janvier. Aucun tremor volcanique n’a été détecté. La population est invitée à la prudence dans un rayon d’un kilomètre autour du cratère.

Crédit photo: GVN

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L’activité éruptive se poursuit sur le Lewotolok (Indonésie). Des panaches de vapeur et de gaz s’élèvent encore parfois jusqu’à 50 à 100 mètres au-dessus du sommet. Le PVMBG explique que les autres jours, aucune émission n’a été constatée ou n’a pas été observée visuellement. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de se tenir à au moins 3 km du sommet.

Source : PVMBG.

Crédit photo: Wikipedia

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some information about eruptive activity in the worls, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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In Hawaii, Kilauea‘s 42nd eruptive episode is expected between February 11 and 16, 2026, accorfing to the HVO forecast.

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In Peru, the IGP reports that explosions are still being recorded at Sabancaya. These are generating ash plumes that rise up to 3,400 meters above the summit. The alert level remains at Orange.

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In Kamchatka, the aviation color code remains at Orange for Sheveluch and Krasheninnikov.
KVERT specifies that the explosive-extrusive eruption of Sheveluch continues. An explosive period that began on 29 January produced ash plumes that rose 11 km a.s.l. on 2 February 2026; the ash plume drifted as far as 50 km NNE. The Aviation Color Code was raised to Red. Explosions a few hours later produced ash plumes that rose 7.5 km a.s.l. The Aviation Color Code was lowered to Orange. An explosion on 3 February generated an ash cloud that rose to 11.5 km a.s.l. The Aviation Color Code was again raised to Red, but then lowered back to Orange a few hours later. This activity may disrupt international and low-altitude air traffic.
Effusive activity continues at Krasheninnikov with lava flows on the eastern slopes of the volcano’s northern cone.

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In the Philippines, Mayon Volcano’s effusive eruption continues, with the generation of incandescent lava flows, pyroclastic flows and rockfalls. As of Feb.ruary 1, 2026, lava flows reached approximately 3.7 kilometers in Basud (east) gully, 1.6 kilometers in Bonga (southeast), and 1.3 kilometers in Mi-isi (south). A fair crater glow is also visible to the naked eye. According to a news report ashfall was reported on 2 February 2026 in at least five villages. Ash fell with rain causing reduced road visibility and affecting local farmlands.

Mayon remains under Alert Level 3. Phivolcs reminded the public that entry into the six-kilometer permanent danger zone is strictly prohibited.

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In Iceland, if they keep telling us that an eruption is going to happen along the Sundhnúkur crater row, it’s bound to happen some day!

According to the Met Office’s modeling calculations, just under 21 million cubic meters of magma have now accumulated beneath Svartsengi since the most recent eruption in July 2025. Only once since the eruptive episode began there in December 2023 has the amount of magma beneath Svartsengi been greater than it is now, namely 22.6 million cubic meters.

Since December 2023, there have been nine eruptions, and the current pause in activity is the longest since the eruption sequence began. On February 3rd, 2026), when the Met Office’s report was issued, 183 days had passed since the last eruption ended on August 5th, 2025.

One can read in the report : “As magma accumulation continues and pressure within the system increases, the most likely scenario in the coming weeks is a magma intrusion from Svartsengi toward the Sundhnúkur crater row, which could culminate in an eruption. If an eruption occurs, it is most likely to be similar in character to previous events along the Sundhnúkur crater row.” No signs of magma accumulation have been observed elsewhere on the Reykjanes Peninsula.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) raised the alert level for Yakedake to 2 (on a scale of 1-5) on 25 January 2026 because of increased deformation and seismicity. Inflation near the summit was detected in GNSS data and the number of small volcanic earthquakes with epicenters near the summit began increasing in morning of that same day. The seismic network recorded a preliminary total of 75 volcanic earthquakes on 25 January, 37 on 26 January, and 22 on 27 January. No volcanic tremors were recorded. The public has been asked to be cautious within 1 km of the crater.

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Eruptive activity continues at Lewotolok (Indonesia). Steam ad gas plumesstill rise as high as 50-100 meters some days above the summit. PVMBG explains that emissions either did not occur or were not visually observed on the other days. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay at least 3 km away from the summit.

Source : PVMBG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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