Bulusan (Philippines)

drapeau francaisLe Bulusan reste très actif, avec deux explosions phréatiques observées mercredi dernier. De nouveaux signes d’activité ont également été enregistrés jeudi et vendredi. Samedi, un petit nuage de cendre, peut-être généré par une coulée pyroclastique, a été observé sur la partie supérieure du versant nord-ouest, en partie dissimulé par la couverture nuageuse.
La cendre du Bulusan est retombée sur plusieurs localités proches du volcan vendredi et samedi, affectant quelque 34 000 habitants.
Il est rappelé au public de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanent de quatre kilomètres autour du Bulusan dont le niveau d’alerte est maintenu à 1.
Source: Philvocs.

 —————————————————-

drapeau anglaisActivity continues at Bulusan volcano. Two phreatic explosions were observed last Wednesday. Signs of volcanic activity were also noted Thursday and Friday. On Saturday, a low-level ash cloud, possibly from a short pyroclastic flow, was generated over the northwest upper slopes, but cloud cover partially obscured the observations.
Ash from Bulusan fell on several areas in nearby towns on Friday and Saturday, affecting some 34,000 residents.
The public is reminded not to venture into the four-kilometre permanent danger zone. The alert level is kept at 1.
Source: PHILVOCS.

Nouvelle carte d’évacuation du Mont Fuji (Japon) // New evacuation map for Mt Fuji (Japan)

drapeau francaisSuite à l’augmentation de l’activité volcanique sur plusieurs sites touristiques très fréquentés au Japon, en particulier le Mont Hakone, et l’éruption meurtrière au Mont Ontake, une nouvelle carte d’évacuation a été diffusée dans l’éventualité d’une éruption du Mont Fuji.
La période d’ascension du volcan commence le mois prochain et dure jusqu’à la mi-septembre. Les autorités locales ont mis en ligne une carte montrant les itinéraires d’évacuation pour les randonneurs et les simples touristes. Elle a été réalisée en fonction de quatre scénarios éruptifs basés sur l’emplacement des bouches potentiellement actives et la trajectoire que pourrait emprunter la lave. Les modèles s’appuient sur les éruptions connues qui ont eu lieu il y a 1000 ans et auparavant. Les autorités ont également organisé un exercice de simulation de catastrophe destiné aux entreprises touristiques locales et aux services d’urgence.
Le Mont Fuji attire environ 300 000 randonneurs chaque année et il est considéré comme un volcan actif. Il est toutefois difficile de prévoir une éruption avec précision car ce volcan, qui culmine à 3776 mètres, présente plusieurs bouches potentiellement actives.
Source: The Japan Times.

 —————————————————

drapeau anglaisIn the wake of increased volcanic activity at some popular tourist spots across Japan, especially Mount Hakone, and the deadly eruption at Mt Ontake, a new evacuation map has been released in the event of an eruption of Mount Fuji.

The climbing season for the volcano begins next month and runs through mid-September. Local authorities have posted an evacuation route map online for climbers and tourists that outlines four scenarios for how the mountain might blow. They are based on the vent’s location and the reach of lava. The models are based on known eruptions that took place 1,000 years ago and earlier. Authorities also held a disaster drill for local tourism businesses and the emergency services.

Mount Fuji draws roughly 300,000 climbers a year and is designated as an active volcano. However, it is difficult to predict how it might erupt as the 3,776-meter mountain has a number of possible vents.

Source : The Japan Times.

Fuji-blog

Crédit photo:  Wikipedia.

Volcanisme actif très probable sur Vénus // Very likely active volcanism on Venus

drapeau francaisDans une note publiée le 22 mars 2014 et intitulée «Des volcans actifs sur Vénus? », j’écrivais que les images fournies par la sonde Venus Express lancée par l’Agence Spatiale Européenne (ESA) montraient que les éruptions volcaniques ne faisaient peut-être pas uniquement partie du passé sur cette planète qui est la plus proche de la Terre. En effet, des scientifiques avaient découvert quatre points lumineux éphémères dans une zone de rift relativement jeune connue sous le nom de Ganiki Chasma.
Aujourd’hui, une équipe internationale de scientifiques (deux Allemands et trois Russes) a trouvé des preuves quasi certaines que Vénus est volcaniquement active. Leurs recherches sont publiées en ligne dans les Geophysical Research Letters.
http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/2015GL064088/full

Comme je l’ai écrit plus haut, en examinant les données fournies par la mission Venus Express, les scientifiques avaient détecté des pics de température éphémères en plusieurs endroits de la surface de la planète. Ces points chauds, qui donnaient l’impression de s’allumer et s’éteindre sur un laps de temps de quelques jours, semblent aujourd’hui être générés par des coulées de lave actives.
Les points chauds qui apparaissent dans l’imagerie thermique de Venus Express montrent des pics de température de plusieurs centaines de degrés dans des secteurs allant d’un kilomètre carré à plus de 200. Les points chauds sont concentrés dans la grande zone de rift de Ganiki Chasma.

Les chercheurs russes avaient déjà cartographié la région lorsqu’ils avaient réalisé une carte globale de Vénus suite aux missions soviétiques Venera dans les années 1980 et la mission américaine Magellan dans les années 1990. Le travail de cartographie avait alors montré que Ganiki Chasma était très jeune, géologiquement parlant, mais les scientifiques ne savaient pas si la région s’était formée hier ou il y a un milliard d’années. Les récentes anomalies thermiques détectées par Venus Express correspondent exactement aux endroits où ils avaient cartographié ces dépôts relativement jeunes et en avaient déduit une possible activité en cours.
Les dernières conclusions de l’étude correspondent à d’autres données qui avaient révélé la probabilité d’une activité volcanique très récente. En 2010, l’imagerie infrarouge de plusieurs volcans semblait montrer des coulées de lave vieilles de quelques milliers ou quelques millions d’années. Quelques années plus tard, les scientifiques ont signalé des pics de SO2 éphémères dans la haute atmosphère de Vénus, autre signal potentiel de volcanisme actif.
L’observation des points chauds par Venus Express, qui s’ajoute à la cartographie géologique des missions Venera et Magellan, confirme la très forte probabilité d’un volcanisme actif sur Vénus. Cette découverte souligne l’importance de la collaboration internationale dans l’exploration de notre système solaire et la compréhension de son évolution.
Source : ESA

———————————————-

drapeau anglaisIn a note published on Mars 22nd 2014 and entitled “Active volcanoes on Venus?”, I wrote that images provided by ESA’s Venus Express orbiter were showing that volcanic eruptions may not just be a thing from the past on the Earth’s nearest neighbour. Scientists had discovered four transient bright spots in a relatively young rift zone known as Ganiki Chasma.

Today, an international team of scientists (two Germans and three Russians) has found some of the best evidence yet that Venus is volcanically active. Their research is published online in Geophysical Research Letters.

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/2015GL064088/full

As I put it above, in scrutinizing data provided by ESA’s Venus Express mission, the scientists had found transient spikes in temperature at several spots on the planet’s surface. The hotspots, which were found to flash and fade over the course of just a few days, appear to be generated by active flows of lava on the surface.

The hotspots turned up in thermal imaging taken by Venus Express. The data showed spikes in temperature of several hundred degrees in spots ranging in size from one square kilometre to over 200 kilometres. The spots were clustered in a large rift zone called Ganiki Chasma. The Russian researchers had previously mapped the region as part of a global geologic map of Venus generated from the Soviet Venera missions in the 1980s and U.S. Magellan mission in the 1990s. The mapping work had shown that Ganiki Chasma was quite young, geologically speaking, but the scientists didn’t know if it formed yesterday or was a billion years old. The recent active anomalies detected by Venus Express fall exactly where they had mapped these relatively young deposits and suggest ongoing activity.

The latest finding is consistent with other data that had revealed probable very recent volcanic activity. In 2010, infrared imaging from several volcanoes seemed to indicate lava flows from thousands to a few million years old. A few years later, scientists reported transient spikes in SO2 in Venus’ upper atmosphere, another potential signal of active volcanism.

The observation of hotspots by Venus Express, combined with the geologic mapping from Venera and Magellan, make a strong case for a volcanically active Venus. This discovery   underscores the importance of international collaboration in exploring our solar system and understanding how it evolves. »

Source: ESA.

Venus

drapeau francaisCette carte de la surface de Vénus a été créée à partir de l’observation de plus de dix années d’images radar de la planète. Les données fournies par la sonde Magellan de la NASA entre 1990 et 1994 forment la base de l’image, avec des lacunes compensées par l’Observatoire d’Arecibo du Porto Rico. L’image a été colorisée pour montrer le relief en utilisant les informations recueillies par l’altimètre radar de la sonde Magellan, avec des données supplémentaires fournies par la sonde soviétique Venera et les missions Pioneer Venus de la NASA.

drapeau anglaisThis map of the surface of Venus was created from observations accumulated during more than a decade of radar imaging of the planet. Observations made by NASA’s Magellan spacecraft between 1990 and 1994 form the base of the image, with gaps in the data filled in by the Arecibo Observatory in Puerto Rico. The image is colour-coded to show elevation, using information gathered by the Magellan radar altimeter, with additional data provided by the Soviet Venera spacecraft and NASA’s Pioneer Venus missions.

Volcans du Guatemala

drapeau francaisDans un bulletin spécial émis le 17 juin, l’INSIVUMEH indique qu’au vu de la sismicité l’activité du Pacaya pourrait évoluer dans les court terme. Il se pourrait que l’on assiste prochainement à un développement d’une activité strombolienne et de coulées de lave. Au niveau du cratère, des épisodes de dégazage font entendre des rugissements comme ceux des moteurs d’un avion à réaction, audibles à 3 km de distance. Il se pourrait aussi qu’une incandescence apparaisse à l’intérieur du cratère.

L’activité du Fuego reste soutenue. Le 12 juin, les stations sismiques ont enregistré un lahar de 25 mètres de large et de 2-3 mètres d’épaisseur dans la ravine de la Trinité ; il emportait des blocs jusqu’à 2 mètres de diamètre. Des explosions accompagnées de panaches de cendre secouent toujours le cratère, avec des projections incandescentes, des ondes de choc et des retombées de cendre sur des localités comme La Soledad, Acatenango et Sacatepéquez.

L’activité du Santiaguito est relativement faible en ce moment, avec quelques explosions quotidiennes qui génèrent des panaches de vapeur et de cendre accompagnés de quelques retombées autour du volcan.

 ———————————————–

drapeau anglais In a special bulletin released on June 17th, INSIVUMEH indicates that judging from seismicity on Pacaya volcano, activity might soon show an evolution. One might see strombolian activity and lava flows. At the crater, degassing episodes are roaring like the engines of a jet plane, audible 3 km away. There might also be some glow inside the crater.

Activity remains high at Fuego volcano. On June 12th, the seismic stations recorded a lahar 25 meters wide and 2-3 meters thick in the Trinity drainage; it carried blocks up to 2 metres in diameter. Explosions accompanied by ash plumes are still shaking the crater with incandescent projections, shock waves and ashfall on communities like La Soledad, Acatenango and Sacatepequez.

Guatemala

On peut voir sur cette image satellite enregistrée en février 2015 plusieurs volcans guatémaltèques: A gauche le Fuego avec une vignette montrant une image thermique de la trace laissée par une coulée pyroclastique. Juste au nord du Fuego, on peut voir l’Acatenango. Au milieu de la photo se dresse le volcan Agua. A droite, plus à l’est, on aperçoit le Pacaya. (Crédit photo (NASA).

Activity at Santiaguito volcano is relatively low at the moment, with some daily explosions that generate steam and ash plumes accompanied by some ashfall around the volcano.