Auckland (Nouvelle Zélande) et le risque volcanique // Auckland (New Zealand) and the volcanic risk

drapeau francaisAvec plus de 1,5 million d’habitants, Auckland est la plus grande ville de Nouvelle-Zélande. Lorsque les Maoris se sont installés dans la région vers 1350, attirés par les terres fertiles, ils ne savaient pas qu’ils se trouvaient à l’intérieur d’une zone volcanique potentiellement active. Rangitoto Island est le plus jeune volcan de la région d’Auckland. En 2013, des études ont montré que Rangitoto avait été beaucoup plus actif dans le passé qu’on ne le pensait précédemment. Le volcan a probablement connu une période éruptive pendant un millier d’années avant les dernières éruptions qui ont eu lieu il y a environ 550 ans.
De nouveaux modèles viennent de révéler la menace que ferait peser une activité volcanique explosive à Auckland. Les quartiers de Three Kings et Mangere seraient probablement parmi les plus exposés.
Les cartes récemment publiées montrent quels secteurs sont les plus à risque d’éruptions phréatiques ou phréato-magmatiques. (voir la carte ci-dessous). Les scientifiques ont montré que plus des trois quarts des 52 volcans présents dans le vaste champ volcanique d’Auckland portent les signes d’une telle activité.
Pour établir les zones de danger, les chercheurs néo-zélandais se sont appuyés sur la combinaison de données géologiques et des résultats de recherches antérieures. Plusieurs sources d’informations ont été mises en commun en utilisant le Systèmes d’Information Géographique, ou SIG, qui leur a permis d’évaluer de 1 à 10 le risque éruptif dans les différentes zones concernées. Ainsi, des quartiers comme Three Kings et Mangere sont plus exposés à l’activité volcanique explosive que d’autres comme les zones de collines de North Shore.
Les nouveaux modèles montrent comment des lignes de failles – dans lesquelles l’eau pourrait s’infiltrer dans des roches poreuses – représentent des foyers potentiels pour de violentes éruptions.
Les scientifiques admettent qu’« il est difficile de prévoir où aura lieu la prochaine éruption. Malgré tout, en créant un modèle basé sur un grand nombre d’informations facilement disponibles, on peut prévoir quel type d’éruption pourrait avoir lieu à Auckland et quel serait son impact sur la ville. »
L’étape suivante a consisté à recueillir des informations sur les objets urbains tels que les bâtiments et les infrastructures et à les ajouter au modèle. La conclusion est que l’impact d’une éruption volcanique à Auckland pourrait être catastrophique. Dans le pire des cas, une éruption près du Central Business District pourrait entraîner une réduction de 47% du produit intérieur brut.
Les responsables de la Protection Civile font remarquer que les signes annonciateurs d’une éruption laisseraient probablement suffisamment de temps pour une évacuation à grande échelle de la population d’Auckland.

Source : New Zealand Herald.

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drapeau anglaisWith more than 1,500,000 inhabitants, Auckland is the largest city of New Zealand. When the Maoris first settled in the area around 1350, lured by the fertile lands, they did not know they were in a potentially active volcanic area. Rangitoto Island is the youngest volcano in the Auckland area.  In 2013, scientists said new studies showed Rangitoto had been much more active in the past than previously thought, suggesting it had been active on and off for around 1000 years before the final eruptions around 550 years ago.

New models have laid bare the threat explosive volcanic activity poses to Auckland, with Three Kings and Mangere among the suburbs most vulnerable to devastating, high-powered blasts (see map below).

Recently published maps show which areas are more at risk from phreatic or phreato-magmatic eruptions. Scientists have shown how more than three quarters of the 52 volcanoes in the vast Auckland Volcanic Field bear ancient evidence of such activity.

To expose potential future danger spots, NZ researchers drew upon a combination of geological data and previous research. Multiple layers of information were combined using a technique called Geographic Information Systems, or GIS, which ultimately allowed them to score susceptibility in different areas from one to 10.

Suburbs including Three Kings and Mangere had a higher chance of explosive volcanic activity than other areas like the elevated areas of North Shore.

The new models show how fault lines – in which more water could flow amid porous rock – were hot spots for violent eruptions.

However, the scientists admit that « forecasting where the next eruption is going to occur is challenging. But by creating a model based on many different types of information readily available, it allows to predict how a potential future volcano in Auckland might erupt and how big an area it would impact. »

The next step was to gather information about the urban objects like buildings and infrastructure and add these to the model. The conclusion is that the impact of a volcanic eruption in Auckland could be catastrophic. A worst-case eruption near the Central Business District could cause a 47% reduction in gross domestic product.

Civil Defence planners say warning signals would likely provide more than enough time for mass evacuation.

Source :  New Zealand Herald.

Auckland-blog

Source:  Massey University.

Construction du TMT sur le Mauna Kea (Hawaii): ça bloque toujours!

drapeau francaisUne nouvelle tentative de redémarrage de la construction du Thirty Meter Telescope(TMT) a échoué mercredi, après que les autorités hawaiiennes qui escortaient les véhicules des ouvriers se soient retrouvées face à des manifestants qui bloquaient la route d’accès au sommet du Mauna Kea. Des agents du Département des Ressources Naturelles (DLNR) et les ouvriers du TMT ont rebroussé chemin, affirmant que leur sécurité n’était pas assurée car la route était barrée par des rochers. Leur retrait faisait suit à plusieurs heures d’affrontements avec les autochtones, avec l’arrestation de 11 hommes et femmes, y compris plusieurs organisateurs. Les manifestants ont déclaré que le TMT profanerait une terre sacrée.
Le conseil d’administration du TMT a annoncé le 20 juin que la construction allait reprendre, un mois après que le gouverneur de l’Etat d’Hawaï ait annoncé une proposition de compromis qui inclurait l’accélération de la suppression d’un quart des 13 télescopes déjà présents sur le Mauna Kea, tout en permettant la construction du TMT. Avec les autorisations acquises après plus de sept ans de consultations publiques, le gouverneur a reconnu que l’équipe du TMT avait le droit de commencer la construction du télescope, mais les groupes hawaiiens contre le projet avait affirmé que le compromis ne répondait pas à leurs préoccupations .
Aucun travail n’a été fait sur le site depuis que la construction du TMT a été interrompue en avril, après l’arrestation de 31 manifestants.
Source: journaux hawaïens

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drapeau anglaisAn attempt to restart construction of the Thirty Meter Telescope (TMT) was blocked on Wednesday, after state authorities escorting construction vehicles clashed with protesters blockading the road to the summit of Mauna Kea volcano. Officers from Hawaii’s Department of Land and Natural Resources (DLNR), and construction workers for the TMT turned back from the summit, citing concerns for public safety after finding the road blocked by boulders.The withdrawal followed several hours of clashes with Native Hawaiian protesters blockading the road, culminating in the arrests of 11 men and women, including several protest organizers. The protestors have said the TMT would desecrate sacred land.
The TMT’s governing board announced on June 20th that construction would resume, a month after Hawaii’s governor announced a proposed compromise that would include accelerating the removal of a quarter of the 13 telescopes already on Mauna Kea, while allowing construction of the TMT to proceed. With all of its approvals and permits in place after more than seven years of public review, the governor acknowledged that the TMT team has the legal right to proceed with construction but the Hawaiian groups protesting the project had previously said the compromise would not address their concerns.
No work has been done at the site since construction was put on hold in April, following the arrest of 31 protesters.
Source: Hawaiian newspapers.

Cleveland & Shishaldin (Iles Aléoutiennes / Alaska)

drapeau francaisDeux volcans des Aléoutiennes sont maintenant sous haute surveillance suite à une hausse récente de leur activité.
Comme je l’ai écrit précédemment, les images satellites ont révélé une hause de température au niveau du cratère du Cleveland. Certaines images laissent penser qu’il y a une extrusion de lave dans le cratère avec formation d’un nouveau dôme. L’AVO a élévé le niveau d’alerte à « Vigilance » et la couleur de l’alerte aérienne est désormais Jaune.

Un scénario identique affecte maintenant le Shishaldin. L’AVO a détecté une hause de la température sur les images satellites et il se peut que de la lave soit en train de s’accumuler au fond du cratère. Le Shishaldin est le volvan le plus aut des Aléoutiennes avec plus de 2700 mètre au-dessus du niveau de la mer. Le niveau d’alerte volcanique est là aussi à « Vigilance » et l’alerte aérienne est Orange car le volcan émet parfois de petits panaches de cendre.
Malgré cette hausse d’activité des deux volcans, l’AVO ne prévoit pas d’éruption majeure des volcans de la chaîne des Aléoutiennes.

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drapeau anglaisTwo volcanoes are now under Watch in the Aleutians because of recent renewed signs of activity.
As I put it before, satellite imagery shows elevated surface temperatures in the summit crater at Cleveland Volcano. Some of the images suggest that new lava has been extruded forming a small lava dome in the volcano summit crater. AVO has raised the alert level for Cleveland to ‘advisory.’  The aviation colour code has also been set to Yellow.

A similar scenario is occurring at Mt. Shishaldin. AVO has recorded increased temperatures in satellite imagery and there may be active magma pooling deep inside the summit crater. Shishaldin is the tallest volcano in the Aleutians, towering more than 2,700 metres above sea level. The alert level has been set to ‘watch.’ The aviation colour code is Orange as the volcano occasionally emits small amounts of ash.
Despite the recent increase in activity, AVO says there is no indication of any major eruption from any of the volcanic centres throughout the Aleutian Chain.

Le lac de lave de Io (lune de Jupiter)

drapeau francaisIo, celle des quatre lunes de Jupiter la plus proche de la planète, est à peine plus grande que notre Lune mais c’est le corps céleste le plus actif su système solaire d’un point de vue géologique. Des centaines de zones volcaniques parsèment sa surface qui est essentiellement couverte de soufre et de dioxyde de soufre.
La plus grande de ces zones volcaniques, baptisée Loki (en référence au dieu nordique souvent associé au feu et au chaos), est une patère (autrement dit une dépression volcanique) dans laquelle la croûte de lave plus dense qui surmonte un lac de lave s’enfonce épisodiquement dans le lac, ce qui provoque une élévation de l’émission thermique régulièrement observée depuis la Terre.

Loki, avec un diamètre de seulement 200 km et située à au moins 600 millions de kilomètres de la Terre, était, jusqu’à récemment, trop petite pour être observée en détail avec un télescope optique / infrarouge au sol.
Avec ses deux miroirs de 8,4 mètres de diamètre fixés à 6 mètres de distance l’un de l’autre sur la même monture, le Large Binocular Telescope (LBT), en combinant la lumière par interférométrie, fournit des images d’un même niveau de détail qu’un télescope avec un miroir de 22,80 m. (Rappelons que le Thirty Meter Telescope (TMT) est encore à l’état de projet sur le Mauna Kea à Hawaii et doit faire face à une forte opposition de la part des Hawaiiens de souche). Grâce à l’Interféromètre du Large Binocular Telescope Interferometer (LBTI), une équipe internationale de chercheurs a été en mesure d’observer la Loki Patera, avec des détails encore jamais perçus depuis la Terre. Leur étude est publiée dans The Astronomical Journal.
Vous trouverez plus de détails techniques en cliquant sur ce lien:
http://www.lbto.org/loki-fizeau-2015.html

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drapeau anglaisIo, the innermost of the four moons of Jupiter, is only slightly bigger than our own Moon but is the most geologically active body in our solar system. Hundreds of volcanic areas dot its surface, which is mostly covered with sulphur and sulphur dioxide.

The largest of these volcanic features, named Loki (after the Norse god often associated with fire and chaos), is a patera (i.e. a volcanic depression) in which the denser lava crust solidifying on top of a lava lake episodically sinks in the lake, yielding a rise in the thermal emission which has been regularly observed from Earth.

Loki, only 200 km in diameter and at least 600 million kilometres from Earth, was, up to recently, too small to be looked at in detail from any ground based optical/infrared telescope.

With its two 8.4-metre mirrors set on the same mount 6 metres apart, the Large Binocular Telescope (LBT), by combining the light through interferometry, provides images at the same level of detail a 22.8 m telescope would reach. Thanks to the Large Binocular Telescope Interferometer (LBTI), an international team of researchers was able to look at Loki Patera, revealing details as never before seen from Earth; their study is published today in the Astronomical Journal.

More technical details by clicking on this link:

http://www.lbto.org/loki-fizeau-2015.html

Io-Loki

Image de la Loki Patera (en orange) prise par le LBT. Elle a été posée sur une image de la dépression volcanique prise par la sonde Voyager. L’émission de lave (de couleur orange) s’étale dans le sens nord-sud; elle se situe principalement dans les coins sud du lac.  (Credit: LBTO-NASA)