L’éruption mystère des Champs Phlégréens (Italie) // The mystery eruption of the Phlegrean Fields (Italy)

Les Campi Flegrei – Champs Phlégréens en français – sont considérés comme l’un des volcans les plus dangereux sur Terre, d’autant plus qu’il se situe à la périphérie de Naples, dans une région densément peuplée. Les Champs Phlégréens forment une vaste caldeira de 13 km de large au sein de laquelle on trouve de nombreux anneaux de tuf phréatique et des cônes pyroclastiques. La région est bien connue pour ses épisodes bradysismiques qui se caractérisent par des soulèvements et des affaissements du sol. On peut parfaitement voir les signes de ce phénomène sur les colonnes du temple de Sérapis à Pouzzoles. La dernière éruption des Champs Phlégréens a eu lieu en 1528.
Dans une récente étude publiée dans la revue Geology, des chercheurs de l’Université d’Oxford ont fait remonter aux Champs Phlégréens une éruption préhistorique de grande envergure qui avait recouvert de cendre la Méditerranée il y a 29 000 ans. Ce qui est intéressant, c’est que les recherches ont réduit considérablement l’intervalle de temps qui sépare les éruptions de ce volcan.
L’étude britannique situe le moment de cette éruption majeure entre deux éruptions bien connues des Champs Phlégréens, il y a 15 000 et 40 000 ans. Depuis la fin des années 1970, les scientifiques ont identifié une couche de cendre volcanique préhistorique dans des carottes de sédiments extraites de sites couvrant une superficie de 150 000 km2 en Méditerranée centrale. Cette couche de cendre indique clairement qu’une grande éruption volcanique a eu lieu. Bien que la région soit bien connue pour ses nombreux volcans actifs, tels que le Vésuve, les scientifiques n’avaient encore pas réussi à faire correspondre cette couche de cendre plus ancienne et plus étendue à un volcan ou une éruption spécifique.
Les chercheurs de l’Université d’Oxford ont identifié un dépôt de matériaux  riche en cendre dans la ville de Naples, produit par les Champs Phlégréens, et dont la composition chimique correspond à la couche de cendre préhistorique identifiée dans la région méditerranéenne.
Les scientifiques ont éprouvé des difficultés pour attribuer de manière irréfutable ces retombées de cendre aux Champs Phlégréens car il y existait peu de preuves d’une importante éruption à proximité du volcan. Cela est dû en partie au fait qu’une puissante éruption plus récente avait enseveli la région de Naples sous une épaisse couche de cendre qui dissimulait en grande partie les preuves de cet événement plus ancien. En établissant un lien entre l’épaisseur des dépôts de cendre trouvés à Naples et ceux conservés dans des carottes de sédiments prélevées en Méditerranée centrale, il a été possible d’apporter des preuves sur l’envergure de cette éruption majeure.
L’étude montre l’importance de prendre en compte les retombées de cendre retombées à une grande distance du volcan lorsque l’on essaye de retrouver le moment et l’ampleur des éruptions explosives du passé.
Source: Université d’Oxford, The Watchers.

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The Campi Flegrei – or Phlegrean Fields – are considered as one of the most dangerous volcanoes in the world, all the more as they are located on the outskirts of Naples, in a densely populated area. The Phlegran Fields form a large 13-km-wide caldera that contains numerous phreatic tuff rings and pyroclastic cones. The region is well known for its bradyseismic episodes characterised by dramatic uplift and subsidence of the ground. Signs of thesde events can be clearly seen on the columns of Temple of Serapis in Pozzuoli. The last eruption of this volcano took place in 1528.

In a recent study published in the journal Geology, University of Oxford researchers have traced the origin of a large-scale pre-historic eruption that blanketed the Mediterranean region in ash 29 000 years ago to the Phlegrean Fields volcano. What is interesting is that the research drastically reduces the volcano’s eruption recurrence interval.

This research positions the timing of this large-scale eruption between two well-known large-scale eruptions of the volcano, at 15 000 and 40 000 years ago, drastically reducing the recurrence interval of large magnitude eruptions at the volcano.

Since the late 1970s scientists have identified the same pre-historic volcanic ash layer in sediment cores extracted from sites ranging across 150 000 km2 of the central Mediterranean. This widespread ash layer clearly indicated a large volcanic eruption. Although the region is well known for its many active volcanoes, such as Mount Vesuvius, scientists had failed to confidently match this older, far-ranging ash deposit to a specific volcano or eruption.

The University of Oxford reserachers have identified an ash rich-eruption deposit within the city of Naples which was produced by the Phlegean Fields and has a chemical composition that matches the prehistoric ash layer traced across the Mediterranean region.

It was difficult to reliably attribute this major ashfall event to the Phlegean Fields because there was limited evidence for a large eruption close to the volcano. This was in part because a more recent large-scale eruption of the volcano buried the Naples area in a thick ash deposit, largely concealing the evidence of this older event. By linking the thickness of the ash deposits found in Naples, to those preserved in cores from across the central Mediterranean, the model was able to demonstrate and provide important constraints on the size of this large magnitude eruption.

The study also highlights the importance of considering ashfall events preserved well away from the volcano when reconstructing the timing and scale of past explosive eruptions.

Source : University of Oxford, The Watchers.

Zone des Champs Phlégréens (Source: Wikipedia)

Un nouveau type de volcan découvert sous les Bermudes // Discovery of a new type of volcano beneath Bermuda

Selon une étude dont les résultats ont été publiés dans la revue Nature, un volcan situé sous les Bermudes s’est formé d’une manière jamais observée auparavant. Il semble avoir été créé par des matériaux en provenance de la zone de transition située entre le manteau supérieur et le manteau inférieur. Elle se trouve entre 400 et 640 kilomètres sous la surface de la Terre et est riche en eau, en cristaux et en roches fondues.
Les volcans se forment généralement lorsque les plaques tectoniques se rencontrent dans un processus de subduction ou d’accrétion, ce qui génère des fractures à la surface de la Terre par lesquelles le magma peut s’échapper. Les volcans peuvent également se former au niveau de «points chauds», comme à Hawaii.
Les chercheurs viennent de découvrir que les volcans peuvent également se former lorsque du matériau remonte de la zone de transition. Les auteurs de l’étude estiment qu’il s’est produit une perturbation dans la zone de transition, ce qui a entraîné une fonte des matériaux de cette couche et leur remontée vers la surface.
Quand ils ont fait leur découverte, les chercheurs analysaient un volcan en sommeil au fond de l’Océan Atlantique et responsable de la formation des Bermudes. Ils examinaient la composition chimique d’une carotte de 780 mètres; en analysant sa composition, ils pensaient pouvoir construire une image de l’histoire volcanique des Bermudes.
Avant cette étude, on pensait que les Bermudes étaient le résultat d’une anomalie thermique profonde dans le manteau terrestre, mais il n’existait aucune donnée directe venant confirmer cette hypothèse. Cela est dû au fait que l’édifice volcanique est complètement recouvert de calcaire. Les scientifiques s’attendaient à découvrir que le volcan était le fruit d’un panache mantellique, comme à Hawaï, mais ce n’est pas ce qu’ils ont trouvé. Les mesures effectuées à partir de l’échantillon mentionné précédemment ne correspondaient à rien de connu, ce qui laisait supposer que la lave provenait d’une source non identifiée jusqu’à présent.
Les échantillons contenaient des signatures de la zone de transition. Comparés à ceux prélevés dans les zones de subduction, il y avait plus d’eau emprisonnée dans les cristaux. On sait que la zone de transition contient d’énormes quantités d’eau. Selon une étude précédente, il y a trois fois plus d’eau dans cette région de la Terre que dans tous les océans du monde.
Les modèles numériques développés par l’équipe scientifique indiquent qu’une perturbation dans la zone de transition a provoqué la remontée des matériaux vers le surface. Le phénomène aurait eu lieu il y a environ 30 millions d’années et a mis en place le socle sur lequel reposent les Bermudes aujourd’hui. C’est la première fois que des scientifiques découvrent que les volcans peuvent se former de la sorte, dans la zone de transition située au cœur du manteau terrestre.
Source: Newsweek.

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According to a study whose findings have been published in the journal Nature, a volcano beneath Bermuda formed in a way that has never been seen before. It appears to have been created by material rising up from the transition zone, the region between the upper and lower mantle. It extends between 400 and 640 kilometres beneath the surface of the planet and is rich in water, crystals and melted rock.

Volcanoes usually form when the tectonic plates are pushed together in a subduction process or pull apart, producing a crack in Earth’s surface where magma can escape. They can also form at “hotspots,” like in Hawaii.

Now, researchers have found volcanoes can also form when material moves up from the transition zone. The authors of the study believe there was a disturbance in the transition zone that forced the material in this layer to melt and move up towards the surface.

The researchers were analyzing a now dormant volcano beneath the Atlantic Ocean that was responsible for the formation of Bermuda. They were looking at the chemical composition of a 780-metre core sample; by understanding its makeup they thought they could build a picture of Bermuda’s volcanic history.

Before this study, Bermuda had been interpreted as the result of a deep thermal anomaly in the Earth’s mantle, but there was no direct data to support this. This is due to the fact that the volcanic edifice is completely covered by limestone. The scientists were expecting to show that the volcano was a mantle plume formation like Hawaii. Actually, this was not what they found. The measurements taken from the core sample were unlike anything seen before, suggesting the lava came from a previously unidentified source.

The samples contained signatures from the transition zone. Compared to samples taken from subduction zones, there was more water trapped in the crystals. The transition zone is known to contain vast quantities of water, a previous study calculated there is three times as much water in this region of Earth than is present in all the world’s oceans.

Numerical models developed by the team indicate a disturbance in the transition zone forced the material up. This is thought to have taken place about 30 million years ago and provided the foundation that Bermuda sits on today. This is the first time scientists have found a clear indication from the transition zone deep in the Earth’s mantle that volcanoes can form this way.

Source : Newsweek.

 Illustration montrant comment le volcan s’est formé. Wendy Kenigsberg / Clive Howard – Université Cornell, modifiée par Mazza et al. (2019)

Mayotte : Enfin ! // Mayotte : At last !

On va peut-être connaître enfin la cause de la sismicité qui affecte et angoisse Mayotte depuis un an ! En effet, un volcan a été découvert à 50 km à l’Est de l’île à 3500m de profondeur sous la mer.

Quatre ministères qui ont fait état le 16 mai 2019 de cette découverte, en indiquant que « le gouvernement est pleinement mobilisé pour approfondir et poursuivre la compréhension de ce phénomène exceptionnel et prendre les mesures nécessaires pour mieux caractériser et prévenir les risques qu’il représenterait. »

En juin 2018, une mission scientifique avait été lancée pour réaliser une campagne océanographique des environs à bord du navire Marion Dufresne. Différents organismes français comme le CNRS, l’IPG, ou le BRGM ont mis en évidence un nouveau volcan sous-marin, à 50 km de Petite-Terre.

Ce volcan présente une hauteur de 800 mètres et une base de 4 à 5 km de diamètre. Le panache de fluides volcaniques de 2 km de hauteur n’atteint pas la surface de l’eau. Les émanations de gaz constatées sur le littoral de Petite-Terre par la population sont, selon la mission, un signe habituel rencontré dans ce type d’activité volcanique et feront l’objet d’études spécifiques.

L’instrumentalisation marine va permettre de mieux localiser l’essaim sismique qui affecte Mayotte. L’État indique dans un communiqué qu’il adapte depuis le début de l’épisode sismique, « en fonction de l’éclairage des scientifiques, les mesures de surveillance et de prévention pour faire face à ce phénomène géologique exceptionnel qui impacte la population mahoraise et plus largement  cette partie de l’océan indien ».

Un plan d’action a été mis en place. Son but est, entre autres, de compléter dans les meilleurs délais les dispositifs de surveillance et instruments de mesure pour suivre en continu le phénomène. Il prévoit de procéder immédiatement à une actualisation de la connaissance des risques que présente ce phénomène et les impacts potentiels pour le territoire mahorais. La population sera régulièrement informée, en lien avec les élus locaux.

Source : Clicanoo , Journal de l’Ile de la Réunion.

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We will perhaps finally know the cause of the seismicity that has affected and worried Mayotte for a year! Indeed, a volcano was discovered 50 km east of the island, 3500 metres deep under the sea.
Four ministries reported on May 16th, 2019 that « the government is fully mobilized to deepen and continue to understand this exceptional phenomenon and take the necessary measures to better characterize and prevent the risks it would represent. »
In June 2018, a scientific mission was launched to carry out an oceanographic campaign of the area, aboard the ship Marion Dufresne. Various French organizations such as CNRS, IPG, or BRGM have discovered a new submarine volcano, 50 km from Petite-Terre.
This volcano has a height of 800 metres and a base of 4 to 5 km in diameter. The plume of volcanic fluids 2 km in height does not reach the surface of the water. The gas emissions observed on the shore of Petite-Terre by the population are, according to the mission, a usual sign met in this type of volcanic activity and will be the object of specific studies.
Marine instrumentalization will help to better locate the seismic swarm that affects Mayotte. The government indicates in a statement that it has adapted since the beginning of the seismic episode, « according to the scientists’ recommendations, the measures of surveillance and prevention to face this exceptional geological phenomenon which impacts the Mahoran population and more widely this part of the Indian Ocean. »
An action plan has been put in place. Its aim is, among other things, to complete as quickly as possible monitoring devices and measuring instruments to continuously monitor the phenomenon. It plans to immediately update the knowledge of the risks posed by this phenomenon and the potential impacts on the Mahorese territory. The population will be regularly informed, in connection with local officials.
Source: Clicanoo, Journal de l’Ile de la Réunion.

Source: IPGP

 

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique à travers le monde :

Dans son bulletin mensuel du 1er mai 2019, l’OVPF indiquait que la reprise de l’inflation du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) qui a fait suite à la fin de l’éruption du 18 février

–10 mars 2019, s’est arrêtée à la fin mars. Depuis, aucune déformation significative n’a été enregistrée. Dans la conclusion du rapport, l’Observatoire fait remarquer que depuis 2016, les réalimentations profondes sous le volcan se font par impulsions. De telles phases d’accalmie dans les déformations et la sismicité ont déjà été observées à plusieurs reprises en 2016, 2017 et 2018 sur des périodes allant de 15 à 80 jours environ.

En une dizaine de jours, la situation semble avoir évolué car les derniers bulletins quotidiens de l’OVPF nous apprennent que les GPS de la zone sommitale enregistrent une inflation, témoin de la mise en pression d’une source superficielle. Les GPS en champ lointain enregistrent eux aussi une inflation, témoin de la mise en pression d’une source profonde.

Source : OVPF.

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Le dernier bulletin de l’INGEMMET pour la période du 6 au12 mai 2019 indique que l’activité du Sabancaya (Pérou) ne montre pas de changements significatifs. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique demeure à l’Orange. On enregistre une vingtaine d’explosions par jour, avec des panaches de cendre qui ne dépassent pas 3 kilomètres de hauteur. La sismicité est essentiellement liée à des mouvements de fluides sous l’édifice volcanique qui ne montre pas de déformation particulière.

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La situation reste inchangée au Kamchatka où le Karymsky, le Sheveluch, le Klyuchevskoy et l’Ebeko restent en alerte aérienne Orange en raison du risque d’explosions génératrices de panaches de cendre.

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Une vingtaine d’explosions sont encore observées quotidiennement sur le Fuego (Guatemala). Elles génèrent des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Les explosions produisent parfois des ondes de choc qui font vibrer les maisons dans les zones situées au sud et au sud-ouest. Des matériaux incandescents sont éjectés à une hauteur de 200 à 300 mètres et provoquent des avalanches qui parcourent parfois de longues distances et atteignent des zones de végétation dans plusieurs ravines. Des retombées de cendres ont été signalées dans des zones sous le vent. Des coulées de lave avancent sur 500 à 600 mètres sur le flanc ouest. Le 11 mai, des lahars se sont engouffrés dans les ravines Las Lajas, Seca, Ceniza et Mineral.
Source: INSIVUMEH.

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Un événement explosif a été enregistré le 12 mai au cratère Nicanor du Nevados de Chillán (Chili), associé à un signal sismique longue période. L’explosion a partiellement détruit le dôme de lave en envoyant des matériaux incandescents sur le flanc nord. Le niveau d’alerte reste à l’Orange et il est rappelé aux habitants de ne pas s’approcher du cratère à moins de 3 km.
Source: SERNAGEOMIN.

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L’AVO vient de me signaler qu’un tremor basse fréquence est observé sur le Pavlof (Alaska). Les images de la webcam montraient le 15 mai un important panache de vapeur au sommet du volcan. Cela ne signifie pas qu’une éruption est imminente. Cependant, les éruptions passées du Pavlof ont souvent eu lieu sans prévenir. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne a été élevée au Jaune et le niveau d’alerte volcanique est passé à Prudence.

Source: AVO.

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Le mont Agung (Bali / Indonésie) a connu un nouvel épisode éruptif modéré en début d’après-midi le 12 mai 2019, avec un panache de cendre qui s’est élevé jusqu’à 5,5 km au dessus du niveau de la mer. L’éruption a duré environ 2 minutes. Ces éruptions sont probablement dues à la libération de la pression des gaz qui se sont accumulés sous le dôme de lave à l’intérieur du cratère.
Le niveau d’alerte volcanique n’a pas changé et reste à 2. Cependant, la couleur de l’alerte aérienne est passé au Rouge. Il n’a pas été nécessaire d’évacuer la population et l’aéroport international de Bali a continué de fonctionner normalement.

Source: PVMBG

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Le réseau sismique de l’Anak Krakatau (Indonésie) a détecté des événements éruptifs les 10, 11, 12 et 14 mai. Malgré la faible visibilité, un observateur a estimé qu’un panache de cendres s’était élevé à 150 mètres au-dessus du sommet le 10 mai. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone de danger d’un rayon de 2 km depuis le cratère.

Source : PVMGB.

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Le Centre de gestion des risques volcaniques et géologiques (PVMBG) a déclaré le 13 mai 2019 que le dôme de lave du Sinabung (Indonésie) a grossi après trois éruptions en une semaine. Le volcan a émis des cendres les 11 et 12 mai ainsi que le 7 mai. Les trois éruptions ont entraîné la croissance du dôme de lave au sommet du volcan. En effet, il n’était pas visible lors de l’éruption du 7 mai, alors que la lave a débordé du cratère pendant plusieurs heures le 11 mai. En outre, les volcanologues locaux ont détecté une augmentation de la pression à l’intérieur du volcan lorsque le magma a commencé à remonter vers la surface. Il a été demandé à la population locale et aux visiteurs de ne pas pénétrer dans la zone de danger. Des policiers ont patrouillé dans la zone dangereuse pour s’assuré que personne n’y était entré.
Source: PVMBG

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In its monthly bulletin of May 1st, 2019, the OVPF indicated that the inflation of Piton de la Fournaise (Reunion Island) that followed the end of the eruption of February 18th
– March 10th, 2019, stopped at the end of March. Since then, no significant deformation has been recorded. In the conclusion of the report, the Observatory points out that since 2016, the deep refeeding beneath the volcano has been impulsive. Such periods of lull in deformation and seismicity have already been observed several times in 2016, 2017 and 2018 over periods ranging from 15 to 80 days.

In about ten days, the situation seems to have evolved because the last daily bulletins of the OVPF inform us that the GPS network in the summit area records an inflation that corresponds to an increase in pressure of a shallow source. Far-field GPS instruments also record an inflationthat corresponds to an increase in pressure of a deep source.
Source: OVPF.

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INGEMMET’s latest report for the period from 6 to 12 May 2019 indicates that the activity of Sabancaya (Peru) does not show any significant changes. As a result, the volcanic alert level remains Orange. There are about twenty explosions per day, with ash plumes that do not exceed 3 kilometres in height. Seismicity is essentially related to movements of fluids under the volcanic edifice which does not show any particular deformation.

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The situation remains unchanged in Kamchatka where the aviation colour code for Karymsky, Sheveluch, Klyuchevskoy and Ebeko remains Orange because of the risk of explosions that may generate voluminous ash plumes.

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20 explosions or so are still observed each day on Fuego (Guatemala). They generate ash plumes rising as high as 1.1 km above the crater. They sometimes produce shock waves that rattle houses in areas to the S and SW. Incandescent material is ejected 200-300 metres high and causes avalanches of material that occasionally travel long distances, reaching vegetated areas down several ravines. Ashfall has been reported in downwind areas. Lava flows are 500-600 metres long on the W flank. On 11 May, lahars descended the Las Lajas, Seca, Ceniza, and Mineral drainages.

Source: INSIVUMEH.

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An explosive event was recorded at Nevados de Chillán’s Nicanor Crater (Chile) on 12 May associated with a long-period earthquake signal. The explosion partially destroyed the lava dome, ejecting incandescent material onto the N flank. The alert level remains at Orange and residents are reminded not to approach the crater within 3 km.

Source : SERNAGEOMIN.

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AVO has just informed me that low-frequency seismic tremor has been observed at Pavlof (Alaska) and web camera observations on 15 May showed a vigorous steam plume from the summit. This does not mean that an eruption is likely or imminent. However, past eruptions of Pavlof occurred with little or no warning. As a consequence, the aviation colour code was raised to Yellow and the volcanic alert level was elevated to Advisory.
Source: AVO.

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Mount Agung (Bali / Indonesia) went through another moderate eruptive episode in the early afternoon of May 12th, 2019, with an ash plume that rose up to 5.5 km above sea level. The eruption lasted about 2 minutes. These eruptions are probably due to the release of gas pressure accumulated beneath the lava dome inside the crater.

The volcanic alert level has not changed and remains at 2. However, the aviation colour code was raised to Red. There was no need to evacuate the population and Bali’is international airport kept operating normally.

Source: PVMBG.

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Anak Krakatau’s seismic network detected eruptive events on 10 May, 11 May, 12 May, and 14 May. An observer estimated that an ash plume rose 150 metres above the summit on 10 May, despite the poor visibility. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are warned to remain outside the 2-km radius hazard zone from the crater.

Source : PVMBG.

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The Center for Volcanology and Geological Hazard Mitigation (PVMBG) said on May 13th, 2019 that in Indonesia Sinabung‘s lava dome has grown after it erupted for a third time in a week. The volcano spewed volcanic ash on May 11th and 12th and on May 7th. Thee three eruptions resulted in the volcano’s lava dome growing. Indeed, the lava dome was not visible when the volcano initially erupted on May 7th, but lava had flowed out of the crater for hours on May 11th. Besides, local experts detected an increase in pressure inside the mountain as magma started to move to the surface. Local residents and visitors were asked not to enter the danger zone. Police officers patrolled the danger zone to warn people against entering.

Source : PVMBG.

 Episode éruptif sur le Sinabung le 7 mai 2019 (Crédit photo: PVMBG)