Comment lire un sismogramme du HVO (Hawaii) // How to read a HVO seismogram (Hawaii)

L’Observatoire des Volcans d’Hawaii, le HVO, exploite un réseau de stations de surveillance sismique sur la Grande Ile d’Hawaï et dans tout l’État. Le personnel du HVO recueille les données en temps réel à partir de nombreuses stations grâce à un logiciel de traitement informatique permettant de détecter, localiser et publier des informations sur les séismes survenus à Hawaii. Contrairement à ce qui se passe sur les volcans français, toutes les données sismiques sont librement accessibles au public.
La page consacrée aux séismes sur le site web du HVO (https://volcanoes.usgs.gov/observatories/hvo/) indique les emplacements des derniers séismes et on peut voir les stations de surveillance sur une carte (voir ci-dessous) où elles sont symbolisées par des triangles rouges.
Si vous cliquez sur le symbole d’une station particulière sur la carte, une fenêtre va apparaître avec l’affichage de quatre panneaux de webicorders (enregistreurs sismiques) pour des durées de 6 heures, 12 heures, 24 heures et 48 heures. Vous pouvez cliquer sur chaque période pour agrandir le webicorder.
Les tracés séismiques visibles sur les webicorders sont les versions numériques des vieux enregistreurs à tambour en papier utilisés au cours des dernières décennies. Chaque ligne correspond à un enregistrement sismique de 15 minutes, en partant du coin supérieur gauche, la dernière heure étant affichée en bas à droite. Ainsi, on lit un webicorder comme un livre, de gauche à droite et de haut en bas. L’heure de début de chaque ligne est affichée en heure locale (Heure de l’Etat d’Hawaii, ou HST) à gauche, et l’heure de fin de chaque ligne en temps universel (UTC) à droite.
Les données sismiques sont indiquées en bleu sur les webicorders, avec une alternance de tons bleu foncé et bleu clair pour chaque plage de 15 minutes. Les lignes bleues imitent le mouvement du sol sous le capteur sismique: la ligne monte si le sol se déplace vers le haut, la ligne descend si le sol se déplace vers le bas, et la ligne serait droite au niveau «zéro» si aucun mouvement du sol n’est détecté. Plus l’amplitude du mouvement du sol est élevée, plus la ligne bleue est haute. Ce qui est immédiatement évident, c’est que le sol monte et descend toujours très légèrement.
Les instruments sismiques sont très sensibles et enregistrent tout ce qui secoue le sol. Ils peuvent même enregistrer le vent, le tonnerre, la foudre, les vagues de l’océan qui viennent se briser contre l’île, ainsi que des séismes bien localisés dus aux chutes de pierres, aux tirs de mines dans des carrières ou à d’autres explosions.
Les séismes apparaissent sous forme de taches bleues. Chacune a certaines caractéristiques bien reconnaissables, notamment les ondes P (primaires) et S (secondaires ou de cisaillement), qui peuvent avoir un début net avant de décroître pour retrouver leur niveau de base. Une plus grande séparation entre les ondes P et S indique une distance croissante entre la station sismique et le séisme. D’autres types de séismes, par exemple ceux dus au mouvement de magma ou de gaz, ont une apparence différente, généralement avec une période d’énergie plus longue pouvant persister sur de plus longues périodes.
Source: USGS / HVO.

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The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) operates a network of seismic monitoring stations on the Island of Hawaii and throughout the state. The HVO staff collects real-time data from numerous stations using computer processing software to detect, locate, and publish information about earthquakes that are recorded in Hawaii. Contrary to what happens on French volcanoes, all seismic data are freely available to the public.
The earthquake page on the HVO website (https://volcanoes.usgs.gov/observatories/hvo/) shows recent earthquake locations and the monitoring stations can be seen on a map (see below) where they are symbolised by red triangles.
Clicking on a particular station symbol on the map will reveal a pop-up window that shows four panels of webicorders, for timespans of 6 hours, 12 hours, 24 hours, and 48 hours. You can click on each timespan to enlarge the webicorder.
The seismic webicorder plots are digital versions of the paper seismic drum recorders used in past decades. Each line shows the seismic record for 15 minutes, starting from the upper left, with the latest time in the bottom right. Thus, you read a webicorder like a book, from left to right and top to bottom. The start time of each line is shown in local time (Hawai‘i Standard Time, or HST) on the left, and the end time of each line is shown in Coordinated Universal Time (UTC) on the right.
Seismic data are shown in blue on webicorder plots, with each 15-minute span alternating between dark- and light-blue tones. The blue lines mimic ground motion under the seismic sensor: the line moves up if the ground shifts upwards, the line moves down if the ground moves downwards, and the line would be flat at “zero” if no ground motion is detected. The higher the amplitude of the ground motion, the taller the blue line will be. What is immediately apparent is that the ground is always moving up and down ever so slightly.
Seismic instruments are very sensitive and record anything that shakes the ground. So, wiggles on webicorder plots could be a record of wind, thunder, lightning, ocean waves crashing against the island, as well as of localized shaking from rockfalls, quarry blasts, or other explosions.
Earthquakes appear as blue smudges. Each has certain recognizable characteristics, including P- (primary) and S- (secondary or shear) waves, which may have a sharp onset and then decay to background level. Greater separation between P and S waves indicate increasing distance from the seismic station to the earthquake. Other types of earthquakes, for example those due to the movement of magma or gas, look different, generally with longer period energy that can persist over longer time frames.
Source: USGS / HVO.

Source: USGS / HVO

Capture d’écran d’un webicorder du HVO montrant 24 heures d’enregistrement par une station sismique sur le flanc sud du Mauna Loa. On distingue plusieurs séismes , ainsi que le bruit généré par le vent. (Source: USGS / HVO)

Les anciens sismos à tambour font maintenant figure de pièces de musée (Photo: C. Grandpey)

Le Cratère Sud-Est de l’Etna entre les années 1970 et les années 2000 // Mt Etna’s South-East Crater between the 1970s and the 2000s

Le Cratère Sud-Est (CSE) de l’Etna est mon préféré, peut-être parce qu’il se trouve près de la Torre del Filosofo où j’ai connu des moments extraordinaires avec les guides et parce que je l’ai vu grandir. Le CSE est apparu au cours des derniers moments de l’éruption de 1971 qui avait débuté le 5 avril de cette même année. Des fractures éruptives se sont ouvertes dans la partie supérieure ouest et nord-ouest de la Valle del Bove. Des coulées de lave s’en sont échappées et ont détruit des forêts, des vergers et des bâtiments. Elles se sont approchées dangereusement du village de Fornazzo.
Alors que la lave coulait des bouches les plus basses, à l’extérieur de la bordure septentrionale de la Valle del Bove, la naissance du Cratère Sud-Est a commencé à la mi-mai 1971 sous la forme d’un puits de dégazage d’où s’échappaient de la vapeur et de la cendre, à la base sud-est du cône principal. Selon Boris Behncke, ce puits de dégazage jouait un rôle de soupape pour le système de fractures qui se propageait vers le nord-est, à travers la Valle del Bove. Dans le même temps, la lave dégazée sortait des bouches qui s’étaient ouvertes plus en aval. Ce puits est resté inactif pendant sept ans après la fin de l’éruption de 1971. Il s’est réveillé en 1978 et a alors pris le nom de Cratère Sud-Est où se déroule depuis cette époque la majeure partie de l’activité éruptive de l’Etna.
Après l’éruption de 1971, l’activité du jeune Cratère SE s’est calmée, ainsi que celle des fractures éruptives en aval. Vers 1978, on a observé une série d’éruptions dans le cratère et au niveau de fractures radiales qui en partaient, en direction de divers secteurs de la Valle del Bove.

Pendant vingt mois, entre novembre 1996 et juillet 1998, une légère activité strombolienne a édifié un petit cône à l’intérieur du cratère formé par l’activité du CSE au début de 1990 et par le remplissage progressif du cratère de 1990. J’ai eu la chance de pouvoir observer – admirer devrais-je dire – cette activité. Le regretté Antonio Nicoloso m’avait conseillé de pénétrer à l’intérieur du cratère et de visiter une petite grotte qui s’était ouverte dans l’un des flancs du cratère. Ce fut un moment magique parce que des morceaux de soufre me tombaient dessus chaque fois que le cône explosait…
À la fin de l’année 1998, le cône avait une taille respectable car il avait grossi à une vitesse impressionnante au cours des six semaines précédentes. Il se dressait à environ 3230 m d’altitude, soit 50 mètres de plus qu’en juillet 1997. La croissance du cône a continué sans relâche au début de 1999
Au début de 1999, une dizaine d’épisodes éruptifs ont provoqué une croissance considérable du cône, tant latéralement que verticalement. Les nouveaux blocs qui avaient été éjectés en janvier 1990 entre le cône SE et le cône principal du sommet étaient désormais ensevelis sous de nouveaux matériaux et il n’était plus possible de regarder à l’intérieur du cratère au sommet du cône.
Source: Les volcans d’Italie: le berceau de la volcanologie.

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Mt Etna’s South-East Crater (SEC) is my favourite one, maybe because it is near the Torre del Filosofo where I lived great moments with the guides and because I could see it grow. The SE Crater came to life during the last moments of the 1971 eruption that had begun on April 5th 1971. In that year, eruptive fissures opened across the upper western and northwestern part of the Valle del Bove. Lava flows that destroyed forests, fruit gardens, and isolated buildings and came close to the village of Fornazzo.

While lava was flowing from the lowermost vents, outside the northern rim of Valle del Bove, the birth of the SE Crater began in mid-May 1971 as a degassing pit that appeared on the southeastern base of the main summit cone, erupting steam and ash. According to Boris Behncke, this pit served as a « pressure valve » for the extensive fissure system that propagated from here to the northeast across Valle del Bove, with degassed lava issuing from the lowermost vents. This pit remained inactive for seven years after the end of the 1971 eruption, but in 1978 it reawakened and became known as the Southeast Crater, site of most of Etna’s summit activity since then.

After the 1971 eruption, activity at the newly formed SE Crater and at the lower eruptive fissures subsided. Around 1978, a series of eruptions occurred at the crater and at fissures extending in a radial way from it into various sectors of Valle del Bove.

For twenty months, between November 1996 and July 1998, mild Strombolian activity built a small cone within the crater formed during the early 1990 activity of the SE Crater, and lava issuing from vents on the flanks and at the base of this intracrater cone led to the gradual filling of the 1990 crater. I enjoyed watching this activity. The late Antonio Nicoloso had advised me to step into the crater and visit a small cave that had opened inside one of the flanks of the crater. It was a magical moment because there pieces of sulphur ware falling on me each time the cone exploded.

In late 1998, the cone had grown with striking velocity during the preceding six weeks and was standing at about 3230 m elevation, 50 metres higher than it had been in July 1997. The growth of the cone continued vigorously into early 1999

In early 1999, ten eruptive episodes caused considerable growth of the cone, both laterally and vertically. The huge blocks that had been ejected in January 1990 in the saddle between the SE Cone and the main summit cone were buried by new material, and it was no longer possible to look down into the crater of the growing cone.

Source : Italy’s volcanoes : The cradle of Volcanology.

Vues du Cratère Sud-Est….

…en 1995:

 en 1997…:

…le 1er janvier 2000 !:

(Photos : C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Au cours de la semaine écoulée, deux éruptions ont secoué le Raikoke (Iles Kouriles) et l’Ubinas (Pérou), respectivement les 21 et 24 juin 2019. Ces événements ont été décrits dans des articles de ce blog.
Il convient de noter que le 23 juin 2019, les panaches de cendre émis par le Raikoke s’élevaient encore à 4,5 km. La couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à Orange. Ce même jour, une expédition a remarqué que toute l’île était recouverte de dépôts de cendre atteignant plusieurs dizaines de centimètres d’épaisseur. Dans certaines zones du littoral, les vagues ont interagi avec les dépôts de cendre, provoquant des explosions de vapeur
Source: KVERT.

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Une violente éruption a débuté sur l’Ulawun (Papouasie-Nouvelle-Guinée) le 25 juin 2019, après une hausse d’activité de plusieurs semaines.Des émissions continues de cendres jusqu’à 6,7 km étaient encore observées le 26 juin. Un premier épisode éruptif a généré un panache de cendre qui s’est élevé jusqu’à 12,8 km au dessus du niveau de la mer. Un deuxième panache s’élevant jusqu’à 7,9 km d’altitude a été observé quelques heures plus tard. Les images satellites montraient des émissions de cendre et de gaz jusqu’à environ 16,7 km d’altitude.Le RVO a précisé qu’une coulée pyroclastique descendait le flanc nord de l’Ulawun. Selon une autre source d’information, une colonne de matière incandescente était visible au-dessus du cratère. Les habitants ont également signalé une coulée de lave près du village de Noau et de la vallée d’Eana. Le RVO indique que l’éruption avait cessé entre 18h00 et 19h00.
La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge. Des villages proches du volcan ont été évacués
Source: Rabaul Volcano Observatory.

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La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange pour l’Ebeko, le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch au Kamchatka où des anomalies thermiques sont détectées.

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Le volume du dôme de lave du Merapi reste inchangé et est estimé à 458 000 mètres cubes. La lave extrudée tombe continue àdévaler les parties supérieures du flanc SE, avec des avalanches de blocs et de cendre dans la ravine de la Gendol River. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1à 4).
Source: CVGHM.

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Le Popocatepetl continue à émettre des panaches de vapeur et de gaz avec parfois de la cendre. Les explosions peuvent éjecter des matériaux incandescents à quelques centaines de mètres sur les flancs du volcan. De faibles retombées de cendre ont été signalées dans les zones sous le vent. Le niveau d’alerte reste à Jaune, Phase 2.
Source: CENAPRED.

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Comme cela se produit de temps à autre, une forte explosion a été enregistrée sur le Stromboli (Sicile) le 26 juin 2019 à 23h03 (TU). Les caméras de surveillance ont montré des retombées de matériaux incandescents sur la Sciara del Fuoco et sur la terrasse cratérique. Certains blocs sont retombés au-delà de cette dernière. Le signal sismique associé à cet événement a duré environ 4 minutes. Aucune nouvelle explosion majeure n’a été enregistrée.
Source: INGV.

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Les personnes qui vont visiter l’Anak Krakatau (Indonésie) doivent se méfier des explosions phréatomagmatiques qui peuvent se produire à tout moment, comme celle observée à 9h09 (heure locale) le 25 juin 2019 (voir la vidéo ci-dessous). De telles explosions se produisent suite à une interaction soudaine entre le magma ou des fluides à haute température avec de l’eau. La vidéo montre des cypressoïdes de cendre et de vapeur d’eau, typiques des éruptions surtseyennes.

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During the past week, two significant eruptions occurred at Raikoke (Kuril Islands) and Ubinas (Peru) on June 21st and June 24th, 2019, respectively. They were described in posts on this blog.
It should be noted that on June 23rd, ash plumes emitted by Raikoke were still rising to 4.5 km. The aviation colour code was lowered to Orange. That same day, an expedition noted that the entire island was mantled with ash deposits up to several dozen centimetres thick. In some areas along the shoreline waves interacted with the deposits, causing steam explosions
Source: KVERT.

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A significant eruption started at Ulawun (Papua New Guinea) on June 25th, 2019, after a few weeks of increased activity. Continuous ash emissions up to 6.7 km were still observed on June 26th. A first eruptive episode was reported with an ash plume rising up to 12.8 km above sea level. A second plume rising up to 7.9 km a.s.l. was observed a few hours later. Satellite imagery indicated volcanic emissions up to approximately 16.7 km. RVO stated that a pyroclastic flow descended the N flank of Ulawun. According to another source, a column of incandescent material was rising from the crater. Residents also reported a lava flow near Noau village and Eana Valley. RVO indicated that the eruption ceased between 18:00 and 19:00.
The Aviation Color Code was raised to Red. Nearby villages were evacuated
Source: Rabaul Volcano Observatory.

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The aviation colour code remains at Orange for Ebeko, Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch in Kamchatka where thermal anomalies are detected.

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The volume of Merapi‘s lava dome remains unchanged and is estimated at 458,000 cubic metres. Extruded lava still falls on the upper parts of the SE-flank, with block-and-ash avalanches down the Gendol drainage. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).
Source: CVGHM.

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Steam-and-gas emissions, with occasional amounts of ash are still emitted by Popocatepetl; Explosions may eject incandescent material a few hundred metres onto the flanks of the volcano. Minor ashfallhas been reported in downwind areas. The alert level remains at Yellow, Phase Two.
Source: CENAPRED.

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As it happens from time to time, a violent explosion was recorded at Stromboli (Sicily) at 23:03 UTC on June 25th, 2019. The surveillance cameras showed pyroclastic material falling onto the Sciara del Fuoco and inside the crater terrace with blocks beyond its edge. The seismic signal associated with the event lasted about 4 minutes. No other major explosive event was later observed.
Source: INGV.

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Visitors to Anak Krakatau (Indonesia) should be aware that violent phreatomagmatic eruptions may occur at any moment, like the one that took place at 9:09 (local time) on June 25th, 2019 (see video below). Phreatomagmatic explosions are caused by the sudden interaction of hot magma or fluids in the conduit with water. The video shows cypressoids of ash and steam, typical os surtseyan eruptions.

L’éruption du Raikoke vue depuis l’espace // The Raikoke eruption seen from space

Comme je l’ai indiqué précédemment, le Raikoke a connu un bref, mais violent, épisode éruptif le 22 juin 2019. Le volcan, dont le cratère mesure 700 mètres de diamètre, occupe une île de 2 km de diiamètre dans l’archipel des des Iles Kouriles (Russie), entre l’extrémité d’Hokkaido au Japon et de la péninsule russe de Kamtchatka. Les précédentes éruptions du Railoke remontent à 1778 et 1924. La dernière éruption s’est terminée dès le 23 juin.
L’impressionnante colonne de cendre était visible depuis l’espace et a été photographiée par les satellites de la Nasa, de l’ESA, et par les astronautes depuis la Station spatiale internationale (ISS). La colonne éruptive s’est élevée au-dessus des nuages jusqu’à 13 ou 17 km d’altitude selon les sources, jusqu’à la stratosphère où elle a formé une sorte de parapluie, comme l’avait fait le Sarichev il y a une dizaine d’années. C’est la zone où la densité du panache de cendre équivaut à la densité de l’air ambiant. La cendre a ensuite dérivé vers l’est au-dessus de la mer de Béring. En plus de la cendre, le Raikoke a émis un important panache de SO2
Les VAAC de Tokyo et d’Anchorage sont restés très vigilants le temps de l’éruption et ont adressé des mises en garde aux pilotes susceptibles de survoler la région affectée par l’éruption.
Source: NASA.

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As I put it before, Raikoke had a brief, but violent, eruptive episode on June 22nd, 2019. The volcano, whose crater is 700 metres in diameter, occupies an island 2 km in diameter in the archipelago of the Kuril Islands (Russia), between the tip of Hokkaido in Japan and the Kamchatka Peninsula in Russia. The previous Railoke eruptions date back to 1778 and 1924. The last eruption ended on June 23rd.
The impressive ash column was visible from space and was photographed by NASA, ESA satellites, and astronauts from the International Space Station (ISS). The eruptive column rose above the clouds up to 13 or 17 km altitude depending on the sources, to the stratosphere where it formed a kind of umbrella, as did Sarichev ten years ago. This is the area where the density of ash plume is equivalent to the density of the ambient air. The ash then drifted east over the Bering Sea. In addition to ash, the Raikoke emitted a significant SO2 plume
VAACs in Tokyo and Anchorage remained very vigilant during the eruption and issued warnings to pilots who could fly over the area affected by the eruption.
Source: NASA.

Source: NASA

Eruption du Sarychev le 12 juin 2009 (Crédit photo: NASA)