Eruption du Kilauea en 2018 : Le dyke de la Lower East Rift Zone

Même si l’éruption dans la Lower East Rift Zone (LERZ) du Kilauea est terminée depuis environ un an, de la vapeur s’échappe du sol dans de nouveaux endroits ou réapparaît dans d’autres. De plus, la végétation continue de mourir en raison de la chaleur et de la vapeur qui persistent dans les zones fracturées. Certains habitants redoutent la poursuite ou la réapparition d’une nouvelle activité volcanique, car ils perçoivent en permanence la chaleur, la vapeur et les odeurs dans la zone de l’éruption.

Dans un article récent, le HVO a donné des explications sur la profondeur possible du dyke à l’origine de l’éruption de 2018 dans la LERZ. En géologie, un dyke est une structure tabulaire allongée parallèle à la zone de rift. Elle est alimentée par le magma en provenance des profondeurs dans la partie centrale de la zone de rift.
Entre le 5 et le 7 mai 2018, alors que les fractures 7 à 12 s’ouvraient dans les Leilani Estates, le revêtement de la Highway 130 s’est fissuré et a commencé à s’affaisser. La zone a immédiatement été envahie par des nuages très denses de vapeur et de SO2.
Lorsque le magma pénètre dans un dyke, il fait s’écarter les roches environnantes pour atteindre la surface. Cela fait s’affaisser le sol directement au-dessus du dyke et se soulever le sol situé de part et d’autre.
Tandis que le dyke continue de se déplacer vers la surface, l’affaissement au-dessus progresse et forme une dépression linéaire avec des parois bien définies. C’est ce que les géologues appellent un graben. En 2018, la Highway 130 a connu un affaissement, mais aucun graben ne s’est formé en travers de la route.
Dès que la Highway 130 s’est affaissée et que l’on a observé une augmentation des émissions de chaleur et de gaz, les équipes du HVO sur le terrain ont dénombré 10 fractures majeures en train de s’ouvrir sur la route. L’extension maximale mesurée sur ces 10 fractures a été de 21,5 centimètres sur deux jours. Les géologues n’ont plus été en mesure de continuer à mesurer la largeur des fractures car des plaques d’acier ont été disposées sur les fractures pour maintenir la route ouverte et permettre aux véhicules de circuler.
L’affaissement de la route et l’apparition de fractures, ainsi que l’augmentation des émissions de chaleur et de gaz, signifiaient que le magma remontait vers la surface sous la Highway 130. Parallèlement, de nouvelles fractures se sont ouvertes à proximité de la route.
Même si les fractures étaient dissimulées par les plaques d’acier, les géologues du HVO ont eu recours à d’autres moyens pour déterminer ce qui se passait sous la route. L’affaissement du sol au niveau de la Highway 130 et dans les terrains environnants a fourni aux scientifiques des informations précieuses sur la localisation du magma.
Les volcanologues procèdent depuis des décennies à des calculs théoriques sur la déformation du sol autour d’un dyke. Les modélisations déjà effectuées montrent que la distance horizontale entre deux sections de sol surélevées au-dessus d’un dyke est directement liée à la profondeur du dyke sous la surface du sol.
Sur la Highway 130, le sol s’est légèrement surélevé dans la zone des fractures 3 et 8, distantes d’environ 100 mètres. Entre ces deux fractures, le sol s’est affaissé. La fracture 5 se trouvait au milieu de l’affaissement, à environ 50 mètres de la fracture 8 au nord et de la fracture 3 au sud.
En utilisant le modèle susmentionné, on peut déterminer à quelle distance le magma s’est approché de la surface là où la Highway 130 s’est fracturée et affaissée en 2018. Sur la base d’une distance de 100 mètres entre les parties surélevées de part et d’autre de la zone d’affaissement, le bord supérieur du dyke devait se situer entre 50 et 100 mètres environ sous la route.
Heureusement, la partie du dyke située sous la Highway 130 n’a pas eu assez d’énergie pour atteindre la surface. Maintenant que la partie supérieure du dyke est probablement solidifiée, le magma de 2018 situé juste sous la surface de la route et des terrains environnants restera en place sous forme de roche dans le sol.

Source : USGS / HVO.

———————————————–

Even though Kilauea Volcano’s Lower East Rift Zone (LERZ) eruption has been over for about a year, steam continues to appear in new places or reappear in old places, and vegetation continues to die because of lingering heat and steam in areas of the 2018 fissures. Some residents are concerned about continuing, or potentially new, volcanic activity because they are feeling, seeing and smelling the heat, steam and odours that remain in the area.

In a recent article, USGS HVO examined how deep the intrusive body of magma – or dike – that fed the 2018 LERZ eruption might be. Geologists define a dike as an elongated, tabular body that runs parallel to the rift zone. It is fed by magma from deeper within the rift zone core.

Between May 5th and 7th, 2018, when fissures 7 through 12 were opening in the Leilani Estates, the pavement on Highway 130 cracked and began to sag. As it did, the area was immediately engulfed in steam and SO2 gas, so much so that you could not see across the road.

As magma rises in a dike, it pushes the surrounding rock apart to reach the surface. This causes the ground directly above the dike to sink and ground on either side of the dike to lift.

As a dike continues moving toward the surface, the sagging above it can progress to form a linear depression with well-defined walls, a feature that geologists call a graben. In 2018, Highway 130 experienced sagging, but a graben did not form across the road.

As soon as Highway 130 sagged and increased heat and gas were observed, HVO field crews numbered 10 major cracks opening across the road. The total extension measured across these 10 cracks was 21.5 centimetres over two days. Geologists were later unable to continue measuring crack widths when steel plates were placed on top of them to keep the road open and allow the safe flow of traffic.

Sagging and cracks in the road, as well as increased heat and gas output, meant that magma was rising closer to the surface under Highway 130. At the same time, new fissures were opening closer to the highway.

Although steel plates concealed the growing cracks, HVO geologists had other ways to determine what was happening below the road. Sagging ground on Highway 130 and in neighbouring properties provided valuable information about where the magma was located.

Theoretical calculations of ground deformation around a dike have been known to volcanologists for decades. Previous modelling shows that the horizontal distance between two uplifted sections of ground above a dike is directly related to dike depth below the surface.

On Highway 130, the ground rose slightly in the area of cracks 3 and 8, which were about 100 metres apart. Between those two cracks, the ground sagged. Crack 5 was in the middle of the sag, about 50 metres from crack 8 to the north and crack 3 to the south.

Using the aforementioned model, one can determine how close magma came to reaching the surface where Highway 130 cracked and sagged in 2018. Based on a 100-metre distance between uplifts on either side of the down-dropped area, the upper edge of the dike must be only about 50 to 100 metres below the highway.

Thankfully, the portion of the 2018 dike below Highway 130 did not have enough energy to reach the surface. Now that the uppermost dike is probably solidified, the 2018 magma just below the surface of the highway and neighbouring properties will remain frozen in the ground as solid rock.

Source: USGS / HVO.

Le 10 mai 2018, la Highway 130 s’est fracturée, avec des émissions de vapeur, suite à l’intrusion du dyke dans la LERZ. Les deux tréteaux orange et blanc se trouvent sur des zones légèrement surélevées de la route, distantes d’environ 100 mètres. À mi-chemin entre les zones surélevées, la route est en train de s’affaisser à cause de l’intrusion magmatique en dessous. (Crédit photo: USGS)

Dykes déchaussés par l’érosion sur les berges de Crater Lake (Etats Unis) [Photo: C. Grandpey]

Le Piton s’amuse… !

Alors que la dernière éruption est tout juste terminée, l’OVPF enregistre une nouvelle phase d’inflation du Piton de la Fournaise. Le phénomène n’est guère surprenant. Comme le faisait remarquer Aline Peltier, directrice actuelle de l’Observatoire, la chambre magmatique ne s’est pas vidée complètement et il est donc normal que du magma ait tendance à se diriger vers la surface. Le problème, c’est que la pression est faible dans les conduits, comme le montre la lenteur de l’inflation. Il n’est donc pas impossible qu’une nouvelle émission de lave ait lieu à plus ou moins long terme, mais il y a de fortes chances pour que l’on se trouve confronté à un événement bref et de faible intensité.

Suite à ce retour de l’inflation, la Préfecture a de nouveau placé le volcan en phase de Vigilance, avec un accès restreint à la partie haute de l’Enclos.

L’accès à la partie haute de l’enclos reste strictement limité aux trois sentiers balisés suivants :
• le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier Rivals- Cratère Caubet ;
• le sentier Pas de Bellecombe – Formica Léo – sentier d’accès au site d’observation du cratère Dolomieu (accès par le nord du cratère) ;
• le sentier Kapor jusqu’à Piton Kapor.

Le sentier Rivals est ouvert à la circulation jusqu’au niveau du cratère Caubet.
La portion entre le cratère Caubet et Belvédère sur Château Fort reste interdite d’accès.

Le public devra se conformer strictement aux prescriptions et consignes figurant sur les panneaux d’information et d’avertissement affichés sur le site.

Photo: C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

L’activité volcanique de ces derniers jours a surtout été marquée par l’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) entre les après midis des 25 et 27 octobre 2019. C’était le cinquième événement de ce type depuis le début de l’année. On assiste chaque fois à une émission de lave de quelques jours précédée d’une lente inflation du volcan.

++++++++++

Une explosion extrêmement rare a été enregistrée sur le versant sud de l’Iztaccihuatl (Mexique) le 22 octobre 2019. Ce volcan est toujours considéré comme actif bien qu’il n’ait pas eu d’éruptions au cours de l’Holocène. Selon les autorités, l’explosion pourrait être due à une accumulation de gaz. Plus d’informations ainsi qu’une visite du site seront nécessaires pour analyser avec précision l’origine de cet événement.
L’événement explosif n’a duré que quelques secondes, mais il se pourrait qu’il soit d’origine volcanique et lié au système d’alimentation du volcan.
Vu depuis la Vallée du Mexique, l’Iztaccíhuatl, la « femme en blanc », présente le profil d’une femme endormie.
Source: INGEA, The Watchers.

Dernière minute : L’Iztaccíhuatl n’aurait pas connu d’activité volcanique. Selon le CENAPRED, il ne s’agirait pas du tout d’une activité explosive d’origine volcanique mais plutôt d’un effet d’optique :

“Lo observado sobre el volcán coincide en tiempo con el destello del lado izquierdo de la imagen, de una de las luces de la estación situada en el cerro de Altzomoni. Cabe señalar que la imagen de la cámara ubicada en la ciudad de Puebla no muestra ninguna emisión como la descrita. Esto indica que pudiera tratarse de un efecto óptico en la cámara de Paso de Cortés y no de actividad eruptiva.”

« La chose observée sur le volcan coïncide avec le flash du côté gauche de l’image, en provenance de l’une des lumières de la station située sur la colline d’Altzomoni. Il convient de noter que l’image de la caméra située dans la ville de Puebla ne montre aucune émission telle que décrite. Cela montre qu’il pourrait s’agir d’un effet optique au niveau de la caméra de Paso de Cortés et non d’une activité éruptive.»

++++++++++

Kuchinoerabujima n’est pas la plus connue des îles japonaises. La Smithsonian Institution explique qu’un groupe de jeunes stratovolcans forme l’extrémité E de l’île, au nord des îles Ryukyu, à 15 km à l’ouest de Yakushima.

La dernière activité à Kuchinoerabujima a eu lieu sur deux volcans, le Shindake et le Furudake. Des explosions phréatiques et des éruptions vulcaniennes ont eu lieu sur le Shindake en décembre 2018 et janvier 2019.souvent accompagnées de coulées de boue et de coulées pyroclastiques. Des éruptions avec des coulées pyroclastiques se sont produites sur le Furudake il y a environ 200 ans.
L’Agence Météorologique Japonaise (JMA) a relevé le niveau d’alerte à Kuchinoerabujima de 2 à 3 le 27 octobre 2019. Selon l’Agence, une éruption pourrait déclencher des coulées pyroclastiques, comme cela s’est produit sur le Mont Shindake en janvier 2019. En 2015, des coulées pyroclastiques avaient déjà atteint la côte, obligeant les habitants à partir.
Source: JMA, Smithsonian Institution, The Watchers.

++++++++++

En raison de l’émission de panaches de gaz et de vapeur et, plus tard, de nuages ​​de cendre, la couleur de l’alerte aérienne pour le Klyuchevskoy (Kamchatka) est d’abord passée au Jaune, puis à l’Orange le 24 octobre 2019. Les panaches de cendre ont atteint 5,5 km de hauteur. Une petite anomalie thermique a été identifiée sur le volcan les 18 et 24 octobre.
Source: KVERT.

++++++++++

La lave continue d’avancer le long des flancs du Karangetang (Indonésie). Les coulées atteignent jusqu’à 1,8 km dans plusieurs ravines des flancs sud-ouest et ouest. L’incandescence est visible la nuit au-dessus des deux cratères sommitaux. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: CVGHM.

++++++++++

Au Chili, le cratère Nicanor du Nevados de Chillán émet de la vapeur et des panaches de cendre s’élevant jusqu’à 1,3 km au-dessus de la lèvre. Les explosions projettent des matériaux incandescents sur les flancs du volcan. Une nouvelle coulée de lave avance lentement sur le flanc NE. Le niveau d’alerte reste à l’Orange.
Source: SERNAGEOMIN.

++++++++++

Des explosions d’intensité faible à moyenne sont toujours observées sur le Sabancaya (Pérou). Les panaches de gaz et de cendre s’élèvent en général à 2,5 km au-dessus du sommet. L’extrusion du dôme de lave dans le cratère sommital a ralenti depuis février et a rempli la partie N du cratère. Son volume estimé est de 4,6 millions de mètres cubes. Le niveau d’alerte reste à l’Orange et il est demandé à la population de rester en dehors d’un rayon de 12 km.
Source: IGP.

——————————————

Volcanic activity of these last days was especially marked by the eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) between the afternoons of October 25th and 27th, 2019. It was the fifth event of this type since the beginning of year. Each time, the eruption consists of a lava emission of a few days preceded by slow inflation of the volcano.

++++++++++

A rare explosion occurred on the southern slope of Iztaccihuatl (Mexico) on October 22nd, 2019. This volcano is still considered active even though it has no known Holocene eruptions. According to authorities, the explosion might be due to an accumulation of gases. More information will be required to fully analyze the origin of this event, as well as a visit to the site..

The explosive event lasted only a few seconds, but it could still be considered of volcanic origin if its cause is to be discovered in the feeding system of the volcano.

Iztaccíhuatl, the « Woman in White, » presents the profile of a sleeping woman as seen from the Valley of Mexico.

Source: INGEA, The Watchers.

Last minute: Iztaccíhuatl probably did not have any volcanic activity. According to CENAPRED, an explosive activity of volcanic origin of the webcam image, but rather an optical effect:

“Lo observado sobre el volcán coincide en tiempo con el destello del lado izquierdo de la imagen, de una de las luces de la estación situada en el cerro de Altzomoni. Cabe señalar que la imagen de la cámara ubicada en la ciudad de Puebla no muestra ninguna emisión como la descrita. Esto indica que pudiera tratarse de un efecto óptico en la cámara de Paso de Cortés y no de actividad eruptiva.”

“The observed thing on the volcano coincides in time with the flash on the left side of the image, coming from one of the lights of the station located on the hill of Altzomoni. It should be noted that the image of the camera located in the city of Puebla does not show any emission as described. This indicates that it could be an optical effect in the Paso de Cortés camera and not eruptive activity. ”

++++++++++

Kuchinoerabujima is not the best known of the Japanese volcanoes. The Smithsonian Institution explains that a group of young stratovolcanoes forms the eastern end of the island of Kuchinoerabujima in the northern Ryukyu Islands, 15 km west of Yakushima. The The latest activity at Kuchinoerabujima occurred on Furudake and Shindake volcanoes. Phreatic explosions and Vulcanian eruptions have occurred at Shindake , frequently accompanied with mudflows and pyroclastic flows. Eruptions with pyroclastic flows occurred at Furudake about 200 years ago.

The Japan Meteorological Agency (JMA) upgraded the alert level for the volcano from 2 to 3 on October 27th, 2019.  According to the Agency, the volcano might trigger pyroclastic flows, like Mount Shindake did in January 2019. In 2015, similar pyroclastic flows reached the coast, forcing residents to evacuate.

Source: JMA, Smithsonian Institution, The Watchers.

++++++++++

Due to emissions of gas and steam, and later of ash clouds, the aviation colour code for Klyuchevskoy (Kamchatka) was first raised to Yellow, then to Orange on October 24th, 2019.  The ash plumes rose to 5.5 km. A weak thermal anomaly was identified over the volcano on October 18th and 24th.

Source: KVERT.

++++++++++

Lava continues to travel along the flanks of Karangetang (Indonesia). The flows reach as far as 1.8 km down several drainages on the SW and W flanks. Incandescence can be seen at night above the two summit craters. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source : CVGHM.

++++++++++

In Chile, Nevados de Chillán’s Nicanor Crater is emitting steam and ash plumes that rise as high as 1.3 km above the rim. Explosions eject incandescent material onto the flanks of the volcano. A new lava flow slowly advances on the NE flank.. The alert level remains at Orange.

Source: SERNAGEOMIN.

++++++++++

Low-to-medium intensity explosions are still observed at Sabancaya (Peru). Gas-and-ash plumes usually rise as high as 2.5 km above the summit. The lava dome in the summit crater has been slowing extruding since February and filling in the N part of the crater. Its estimated volume is 4.6 million cubic metres. The alert level remains at Orange and the public is warned to stay outside a 12-km radius.

Source: IGP.

L’explosion de l’Iztaccihuatl vue par la webcam

Du “vog” sur l’île de la Réunion

L’éruption du Piton de la Fournaise est terminée, mais elle a laissé derrière elle une enveloppe de brouillard volcanique que les Hawaiiens ont baptisé « vog », le condensé de « volcanic fog », autrement dit brouillard volcanique. A Hawaii, avant que se termine l’éruption du Kilauea en août 2018, ce brouillard a posé des problèmes aux horticulteurs  car le gaz qu’il véhicule est en grande partie de dioxyde de soufre (SO2). Se mêlant à la pluie, il devient de l’acide sulfurique et donne naissance à des pluies acides qui abîment les récoltes. S’il persiste, le vog peut également devenir un problème pour les personnes souffrant de problèmes respiratoires.

A la Réunion, le vog n’a pas vraiment d’impact sur la vie de l’île. Les météorologues n’enregistrent rien de significatif. De plus, le phénomène ne devrait persister que quelques dizaines d’heures. Pour le moment, le gaz émanant de l’éruption reste piégé sous un couvercle nuageux qui persiste sur toute la zone sud de l’île. Le vog se dispersera avec le retour de la pluie et du vent qui nettoiera l’atmosphère.

Côté circulation, la réouverture totale de la RN2 s’est effectuée dans les deux sens le 27 octobre dans la soirée. Les gendarmes ont toutefois maintenu une surveillance de la route au niveau de la coulée en raison de la forte affluence.

Source de vog à Hawaii (Photo: C. Grandpey)