Eruption du Raung (Indonésie) // Eruption of Raung Volcano (Indonesia)

Une nouvelle éruption a débuté sur le Raung (Ile de Java / Indonésie) à 13h53 (heure locale) le 16 juillet 2020. La dernière éruption avait eu lieu entre les mois de février et août 2015.

Selon l’observatoire volcanologique du Raung, l’éruption initiale a duré 56 secondes, avec des panaches de cendre qui sont montés jusqu’à 6 km d’altitude. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange. Des vols en provenance et à destination de Bali et d’aéroports régionaux ont été annulés à cause de la menace de la cendre.

On peut voir de l’incandescence au sommet du Raung et la sismicité restée élevée. Des retombées de cendre ont été signalées dans les zones sous le vent.

Source : The Watchers.

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 A new eruption occurred at Raung volcano (Java / Indonesia) at 13:53 (local time) on July 16th, 2020. This is the first eruption since the last one that lasted between February and August 2015.

According to Raung Volcano Observatory, the initial event had a duration of 56 seconds with an ash cloud that rose up to 6 km above sea level. As a consequence, the aviation colour code was raised to Orange. Flights into and out of Bali and other regional airports were cancelled due to concerns about the ash clouds.

Incandescent can be seen at the summit and elevated seismicity is still recorded. Ashfall has been reported in downwind areas

Source: The Watchers.

Vue du Raung depuis le Kawah Ijen (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

L’activité strombolienne continue sur le Pacaya (Guatemala). Les explosions projettent des matériaux incandescents à une centaine de mètres de hauteur. On observe toujours des coulées de lave pouvant atteindre une longueur de 800 mètres.

Source : INSIVUMEH.

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La crise sismique se poursuit dans la Tjörnes Fracture Zone (Islande), avec plus de 13 000 secousses enregistrées depuis le début de l’essaim le 19 juin 2020. Il s’agit du plus grand essaim sismique dans la région au cours des 40 dernières années. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M5,8 le 21 juin.
Personne ne sait quand l’essaim se terminera et personne ne connaît la cause des séismes. Les scientifiques de l’IMO remarquent qu’ils sont peu profonds et pourraient être liés à l’activité d’une centrale géothermique dans la région..
Source: IMO.

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Au Kamchatka, la situation n’a pas beaucoup évolué. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange pour l’Ebeko, le Karymsky et le Sheveluch car des explosions accompagnées de panaches de cendres peuvent se produire et perturber le trafic aérien.

La couleur est Jaune pour le Bezymianny et le Klyuchevskoy.

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Ces derniers jours, on a observé une activité strombolienne plus ou moins intense sur la zone sommitale de l’Etna (Sicile), dans les secteurs Bocca Nuova / Voragine et Cratère SE / Nouveau Cratère SE. Dans ce dernier secteur, l’activité était localisée dans la « selle » séparant les deux édifices. On a pu voir plusieurs images de cette activité sur les réseaux sociaux. Le tremor reste à des valeurs basses.

Source : LGS.

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D’après l’Agence Météorologique Japonaise (JMA), l’activité reste intense sur le volcan de  l’île Nishinoshima. Une importante séquence éruptive a été observée le 11 juillet 2020. Les images diffusées par l’Agence montrent des gerbes de matériaux incandescents qui jaillissent jusqu’à 200 mètres au-dessus du cratère. La lave continue à s’écouler en abondance, tandis que les panaches de cendre montent jusqu’à 5400 m au-dessus du sommet du volcan.

Source : JMA, JCG.

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Le Stromboli (Sicile) mérite une visite ces jours-ci car le nombre d’événements sismiques VLP correspondant aux explosions stromboliennes est élevé, avec une moyenne de 13 à 15 événements d’intensité moyenne chaque heure.
Aucune déformation significative de l’édifice volcanique n’est actuellement enregistrée. Il y a très peu de chutes de blocs le long de la Sciara del Fuoco (environ 4 événements par jour en moyenne).
Les émissions de SO2 dans le secteur NE de la terrasse cratèrique sont faibles, avec 23 tonnes par jour. Les émissions de CO2 mesurées sur le secteur C / S de la terrasse cratèrique atteignent en moyenne 585 t / j.
Vous trouverez ci-dessous une photo et une image thermique de la zone sommitale du Stromboli.
Source : Laboratorio Geofisica Sperimentale, INGV.

En raison des derniers événements éruptifs, l’accès au volcan a été restreint. Les visites doivent être effectuées avec les guides locaux. En raison de la dernière éruption, il est impossible d’atteindre le Pizzo, autrement dit la zone sommitale au-dessus des cratères. L’altitude maximale autorisée est de 400 mètres.

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 Here is some news of volcanic activity around the world.

Strombolian activity continues at Pacaya (Guatemala) with explosions that send incandescent material up to 100 m high. Lava flows up to 800 m long are still observed.

Source: INSIVUMEH.

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The seismic crisis is going on at the Tjörnes Fracture Zone (Iceland), with more than 13 000 quakes detected since the swarm started on June 19th, 2020. This is the largest earthquake swarm in the region in the past 40 years. The largest event had a magnitude was M5.8 on June 21st.

Nobody knows when the swarm will end, and no one knows the cause of earthquakes. IMO scientists indicate they are shallow and could be related to geothermal production in the region, as they are located near a geothermal power plant.

Source: IMO.

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In Kamchatka, the situation has not much changed during the past days. The aviation colour code is kept at Orange for Ebeko, Karymsky and Sheveluch because ash explosions may occur and disturb air traffic..

The coleour is Yellow for Bezymianny and Klyuchevskoy.

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During the past days, some strombolian activity with variable intensity was observed on Mt Etna’s summit area (Sicily). It affected Bocca Nuova / Voragine as well as SE / NSE craters where activity occurred in the depression between the two craters. Images of this activity were released on social networks. The remor is still at low values.

Source: LGS.

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According to Japan Meteorologiccal Agency (JMA), activity is still intense at Nishinoshima. A powerful eruption occurred on July 11th, 2020. The images released by the Agency show incandescent material rising 200 m above the crater, large lava flows, and an ash plume up to 5 400 m above the summit.

Source : JMA, JCG.

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Stromboli (Sicily) is worth a visit these days as the number of VLP seismic events corresponding with the strombolian explosions is high, averaging 13- 15 medium intensity events per hour.
No significant deformation of the volcano edifice is currently recorded. Rockfall activity along the Sciara del Fuoco is low, with about 4 events per day.
SO2 emissions in the NE sector of the crater terrace are low, 23 t/d. CO2 emissions measured on the C/S sector of the terrace is medium, 585 t/d.

Here is a photo and a thermal image of Stromboli’s summit area.

Source: Laboratorio Geofisica Sperimentale, INGV.

Because of the last eruptive events, access to the volcano has been restricted. The visits should be performed with the local guides. Due to the last eruption, reaching the Pizzo, the summit area above the craters is still impossible. The maximum altitude is 400 metres.

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 Séquence éruptive du 11 juillet 2020 à Nishinoshima (Source : JMA).

 

Strombol 01 02

Vues des cratères du Stromboli (Source: INGV)

La Vallée du Grand Rift // The Great Rift Valley

Après une période de fortes pluies en mars 2018, une énorme fracture de plusieurs kilomètres de long est apparue dans le sol dans une région à l’ouest de Nairobi au Kenya. Elle mesure une quinzaine de mètres de profondeur et une vingtaine de mètres de largeur à certains endroits. La fracture est probablement là depuis longtemps, mais il y a de fortes chances pour que les récentes précipitations aient lessivé la cendre volcanique qui la dissimulait. Cette cendre provenait du Mont Longonot, un volcan situé à proximité.
La fracture fait partie de la Vallée du Grand Rift, appellation qui désigne une région de fracture terrestre s’étendant du Moyen-Orient au Mozambique. Contrairement à ce que ce nom laisse supposer, la Vallée englobe un grand nombre de rifts qui appartiennent tous au même système.
C’est chose acquise : la lithosphère terrestre – qui est formée par la croûte et la partie supérieure du manteau – est morcelée en un certain nombre de plaques tectoniques. Ces plaques ne sont pas statiques ; elles se déplacent les unes par rapport aux autres à des vitesses variables. Ces déplacements sont probablement causés par des courants de convection dans l’asthénosphère et les forces générées aux limites entre les plaques.
Ces forces n’entraînent pas seulement le déplacement des plaques, elles peuvent également provoquer leur rupture, avec la formation d’un rift, et conduire à la création de nouvelles limites de plaques. Ce processus s’accompagne de manifestations de surface le long de la vallée du rift sous forme de volcanisme et d’activité sismique.

Géologiquement parlant, une vallée de rift est une région de plaine où deux plaques tectoniques s’écartent l’une de l’autre. La grande fracture qui est apparue récemment au Kenya fait partie du Rift est-africain. Ce dernier, qui a une longueur de 6000 kilomètres, comporte deux systèmes secondaires, le Gregory Rift et le Western Rift (vallée du rift occidental), qui sont parsemés de volcans.
Ces rifts s’élargissent eu fur et à mesure que les deux plaques tectoniques – la plaque somalienne à l’est et la plaque nubienne à l’ouest – s’éloignent l’une de l’autre. La région a livré des trésors archéologiques parmi les plus importants de l’histoire et a été surnommée le «berceau de l’humanité». Elle a révélé des squelettes extrêmement vieux comme le «Garçon de Turkana», un hominidé de 1,5 million d’années.
Les deux plaques tectoniques s’éloignant l’une de l’autre, la plaque somalienne finira probablement par se détacher de la plaque nubienne et former une terre distincte comparable à Madagascar ou à la Nouvelle-Zélande. Cependant, cette séparation ne se produira pas avant 50 millions d’années. Même s’il faut attendre aussi longtemps, les effets physiques de cette probable séparation continueront d’être vus et ressentis dans la région.
Par exemple, les mouvements du rift doivent être pris en compte lors de la construction d’infrastructures ou d’une nouvelle voie ferrée dans la région. Selon des articles presse, la nouvelle fracture observée au Kenya a été comblée à l’aide d’un mélange de béton et de roches et permet à nouveau le passage d’une route après l’effondrement d’une portion entre Nairobi et Narok.
Le Rift est-africain est fascinant car il nous permet d’observer différentes étapes de formation d’un rift sur toute sa longueur. Au sud, là où le rift est le plus jeune, la vitesse d’accrétion est faible et des fractures s’ouvrent sur une vaste zone. Le volcanisme et la sismicité sont limités.
En revanche, du côté de la région Afar, le fond de la vallée du Rift est tapissé de roches volcaniques. Cela laisse supposer que, dans cette zone, la lithosphère s’est amincie, presque au point de se déchirer complètement. Lorsque la rupture se produira, un nouvel océan commencera à se former grâce à la solidification du magma dans l’espace laissé par la séparation des plaques. Finalement, sur une période de dizaines de millions d’années, l’extension du plancher océanique  progressera sur toute la longueur du rift. L’océan finira par s’engouffrer dans cette fracture et la superficie du continent africain se réduira. Une nouvelle grande île apparaîtra dans l’Océan Indien composée de parties de l’Éthiopie et de la Somalie, y compris la Corne de l’Afrique.
Source: National Geographic, The Conversation.

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After a period of heavy rainfall in March 2018, a huge crack several kilometres long appeared in the ground in a region just west of Nairobi, Kenya. it measures about 15 metres deep and 20 metres wide in some places. The crack has probably been here for a long time, but the recent eain probably wash away the volcanic ash that had erupted from nearby Mt. Longonot.

This crack is part of the Great Rift Valley, a name often used to refer to a region extending from the Middle East to Mozambique. Contrary to what the name may suggest, it is made of multiple rifts all running through the same system.

The Earth’s lithosphere (formed by the crust and the upper part of the mantle) is broken up into a number of tectonic plates. These plates are not static, but move relative to each other at varying speeds. These movements are likely caused by convection currents within the asthenosphere and the forces generated at the boundaries between plates.

These forces do not simply move the plates around, they can also cause plates to rupture, forming a rift and potentially leading to the creation of new plate boundaries. This process is accompanied by surface manifestations along the rift valley in the form of volcanism and seismic activity. The East African Rift system is an example of where this is currently happening.

Geologically speaking, a rift valley refers to a lowland region where tectonic plates rift, or move apart. The large crack that recently exposed itself in Kenya is from the East African Rift. In the 6,000-kilometre-long East African Rift, there are two smaller systems called the Gregory Rift and the Western Rift, and each is speckled with volcanoes.
The rifts are growing larger as two tectonic plates, the Somali plate in the east and the Nubian plate in the west, move away from each other. The region has yielded some of history’s most important archaeological treasures and has been nicknamed the “cradle of humanity.” It revealed extremely old skeletons like the “Turkana boy,” a 1.5-million-year-old hominin.

As the two tectonic plates are moving away from each other, the Somali plate may completely separate from the Nubian plate and form a separate land mass comparable to Madagascar or New Zealand. However, that separation is not expected to happen for another 50 million years. Even so, the physical effects of that separation will continue to be seen and felt.

For instance, the rift movements must be taken into account when building infrastructures or a new railway in the region. There are newspaper reports saying that the new Kenyan crack has been filled in with a mix of concrete and rocks and is being used as a road once again, after it caused part of the Nairobi-Narok highway to collapse.

The East African Rift is unique in that it allows us to observe different stages of rifting along its length. To the south, where the rift is young, extension rates are low and faulting occurs over a wide area. Volcanism and seismicity are limited.

Towards the Afar region, however, the entire rift valley floor is covered with volcanic rocks. This suggests that, in this area, the lithosphere has thinned almost to the point of complete break up. When this happens, a new ocean will begin forming by the solidification of magma in the space created by the broken-up plates. Eventually, over a period of tens of millions of years, seafloor spreading will progress along the entire length of the rift. The ocean will flood in and, as a result, the African continent will become smaller and there will be a large island in the Indian Ocean composed of parts of Ethiopia and Somalia, including the Horn of Africa.

Source : National Geographic, The Conversation.

Source : Wikipedia

Le Grand Rift vu depuis le sommet de l’Ol Doinyo Lengai

Au coeur du Grand Rift

(Photos : C. Grandpey)

 

Nouvelle approche des éruptions sous-marines profondes // New approach of deep sea eruptions

Il existe environ 1 900 volcans actifs sur les continents ou sous forme d’îles, mais on pense que les volcans sous-marins sont beaucoup plus nombreux. Les chiffres exacts ne sont pas connus car les profondeurs de nos océans restent en grande partie inexplorées. Nous connaissons parfaitement la surface de la planète Mars, mais beaucoup moins bien la morphologie des abysses où se déclenchent des séismes et des éruptions. C’est pourquoi la plupart des éruptions volcaniques sous-marines passent inaperçues.
La plupart des éruptions volcaniques se produisent donc au fond des océans, et les progrès réalisés par l’océanographie ont permis de se rendre compte que le volcanisme sous-marin non seulement dépose de la lave mais émet également de grandes quantités de cendres. Pour la première fois, une équipe internationale de chercheurs a expliqué les mécanismes qui conduisent à la « désintégration explosive » du magma sous l’eau. Leur étude a pour titre «Deep-sea eruptions boosted by induced fuel–coolant explosions.»
L’équipe scientifique a étudié le volcan sous-marin Havre – Havre Seamount – situé au nord-ouest de la Nouvelle-Zélande, à une profondeur d’environ 1 000 mètres sous la surface de la mer. Le volcan est entré en éruption en 2012, en donnant naissance à un banc de pierre ponce qui s’est étalé sur une superficie d’environ 400 kilomètres carrés.
Un robot a été immergé pour examiner les dépôts de cendres et prélever des échantillons sur le plancher océanique. À partir des données d’observation, les chercheurs ont estimé le volume de cendres volcaniques à plus de 100 millions de mètres cubes. Ils ont fait fondre le matériau et l’ont mis en contact avec de l’eau dans différentes conditions de pression et de température qui ont produit des réactions explosives conduisant à la formation de cendres volcaniques artificielles. Au cours de ce processus, le matériau fondu a été placé sous une couche d’eau dans un creuset de dix centimètres de diamètre, puis déformé avec une pression semblable à celle à laquelle est soumis le magma qui émerge des fonds marins. On voit alors des fissures se former et l’eau jaillir brusquement dans le vide créé. L’eau se dilate de sorte que les particules et l’eau sont éjectées de manière explosive. Les scientifiques les ont ensuite fait passer dans un tube en U placé dans une cuve d’eau pour simuler la situation de refroidissement. Les particules ainsi créées, les «cendres volcaniques artificielles», correspondent aux cendres naturelles par leur forme, leur taille et leur composition.

Cette expérience en laboratoire démontre que ces interactions induites par le contact entre le magma et l’eau peuvent se produire dans toutes sortes d’environnements humides, quelle que soit la pression, sous la surface ou en profondeur, et peuvent s’appliquer à des matériaux autres que le magma et l’eau.

Source: The Watchers.

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There are about 1 900 active volcanoes on land or as islands. Meanwhile, the number of submarine volcanoes is estimated to be much higher. The accurate numbers are not yet known because the deep sea is largely unexplored. We perfectly know the surface of Mars, but far less the abysses where earthquakes and eruptions are triggered. Therefore, most submarine volcanic eruptions go unnoticed.

Most volcanic eruptions occur at the bottom of the oceans, and modern oceanography has shown that submarine volcanism not only deposits lava but also emits large amounts of volcanic ash. For the first time, an international research group explained the mechanisms that lead to an explosive disintegration of magma underwater. Their study is entitled « Deep-sea eruptions boosted by induced fuel–coolant explosions. »

The scientific team studied the Havre Seamount volcano, located northwest of New Zealand at a depth of around 1 000 m below the sea surface. The volcano erupted in 2012, producing a raft of pumice particles that spread to about 400 square kilometres.

A diving robot was used to examine the ash deposits and take samples from the seafloor. From the observational data, the group detected more than 100 million cubic metres of volcanic ash. The researchers melted the material and brought it into contact with water under various conditions. Under certain conditions, explosive reactions occurred which led to the formation of artificial volcanic ash. In the process, the molten material was placed under a layer of water in a crucible with a diameter of ten centimetres and then deformed with an intensity that can also be expected when magma emerges from the seafloor. Cracks are formed and water shoots abruptly into the vacuum created. The water then expands explosively. Finally, particles and water are ejected explosively. They were led through a U-shaped tube into a water basin to simulate the cooling situation underwater. The particles created in this way, the ‘artificial volcanic ash,’ corresponded to the natural ash in shape, size, and composition.

This lab experiment demonstrates that interactions between magma and water can occur in a range of wet environments regardless of pressure, from the subaerial to the deep sea, and may apply to materials other than magma and water.

Source: The Watchers.

Image satellite d’un banc de ponce près des Tonga en 2006 (Source : NASA)

Mise en place de pillow lava dans le Bassin de Lau, en arrière de la fosse des Tonga-Kermadec (Source : PMEL)