Semisopochnoi (Iles Aléoutiennes / Alaska)

Le volcan Semisopochnoi au cœur des Iles Aléoutiennes a montré des signes d’activité ces derniers jours. La dernière mise à jour de l’AVO indique que «la hausse de la sismicité qui a débuté le 18 septembre 2018 s’est intensifiée au cours des dernières heures et le fort signal de tremor apparu à 20h49 TU (12h49 heure locale) laisse supposer que des émissions de cendre se produisent ou sont imminentes sur le volcan ». La couleur de l’alerte aérienne a été portée à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance.
Aucune anomalie n’a été détectée sur les images satellitaires, les rapports d’éclairs et les données infrasoniques. Le Semisopochnoi est surveillé par un réseau sismique local et à distance par satellite et par des détecteurs d’éclairs. Un réseau d’infrasons sur l’île d’Adak pourrait détecter des explosions sur le Semisopochnoi avec un délai de 13 minutes, en fonction des conditions atmosphériques.
Source: Alaska Volcano Observatory (AVO).

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Semisopochnoi volcano in the Aleutians has been showing signs of activity in the past days. The latest EVO update indicates that “elevated seismicity that started on September 18th, 2018 has intensified over the past couple of hours, and a strong tremor signal at 20:49 UTC (12:49 local time) suggests that ash emissions may be occurring or are imminent”. The Aviation colour code has been raised to ORANGE and the Volcano Alert Level to WATCH.
Nothing has been detected in satellite, lightning, or infrasound data. Semisopochnoi is monitored with an on-island seismic network, and remotely by satellite and lightning sensors. An infrasound array on Adak Island could detect explosive emissions from Semisopochnoi with a 13 minute delay if atmospheric conditions permit.

Source: Alaska Volcano Observatory (AVO).

Vue des trois cones du Mount Cerberus sur l’île Semisopochnoi. Photo prise en novembre 2012 (Crédit photo : Roger Clifford / AVO)

Azumayama (Japon)

L’Agence météorologique du Japon (JMA) a relevé le niveau d’alerte de l’Azumayama de 1 à 2 le 15 septembre 2018, en raison d’une forte augmentation de la sismicité et d’une déformation persistante de l’édifice. Le volcan est situé dans le nord-est de Honshu, à l’ouest de Fukushima. Le niveau d’alerte avait déjà été porté à 1 le 9 septembre 2018. La dernière éruption a eu lieu en 1977, avec un indice d’explosivité volcanique (VEI) de 1.
La JMA pense qu’une éruption mineure est possible et il est déconseillé à la population de s’approcher à moins de 1,5 km du cratère.
Source: JMA.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) raised the alert level for Azumayama from 1 to 2 on September 15th, 2018, due to a sharp increase in seismicity and continuous deformation. The volcano is located in NE Honshu, west of Fukushima. The alert level had already been raised to 1 on September 9th, 2018. The last eruption took place in 1977, with a Volcanic Explosivity Index (VEI) of 1.

JMA says that a small scale eruption may take place and that vigilance is required in the range of approximately 1.5 km from the crater.

Source : JMA.

Vue du vaste cratère de l’Azumayama (Crédit photo: Smithsonian Institution)

Rinjani (Indonésie): Accès interdit // No access to Mt Rinjani (Indonesia)

De plus en plus de restrictions et de fermetures affectent les volcans du monde. L’accès au Poas (Costa Rica) est autorisé pour des groupes limités; de nouvelles restrictions ont été imposées sur l’Etna (Sicile) en raison de la dernière activité, et le Parc National des Volcans d’Hawaï est encore en grande partie inaccessible.
Sur l’île indonésienne de Lombok, le Rinjani sera fermé pendant un an après les récents séismes. Les autorités ont déclaré qu’il faudrait un an pour réparer les sentiers et les itinéraires de randonnée. « De nombreux sentiers d’escalade sont fissurés et très dangereux pour les randonneurs et il faudra environ un an pour effectuer des travaux de réparation afin de permettre la poursuite des activités. »
Lombok a été frappé par deux séismes majeurs les 29 juillet et 5 août 2018. Ils ont tué plus de 400 personnes et blessé plus de 1 000 autres. Plus de 700 répliques ont été enregistrées depuis le 5 août.
Source: The Straits Times.

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More and more restrictions and closures are affecting the world’s volcanoes. Access to Poas (Costa Rica) is allowed to limited groups; new restrictions have been enforced on Mt Etna (Sicily) due to the latest activity, and Hawaiian Volcanoes National Park is still largely inaccessible.

On Indonesia’s Lombok island, Mount Rinjani will be closed to all mountain-climbing activities for a year following the recent earthquakes. Authorities said it would take a year to repair the trails and trekking routes of the mountain. « Many climbing trails are cracked and very dangerous to climbers and it takes about a year for repair works to be done to enable mountain-climbing activities to continue. »

Lombok was hit by two major earthquakes on July 29th and August 5th, 2018. They killed more than 400 people and injured more than 1,000 others. More than 700 aftershocks have occurred in Lombok since August 5th.

Source: The Straits Times.

Crédit photo: Wikipedia

Le flanc sud du Kilauea // Kilauea Volcano’s south flank

La partie visible du Kilauea, du sommet à la Lower East Rift Zone (LERZ), ne représente qu’une petite partie de l’édifice volcanique dans son ensemble. Une grande partie du Kilauea se trouve sous la mer, y compris la dorsale de Puna à l’est et le flanc sud qui s’étire au large de la côte.
Au fur et à mesure que le volcan se développe au rythme de son activité, cette région sous-marine du flanc sud glisse lentement vers le sud. Ce déplacement est ponctué de séismes qui durent quelques secondes – comme celui de magnitude M 6,9 enregistré le 4 mai 2018 – et de glissements de terrain qui s’étalent sur plusieurs jours ou semaines.

De nombreuses questions se posent à propos de la stabilité du flanc sud car d’autres parties des côtes de l’île de Hawaii montrent des traces de glissements de terrain survenus dans le passé.
Bien que la partie sous-marine du flanc sud du Kilauea soit une partie importante du volcan, son mouvement est beaucoup plus difficile à contrôler que la partie qui se trouve au-dessus du niveau de la mer. Bien que l’on soit en mesure d’enregistrer des séismes se produisant sous le flanc sud, seuls les plus significatifs et les plus proches du littoral sont bien captés par le réseau sismique. En général, seuls quelques séismes au large sont enregistrés. Cependant, à la suite du séisme de M6.9 et de l’éruption du Kilauea dans la LERZ, un nombre important de séismes se sont produits sous le flanc sud, certains dans des régions habituellement peu actives sur le plan sismique.
Pour mieux comprendre ce qui se passe à l’intérieur du flanc sud du Kilauea et déterminer son impact sur l’éruption, un groupe de scientifiques de différentes universités a déployé au mois de juillet 12 sismomètres sur le plancher océanique du flanc sud du Kilauea. Les instruments ont été installés à partir d’un navire de recherche exploité par l’Université d’Hawaï, au cours d’une mission d’une semaine financée par la National Science Foundation.
Les sismomètres ont été positionnés sur tout le flanc sud afin que les séismes en bordure de ce versant puissent être enregistrés eux aussi, afin de voir si le champ de contrainte au large s’est modifié. Ils ont également été positionnés sur la zone de répliques du séisme de M6.9 pour mieux comprendre cet événement, et près de l’entrée en mer de l’éruption dans la LERZ pour étudier la progression de la lave et sa pénétration dans l’eau.
Ces données devraient permettre à l’équipe scientifique de déterminer plus précisément les secteurs où les séismes se sont produits au large et sur quelle (s) faille (s) le séisme de M 6.9 s’est déclenché. Les enregistrements au niveau de l’entrée dans l’océan permettront de mieux comprendre pourquoi certaines interactions entre la lave et l’eau sont explosives alors que d’autres sont relativement calmes. En collectant des données au large des côtes, les scientifiques espèrent pouvoir mieux comprendre certaines zones du Kilauea qui ne peuvent pas être facilement observées.
Les sismomètres au fond de l’océan enregistrent les données en interne, de sorte qu’on ne saura pas ce qu’ils ont enregistré avant leur récupération courant septembre.
Source: USGS.

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The visible part of Kilauea from the summit to the Lower East Rift Zone makes up only a small portion of the total volcano. Much of Kilauea lies beneath the sea, including the Puna ridge to the east and the south flank extending offshore beyond the southern coastline.

As the volcano grows, this underwater region of the south flank creeps slowly to the south, moving in fits and starts with earthquakes that last seconds (such as the May 4th M 6.9 event) and in slow slip events, which last for days or weeks.

Many questions have been raised about the stability of the south flank, since other portions of Hawaii Island’s coasts show evidence of past landslides.

Although Kilauea’s submarine south flank is a major part of the volcano, its motion is much harder to monitor than the part above sea level. While we can record earthquakes occurring beneath the flank, only the largest, and those closest to shore, are well-captured by the seismic network. In general, only a few offshore earthquakes are recorded. However, following the M6.9 earthquake and Kilauea’s LERZ eruption, a significant number of earthquakes took place beneath the south flank, some of which were in regions that have not typically been very seismically active.

To better understand what is going on within Kilauea’s south flank and help determine how it has been affected by the eruption, a group of scientists from different universities deployed 12 ocean bottom seismometers in July on the submarine Kilauea south flank. The instruments were deployed from a research vessel operated by the University of Hawaii, during a weeklong cruise funded by the National Science Foundation.

Seismometers were positioned over the whole south flank so earthquakes associated with the edges of the flank could be recorded to see if the offshore stress field has changed. They also were positioned on the M6.9 aftershock zone to try to better understand that earthquake, and near the LERZ eruption ocean entry to study how lava enters the water and progresses downslope.

These data should allow the scientific team to determine more precisely where the offshore earthquakes occurred and on what fault(s) the M6.9 earthquake took place. Recordings of the ocean entry activity might help us learn more about why some lava-water interactions are explosive while others are relatively calm. In general, scientists hope that by collecting data offshore they will be able to better understand parts of Kilauea that cannot be easily observed.

The ocean bottom seismometers record data internally, so they won’t know what they recorded until they are recovered in September.

Source: USGS.

Le glissement du flanc sud du Kilauea (Source: USGS / HVO)