Hawaiian Volcano Observatory (HVO): Bye bye Jim !

drapeau francaisVous n’avez probablement jamais entendu parler de Jim Kauahikaua. Cependant, cet homme discret a joué un rôle important dans la volcanologie en tant que scientifique responsable de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii.
Jim, avec sa légendaire barbe et queue de cheval, a rejoint le personnel du HVO comme géophysicien en 1988. Ses recherches ont porté sur le magnétisme, la gravité et la résistivité électrique sur les volcans, ainsi que sur des techniques pour évaluer les risques des coulées de lave et leur quantification. Le 3 octobre 2004, Jim est devenu le 19ème  scientifique à la tête du HVO, le premier d’ascendance hawaïenne. Quand il se retirera le 8 mars, il aura passé plus de 10 ans à la tête du HVO, l’une des durées de responsabilité les plus longues de l’histoire de l’Observatoire. Le nom de son successeur sera cette semaine. Toutefois, Jim ne quittera pas complètement le HVO; il fera toujours partie du personnel en tant que un géophysicien-chercheur.
Depuis 2004, Jim a assisté à des changements majeurs dans les technologies de surveillance de l’activité sismique et volcanique. Les réseaux de surveillance ont été élargis et entièrement numérisés. Des réseaux de télémétrie ont été ajoutés pour assurer une connectivité en temps quasi-réel entre le HVO et les instruments de contrôle (plus d’une centaine) sur les volcans actifs de l’archipel hawaiien.
Un événement important dans le mandat de Jim Kauahikaua a été le centenaire du HVO en 2012. Il a mis en place une journée portes ouvertes qui a accueilli plus de 1400 habitants d’Hawaï et d’autres visiteurs. Il a aussi encouragé l’organisation d’un colloque international de volcanologues axé sur l’étude des volcans et des séismes à Hawaii.
J’ai rencontré Jim Kauahikaua au HVO en 2007 quand j’ai commencé mon travail de recherche sur le processus de refroidissement de la lave (voir résumé dans la colonne de gauche de ce blog). Je me souviens d’un homme très discret mais réceptif qui m’a montré des centaines de diapositives de coulées de lave sur le Kilauea. Il m’a aussi donné des conseils qui m’ont beaucoup aidé dans mon travail sur le terrain.

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drapeau anglaisYou probably never heard about Jim Kauahikaua. However, this discreet man played an important part in volcanology as the scientist in charge of the Hawaiian Volcano Observatory in Hawaii.

Jim, known for his beard and ponytail, joined HVO’s staff as a geophysicist in 1988.  His research focused on magnetic, gravity, and electrical resistivity studies of Hawaiian volcanoes and techniques for assessing lava flow hazards and quantifying lava flow emplacement. On October 3rd, 2004, Jim was named HVO’s 19th Scientist-in-Charge, the first of Hawaiian ancestry. When he steps aside on March 8th, he will have served as lead scientist for more than 10 years, one of the longest terms in HVO’s history. The name of his successor will be revealed this week. Jim will not fully leave HVO; he will remain on the staff as a research geophysicist.

Since 2004, Jim has overseen substantial changes in HVO’s volcano and earthquake monitoring technologies and capabilities. Monitoring networks were expanded and made completely digital. Redundant telemetry paths were also added to ensure near-real-time connectivity between HVO and the more than 100 field-based monitoring instruments on Hawai’i’s active volcanoes.

A notable event in Jim Kauahikaua’s tenure as Scientist-in-Charge was HVO’s centennial celebration in 2012.  He guided plans for an open house, attended by more than 1,400 Hawai’i residents and visitors, and supported the organisation of an international gathering of volcanologists focused on the study of Hawaiian volcanoes and earthquakes.

I met Jim at HVO in 2007 when I started my research work on the cooling process of lava (see abstract in the left-hand column of this blog). I can remember a very discreet but receptive man who showed me hundreds of slides of Kilauea lava flows. He also gave me some tips to help me in my on-the-field work.

Kauahikaua-blog

Jim Kauahikaua  (Crédit photo:  USGS)

Les surprises du Bassin de Lau (Tonga / Fidji)

drapeau francaisLe Bassin de Lau, qui se trouve entre les Tonga et les Fidji, a été créé par la collision de la plaque Pacifique avec la plaque australienne. La plaque Pacifique, plus vieille, donc plus froide et plus dense, a plongé sous la plaque australienne et s’est enfoncée dans les profondeurs le long de la fosse des Tonga. L’eau libérée par la plaque humide a abaissé le point de fusion de la roche au-dessus, provoquant la montée du magma et des éruptions qui ont formé l’arc volcanique Tonga-Kermadec.

Tonga-Kermadec-Arc

Source: Wikipedia.

Il y a 4 à 6 millions d’années, la plaque Pacifique a commencé à s’éloigner de la plaque australienne, entraînant avec elle une partie du manteau qui se trouvait en dessous. La marge de la plaque australienne s’est étirée en déchirant la dorsale et en créant un bassin dont le plancher s’est fracturé à son tour avec le temps. Le magma est remonté par ces fractures, ce qui a créé de nouveaux centres d’expansion.

La zone de subduction des Tonga est célèbre en sismologie, car deux tiers des séismes profonds de notre planète se produisent dans cette région où la subduction est plus rapide que partout ailleurs dans le monde. Dans la partie nord,  la plaque s’enfonce à une vitesse d’environ 24 centimètres par an, soit près d’un mètre tous les quatre ans ! C’est quatre fois plus vite que la faille de San Andreas.
Dans le numéro de Février de la revue Nature, une équipe de chercheurs de l’Université de Washington à St. Louis, a publié une image sismique tridimensionnelle du manteau sous le Bassin de Lau dans le Pacifique Sud qui montre une étrange  anomalie. L’image s’appuie sur 200 séismes enregistrés par 50 sismographes installés au fond de l’océan dans le Bassin de Lau en 2009 et 2010 et 17 sismographes installés sur les îles Tonga et Fidji.
Le Bassin de Lau est un endroit idéal pour étudier le rôle de l’eau dans les processus volcanique et tectonique. Comme le Bassin est en phase d’élargissement, il a beaucoup de centres d’expansion par lesquels le magma monte vers la surface. Comme il est en forme de V, ces centres se situent à des distances variables de la fosse des Tonga, là où l’eau est injectée copieusement dans l’intérieur de la Terre.
Les scientifiques savaient que la composition chimique du magma émis lors des éruptions dans ces centres d’expansion varie avec la distance par rapport à la fosse. Ceux au nord, vers l’ouverture du V, produisent un magma plus sec que ceux du sud, à proximité de la pointe du V, où le magma contient plus d’eau et d’éléments chimiques liés à l’eau. Comme l’eau abaisse la température de fusion de la roche, les centres d’expansion au nord produisent également moins de magma que ceux au sud.
Avant d’élaborer les images à partir de leurs données sismiques, les scientifiques s’attendaient à ce que la situation dans le manteau corresponde à celle en surface. En particulier, ils pensaient davantage trouver la roche en fusion vers le sud, là où la teneur en eau dans le manteau est la plus forte. Au lieu de cela, les images sismiques ont révélé moins de magma en fusion dans le sud que dans le nord.
Après un long débat, ils sont arrivés à la conclusion que l’eau augmente la fusion mais rend le matériau moins visqueux, ce qui accélère sa remontée vers la surface, un peu comme du miel qui coule plus vite quand on y ajoute de l’eau.
Cette découverte a permis aux scientifiques de faire un pas de plus dans la compréhension du cycle de l’eau qui affecte presque tous les processus sur notre planète, et pas seulement les nuages et les rivières à sa surface. Elle joue également un rôle important dans les processus qui ont lieu dans le silence et l’obscurité des profondeurs de la Terre.
Source: Université de Washington à St. Louis

Lau-Basin-2 Une image sismique d’une partie du Bassin de Lau à une profondeur de 50 kilomètres montre comment le magma s’accumule au nord sous les zones qui ne sont pas affectées par le rift (rouge foncé) et n’offrent que très peu de passage au magma (jaune pâle) le long de l’extrémité sud du centre d’expansion oriental du Bassin de Lau, même si cette région est fortement volcanique (Source: Université de Washington).

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drapeau anglaisThe Lau Basin, which lies between the island archipelagos of Tonga and Fiji, was created by the collision of the Pacific plate with the Australian plate. The older, thus colder and denser, Pacific plate plunged under the Australian plate and sank into the depths along the Tonga Trench. Water given off by the wet slab lowered the melting point of the rock above, causing magma to erupt and form a volcanic arc, called the Tonga-Kermadec ridge.

About 4 to 6 million years ago, the Pacific slab started to pull away from the Australian slab, dragging material from the mantle beneath it. The Australian plate’s margin stretched, splitting the ridge, creating the basin and, over time, rifting the floor of the basin. Magma upwelling through these rifts created new spreading centers.

The Tonga subduction zone is famous in seismology  because two-thirds of the world’s deep earthquakes happen there and subduction is faster there than anywhere else in the world. In the northern part of this area the plate is sinking at about 24 centimetres per year, or nearly a metre every four years. That’s four times faster than the San Andreas fault is moving.

In the February issue of Nature, a team of scientists of Washington University in St. Louis, published a three-dimensional seismic image of the mantle beneath the Lau Basin in the South Pacific that had an intriguing anomaly. It is based on the images of 200 earthquakes picked up by 50 ocean-bottom seismographs deployed in the Lau Basin in 2009 and 2010 and 17 seismographs installed on the islands of Tonga and Fiji.

The Lau basin is an ideal location for studying the role of water in volcanic and tectonic processes. Because the basin is widening, it has many spreading centres through which magma rises to the surface. Because it is shaped like a V, these centres lie at varying distances from the Tonga Trench, where water is copiously injected into the Earth’s interior.

The scientists knew that the chemistry of the magma erupted through the spreading centers varies with their distance from the trench. Those to the north, toward the opening of the V, erupt a drier magma than those to the south, near the point of the V, where the magma has more water and chemical elements associated with water. Because water lowers the melting temperature of rock, spreading centres to the north also produce less magma than those to the south.

Before they constructed images from their seismic data, the scientists expected the pattern in the mantle to match that on the surface. In particular they expected to find molten rock pooled to the south, where the water content in the mantle is highest. Instead the seismic images indicated less melt in the south than in the north.

After considerable debate, they suggested water increases melting but makes the melt less viscous, speeding its transport to the surface, a bit like mixing water with honey makes it flow quicker.

Source: Washington University in St. Louis.

 

Holuhraun (Islande): Et si H. Sigurðsson avait raison? // What if H. Sigurðsson’s prediction proved true?

drapeau francaisDans des notes rédigées le 14 octobre 2014 et le 21 janvier 2015, j’exprimais ma surprise devant la prévision du volcanologue islandais Haraldur Sigurðsson qui affirmait que l’éruption dans l’Holuhraun prendrait fin en mars 2015. Il allait jusqu’à avancer la date du 4 mars pour la fin des hostilités. Une telle affirmation semblait quelque peu fantaisiste à notre époque, alors que la prévision volcanique n’en est – malgré ce que disent certains – qu’à ses balbutiements.

Sigurðsson expliquait que l’affaissement de la caldeira du Bárðarbunga était linéaire – pas une courbe – et qu’il ralentirait progressivement en même temps que se tarirait la source. Ainsi, selon lui, l’éruption devait se terminer 173 jours après le 12 septembre.

Les dernières informations fournies par le comité scientifique islandais indiquent que « l’éruption dans l’Holuhraun continue mais a beaucoup diminué au cours des dernières semaines ». Les rapports fournis à l’issue de survols en hélicoptère indiquent que la taille du lac de lave est en train de diminuer.

Attendons de voir comment va évoluer la situation. Si l’éruption prend fin de manière définitive le 4 mars (plus ou moins une semaine), on pourra dire que H. Sigurðsson avait raison. Sa découverte aurait une importance particulière car elle pourrait servir de référence pour prévoir la durée d’éruptions islandaises du même type dans le futur.

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drapeau anglaisIn notes written on 14 October 2014 and 21 January 2015, I expressed my surprise to the prediction made by Icelandic volcanologist Haraldur Sigurdsson who said that the eruption in Holuhraun would end in March 2015. He went as far as telling the day –  March 4th – for the end of hostilities. Such a statement seemed somewhat fanciful in our days when volcanic prediction is only – despite what some say – at its beginning.
Sigurðsson explained that the collapse of the Bárðarbunga caldera was linear – not a curve – and it would gradually slow down at the same time that the source would dry up. Thus, in his opinion, the eruption would end 173 days after September 12th.
The latest information provided by the Icelandic scientific committee indicates that « the eruption in Holuhraun continues but has decreased significantly in recent weeks. » The reports from helicopter pilots indicate that the size of the lava lake is decreasing.
Let’see how the situation will evolve. If the eruption were to end definitively on March 4th (plus or minus one week), we could say that H. Sigurðsson was right. Its discovery would be of particular importance because it could serve as a benchmark for predicting the duration of Icelandic eruptions of the same type in the future.

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Crédit photo:  Wikipedia.

Les tsunamis de l’Augustine (Alaska)

drapeau francaisSurplombant Kamishak Bay dans le sud de Cook Inlet, à environ 290 km au SO d’Anchorage, l’Augustine est le volcan le plus actif de la partie orientale de l’arc des Aléoutiennes. En 2006, sa dernière éruption a généré un nuage de cendres trois kilomètres de hauteur et émis suffisamment de lave pour créer un nouveau sommet. Ce sommet consiste actuellement en un complexe de dômes qui se chevauchent avec, en aval, sur 360°, de vastes pentes qui descendent vers la mer. Elles sont principalement recouvertes de dépôts de débris d’avalanche et de coulées pyroclastiques formés par des épisodes à répétition d’effondrement et de croissance du sommet du volcan.
Le dernier effondrement s’est produit en 1883 quand toute une partie de l’édifice volcanique a glissé dans la mer et a provoqué un tsunami qui a traversé Cook Inlet avant de rebondir sur la côte et prendre le chemin inverse. Comme le tsunami s’est propagé à marée basse dans une zone où l’amplitude des marées figure parmi les plus importantes sur Terre, le niveau de la mer s’est élevé d’environ 6 mètres, comme si la marée haute avait eu lieu plus tôt que prévu. Les chercheurs pensent que les dégâts se sont limités à l’inondation de quelques baraques sur le rivage.
Cependant, l’histoire des tsunamis provoqués par l’Augustine remonte à plus longtemps que quelques siècles. Un scientifique de l’Université de l’Alaska à Fairbanks a récemment découvert des preuves d’un tsunami déclenché par l’Augustine il y a 4200 ans. Dans le secteur de Nanwalek, un village situé dans la partie sud de la péninsule du Kenai et à 80 km à l’est de l’Augustine, il a découvert de petits morceaux de bois et d’autres débris du tsunami dans une paroi de tourbe à 6 mètres au dessus d’une ligne correspondant au niveau de la mer à marée haute. Il a également observé au moins une douzaine de couches de cendre en provenance de l’Augustine ainsi que des volcans Katmai et Spurr. La datation des dépôts de tsunami a révélé plus de 4000 années, ce qui repousse les dernières dates connues d’environ 2000 ans.
Comme l’Augustine est entourée de pentes qui se déploient longuement vers la mer, il faut un énorme glissement de terrain  pour envoyer un raz-de-marée en direction de Nanwalek et ses 177 habitants. Bien que la majeure partie du village soit construite sur une haute terrasse au-dessus de la plage, un tsunami en provenance de l’Augustine à marée haute pourrait inonder la piste d’atterrissage et les zones le long de la plage. En se déplaçant,  la vague du tsunami inonderait probablement à marée haute les régions côtières de la partie sud de Cook Inlet jusqu’à plusieurs mètres au-dessus de la ligne de marée. En revanche, si le tsunami se déclenchait à marée basse, un tsunami en provenance de l’Augustine pourrait ne pas affecter véritablement les côtes.

Au vu de ce qui vient d’être écrit, on se rend compte de l’importance de l’amplitude des marées dans une zone exposée aux tsunamis.
Les scientifiques de l’Alaska Volcano Observatory contrôlent étroitement l’Augustine et les autres volcans de l’Alaska. Ils guettent les moindres signes d’éruption, tels que les déformations de l’édifice volcanique qu’ils peuvent détecter grâce aux récepteurs GPS installés sur leurs flancs.
Un modèle informatique a calculé qu’un tsunami généré par l’Augustine atteindrait Homer en  75 minutes environ. Il mettrait quatre heures pour arriver à Anchorage. En outre, en raison des caractéristiques des fonds marins, les tsunamis pourraient remonter plus loin le long de la côte. Selon l’état de la marée – haute ou basse – dans Cook Inlet, un tsunami déclenché par l’Augustine serait soit catastrophique, soit sans conséquences majeures. S’il se produisait à marée basse, il se pourrait même que les gens ne le remarquent pas.

Source : Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisRising above Kamishak Bay in the southern Cook Inlet ,about 290 km SW of Anchorage, Augustine is the most active volcano of the eastern Aleutian arc. It last erupted in 2006, sending an ash cloud 3 km high and oozing enough lava to create a new summit. This summit is a complex of overlapping summit lava domes surrounded by an apron of debris that descends to the sea on all sides. The flanks consist mainly of debris-avalanche and pyroclastic-flow deposits formed by repeated collapse and regrowth of the volcano’s summit.

 The latest episode of edifice collapse occurred in 1883 when a part of the mountain tumbled into the sea and caused a tsunami that crossed Cook Inlet and bounced back again. Because the tsunami happened at low tide in an area with some of the largest tidal ranges on Earth, the sea rising 6 metres was almost the same as if high tide returned early. Researchers think the damage was limited to the flooding some low-lying shelters.

However, the history of Augustine tsunamis is more than a few centuries old.  A scientist at the University of Alaska Fairbanks recently found new evidence of an Augustine-generated tsunami dating back to 4,200 years ago. .

In Nanwalek, a village on the southern flank of the Kenai Peninsula and 80 km east of Augustine, the researcher found small pieces of wood and other tsunami debris in an eroded face of peat 6 metres above high-tide level today. He also discovered more than a dozen ash layers that came from Augustine as well as Katmai and Spurr mountains. The dating of tsunami deposits from more than 4,000 years ago extends the Augustine tsunami record by about 2,000 years.

Because Augustine is surrounded by wide apron, it takes a tremendous landslide to send a wave in the direction of Nanwalek (pop.177). Most of the village is built on a high terrace above the beach, but an Augustine-generated tsunami at high tide could inundate the airstrip and low-lying areas along the beach today. As the tsunami wave progressed, it would flood coastal areas around southern Cook Inlet to several metres above the tideline. Or, if it happened at dead low tide, another Augustine tsunami might not wet anything.

Scientists at the Alaska Volcano Observatory now watch Augustine and other Alaska volcanoes for signs of an eruption, such as changes in shape of the mountain they can detect with GPS receivers set up on their flanks.

A computer model calculated that an Augustine-generated tsunami would reach Homer in about 75 minutes. The travel time to Anchorage would be around four hours. Besides, because of sea floor characteristics, tsunamis could run up farther on the coastline. Depending on the state of the daily tides in Cook Inlet, a tsunami from Augustine would either be catastrophic or nothing to worry about. If it happened at low tide, people might not notice it.

Source: Alaska Dispatch News.

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Vues de l’Augustine, de ses vastes pentes, des dépôts pyroclastiques et de son sommet.

(Photos:  C.  Grandpey