Conditions climatiques extrêmes prévues en 2017 // Extreme weather conditions expected in 2017

Selon l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), des conditions météorologiques et climatiques extrêmes sont à prévoir en 2017. L’agence a publié des prévisions inquiétantes sur le réchauffement de la planète, lors de sa déclaration annuelle sur l’état du climat mondial en prévision de la Journée météorologique mondiale, organisée le 23 mars.

L’OMM confirme ce que j’ai indiqué précédemment, à savoir que l’année 2016 a été la plus chaude jamais enregistrée. La hausse de la température par rapport à l’époque préindustrielle atteint 1,1°C, soit 0,06°C de plus que le record précédent établi en 2015.

Au cours de l’hiver dernier, l’Arctique a connu l’équivalent polaire d’une vague de chaleur. D’après les conclusions des chercheurs, les changements observés dans l’Arctique et la fonte de la banquise entraînent, à plus grande échelle, une modification des régimes de circulation océanique et atmosphérique, ce qui se répercute sur les conditions météorologiques dans d’autres régions du monde. Ainsi, des régions comme le Canada et une grande partie des Etats-Unis ont été gratifiées d’une météo inhabituellement clémente alors que d’autres, dans la péninsule arabique et en Afrique du Nord par exemple, ont enregistré début 2017 des températures anormalement basses.

La hausse globale des températures entraîne la fonte de la banquise et des glaciers. C’est le thème de la conférence que je présenterai le vendredi 24 mars à 20h45 à la Salle des Fêtes de Puymoyen (Charente).

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According to the World Meteorological Organization (WMO), extreme weather and climate conditions are expected in 2017. The agency has released worrying forecasts of global warming in its annual declaration on the state of the world’s climate prior to the World Meteorological Day, organized on March 23rd.
WMO confirms what I wrote earlier, namely that 2016 was the hottest year ever. The increase in temperature compared to the pre-industrial era is 1.1°C, which is 0.06°C higher than the previous record set in 2015.
During the last winter, the Arctic experienced the polar equivalent of a heat wave. The researchers concluded that the changes in the Arctic and the melting of sea ice are causing, on a larger scale, changes in oceanic and atmospheric circulation patterns, which affects weather conditions in other areas of the world. For example, regions such as Canada and much of the United States have been blessed with an unusually mild weather, while others in the Arabian Peninsula and North Africa, for example, experienced abnormally low temperatures in early 2017 .
The global rise in temperatures causes the melting of ice and glaciers. This is the theme of the conference that I will present on Friday, March 24 at 8:45 pm at the Salle des Fêtes in Puymoyen (Charente).

Neige et ressources en eau sur Terre // Snow and Earth’s water resources

L’eau est une ressource essentielle sur Terre. Sans eau, la vie serait impossible. Cependant, seule une fraction de l’eau que l’on trouve sur Terre, soit 3% seulement, est de l’eau douce, et une proportion de 70% de cette eau douce est inaccessible, car elle est prisonnière des glaciers, de la banquise et des neiges éternelles. Il sera intéressant d’observer l’impact du changement climatique sur les chutes de neige, l’accumulation de cette neige, ainsi que ses effets sur les réserves d’eau de la planète.
La NASA a récemment lancé une nouvelle mission destinée à étudier la neige qui se trouve sur la planète et sa relation avec l’eau disponible immédiatement. Baptisée SnoxEx, la mission s’étalera sur plusieurs années et s’effectuera depuis les airs. Son objectif est d’améliorer les méthodes utilisées pour mesurer l’épaisseur et le volume de neige à la surface de la Terre. En testant  les équipements et les techniques de calcul de la quantité d’eau contenue dans la couverture neigeuse, les scientifiques espèrent mieux comprendre comment les fluctuations dans l’accumulation de neige affectent l’accessibilité à l’eau dans le monde entier, que ce soit pour l’agriculture, l’électricité ou l’eau potable.
Les scientifiques de la NASA collaboreront avec des dizaines de leurs collègues aux États-Unis, au Canada et en Europe. Un objectif de la mission est de trouver et d’affiner les meilleures techniques de mesure de la neige et de déterminer comment elles peuvent cohabiter. Comme le manteau neigeux contient généralement de 40 à 95 pour cent d’air, sa teneur en eau est calculée en mesurant sa masse ou  bien sa profondeur et sa densité.
Les satellites surveillent depuis des dizaines d’années l’enneigement saisonnier, mais ils ne sont pas capables de mesurer avec précision la quantité d’eau piégée dans la neige au travers de différents types de paysages enneigés. En particulier, il leur est difficile de mesurer précisément les zones forestières et on pense que les évaluations antérieures ont sous-estimé de 50% le stockage de l’eau dans la neige.

D’autres études utilisant des technologies d’analyse à distance ont également illustré de façon incomplète le stockage de l’eau dans la neige. Les fréquences micro-ondes ne peuvent pas détecter la neige quand elle est partiellement fondue, et le LIDAR est incapable de pénétrer les nuages, ce qui limite son utilité pour analyser les accumulations de neige.
Pour surmonter ces limites techniques, SnowEx rassemblera ses données à l’aide de capteurs multiples intégrant des technologies émergentes telles que celles utilisant l’altitude et la gravité, ainsi que des méthodes plus conventionnelles comme la spectroscopie, le radar et la radio-détection. Au total, cinq avions dotés de 10 capteurs différents permettront aux scientifiques d’analyser la couche neigeuse en fonction des différents types de terrains et des différents types de neige.
Les scientifiques travailleront également sur le terrain dans deux sites du Colorado: le Grand Mesa et le Senator Beck Basin. Les données recueillies au cours des observations sur le terrain seront confrontées aux résultats fournis par les capteurs à bord des avions et les résultats aideront à déterminer les objectifs de la mission SnowEx dans les années à venir. Elles permettront peut-être d’aider au développement futur de satellites capables de détecter les volumes de neige depuis l’espace.
Source: Live Science.

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Water is an essential resource on Earth. Without water, life would be impossible. However, only a fraction of Earth’s water, a mere 3 percent, is freshwater, and about 70 percent of that freshwater is inaccessible, locked up in glaciers, ice and permanent snow cover. With climate change going on, it will be interesting to observe its impact on snowfall, snow accumulation and then its impact on the water reserves of the planet.

NASA recently launched a new initiative to investigate the planet’s snow and the relationship of this snow to readily available liquid water. The aim of the SnowEx multiyear airborne research campaign is to improve methods used to measure snow depth and volume. By testing equipment and techniques for calculating the amount of water contained in snow cover, scientists hope to improve their understanding of how fluctuations in snow accumulation affect water accessibility worldwide, for agriculture, power and drinking.

NASA experts will collaborate with dozens of scientists from across the U.S., Canada and Europe. A goal of the campaign is to find and refine the best snow-measuring techniques and determine how they could work together. Because snowpack is typically 40 to 95 percent air, water content is calculated by either measuring the snowpack’s mass or establishing its depth and density.

Satellites have monitored seasonal snow cover from space for decades, but they can’t accurately measure the amount of water trapped in snow across different types of snow-covered landscapes. Accurately measuring forest areas is particularly challenging, and prior evaluations are thought to have underestimated water storage in snow by as much as 50 percent.

Other surveys using remote-scanning technologies also painted an incomplete picture of water storage in snow. Microwave frequencies cannot detect snow when it is partly melted, and LIDAR is unable to penetrate clouds, limiting its usefulness to track snowstorm accumulations.

To overcome these technical limitations, SnowEx will gather its data with multiple sensors, incorporating emerging technologies such as those that use altitude and gravity sensing, together with more conventional methods like spectroscopy, radar and radio sensing. A total of five aircraft deploying 10 different sensors will allow scientists to adjust scanning options in response to different terrains and different types of snow.

Scientists will also work on the ground at two Colorado sites: Grand Mesa and Senator Beck Basin. Data collected during fieldwork will serve to verify the findings provided by remote-sensing aircraft, and the results will help to determine SnowEx goals in the coming years — perhaps even informing the future development of satellites capable of detecting snow volume from space.

Source: Live Science.

Les satellites ont des difficultés pour détecter le volume de neige dans un tel paysage au Canada (Photo: C. Grandpey).

L’Arctique et l’Antarctique ont encore eu chaud en février // Arctic and Antarctic still warm in February

Selon les dernières données communiquées par la NOAA, la couverture de glace de mer dans l’Arctique et l’Antarctique a de nouveau atteint des niveaux record au cours du mois de février qui a été exceptionnellement chaud.
La moyenne des températures de surface terrestre et océanique entre décembre et février est la deuxième plus haute depuis que les mesures ont commencé en 1880. Elle se situe juste derrière les températures record pour la même période au cours de l’hiver 2015-2016.
Février a été, lui aussi, le deuxième mois le plus chaud jamais enregistré, au vu des températures relevées sur terre et à la surface de la mer.
Dans l’Arctique, la faible étendue de glace de mer ne fait que confirmer la tendance sur le long terme et les pertes observées au cours des dernières décennies. L’étendue moyenne de glace de mer dans l’Arctique en février s’élève à un peu plus de 1 165 000 kilomètres carrés. C’est la plus petite surface observée depuis le début des relevés en 1979. Cette surface est de 7,6% en dessous de la moyenne de 1981-2010. Le National Snow and Ice Data Center indique que ce chiffre est inférieur de 40 000 kilomètres carrés au record précédent, établi en 2016.
Le déclin de la glace antarctique est remarquable lui aussi. Il n’y a pas si longtemps, les données indiquaient une légère augmentation de la banquise. Aujourd’hui, la couverture de glace de mer a pratiquement perdu 25% – 752 000 kilomètres carrés – par rapport à la moyenne sur 30 ans, et 155 400 kilomètres carrés par rapport à 1997 qui est l’année record.
L’étendue de glace de mer dans l’Antarctique a atteint son plus bas niveau, avec 2 290 000 kilomètres carrés, le 13 février et a continué à décliner pour atteindre 2 123 000 kilomètres carrés à la fin du mois.
A côté de cela, il faut noter que la couverture neigeuse dans l’hémisphère nord a été légèrement supérieure à la moyenne entre 1981 et 2010, même si l’Amérique du Nord a reçu moins de neige que la moyenne. En revanche, la vaste région eurasienne a reçu plus de neige que la moyenne, ce qui influe sur le total pour cet hémisphère.

Source: NOAA.

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According to the latest data from the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), sea ice cover in both the Arctic and Antarctic reached record lows during an exceptionally warm February.

Both land and ocean surface temperature averages from December through February were the second highest they have been since measurements began in 1880, and were right behind the record setting temperatures observed in the same winter period of 2015/2016.

February itself was also the second warmest February on record for both land and sea surface temperatures.

In the Arctic, the lower levels of sea ice extent continue a longer-term trend of losses over the last several decades. Average Arctic sea ice extent during February totaled more than 1 165 000 square kilometres, the smallest since record-keeping began in 1979, and 7.6% below the 1981-2010 average.  The National Snow and Ice Data Center indicates that this is 40 000 square kilometres less than the previous record, set in 2016.

The Antarctic decline is also remarkable. In years past, the data indicated slight increases in sea ice. Now, the sea ice cover is almost 25% smaller – a full 752 000 square kilometres – than the 30-year average, and 155 400 square kilometres smaller than the previous record year of 1997.

Daily sea ice extent in Antarctica reached a record low of 2 290 000 square kilometres on February 13th and continued to drop from there to hit about 2 123 000 square kilometres by the end of the month.

However, snow cover for the Northern Hemisphere was slightly above the 1981-2010 average, though North America alone received less snow than the average, the vast Eurasian region received more snow than average, bringing up the total for the hemisphere.

Source: NOAA.

Photo: C. Grandpey

 

Vers une prise de conscience du changement climatique par les Américains? // Toward an American awareness of climate change ?

Une nouvelle enquête de l’institut Gallup, effectuée en mars 2017 sur un échantillon de 1 018 adultes américains vivant dans les 50 États et le District de Colombie a révélé que les inquiétudes du public à l’égard du changement climatique aux États-Unis n’ont jamais été aussi élevées. 45% des personnes interrogées disent qu’elles sont «beaucoup» préoccupées par le réchauffement climatique, tandis que 62% pensent que ses effets sont déjà visibles. Dans l’ensemble, 68% des personnes interrogées – le plus haut niveau jamais observé – pensent que le changement climatique est lié aux activités humaines, alors que 29% l’attribuent à des causes naturelles et 3% n’ont pas d’opinion.
Ces résultats sont en hausse par rapport à 2007, année où un sondage semblable avait révélé que 41% des personnes interrogées étaient « beaucoup » préoccupées par le changement climatique. Entre 2007 et 2017, les préoccupations américaines au sujet du réchauffement climatique ont montré une baisse pendant quatre ans, avant de connaître une hausse à partir de 2011. De même, le pourcentage d’Américains qui pensent que le changement climatique est déjà visible a atteint un maximum de 61% en 2008, avant de diminuer jusqu’à 2011.
Les raisons de cette baisse et de la hausse qui a suivi ne sont pas claires au vu des résultats de l’enquête. Des recherches antérieures ont laissé supposer que les préoccupations du public à l’égard du changement climatique pourraient bien être liées à l’état de l’économie. De 2008 à 2010, les États-Unis ont connu la Grande Récession; en période de ralentissement économique, les Américains sont peut-être moins enclins à s’inquiéter du réchauffement climatique. Un article publié en 2011 a montré que le taux de chômage pouvait avoir une influence sur les préoccupations liées au changement climatique. En revanche, les Américains semblent plus susceptibles de s’inquiéter du changement climatique si l’économie est forte. Ainsi, une économie plus forte au cours des dernières années peut avoir favorisé les préoccupations climatiques parmi le public.
Selon l’institut Gallup, de récents sondages ont également révélé que plus de la moitié des Américains pensent que le Président Trump ne fera rien pour protéger l’environnement, une augmentation significative par rapport aux anciens présidents Barack Obama et George W Bush
D’une manière générale, même si la conviction (et le souci) du changement climatique chez le grand public est encore loin derrière le consensus scientifique sur la question, l’enquête reflète un niveau plus important de préoccupation et de sensibilisation aux États-Unis. Cette tendance intervient à un moment où l’engagement climatique au niveau fédéral a pratiquement disparu. Alors que de plus en plus d’Américains sont convaincus que le changement climatique est un problème sérieux, l’administration Trump a déjà commencé à mettre à mal les lois environnementales et a proposé des réductions budgétaires importantes pour un certain nombre de projets contribuant à la protection de l’environnement
Pourtant, si le changement climatique est devenu un problème de plus en plus partisan ces dernières années, il existe certains signes qui laissent croire que les préoccupations climatiques sont en hausse au sein du Congrès. Dernièrement, plus d’une douzaine de députés républicains à la Chambre des Représentants ont condamné l’attitude méprisante de l’administration Trump sur le changement climatique. Ces députés ont présenté une résolution confirmant les risques du réchauffement planétaire et soutenant la recherche et les efforts pour y remédier.
Source: Yahoo États-Unis.

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A new Gallup survey, conducted in March 2017, on a sample of 1,018 U.S. adults living throughout the 50 states and D.C. revealed that public concern about climate change in the U.S. has never been so high. 45% of the poll’s respondents say they worry about global warming “a great deal,” while 62% believe its effects are already occurring. Overall, 68% of participants – the highest level reported yet – said they believe climate change is driven by human activities, while 29% attribute it to natural causes and 3% had no opinion.

Still, these findings are up from a previous high in 2007, when a similar poll found that 41% of respondents worried greatly about climate change. Between then and now, American concern about global warming actually declined for four years and has only been on the rise again since 2011. Similarly, the percentage of Americans who believe climate change is already happening previously peaked at 61% in 2008 and then declined until 2011.

The reasons for this dip and recovery are unclear from the survey results, but previous research has suggested that public concern about climate change may be linked to the state of the economy. From 2008 to 2010, the U.S. was suffering in the Great Recession ; in times of economic downturn, Americans may be less likely to worry about global warming. One 2011 paper, for instance, suggested that unemployment rates may affect concerns about climate change. On the other hand, Americans may be more likely to worry about climate change if they believe the economy is strong. So a stronger economy in the past few years may have helped spur an increase in climate concern among the public.

According to Gallup, recent polls have also found that more than half of Americans believe President Trump will do a poor job of protecting the environment, a significant increase in comparison with the percentage of respondents who believed the same of former presidents Barack Obama and George W. Bush.

Overall, while belief in (and concern about) climate change in the general public still lags far behind the scientific consensus on the issue, the survey reflects a growing level of worry and awareness in the U.S. It is a trend occurring at a time when commitment to climate action at the federal level has all but vanished. As Americans grow more sure that climate change is a serious problem, the Trump administration has already begun repealing environmental rules and has proposed significant budget cuts for a number of federal programs that advance climate science or aid in mitigation and adaptation efforts.

Still, while climate change has become an increasingly partisan issue in recent years, there is other evidence to suggest that concern may be growing across Congress. Lately, more than a dozen Republicans in the House of Representatives broke ranks with the Trump administration’s dismissive stance on climate change to introduce a resolution affirming the risks of global warming and supporting climate research and mitigation efforts.

Source: Yahoo US.

La courbe de Keeling (émissions de CO2 dans l’atmosphère) ne cesse de grimper….