Le ralentissement du Gulf Stream // The slowing down of the Gulf Stream

Regardez cette carte. Elle vient d’être réalisée par le Professeur Ed Hawkins de l’Université anglaise de Reading.

Les nuances de rouge et de bleu représentent les zones chaudes et froides à la surface de la Terre. En dessous du rouge foncé de l’Arctique, signe de son rapide réchauffement, il y a une grosse bulle bleue, comme une goutte froide au sud du Groenland, dans l’Atlantique Nord. On pourrait penser que cette bulle bleu foncé qui fait référence à une zone de refroidissement est un signe encourageant au moment où notre planète se réchauffe. Malheureusement, il n’en est rien, et c’est même le contraire; il s’agit d’un signal d’alerte qui confirme que notre système climatique fonctionne mal.

Cette zone de refroidissement est à mettre en relation avec le ralentissement du Gulf Stream, et plus généralement de la circulation méridienne de retournement atlantique – Atlantic Meridional Overturning. Circulation (AMOC) – système de courants océaniques dont dépend le système climatique mondial.

Quand on regarde la carte, il est clair que le plus importent réchauffement de la planète se produit dans l’Arctique où les températures augmentent à environ 3 fois plus vite que la moyenne mondiale. En raison de cette accélération du réchauffement, l’étendue de la glace de mer dans l’Arctique a été divisée par deux. La glace de mer ne contribue pas à l’élévation du niveau de la mer mais la réduction de son étendue favorise l’intensification du réchauffement climatique. On aboutit à une boucle de rétroaction car c’est l’accélération du réchauffement de l’Arctique qui fait fondre la glace du Groenland 6 fois plus vite que dans les années 1990. Cette fonte rapide des glaces du Groenland est à l’origine de la grosse bulle bleue sur la carte.

Voici comment les choses se passent:

Lorsque la glace du Groenland fond, l’eau douce se déverse dans les eaux salées de l’Atlantique Nord. L’eau salée est dense, lourde et s’enfonce dans les profondeurs de l’océan. L’eau douce, elle, est plus légère et ne s’enfonce donc pas aussi facilement. Ce phénomène déséquilibre le Gulf Stream. En effet, le Gulf Stream a besoin de l’eau froide, dense et salée pour s’enfoncer dans l’Atlantique Nord afin de stimuler la circulation méridienne de retournement et assurer son bon fonctionnement.

Le Gulf Stream transporte vers le pôle Nord environ 20% de la chaleur excédentaire recueillie à l’équateur. Toutefois, depuis 1950, le sourant a ralenti de 15% en raison du refroidissement de l’Atlantique Nord générée par la fonte des glaces. Le déplacement du Gulf Stream n’a jamais été aussi lent depuis au moins 1 600 ans, et les études montrent qu’il continuera probablement de s’affaiblir, avec un ralentissement qui pourrait atteindre 45% d’ici la fin du siècle.

Les recherches montrent que la goutte froide visible sur la carte dans l’Atlantique Nord contribue à provoquer des vagues de chaleur pendant l’été dans le nord de l’Europe, de fortes précipitations au Royaume-Uni, ainsi que des eaux particulièrement chaudes au large de la côte est des États-Unis. Ce phénomène explique le réchauffement de 3 à 4 fois la moyenne mondiale au cours des 30 dernières années des eaux au large de toute la côte est des États-Unis, ainsi que le réchauffement de toute la zone au large de la côte de la Nouvelle-Angleterre.

Le réchauffement des eaux au large de la côte nord-est des États-Unis, et plus particulièrement dans le Golfe du Maine, est une conséquence directe du ralentissement du Gulf Stream. Dans l’Atlantique Nord, cette eau qui s’enfonce dans les profondeurs à l’est du Groenland se dirige généralement en ondulant vers le sud-ouest dans le Golfe du Maine où elle est connue sous le nom de courant du Labrador. Ce courant apporte normalement de l’eau froide. Toutefois, à mesure que l’Atlantique Nord se refroidit et que l’enfoncement des eaux froides ralentit, le courant du Labrador perd de son énergie et envoie moins d’eau froide vers le sud.

Le réchauffement des eaux de la région a un impact important sur la vie marine. Par exemple, les eaux au large du Rhode Island se sont réchauffées au-delà de la zone où vivent les homards, de sorte que la pêche a considérablement diminué. En revanche, avec le réchauffement des eaux, le Maine est devenue la zone idéale pour les homards, et les prises sont en nette hausse. De plus, les espèces qui vivent en eau froide comme la morue et les baleines franches (aussi appelées baleines noires) n’apprécient guère que les eaux au large de la Nouvelle-Angleterre se réchauffent. Par contre ; des espèces vivant en eau chaude comme le bar noir se développent vers le nord.

Ce n’est pas seulement la vie marine qui est touchée. Les énormes chutes de neige qui ont frappé la Nouvelle-Angleterre lors d’une vague de froid en 2015 ont probablement été aggravées par la chaleur inhabituelle de l’océan et l’humidité qu’il a apportée pendant l’hiver. Il est également probable que les ouragans deviendront plus violents en allant vers le nord où ils seront alimentés par des eaux plus chaudes dues à la fois aux effets directs du réchauffement climatique dans la région, mais aussi au ralentissement du Gulf Stream.

Une étude récente a révélé que d’ici la fin du siècle, le Gulf Stream pourrai atteindre un point de non retour conduisant à sa possible disparition. Les chercheurs anglais estiment toutefois qu’une disparition totale de ce courant semble peu probable à court terme.

Source: CBS News.

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Just look at the map above. It was recently presented by a professor from the English University of Reading. The shades of red and blue represent the amount of warming relative to other parts of the Earth. Below the dark red of the rapidly warming Arctic region, there’s a big blue bullseye to the south of Greenland, in the North Atlantic. The dark blue bullseye, indicating cooling temperatures, might seem like an encouraging development on a warming planet, but it is just the opposite; it is a warning sign that the climate system is malfunctioning.

The cold bubble is related to the slowdown in the Gulf Stream System, also known as the Atlantic Meridional Overturning Circulation, or AMOC, a vital system of ocean currents underpinning the global climate system.

Looking at the map, it is clear that the greatest warming on Earth is happening in the Arctic Circle area, where temperatures are rising at about 3 times the pace of the global average. Due to the rapid warming, Arctic sea ice extent has been sliced in half. The sea ice does not contribute to sea level rise, but less ice means amplified warming. It gives birth to a warming feedback loop which quickens the pace of global warming. It is this amplified warming of the Arctic which is causing Greenland’s ice to melt 6 times faster than it did in the 1990s. This rapid ice melt from Greenland is the cause of the big blue bullseye on the map.

Here is how it happens :

When ice melts from Greenland, fresh water is flushed into the salty waters of the North Atlantic. Saltwater is dense, heavy, and sinks. But fresh water is lighter and does not sink as readily. This is throwing the Gulf Stream System out of balance. That is because the Gulf Stream System relies on cold, dense, salty water to sink in the northern Atlantic to drive the circulation and to keep it flowing.

The Gulf Stream is responsible for transporting about 20% of the excess heat gathered at the Equator towards the North Pole. But since 1950, the Gulf Stream System has slowed down by 15% due to the freshening of the North Atlantic from ice-melt induced by human-caused climate change. The Gulf Stream is now moving at the slowest it has in at least 1,600 years, and research shows that the system will likely continue to weaken, perhaps slowing by 45% by the end of the century. Research shows that the cold blob in the North Atlantic helps drive summer heat waves in northern Europe, heavy precipitation events in the U.K.and very warm waters off the U.S. East Coast.

As a consequence of this phenomenon, the waters off the U.S. East Coast as a whole have warmed 3 to 4 times the global average over the last 30 years, and the region off the New England coast is warming faster than 99% of the rest of the ocean. The warming of the waters off the northeastern U.S. coast, and more specifically in the Gulf of Maine, are a direct consequence of the slowdown of the Gulf Stream System. In the North Atlantic, that sinking water east of Greenland typically winds its way southwestward into the Gulf of Maine, known as the Labrador Current. That normally brings with it cold water. But as the North Atlantic freshens and the sinking lessens, the Labrador Current is losing its vigour, pumping less cold water southward.

Most importantly, this regional warming has had a big impact on marine life in the region. For instance, the waters off Rhode Island have warmed beyond the comfort zone of lobsters and the fishery there has declined considerably. On the flip side, warming has put Maine in the sweet spot for lobsters, and catches there have surged. Furthermore, cold-water species like codfish and right whales have been faring poorly as the waters off New England have warmed, but warm-water species like black sea bass are expanding northward.

It is not just marine life that is impacted. The massive snowfalls that hit New England during a cold snap in 2015 were likely made bigger by the fact that the ocean was unusually warm that winter. It’s also likely that hurricanes will be able to maintain more intensity farther north as they feed off of warmer waters caused by both the direct impacts of climate heating in the area and the slowdown of the Gulf Stream System.

Although a recent study found that by the end of the century there is some chance the Gulf Stream System could hit a tipping point, eventually leading to collapse, the English researchers believe a full collapse of the system seems unlikely anytime soon.

Source : CBS News.

Image de la circulation thermohaline (Source : Wikipedia)

Réchauffement climatique : des promesses non tenues // Climate change : unkept promises

Le 6 mai 2021, j’ai publié un article insistant sur le niveau désastreux des concentrations de CO2 dans l’atmosphère. Malgré les mises en garde des climatologues, on voit que rien – ou presque rien – n’est fait pour inverser la tendance. Certains lecteurs de ce blog diront que je suis trop pessimiste, mais ce que j’ai vu dans l’Arctique et dans les Alpes m’a fait comprendre à quel point la situation était grave.

Selon The Climate Action Tracker, un réseau indépendant de scientifiques qui contrôle la mise en œuvre des engagements en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les dernières promesses faites par les gouvernements pour limiter les émissions de carbone ne suffiront pas pour empêcher les températures de la planète de dépasser 1,5°C. Au lieu de cela, ces engagements non contraignants vont entraîner une élévation moyenne de la température de 2,4°C qui sera tout simplement  catastrophique.

Le rapport de The Climate Action Tracker explique que certains des objectifs fixés lors du sommet organisé par Joe Biden avec d’autres chefs d’états permettront de réduire de 0,2°C l’estimation du réchauffement prévue par le réseau, mais cela ne changera pas le risque de  dépassement du seuil de 1,5°C fixé en 2018 par le GIEC. Selon les prévisions les plus optimistes, le réchauffement reste bien au-dessus des 1,5°C de l’Accord de Paris. Malgré les premiers engagements pris par les leaders mondiaux au cours de la COP 21, l’Organisation Météorologique Mondiale, sous l’égide des Nations Unies, indique dans son dernier rapport que les températures ont déjà dépassé de plus de 1,2°C le niveau préindustriel. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré: «Nous sommes au bord du gouffre.»

Bien qu’il soit toujours possible de maintenir la hausse moyenne des températures de surface en dessous de 1,5°C, le Climate Action Tracker explique que cela nécessitera un effort important de la part de tous les gouvernements, et qu’un tel effort transformera la vie telle que nous la connaissons. Comme je l’ai souvent écrit, il appartient aux Conférences des Parties – les COP – d’imposer de telles décisions. Les initiatives décidées par les gouvernements à la seule échelle nationale ne sont pas suffisantes.

Le réseau The Climate Action Tracker est particulièrement inquiet quand il constate la volonté persistante de certains gouvernements de construire de nouvelles infrastructures non compatibles avec les objectifs de Paris, telles que des centrales au charbon, le développement du gaz naturel pour produire l’électricité et l’utilisation abusive et inefficace des véhicules personnels dans certains pays.

La hausse des températures a déjà eu un impact significatif sur la vie sur Terre, avec de plus en plus d’épisodes sévères de sécheresse, des événements météorologiques extrêmes et des incendies de végétation. Tant que le changement climatique se poursuivra à un rythme soutenu, l’avenir restera sombre. Une étude menée en 2020 par l’Université de l’Arizona a révélé qu’au rythme actuel d’augmentation de la température, un tiers de toutes les plantes et animaux de la planète seront menacés d’extinction de masse au cours des 50 prochaines années.

Dans son rapport de 2018, le GIEC a averti qu’un réchauffement climatique de 1,5°C entraînera une hausse drastique du niveau de la mer qui menacera les côtes et les nations insulaires, avec une augmentation du nombre de vagues de chaleur. À 2 degrés de réchauffement, 99% des récifs coralliens mourront. On estime que 13% des écosystèmes terrestres seront menacés et l’Arctique dépourvu de glace deviendra une réalité d’ici une vingtaine d’années.

Source: Yahoo News.

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On May 6th, 2021, I released a post referring to the disastrous level of CO2 concentrations in the atmosphere. Despite the climatologists warnings, nothing – or very little – is done to stop the trend. Some readers of this blog will say I am too pessimistic, but what I have seen in the Arctic and in the Alps have made me understand how serious the situation was.

According to The Climate Action Tracker, an independent network of scientists that tracks the commitments made on cutting greenhouse gas emissions, the recent pledges made by world governments to limit carbon emissions will not be sufficient to meet the goal of keeping global temperatures from rising above 1.5 degrees Celsius. Instead, those nonbinding commitments will result in a rise in the average global temperature to a potentially catastrophic 2.4 degrees Celsius.

The Climate Action Tracker report notes that more robust targets made at the summit organised by Joe Biden with other world leaders “have improved the network’s warming estimate by 0.2°C,” but that the net result would still mean the world is poised to blow past the 1.5 degrees Celsius threshold set in 2018 by IPCC. Even under the most optimistic assumptions, the warming is still well above the Paris Agreement’s 1.5˚C temperature limit.

Despite the initial commitments made by world leaders in the Paris climate accord, the United Nations World Meteorological Organization indicates in its latest report that temperatures have already risen by more than 1.2 degrees Celsius above pre-industrial levels. The U.N. Secretary-General António Guterres declared: “We are on the verge of the abyss.”

While keeping the average rise of surface temperatures below 1.5 degrees Celsius is still possible, the Climate Action Tracker said doing so will require a massive, unified effort from world governments that would transform life as we know it. As I have often affirmed, it is up to the Conferences of Parties to impose such decisions. The initiatives decided by local governments are not just sufficient.

The Climate Action Tracker report is particularly worried by the persisting plans of some governments to build new infrastructure not compatible with Paris goals, such as new coal-fired power plants, increasing uptake of natural gas as a source of electricity and the use of large inefficient personal vehicles in some countries..

Rising temperatures have already had a profound impact on life on Earth, with the severity of drought, weather events and wildfire destruction. With climate change continuing apace, the future looks even more bleak. A 2020 study conducted by the University of Arizona found that at the current rate of temperature rise, one-third of all plants and animals on the planet will be at risk of mass extinction in the next 50 years.

In its 2018 report, the IPCC warned that global warming of 1.5 degrees Celsius would result in drastic sea-level rise, threatening coastlines and island nations, and an increase in the number of deadly heat waves. At 2 degrees of Celsius warming, 99 percent of the world’s coral reefs would die off, an estimated 13 percent of ecosystems on land would be imperiled and an ice-free Arctic would become a reality within two decades.

Source : Yahoo News.

Evolution des températures de surface (Source : GIEC)

La dangereuse fonte de l’Antarctique // Antarctica’s dangerous melting

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Science Advances le 30 avril 2021, l’élévation du niveau de la mer à l’échelle de la planète à cause de la fonte de la calotte glaciaire antarctique au cours du prochain millénaire a probablement été sous-estimée d’environ 30%. Jusqu’à présent, les études ont expliqué que si la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental disparaissait, le niveau de la mer augmenterait d’environ 90 centimètres. Les auteurs de la nouvelle étude expliquent qu’un effet appelé «mécanisme d’expulsion de l’eau» a été sous-estimé.

L’effet – qui correspond au rebond isostatique – fait référence au soulèvement du substrat rocheux sous la calotte de glace de l’Antarctique occidental qui, selon les scientifiques, accompagnera la fonte de la calotte glaciaire. Je mentionne le rebond isostatique à propos de l’Islande au cours de ma conférence «Glaciers en péril», ainsi que son effet possible sur l’activité volcanique et sur le petit port d’Höfn, sur la côte sud de ce pays.

Le nouveau calcul du «mécanisme d’expulsion de l’eau» montre qu’au cours du prochain millénaire, le niveau de la mer dans le monde pourrait s’élever d’environ un mètre de plus que prévu. Comme le substrat rocheux sous la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental est quelque peu élastique, les scientifiques pensent qu’il s’élèvera au-dessus du niveau de la mer lorsque la calotte glaciaire fondra. Lorsque cela se produira, l’eau de l’océan pourrait être repoussée autour de cette émergence, ce qui ne manquera pas d’augmenter le niveau de la mer dans le monde. Les scientifiques connaissaient déjà ce phénomène, mais de nouvelles recherches montrent que la croûte terrestre sous la région est moins visqueuse qu’on le pensait jusqu’à présent, de sorte que le substrat rocheux pourrait se soulever plus rapidement que prévu.

Un professeur de géophysique à Harvard et qui a participé à l’étude affirme que chaque estimation de l’élévation du niveau de la mer « va devoir être revue à la hausse » au vu de la nouvelle étude.

Les scientifiques craignent que la disparition de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental soit inéluctable. En particulier, le glacier de Thwaites recule à raison d’environ 800 mètres par an. Le réchauffement des eaux océaniques a creusé sous le glacier une cavité de la taille de l’île de Manhattan Les scientifiques ont baptisé le Thwaites le «glacier de la fin du monde» parce qu’il joue le rôle de tampon entre la calotte glaciaire et les eaux océaniques en phase de réchauffement. S’il fond, le glacier déclenchera un effet domino car tous les glaciers de la région sont interconnectés.

Source: Business Insider.

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According to a a new study published in the journal Science Advznces on April 30th, 2021, the global sea-level rise due to the melting of Antarctic ice sheets in the next 1,000 years could have been underestimated by about 30%. Previous studies had estimated that if the West Antarctic ice sheet were to collapse, the sea levels would increase by about 90 centimetres. However, the new study suggests that an effect called the « water-expulsion mechanism » had been underestimated.

The effect – which could also be called isostatic rebound – refers to the bedrock beneath the West Antarctic ice sheet which, according to scientists, will rise above sea levels when the ice sheet melts. I mention the isostatic rebound about Iceland during my conference “Glaciers at risk” and the effect it might have on volcanic activity, as well as on Höfn, a port on the south coast of this country.

The new calculation of this « water-expulsion mechanism » shows that over the next 1,000 years, the world’s sea level could rise by one metre higher than previously predicted.

Because the bedrock underneath the West Antarctic ice sheet is somewhat elastic, scientists believe it will lift above sea level when the ice sheet melts. As this happens, it could push the water around the glacier into the surrounding ocean, adding to the global sea-level rise.

Scientists already knew this, but the new evidence suggests the underlying Earth is less viscous than previously thought, so the bedrock could rise faster than first expected.

A professor of geophysics at Harvard and an author of the study affirms that every single estimate of sea level rise « is going to have to be revised upward » because of this work.

Scientists are concerned that the collapse of the West Antarctic ice sheet could be unstoppable. In particular, the Thwaites Glacier is receding at a rate of about 800 metres per year, and warming waters have created a huge cavity underneath. Scientists have nicknamed this glacier the « Doomsday Glacier » because it is acting as a buffer between the ice sheet and warming waters. As it melts away, it will trigger a cascading effect as all the glaciers of the region are interconnected.

Source: Business Insider.

Le glacier Thwaites (Source : Wikipedia)

Changement de la ‘température normale’ aux Etats Unis // New ‘normal temperature’ in the U.S.

Conséquence logique du changement et du réchauffement climatiques, la NOAA vient de décider que la nouvelle ‘température normale’ aux États-Unis augmenterait d’un degré par rapport aux deux décennies écoulées. Les météorologues calculent les normales climatiques en prenant en compte 30 années de données. Cette norme est établie par l’Organisation Météorologique Mondiale. Tous les 10 ans, la NOAA met à jour la ‘température normale’ pour le pays dans son ensemble, pour les États et les villes, par année, mois et saison.

Pour l’ensemble des Etats Unis, la température annuelle normale est désormais de 11,8 degrés Celsius au vu des données fournies par les stations météorologiques de 1991 à 2020. C’est près d’un demi degré de plus qu’il y a dix ans. Il y a vingt ans, la normale était de 11,3 degrés Celsius en fonction des données de 1971 à 2000.

La température moyenne aux États-Unis pour le 20ème siècle était de 11,1 degrés Celsius. La nouvelle température annuelle normale est supérieure de 0,9 Celsius à la première température normale calculée pour 1901 à 1930.

Tous les climatologues ne sont pas d’accord sur le changement de la température normale. Certains disent que cette mise à jour permet aux urbanistes et aux planificateurs régionaux de prendre des mesures pour faire face aux inondations et à la sécheresse, aux agriculteurs de décider quoi et quand planter, aux fournisseurs d’énergie de répondre à l’évolution de la demande et aux médecins de s’attaquer aux problèmes de santé publique résultant du changement climatique.

Cependant, d’autres climatologues affirment qu’ils préfèrent une base de référence constante comme celle de 1951 à 1980 utilisée par la NASA. Un climatologue pense que l’ajustement de la température normale tous les 10 ans fausse le sens du mot « normal » et « normalise »le changement climatique.»

Source: médias d’information américains.

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A logical consequence of climate change and global warming, NOAA has decided that America’s new normal temperature will be a degree hotter than it was just two decades ago.

Meteorologists calculate climate normals based on 30 years of data. It’s a standard set by the World Meteorological Organization. Every 10 years, NOAA updates the normal temperature for the country as a whole, states and cities, by year, month and season.

For the entire nation, the yearly normal temperature is now 11.8 degrees Celsius based on weather station data from 1991 to 2020. This is nearly half a degree warmer than a decade ago. Twenty years ago, normal was 11.3 degrees Celsius based on data from 1971 to 2000. The average U.S. temperature for the 20th century was 11.1 degrees Celsius.

The new normal annual U.S. temperature is 0.9 Celsius hotter than the first normal calculated for 1901 to 1930.

All climate scientists do not agree about the changes in the normal temperatures. Some of them say that updating normal calculations helps city and regional planners to prepare for flooding and drought, farmers to decide what and when to plant, energy companies to meet changing demands and doctors to tackle public health issues arising from climate change.

However, other climate scientists say they prefer a constant baseline such as 1951 to 1980, which is what NASA uses. One climatologist says that adjusting normal every 10 years “perverts the meaning of ‘normal’ and ‘normalizes’ away climate change.”

 Source : U.S. news media.

Température moyenne annuelle aux Etats Unis (1895- 2020

[Source : NOAA]