Une sordide affaire de fric // A sordid matter of money

J’ai expliqué dans plusieurs notes que WorkSafe – le principal organisme de réglementation de la santé et de la sécurité au travail en Nouvelle-Zélande – a engagé des poursuites contre 13 parties suite à l’éruption de White Island en 2019. Royal Caribbean, la plus grande compagnie de croisières au monde, fait partie des parties tenues pour responsables de la mort de 22 touristes et des blessures graves de 25 autres visiteurs de l’île. En effet, la plupart des victimes voyageaient à bord du navire de croisière Ovation of the Seas qui appartient à la compagnie.

Aujourd’hui, Royal Caribbean tente d’empêcher les victimes de l’éruption d’engager des poursuites en justice aux États-Unis. Les familles américaines et australiennes qui ont perdu de leurs membres à cause de l’éruption ont intenté des procès contre Royal Caribbean, affirmant que la compagnie n’avait pas correctement expliqué les dangers de la visite de White Island. Leurs avocats affirment que la Royal Caribbean aurait dû savoir que le volcan pouvait entrer en éruption avant de permettre à ses passagers de visiter White Island. Ces mêmes avocats expliquent «qu’un certain nombre d’organisations géologiques et scientifiques avaient alerté sur l’activité volcanique sur l’île. […] En conséquence, la Royal Caribbean savait ou aurait dû savoir que le volcan était dangereux, mais a quand même vendu des billets pour l’excursion d’une journée afin de réaliser le maximum de profit.» Les avocats ont ajouté que leurs clients souffraient de «détresse émotionnelle grave, d’angoisse mentale, de douleur physique, de perte de jouissance de la vie, de stress post-traumatique et d’autres troubles mentaux».

Faisant fi de ces déclarations, la Royal Caribbean Cruises a demandé la semaine dernière à la Cour fédérale australienne de bloquer les poursuites. Entre autres arguments, la société a affirmé que les procédures relèvent uniquement des tribunaux locaux de Nouvelle-Galles du Sud en vertu d’une clause figurant dans les billets de croisière. L’avocat australien a déclaré que la famille «n’avait pas reçu de contrat précisant le lieu  où les poursuites devaient être engagées».

À suivre.

Source: The Telegraph, The New Zealand Herald.

———————————————

 I have explained in several posts that WorkSafe – New Zealand’s primary work health and safety regulator – has filed charges against 13 parties following the eruption on White Island in 2019. Royal Caribbean, the world’s largest cruise company, is among the parties held responsible for the deaths of 22 tourists and the severe injuries of 25 other visitors of the island. Indeed, most of the victims were travelling on board the company’scruise ship Ovation of the Seas

Today, Royal Caribbean is trying to prevent victims of the eruption from suing in the US.

US and Australian families who lost members because of the eruption, filed separate lawsuits against Royal Caribbean claiming that the cruise line did not properly explain the dangers of visiting White Island. Their lawyers explained that Royal Caribbean should have known that the volcano could erupt before allowing its passengers to visit White Island. They said “there were a number of geological and scientific organisations that were ringing alarm bells about volcanic activity on the island. […] Royal Caribbean either knew or ought to have known that the volcano was dangerous but went ahead and sold tickets to the day trip anyway in order to maximise its profit.” The lawyers also alleged that their clients suffered “severe emotional distress, mental anguish, physical pain, loss of enjoyment of life, post-traumatic stress and other mental disorders.”

However, the Royal Caribbean Cruises last week applied to the Australian Federal Court to seek a ruling to block the lawsuits concerning the Australian victims. Among other arguments, the company claimed that proceedings can only be heard in local New South Wales courts due to a clause in their cruise ticket contract. The Australian lawyer said the family « didn’t get a contract that said anything about where suits should be litigated ».

To be continued.

Source: The Telegraph, The New Zealand Herald.

Photo : C. Grandpey

Eruption du Kilauea (Hawaii): Attention au brouillard volcanique et au dioxyde de soufre // Heath risk with vog and SO2

À Hawaii, les services sanitaires mettent en garde la population sur la mauvaise qualité de l’air et les dangers qui y sont liés, suite à l’éruption du Kilauea. Comme on peut le voir sur les images des webcams, de volumineux panaches de gaz s’échappent du cratère de l’Halema’uma’u où se déroule l’éruption. Les émissions de dioxyde de soufre sont estimées à 35 000 – 40 000 tonnes par jour.

Les responsables des services se santé expliquent que le brouillard volcanique (vog) et les nuages de dioxyde de soufre (SO2) peuvent apparaître de manière aléatoire dans diverses régions de l’État. Les localités sous le vent du sommet telles que Pahala et Ocean View ont connu des niveaux élevés de SO2 pouvant causer des problèmes respiratoire, en particulier chez les personnes fragiles. Il est conseillé aux habitants et aux visiteurs d’Hawaï de prendre conscience de ces conditions environnantes et des réactions qu’elles peuvent induire sur la santé. C’est pourquoi les services sanitaires ont énuméré plusieurs mesures de précaution. En voici quelques-unes:

– Réduire les activités de plein air demandant des efforts respiratoires. Ce conseil est particulièrement important pour les personnes sensibles tels que les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant déjà de troubles respiratoires.

– Rester à l’intérieur et fermer les fenêtres et les portes. Si un climatiseur est utilisé, le régler en mode recyclage de l’air.

– Garder les médicaments à portée de main.

– Ne pas oublier que les protections faciales telles que les masques utilisés pour empêcher la propagation du COVID-19 ne fournissent pas de protection contre le SO2 ou le vog.

– Contacter un médecin dès l’apparition de problèmes de santé.

– Ne pas fumer.

– Boire régulièrement pour éviter la déshydratation.

Les dernières images des webcams et d’un survol en hélicoptère montrent que le lac de lave est bien alimenté et que son niveau s’élève régulièrement.

https://youtu.be/eNXGS1_L8r8

—————————————-

In Hawaii, the Department of Health is advising the public of potential hazardous, poor air quality, due to the ongoing eruption at Kilauea Volcano. As can be seen on the webcam images, voluminous plumes of gasses are coming out of Halema’uma’u Crater where the eruption is located. SO2 emissions are reaching 35,000 – 40,000 tonnes per day.

Health officials say vog (volcanic fog) conditions and sulphur dioxide (SO2) air levels may increase and fluctuate in various areas of the State. The department explains that areas downwind of the summit such as Pahala and Ocean View have experienced increased levels of SO2 that may cause problems with respiratory health, especially in sensitive individuals.

Hawaii residents and visitors are advised to be prepared and aware of the surrounding conditions, and how they feel or may react to vog in the air. In the event of voggy conditions, the Department of Health enumerated several precautionary measures. Here are a few of them:

– Reduce outdoor activities that cause heavy breathing. This is especially important for sensitive groups such as children, the elderly, and individuals with pre-existing respiratory conditions.

– Stay indoors and close windows and doors. If an air conditioner is used, set it to recirculate.

– Always keep medications readily available.

– Remember that face coverings and masks used to prevent the spread of COVID-19 do not provide protection from SO2 or vog.

– Contact a doctor as soon as possible if any health problems develop.

– Do not smoke.

– Drink plenty of fluids to avoid dehydration.

The latest webcam images and a helicopter overflight show that the lava lake is well fed and its level constantly rising.

https://youtu.be/eNXGS1_L8r8

Le cratère de l’Halema’uma’u et le panache de gaz le 24 décembre 2020

(Webcam HVO)

Merapi (Indonésie) : Evacuation de plusieurs villages // Evacuation of several villages

Les autorités indonésiennes ont commencé à évacuer les personnes vivant sur les pentes du Merapi, à la suite de l’augmentation de l’activité volcanique que j’ai mentionnée dans un article précédent. Quelque 500 personnes de deux villages, pour la plupart des personnes âgées, des femmes enceintes et des enfants, ont été conduites dans des centres d’hébergement d’urgence du district de Magelang, au centre de Java. Les personnes évacuées comprennent 153 habitants du village de Paten, 160 du village de Krinjing et 130 du village de Ngargomulyo, qui ont été transportées vers les villages de Banyurojo, Mertoyudan et Tamanagung. Les autorités s’assurent que l’ensemble du processus d’évacuation a suivi les protocoles de santé stricts du COVID-19.

250 000 personnes vivent dans un rayon de 10 kilomètres autour du volcan.

Source: The Jakarta Post.

——————————————–

Indonesian authorities began evacuating people living on Mount Merapi’s slopes, following the increase in volcanic activity I mentioned in a previous post.

About 300 people from two villages, mostly the elderly, pregnant women and children, were taken to emergency shelters in Central Java’s Magelang district. The residents include 153 people from Paten village, 160 people from Krinjing village and 130 people from Ngargomulyo village, who are being transported to Banyurojo, Mertoyudan and Tamanagung village. Authorities ensure that the entire evacuation process followed strict COVID-19 health protocols

About 250,000 people live within a 10-kilometre radius of the volcano.

Source: The Jakarta Post.

Photo : C. Grandpey

Que se passe-t-il vraiment autour du Groenland ? // What’s really happening around Greenland ?

Comme je l’ai écrit précédemment, de plus en plus de pays s’intéressent aux ressources du Groenland où la calotte glaciaire est en train de fondre et de rétrécir à vue d’oeil. La Chine et la Russie s’affirment de plus en plus dans la région. L’an dernier, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré que « le moment est venu pour que l’Amérique devienne une nation arctique, dans l’intérêt de l’avenir de l’Arctique » ; depuis cette déclaration, l’activité militaire s’intensifie dans la région.
Le Groenland est régi en semi autonomie par le Danemark ; Copenhague gère la défense de l’île par l’intermédiaire de son Joint Arctic Command [NDLR : Le Joint Arctic Command a pour mission principale en temps de paix d’assurer la souveraineté de l’Unité du Royaume du Danemark, en surveillant la zone autour des îles Féroé et du Groenland]. À plusieurs reprises depuis 2006, des navires étrangers sont arrivés à l’improviste ou sans les autorisations préalables dans des eaux que le Danemark, membre de l’OTAN, entend défendre.
Le Groenland, que Donald Trump a proposé sans succès d’acheter à Copenhague en 2019, est en grande partie recouvert par une calotte glaciaire, avec un littoral rocheux. L’obscurité y est presque totale pendant les mois d’hiver. Cependant, sous les roches et la glace se cachent d’abondantes réserves de minéraux et de métaux rares utilisés dans la fabrication des smartphones, des véhicules électriques et des jets militaires. On y trouve aussi de l’uranium et probablement d’importants gisements de pétrole et de gaz naturel.
Le Groenland n’offre pas seulement des ressources naturelles. L’île, qui est plus proche de New York que New York de Los Angeles, est également une fenêtre stratégique sur l’espace. Située à Thulé, la base aérienne la plus septentrionale des États-Unis abrite un réseau de capteurs assurant la surveillance et le contrôle de l’espace. Thulé est l’un des rares endroits au monde où l’on peut avoir accès à des satellites en orbite autour des pôles. Ils viennent en complément de la couverture classique du globe et jouent un rôle majeur dans les prévisions météorologiques et la recherche climatique.
Sur la mer autour du Groenland, plusieurs pays font naviguer de nouveaux brise-glaces pour augmenter le trafic de fret. La Chine, qui a affirmé être, en 2018, une nation «proche de l’Arctique», a déclaré qu’elle souhaitait construire des infrastructures et «participer à la gouvernance de l’Arctique».
Au cours des dernières années, les alliés occidentaux ont accru leur présence autour du Groenland. En août et septembre 2020, un garde-côte américain a participé à des exercices avec des navires danois et français sur la côte ouest du Groenland. En septembre, le Danemark a rejoint pour la première fois les États-Unis, le Royaume-Uni et la Norvège dans un exercice militaire à grande échelle dans la Mer de Barents, près de la Russie.
Certaines régions de l’Arctique sont relativement bien couvertes par les satellites et les radars, ce qui n’est plus le cas du Groenland depuis le début des années 1990. De 1959 à 1991, le Groenland faisait partie du North American Aerospace Defence Command – Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord – un ensemble de 63 centres de radars et de communications s’étendant sur 5000 kilomètres depuis l’ouest de l’Alaska jusque dans l’Arctique canadien. Le Groenland possédait quatre radars au-dessus de sa calotte glaciaire, mais deux ont été démantelés et les deux autres ont été abandonnés à leur triste sort ; ils s’enfoncent maintenant lentement dans la glace.
Aujourd’hui, pour surveiller son vaste territoire, le Groenland dispose d’un avion, de quatre hélicoptères et de quatre navires. En plus de faire respecter la souveraineté, ils sont en charge des opérations de contrôle de la pêche et assurent les missions de recherche et sauvetage. Six traîneaux tirés par 80 chiens patrouillent la partie nord-est du territoire. En août 2006, deux chasseurs ont déclaré avoir repéré un sous-marin alors qu’ils chassaient le renne dans un fjord du sud du Groenland. Ils ont fait un dessin du sous-marin que l’armée a identifié comme étant probablement un modèle russe.
Le gouvernement danois a promis en 2019 d’augmenter son budget militaire au Groenland avec un investissement de 237 millions de dollars dédié à la surveillance. Pour l’instant, le Danemark n’a pas de satellites pour surveiller le trafic autour du Groenland. En 2018, il a commencé à recevoir chaque jour quelques images satellites par l’intermédiaire de l’Agence de sécurité maritime de l’Union européenne, mais en général elles ne sont pas suffisamment précises et détaillées à des fins militaires.
Pendant des années, il a été assez facile pour les chercheurs étrangers d’accéder aux eaux du Groenland et à celles situées entre le Groenland, l’Islande et le Royaume-Uni. L’année dernière, cependant, les autorités danoises ont rejeté la demande d’un groupe de chercheurs internationaux dirigé par la Suisse qui prévoyait de se déplacer sur un brise-glace russe lors de la toute première circumnavigation du Groenland. Deux sources fiables ont émis des doutes sur la finalité de l’expédition et ont indiqué que le brise-glace, utilisé lors de plusieurs expéditions antérieures au Groenland, était susceptible de servir à des fins non scientifiques telles que l’exploitation d’informations provenant de câbles sous-marins à fibres optiques ou la cartographie du fond marin pour faciliter l’accès des sous-marins russes. En 2016, un navire russe, que la marine américaine a accusé de transporter des submersibles en mesure de couper et espionner des câbles sous la surface de l’océan, a jeté l’ancre près de Nuuk, là même où passe un câble de communication sous-marin qui relie l’Islande et l’Amérique.

Les navires étrangers signalent généralement leur arrivée à l’aide du système international d’identification automatique. Lorsqu’il analyse les images satellites, le Joint Arctic Command danois identifie souvent ce qu’il appelle des «cibles sombres», à savoir des objets qui ressemblent à des navires mais qui ne peuvent pas être identifiés avec précision. Quand l’armée danoise envoie des navires ou des hélicoptères vers la cible repérée, il s’agit souvent d’icebergs. Lorsque les cibles se sont avérées être des navires, il s’agissait le plus souvent de navires américains n’ayant pas signalé leur arrivée…
Source: Yahoo News

—————————————————–

As I put it before, a growing number of countries are showing interest in Greenland’s resources as the country’s icecap is melting and shrinking. Both China and Russia have been making increasingly assertive moves in the region, and after the U.S. Secretary of State Mike Pompeo last year said now is « America’s moment to stand up as an Arctic nation and for the Arctic’s future, » military activity is stepping up.

Greenland is a semi-autonomous part of the Kingdom of Denmark, and Copenhagen runs the island’s defence through its Joint Arctic Command. On several occasions since 2006, foreign vessels have turned up unexpectedly or without the necessary protocols, in waters that NATO-member Denmark aims to defend.

Greenland, which Donald Trump offered unsuccessfully to buy from Copenhagen in 2019, is largely an ice sheet with a rocky coastline. It is hidden by almost complete darkness in the winter months. However, beneath its rocks and ice are abundant resources of minerals and rare earth metals used in equipment from smartphones to electric vehicles and military jets, as well as uranium and potentially vast resources of oil and natural gas.

Greenland offers more than resources. The island, which is nearer to New York than New York is to Los Angeles, is also a strategic window onto space. Located at Thule, the United States’ northernmost air base houses a network of sensors which provides space surveillance and control. Thule is one of the few places in the world with access to satellites that orbit the poles, completing coverage of the globe which is essential for weather forecasting and climate research.

On the sea, several countries are building new icebreakers to increase freight traffic. China, which in 2018 declared itself a « near-Arctic » nation, has said it wants to build infrastructure and « participate in the governance of the Arctic. »

In the past few years, Western allies have increased their presence around Greenland. In August and September this year, a U.S. Coast Guard cutter carried out joint exercises with Danish and French naval vessels on Greenland’s west coast. And in September, Denmark for the first time joined the United States, UK and Norway in a large-scale military exercise in the Barents Sea near Russia.

Some Arctic regions are relatively well covered by satellite and radar. But since the early 1990s, Greenland has slipped off the radar. From 1959 to 1991 Greenland was part of the North American Aerospace Defence Command, an integrated chain of 63 radar and communication centres stretching 5,000 kilometres from Western Alaska across the Canadian Arctic. It had four radars operating on its ice sheet. Two were dismantled; the other two were abandoned and are now slowly sinking into the ice.

Today, to monitor its vast area, Greenland has one aircraft, four helicopters and four ships. In addition to enforcing sovereignty, they handle fishing inspection and search and rescue operations. Six sleds powered by 80 dogs patrol the remote northeastern part. In August 2006, a local couple said they spotted a submarine while they were hunting reindeer in a fjord in southern Greenland. The couple made a drawing, which the military identified as a likely Russian model.

The Danish government promised in 2019 to upgrade military spending in Greenland with an investment of 237 million dollars for surveillance. For now, Denmark has no satellites to monitor traffic around Greenland. In 2018, it started receiving a few satellite images a day from the European Union’s Maritime Safety Agency, but they are not always detailed enough for military purposes.

For years, it has been fairly easy for foreign researchers to access the waters around Greenland and those between Greenland, Iceland and the UK. Last year, though, Danish authorities failed to approve an application from a Swiss-led group of international researchers who were planning to travel on a Russian icebreaker on the first-ever circumnavigation of Greenland. Two sources with knowledge of the matter said they had become suspicious that the icebreaker, used for several earlier expeditions in Greenland, could serve non-scientific purposes such as tapping information from subsea fibre cables or mapping the seabed to ease access for Russian submarines. In 2016, a Russian vessel, which the U.S. Navy accused of transporting submersibles that can sever and tap into cables beneath the ocean’s surface, anchored outside Nuuk, where passes a subsea communications cable that connects Iceland and America.

Foreign ships usually report their arrival using the international Automatic Identification System ship-tracking system. When analysing satellite images, the Joint Arctic Command often identifies what it calls « dark targets », namely objects that look like ships but can’t be identified on the system. If the Danish military sends out vessels or helicopters to the target, they often find an iceberg. When the targets have turned out to be ships, these have most often been U.S. marine vessels that have not reported their arrival…

Source : Yahoo News.

Le Groenland, une véritable caverne d’Ali Baba!