Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

En Islande, l’activité éruptive n’a guère évolué le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkar. La lave est toujours émise par une seule bouche sur la fracture éruptive et continue de couler vers l’est et le sud-est à partir du cratère. La lave progresse lentement. Le cratère actif continue de croître, avec un risque d’effondrement de l’édifice. Si cela se produit, la direction de la coulée de lave pourrait changer, mais les infrastructures ne devraient pas être menacées en raison de la localisation du cratère.

Les données de déformation indiquent qu’il existe un équilibre entre l’afflux de magma dans le réservoir sous Svartsengi et l’écoulement de lave au niveau du cratère actif.
Selon la direction du vent, la pollution par les gaz est susceptible d’affecter différentes zones de la péninsule de Reykjanes et même la région de la capitale.

Plus d’informations sur cette éruption dans ma note du 1er décembre 2024.
Source : Met Office.

Capture image webcam le 4 décembre 2024

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Une puissante éruption a eu lieu le 3 décembre 2024 sur le volcan de boue Bledug Kesongo (centre de l’île de Java / Indonésie). Les gerbes de boue ont jailli jusqu’à 20 mètres de hauteur. Des gaz toxiques ont été détectés lors de l’éruption, mais aucun décès ni blessé n’a été signalé. Une personne était décédée près de Kesongo en avril 2023, victime des émissions de H2S.
Deux éruptions de moindre intensité avaient été enregistrées le 2 décembre et le 29 novembre.
Le site de Bledug Kesongo est sujet à des émissions soudaines de boues et de gaz sous haute pression, tels que le méthane. Ces phénomènes sont liés à l’accumulation de pression dans la croûte terrestre.
Voici une courte vidéo de l’événement :
https://twitter.com/i/status/1863779203059241072

Source : The Watchers.

 

Capture d’image de la vidéo

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Comme cela se produit de temps à autre, une éruption phréatomagmatique a été enregistrée sur le Taal (Philippines) dans la matinée du 3 décembre 2024. L’éruption s’est produite dans le cratère principal (Main Crater). Elle a duré 4 minutes et a émis un panache de cendres qui s’est élevé à 2,8 km au-dessus de Volcano Island.
On enregistre sur le Taal une hausse des émissions de gaz volcaniques et de la déformation du sol depuis le mois de novembre, mais avec une faible intensité des séismes d’origine volcanique. Les émissions de SO2 le 30 novembre atteignaient 7 216 tonnes/jour, soit plus que la moyenne mensuelle de 5 283 tonnes/jour.
Le niveau d’alerte reste à 1, ce qui signifie qu’il existe un risque d’éruptions phréatiques soudaines, d’éruptions phréatomagmatiques mineures, de séismes d’origine volcanique, de retombées de cendres mineures et d’accumulations ou d’expulsions soudaines de gaz volcaniques. Il est interdit de pénétrer dans la zone de danger permanent (PDZ) qui comprend le Main Crater et les fissures de Daang Kastila. De plus, il est conseillé aux pilotes d’aéronefs d’éviter les vols à proximité du volcan.
Source : PHIVOLCS.

 

Vue de l’éeuption du 3 décembre (Crédit photo : PHIVOLCS)

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Une hausse de l’activité sismique a été enregistrée sur le Kilauea (Hawaï) au cours de la semaine dernière. On est passé de 10 à 20 événements localisés par jour. De brefs essaims sismiques, avec une moyenne de 6 événements par heure, ont été observés les 29 novembre et 3 décembre 2024 dans la région de Kaluapele et de la caldeira sud. La plupart des secousses étaient inférieurs à M2,1. La zone supérieure du rift sud-ouest a également montré une petite hausse de la sismicité avec 25 événements inférieurs à M2,0 au cours des 2 derniers jours. Entre 25 et 60 événements ont été enregistrés dans l’Upper East Rift Zone (UERZ), inférieurs à M 2,5 pour la plupart. Sur la Middle East Rift Zone (MERZ) on a enregistré environ 75 séismes entre Makaopuhi et le Pu’uO’o, tous inférieurs à M 2,0.
Les inclinomètres au sommet et les stations GPS enregistrent une inflation régulière dans la région sommitale et la caldeira sud. Elle est également visible sur les dernières images InSAR. La déformation du sol dans l’ERZ reste constante.
Les émissions de SO2 restent très faibles.
La dernière éruption du Kilauea s’est produite du 15 au 20 septembre 2024. En raison du terrain difficile, il est fortement conseillé au public d’éviter le secteur de cette éruption.
Source : HVO.

Image de la dernière éruption (Crédit photo: HVO)

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En Indonésie, une hausse de la sismicité est signalée sur le Ranakah (ouest de l’île de Flores). Au cours du mois de novembre, des observateurs de terrain ont observés des panaches de gaz et de vapeur qui s’élevaient des bases NO et SO du dôme de lave. Bien que la sismicité ait été dominée par des événements tectoniques, le nombre de séismes basse fréquence a considérablement augmenté par rapport à octobre. Les données sismiques ont également indiqué l’émergence de séismes d’origine volcanique à la fois superficiels et profonds. Le 3 décembre 2024, le niveau d’alerte a été relevé à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public a été invité à rester à 1 km du cratère.

Crédit photo : Maurice Krafft

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Toujours en Indonésie, l’activité éruptive se poursuit sur le Lewotobi Laki-laki. Cependant, la hauteur moyenne des panaches éruptifs a diminué et les événements éruptifs sont moins nombreux. La coulée de lave sur le flanc ONO mesure 3,8 km de long et celle sur le flanc NE mesure environ 2 km, mais aucune des deux coulées ne progresse. Cependant, l’éruption reste significative et le niveau d’alerte est maintenu à 4 (sur une échelle de 1 à 4).. Le 26 novembre 2024, la zone d’exclusion a été modifiée, interdisant l’entrée dans un rayon de 7 km autour du centre de Laki-laki dans toutes les directions. Selon un article de presse, l’aéroport Frans Xavier Seda a rouvert après avoir été fermé depuis le 17 juillet en raison des cendres volcaniques.

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Toujours en Indonésie, l’activité est en baisse sur le Marapi. Le niveau d’alerte a été abaissé à 2 (sur une échelle de 1 à 4) le 1er décembre 2024, et le public est prié de rester à au moins 3 km du cratère actif.
Source : PVMBG.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

In Iceland, there has been little change in the activity of the eruption in the Sundhnúkar crater row. Lava is still emitted by a single vent on the eruptive fissure and continues to flow east and southeast from the crater. The advance of the lava’s edge is slow. The crater continues to build up, increasing the risk of structural collapse. If this occurs, the direction of the lava flow could change, but infrastructure is not considered to be at risk due to the crater’s location.

Deformation data indicate that there is a balance between the inflow of magma into the reservoir beneath Svartsengi and the outflow of lava at the surface from the active crater.

According to the wind direction, gas pollution may affect several areas on the Reykjanes Peninsula and even the capital area.

More information about this eruption in my post of December 1st, 2024.

Source : IMO.

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A strong eruption took place at Bledug Kesongo – also referred to as Oro-oro Kesong mud volcano – (Central Java / Indonesia) on December 3rd, 2024. The volcano ejected mud up to 20 meters high. Dangerous toxic gases were detected during the eruption, but there were no fatalities or injuries reported. One person had died near Kesongo in April 2023 due to H2S poisoning.

Two minor eruptions had been recorded on December 2nd, and on November 29th.

The Bledug Kesongo site is prone to sudden emissions of high-pressure mud and gases such as methane. These phenomena are related to subterranean pressure buildup within the Earth’s crust.

Here is as short video of the event :

https://twitter.com/i/status/1863779203059241072

Source : The Watchers.

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As this happens from time to time, a phreatomagmatic eruption was recorded at Taal volcano (Philippines) in the morning of December 3rd, 2024. The eruptionoccurred at the Main Crater. It lasted 4 minutes and released an ash plume that rose 2.8 km above Taal Volcano Island.

Taal has been exhibiting increased volcanic gas emissions and localized ground deformation for the past month although volcanic earthquakes have been at low levels. SO2 emissions on November 30th averaged 7 216 tonnes/day, higher than the monthly average of 5 283 tonnes/day.

Alert level 1 remains in effect, suggesting the possibility of sudden phreatic eruptions, minor phreatomagmatic eruptions, volcanic earthquakes, minor ashfall, and dangerous accumulations or expulsions of volcanic gas. Entering the Permanent Danger Zone (PDZ) including the Main Crater and Daang Kastila fissures is prohibited. Civil aviation authorities have been advised to avoid flights near the volcano.

Source : PHIVOLCS.

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Increased seismic activity has been recorded at Kilauea (Hawaii) over the past week, with an increase from 10 located events per day to 20 per day. Short swarms of small earthquakes, averaging 6 events per hour, were observed on November 29th and December 3rd, 2024, concentrated within the Kaluapele and South Caldera region. Most of the earthquakes were below M2.1. The upper Southwest Rift Zone has also exhibited minor seismic increases, with 25 earthquakes below M2.0 over the past 2 days. Between 25 and 60 events were recorded in the upper East Rift Zone (ERZ), mostly below M 2.5. The middle ERZ reported approximately 75 earthquakes between Makaopuhi and Puʻuʻōʻō, all below M 2.0.

Summit tiltmeters and GPS stations have recorded steady inflation in the summit and south caldera regions. it is also seen in recent InSAR satellite images. Ground deformation in the ERZ remains steady.

SO2 emissions remain very low.

The most recent eruption at Kilauea occurred from September 15th to September 20th, 2024, Because of the difficult terrain, the public is strongly advised to avoid the region of the eruption.

Source : HVO.

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In Indonesia, increased seismicity is reported at Ranakah (Western Flores Island). During the month of November, field observers noted typical diffuse white plumes rising from the NW and SW bases of the lava dome. Though seismicity was dominated by tectonic earthquakes, the number of low-frequency earthquakes significantly increased compared to October. Seismic data also indicated the emergence of both shallow and deep volcanic earthquakes. On 3 December 2024, the Alert Level was raised to 2 (on a scale of 1-4) and the public was asked to stay 1 km away from the crater.

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Still in Indonesia, eruptive activity continues at Lewotobi Laki-laki. However, the average heights of eruption plumes has decreased and there are fewer eruptive events. The lava flow on the WNW flank is 3.8 km long and one on the NE flank is around 2 km long, but neither flow is advancing. However, the eruption remains at a high level. On 26 November 2024, the exclusion zone was modified, prohibiting entry within a radius of 7 km from the center of Laki-laki in all directions. According to a news report the Frans Xavier Seda Airport reopened after being closed since 17 July due to volcanic ash. The Alert Level is kept at 4 (on a scale of 1-4).

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Still in Indonesia, activity has been declining at Marapi. The Alert Level was lowered to 2 (on a scale of 1-4) on 1 December 2024, and the public is asked to stay 3 km away from the active crater.

Source : PVMBG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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La cartographie géologique : une science et un art // Geological mapping: a science and an art

L’un des derniers épisodes de la série « Volcano Watch » publié par l’Observatoire Volcanologique d’Hawaï (HVO) est consacré à la cartographie géologique, qui est à la fois une science et un art.

La cartographie géologique était l’une des principales fonctions dévolues à l’U.S. Geological Survey (USGS) lors de sa création par le Congrès américain en 1879. L’agence était tenue d’ « établir une classifications des terres publiques et d’examiner la structure géologique, les ressources minérales et les produits à l’intérieur et à l’extérieur du domaine national ».
Les premières cartes géologiques étaient de taille uniforme ; elles contenaient toutes les informations disponibles sur la topographie et la géologie d’un site, avec un texte d’accompagnement décrivant la géologie cartographiée.
Les cartes modernes ont tendance à être plus polyvalentes et plus faciles à interpréter ; elles affichent les gisements géologiques et les caractéristiques présentant un intérêt particulier pour un projet ou une étude.
Dans le cas de la cartographie géologique du HVO sur l’île d’Hawaï, les principales caractéristiques intéressantes concernent le relief volcanique avec les fissures et les cônes de scories, ainsi que les coulées de lave et les dépôts de téphra associés ; ils sont répertoriés en fonction de l’âge.
Il est facile de faire apparaître ces caractéristiques pour les dernières éruptions. Les éruptions des dernières années sont cartographiées quelques heures ou quelques jours après le début de l’activité à l’aide d’un logiciel d’information géographique. Les techniques de télédétection utilisant l’imagerie aérienne et satellitaire rendent également cette opération beaucoup plus rapide.
Si certaines coulées de lave plus anciennes peuvent être cartographiées à l’aide de la télédétection, d’autres qui ont été exposées aux éléments pendant des centaines ou des milliers d’années sont parfois plus difficiles à distinguer. C’est pourquoi des critères de diagnostic sur le terrain ou en laboratoire sont généralement nécessaires pour déterminer leur étendue géographique.
Les géologues se rendent sur le terrain pour documenter les minéraux présents dans les coulées de lave et ils collectent des échantillons pour analyser la chimie, les âges radiométriques et le paléomagnétisme. En général, une combinaison de ces éléments est nécessaire pour faire apparaitre une image complète sur une carte.
Il existe un ensemble normalisé de symboles, de motifs et de couleurs pour les cartes géologiques publiées par l’USGS : c’est le schéma de carte géologique, ou GeMS.
Alors que les symboles et les lignes ont tendance à être objectifs sur une carte géologique, les couleurs utilisées peuvent être plus subjectives. Les cartes géologiques représentent souvent des terrains volcaniques avec de jeunes coulées de lave et des téphras en utilisant des couleurs «chaudes» telles que le rouge et l’orange, et ces couleurs deviennent progressivement plus «froides», passant au vert, au bleu et au violet, à mesure que les éléments représentés vieillissent.
Il est ainsi facile d’observer une carte géologique et d’avoir une idée rapide de l’âge relatif de l’activité volcanique.
Ces cartes géologiques de l’USGS sont généralement sur papier, mais toutes sont désormais également publiées sous forme numérique et disponibles gratuitement en téléchargement.
Source : USGS / HVO.

Cette carte géologique a été créée par le HVO le 17 septembre 2024, quelques heures après la télédétection (survol en hélicoptère) de l’éruption qui a eu lieu du 15 au 20 septembre dans la Middle East Rift Zone du Kilauea. Les différents âges des coulées de lave sont indiqués par des changements de couleur ; celles qui ont été émises entre 1790 et 2018 sont en violet (les coulées de lave plus anciennes sont grises) ; celles qui ont été émises le 15 septembre sont en rose et celles qui ont été émises les 16 et 17 septembre sont en rouge. La fissure active apparaît sous le forme d’une ligne jaune. Cette carte montre également les routes et la limite du Parc national des volcans d’Hawaï. (Source : HVO)

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One of the last « Volcano Watch » episodes by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) was dedicated to geological mapping which is both a science and an art.

Geological mapping has been one of the most fundamental mandates of the U.S. Geological Survey since its establishment by Congress in 1879. The aim of the agency was to “classify the public lands and examine the geological structure, mineral resources and products within and outside the national domain.”

The first geological maps were uniform in size and contained all available information on topography and geology, with accompanying text describing mapped geology.

Modern maps tend to be more versatile, displaying geologic deposits and features of special interest for a project or investigation.

In the case of Hawaiian Volcano Observatory geological mapping on the Island of Hawaii, the primary features of interest are volcanic vents, such as fissures and scoria cones, and their associated lava flows and tephra deposits divided by age.

It is easy to make these determinations for young eruptions that have been witnessed, with eruptions during the past few years being mapped within hours or days of activity starting using geographic information systems software.

Remote sensing techniques using aerial and satellite imagery have also made this much quicker.

While some older lava flows can be mapped using remote sensing, others exposed to the elements for hundreds or thousands of years can be harder to tell apart. Therefore, diagnostic criteria from the field or lab is usually required to distinguish their geographic extents.

Geologists make field excursions to document minerals present in the lava flows and their abundances, and collect samples to analyze chemistry, radiometric ages and paleomagnetism. Usually, a combination of these is needed to put together a full picture on a map sheet.

There is a standardized set of symbols, patterns and colors that are used for geologic maps published by the USGS : the Geologic Map Schema, or GeMS for short.

Whereas symbols and lines tend to be objective on a geologic map, colors used for geological map units can be more subjective. It is common for geological maps that portray volcanic terrains with young lava flows and tephras to have the “hottest” colors, such as reds and oranges, and those colors gradually get “cooler,” shifting to greens, blues and purples, as the map units get older.

This makes it easy to glance at a geological map and get a quick sense of the relative age of volcanic activity.

These USGS geological maps are generally printed, but all are now also published as geographic information systems digital databases and freely available to be downloaded.

Source : USGS / HVO.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

3 novembre 2024 :

Une éruption majeure a eu lieu au niveau du cratère Laki-laki du Lewotobi* (Île de Florès / Indonésie) le 3 novembre 2024, avec une colonne de cendres qui est montée jusqu’à 12,2 km au-dessus du niveau de la mer. Selon une première dépêche de l’AFP, au moins 10 personnes avaient été tuées dans des villages autour du volcan.10,295 personnes ont été impactées par l’événement et 5 villages ont été évacués. Des toits se sont effondrés sous le poids des matériaux vomis par le volcan.
Selon le CVGHM, un premier épisode éruptif a eu lieu à 16h57 UTC (23h57 heure locale) et a duré environ 24 minutes. Une deuxième éruption a commencé à 18h27 UTC (01h27 heure locale, le 4 novembre) avec une durée d’environ 3 minutes.
La couleur de l’alerte aérienne a été élevée au Rouge (Awas). Elle était passée au niveau 3 (Siaga) le 13 juin.
Des informations non officielles faisaient état de dégâts causés par des lapilli qui auraient brisé les vitres des voitures et d’un incendie de maison déclenché par une projection de lave.

5 novembre 2024 :

Le bilan a été révisé à la baisse, passant de 10 à 9 morts. Au final, 63 personnes ont été blessées et environ 2 384 habitations ainsi qu’au moins 25 écoles ont été endommagées. Les autorités ont mis en place une zone d’exclusion de 7 km. Le gouvernement a décrété l’état d’urgence pour 58 jours, ce qui permettra de venir en aide aux personnes victimes de l’éruption. L’aéroport de Maumere a été momentanément fermé, ce qui a affecté le trafic aérien.

7 novembre 2024 :

Une nouvelle série de puissantes explosions a commencé dans le cratère Laki-laki à 05h49 (heure locale) le 7 novembre 2024 après une pause de quelques heures seulement. Un volumineux nuage de cendres a enveloppé la région, réduisant considérablement la visibilité, tandis que des coulées pyroclastiques dévalaient les pentes du volcan. Selon le VAAC de Darwin, le nuage de cendres s’est élevé jusqu’à 16,7 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne reste Rouge et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 4, le maximum.

Source : The Watchers, CVGHM, médias indonésiens.

* Le Lewotobi comporte deux cimes : le Laki-laki (actuellement le plus actif, à droite sur la photo ci-dessous) avec 1 584 mètres d’altitude, et le Perempuan avec 1 703 mètres d’altitude. Ces deux noms signifient respectivement « le mari » et « la femme ».

Source: Wikipedia

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Toujours en Indonésie, le CVGHM indique que des émissions de vapeur et de gaz émises par le cratère du volcan Iya (arc volcanique de la Sonde) s’élevaient jusqu’à 350 m au-dessus du cratère avant de s’étirer dans plusieurs directions entre le 30 octobre et le 5 novembre 2024. À 18 heures le 5 novembre, le niveau d’alerte a été relevé de 2 à 3 (sur une échelle de 1 à 4) en raison d’une hausse de l’activité sismique. Le public est prié de rester à 3 km de la zone active du cratère dans toutes les directions et à 5 km au sud.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Marapi (île de Sumatra). Le volcan est entré en éruption à 05h44 le 6 novembre 2024, avec des retombées de cendres sur de vastes zones. L’éruption a été précédée d’une intense activité sismique. À 15h00 ce même jour, le niveau d’alerte a été relevé de 2 à 3 (sur une échelle de 1 à 4). Les retombées de cendres ont perturbé la vie quotidienne des habitants ; de nombreuses personnes portaint des masques de protection. Le public est invité à rester à au moins 4,5 km du cratère sommital.
Source : CVGHM.

Activité éruptive du Marapi le 6 novembre 2024 (Crédit photo : X / FPMKI)

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L’eau du lac de cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) connaît une légère tendance au réchauffement, avec une température qui est passée de 8 °C à 10 – 11 °C. Cette hausse fait suite à plusieurs mois de refroidissement qui ont commencé en février 2024.
Malgré la légère augmentation de la température du lac, le tremor volcanique reste à des valeurs faibles et aucune activité sismique significative n’a été enregistrée.
Bien que les émissions de SO2 aient diminué entre février et octobre 2024, elles n’ont pas complètement cessé, ce qui indique que le conduit éruptif est resté partiellement ouvert pendant cette période de refroidissement.
Les scientifiques néo-zélandais s’attendant à une tendance au réchauffement progressif du lac, avec une possible hausse de la température d’environ 1 °C par jour dans les mois à venir, dans le cadre d’un cycle de réchauffement-refroidissement typique du Ruapehu.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 1. La couleur de l’alerte aérienne reste Verte.
Source : GeoNet.

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

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L’INGV indique que le 2 novembre 2024 à 14h20 les images fournies par les caméras de surveillance du Stromboli (Sicile) ont montré une séquence explosive d’une énergie plus élevée que la normale. Un premier événement a été observé dans la zone cratèrique nord, suivi immédiatement par un autre dans la même zone, puis à 14h21 UTC un événement dans la zone cratèrique centre-sud. Le premier événement a provoqué le glissement de matériaux à haute température dans la ravine creusée lors de l’activité de juillet 2024 dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco.
Après la dernière explosion, la lave a débordé de la zone du cratèrique nord. Le front actif est resté dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco.
D’un point de vue sismique, une succession de transitoires liés à l’activité explosive a été enregistrée
avec des pics lors des événements explosifs. Cette événement s’est accompagné d’une soudaine
hausse d’amplitude du tremor qui est redescendue à un niveau normal une fois la séquence explosive terminée.

Une suite d’événements similaires a été observée le 6 novembre 2024.

Source : INGV.

 

Une situation relativement normale s’est rétablie sur le Stromboli après l’activité explosive du 2 novembre et avant celle du 6 novembre ((image webcam thermique INGV)

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Le volcan sous-marin Kamaʻehuakanaloa (autrefois connu sous le nom de Lōʻihi), au large du sud-est de l’île d’Hawaï, connaît une hausse d’activité sismique depuis18h00 (heure locale) le 1er novembre 2024. Bien que la sismicité ait légèrement diminué quelques heures plus tard, elle reste au-dessus de la normale. On a enregistré plusieurs dizaines de secousses, avec 32 événements supérieurs à M 2,0 et 2 événements supérieurs à M 4,0. Le plus important de l’essaim avait une magnitude de M 4,3 à une profondeur de 5,8 km sous le niveau de la mer et 4,8 km sous le sommet du volcan.
Le HVO indique que cette hausse de la sismicité sur le Kamaʻehuakanaloa ne devrait pas avoir d’impact sur les autres volcans ou sur les infrastructures de l’île d’Hawaï. La source de la sismicité pourrait être liée à des mouvements de magma sous le volcan sous-marin. Les précédents essaims liés à des éruptions du volcan se sont caractérisés par des milliers de séismes sur une période de quelques jours à quelques semaines. Une activité éruptive de ce volcan n’aurait aucun impact sur les habitants de l’île d’Hawaï.
Source : HVO.

Source: HVO

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On n’entend plus parler du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) depuis plusieurs mois. La dernière éruption remonte au mois de juillet 2023 ; elle avait duré plus d’un mois. Depuis cette date, rien à se mettre sous la dent. 2024 est une année bien plus calme.

Cette inactivité est confirmée par le dernier bulletin mensuel de l’OVPF pour le mois d’octobre 2024. On peut lire que « depuis avril 2024, la réalimentation du volcan et la pressurisation du réservoir superficiel ont cessé. En conséquence, la sismicité est restée faible. Les émissions de SO2 sont restées faibles elles aussi. Après une reprise en février 2024, l’inflation de l’édifice volcanique s’est arrêtée début avril de cette même année. On observe actuellement une légère déflation sur le long terme. »

Il se pourrait donc que l’on assiste à une année sans éruption. Si l’on consulte l’historique du volcan, on constate que cela fait une dizaine d’années que le volcan ne s’était pas endormi aussi longtemps. Pendant plus de trois ans, entre le décembre 2010 et juin 2014, il n’y avait pas eu d’éruption. En remontant encore plus loin dans le temps, le volcan ne s’était pas réveillé pendant six ans, entre 1992 et 1998.

Les « fous du volcan » – que je salue ici – doivent commencer à sérieusement s’impatienter !

Photo: C. Grandpey

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Le 1er novembre 2024, le Département de météorologie et de risques géologiques du Vanuatu (VMGD) a indisué que l’activité fumerollienne continuait sur l’île d’Ambrym (Vanuatu) au niveau des cratères Benbow et Marum. C’est ce que révélaient sur les images satellites qui indiquaient également des anomalies thermiques modérées. Une incandescence a été observée dans la nuit du 31 octobre. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le public est prié de rester en dehors de la zone de danger permanent autour des cratères Benbow et Marum, et de ne pas s’approcher à moins de 500 m des fractures ouvertes par l’éruption de décembre 2018.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour l’Ebeko, le Karymsky et le Sheveluch. Elle est maiontneue au Jaune pour le Bezymianny.

Dernière minute : Un puissant épisode explosif a eu lieu sur le Sheveluch le 7 novembre 2024 à 9h20 (UTC). La couleur de l’alerte aérienne a été élevée au Rouge.

Source : KVERT.

Image de l’éruption du 7 novembre (Crédit photo: KVERT)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Petit rappel : on me demande parfois comment il est possible de recevoir et lire mes articles au moment de leur parution. Pour cela, rendez-vous en haut de la colonne de droite de mon blog où figure le flux RSS qui permet de recevoir automatiquement des mises à jour du blog.

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Here is some news about volcanic activity in the world:

November 3rd, 2024 :

A major eruption took place at Lewotobi‘s Laki-laki Crater* (Flores Island / Indonesia) on November 3rd, 2024, with an ash column rising up to 12.2 km above sea level. According to an AFP report, a least 10 people were people were killed in nearby villages. 10,295 people were affected by the eruption and 5 villages were evacuated. Roofs collapsed under the weight of the materials spewed by the volcano.

According to CVGHM, a first eruptive episode took place at 16:57 UTC (23:57 local time) and lasted about 24 minutes. A second eruption started at 18:27 UTC (01:27 locan time, November 4th) with a duration of about 3 minutes.

The Aviation Color Code was raised to Red (Awas). It had been raised to Level 3 (Siaga) o June 13th.

Unofficial reports indicate damage from lapilli shattering car windows and a house fire ignited after being struck by a lava bomb.

November 5th, 2024 :

Following the eruption of Lewotobi (Flores Island / Indonesia) – see my previous posts – the death toll was revised from the previously reported 10 to 9. A total of 63 people were injured, and approximately 2 384 homes, along with at least 25 schools, were damaged. Authorities raised the alert to the highest level and set a 7-km exclusion zone. The government has declared a 58-day state of emergency, enabling extended aid. The eruption temporarily closed Maumere Airport, affecting air trafic.

November 7th, 2024 :

A new series of powerful explosions started at Laki-laki at 05:49 (local time) on November 7th, 2024 after a pause of just a few hours.

A massive ash cloud enveloped the region, significantly reducing visibility, while pyroclastic flows rapidly descended down the slopes of the volcano. According to Darwin VAAC, the ash cloud rose up to16.7 km a.s.l.

The Aviation Color Code remains at Red and the Volcano Alert Level at 4, the maximum.

Source : The Watchers, CVGHM, Indonesian news media.

* Lewotobi has two peaks : Lewotobi Laki-laki (Male Lewotobi) currently the more active, and Lewotobi Perempuan (Female Lewotobi).

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Still in Indonesia, CVGHM indicates that deily steam and gas emissions at Iya (Sunda Volcanic Arc) rose as high as 350 m above the cater rim and drifted in several directions during 30 October-5 November 2024. At 1800 on 5 November the alert level was raised from 2 to 3 (on a scale of 1-4) due to increased seismic activity. The public is asked to stay 3 km away from the active crater area in all directions and 5 km away to the south.

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Eruptive activity continues at Marapi (on Sumatra). The volcano erupted againat 05:44 on 6 November 2024, producing ashfall over large areas, The eruption was preceded by increased seismic activity. At 15:00 that same day the alert level was raised from 2 to 3 (on a scale of 1-4). The ashfall has disrupted daily life, with many people using protective masks. The public was asked to stay 4.5 km from the summit crater.

Source : CVGHM.

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Water in Mt Ruapehu‘s crater lake (New Zealand) is experiencing a mild heating trend, with temperatures rising from 8 °C to 10 – 11 °C. They follow several months of cooling that began in February 2024.

Despite the minor increase in lake temperature, the volcanic tremor remains at low values, and no significant seismic activity has been recorded.

Although SO2 emissions declined between February and October 2024, they did not completely cease, indicating that the vent remained partially open during this cooling period.

New Zealand scientists anticipate a gradual heating trend, predicting a potential increase of about 1 °C per day in the coming months as part of a typical heating-cooling cycle observed at Ruapehu.

The Volcanic Alert Level remains at 1. The Aviation Color Code remains Green.

Source : GeoNet.

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INGV indicates that on November 2nd, 2024 at 2.20 pm the images from the surveillance cameras of Stromboli (Sicily) showed an explosive sequence with a higher energy than usual. A first event was observed in the northern crater area, followed immediately by another in the same area, then at 2.21pm another explosion in the centre-south crater area. The first event also caused a landslide of high temperature materials in the ravine dug by the activity of July 2024 in the upper part of the Sciara del Fuoco.
After the last explosion, lava overflowed from the northern crater area. The flow front remained in the upper part of the Sciara del Fuoco. The lava effusion has now stopped.
From a seismic point, a succession of transients linked to the explosive activity was recorded
with peaks during the explosive events.The event was also accompanied by a sudden increase of the tremor whose amplitude dropped to a normal level after the end of the explosive sequence.

A similar sequence of events was observed on November 6th, 2024.

Source : INGV.

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Kamaʻehuakanaloa volcano (formerly Lōʻihi Seamount), offshore to the southeast of the Island of Hawaiʻi, entered a period of heightened seismic unrest around 6:00 p.m. (local time) on November 1st, 2024. Although seismicity declined slightly a few hours later, it remained above background levels. There have been several tens of earthquakes, with 32 events greater than M 2.0 and 2 events greater than M 4.0. The largest earthquake had a magnitude M 4.3 at a depth of 5.8 km below sea level and 4.8 km below the volcano’s summit.

HVO says that the elevated seismicity at Kamaʻehuakanaloa is not expected to impact other volcanoes or any infrastructure on the Island of Hawaii. The source of the earthquakes may be related to the movement of magma beneath the seamount. Prior swarms related to probable eruptions at the volcano have consisted of thousands of earthquakes over days to weeks. Eruptive activity at this volcano would have no impact on residents of the Island of Hawaii.

Source : HVO.

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There has been no news of Piton de la Fournaise (Reunion Island) for several months. The last eruption was in July 2023; it lasted more than a month. 2024 is a quiet year.
This inactivity is confirmed by the latest monthly bulletin of the OVPF for October 2024. We can read that « since April 2024, the refilling and the pressurization of the shallow reservoir have ceased. As a result, seismicity has remained low. SO2 emissions have also remained low. After a recovery in February 2024, the inflation of the volcanic edifice stopped at the beginning of April of that same year. A slight deflation is currently observed over the long term. »
Therefore, we may be witnessing a year without an eruption. If we look at the history of the volcano, we see that it has been about ten years since the volcano had been dormant for so long. For more than three years, between December 2010 and June 2014, there had been no eruption. Going back even further in time, the volcano had not woken up for six years, between 1992 and 1998.
The « volcano freaks » – whom I salute here – are probably getting very impatient!

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On 1 November 2024, the Vanuatu Meteorology and Geo-Hazards Department (VMGD) reported ongoing fumarolic activity at Ambrym (Vanuatu) from both Benbow and Marum craters based on satellite images that also indicated moderate thermal anomalies. Incandescence was observed during the night of 31 October. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5) and the public is asked to stay outside the Permanent Danger Zone around Benbow and Marum craters, and to stay 500 m away from the ground cracks created by the December 2018 eruption.

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In Kamchatka, the aviation color code remains at Orange for Ebeko, Karymsky and Sheveluch. It is kept at Yellow for Bezymianny.

Latest : A strong explosive eruption took place at Sheveluch on November 7th, 2024 at 9:20 (UTC), prompting KVERT to raise the Aviation Color Code to Red.

Source : KVERT.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Les inclinomètres du Kilauea (Hawaï) // Tiltmeters at Kilauea Volcano (Hawaii)

Au cours de ma conférence « Volcans et risques volcaniques », j’explique que le regretté Maurice Krafft comparait un volcan sur le point d’entrer en éruption à une personne malade ou blessée. Une telle personne a de la fièvre et des frissons et généralement mauvaise haleine. La plaie enfle également. Il en va de même avec un volcan sur le point d’entrer en éruption : la température des gaz augmente ; on enregistre une hausse de la sismicité ; la composition des gaz change et un gonflement de l’édifice est détecté par les instruments.
Ce dernier paramètre est développé par l’Observatoire Volcanologique d’Hawaï (HVO) dans un nouvel épisode de la série « Volcano Watch ».
Au cours du siècle dernier, les avancées technologiques ont considérablement amélioré la surveillance volcanique. Une innovation clé a été l’introduction d’inclinomètres (aussi appelés tiltmètres) de forage, des appareils capables de mesurer d’infimes variations d’inclinaison de la surface du volcan.
Les inclinomètres de forage sont utilisés par les scientifiques du HVO depuis le début des années 1970 et sont devenus un élément essentiel de la surveillance volcanique. Un instrument plus ancien appelé « inclinomètre à tube d’eau » était utilisé dans les années 1950.
Aujourd’hui, le réseau d’inclinomètres moderne sur l’île d’Hawaï fait partie d’un ensemble plus vaste d’outils de surveillance incluant des stations sismiques, des récepteurs GPS, des capteurs de gaz et des images fournies par les webcams et les satellites. Tous ces outils permettent aux scientifiques de surveiller les changements de comportement des volcans susceptibles de provoquer des éruptions.
Les inclinomètres sont des instruments sensibles conçus pour détecter de très légères variations de déformation du sol. Ils sont installés autour des volcans pour surveiller l’évolution de la surface de la Terre causée par le déplacement du magma sous terre. Ces mouvements précèdent souvent les éruptions car le magma exerce une pression sur la roche environnante, tout en provoquant un gonflement ou un léger déplacement de la surface.
Les inclinomètres actuels fonctionnent avec une grande précision. Ils peuvent détecter des variations de seulement cinq nanoradians, soit moins d’un millionième de degré. Ce niveau de précision rend les inclinomètres indispensables pour suivre les changements subtils de l’activité volcanique et fournir des alertes précoces aux scientifiques.
Une vingtaine d’inclinomètres de forage sont installés stratégiquement sur le Kilauea et le Mauna Loa, à des endroits clés des sommets et des caldeiras de ces volcans. Ces zones sont importantes car elles sont les plus susceptibles de subir une déformation importante du sol pendant les périodes d’activité volcanique et avant le début d’une éruption.
Ces inclinomètres fonctionnent en continu et génèrent un point de données toutes les 60 secondes. Ainsi, ils peuvent transmettre ces données en temps quasi réel au HVO. Elles sont essentielles pour la détection précoce de l’activité volcanique. Par exemple, au cours de son ascension vers la surface, le magma peut provoquer une inclinaison significative du sol qui est enregistrée par les inclinomètres. En analysant plusieurs ensembles de données, les scientifiques peuvent déterminer la zone où le magma se déplace et si une éruption est imminente.
Les inclinomètres de forage nécessitent un entretien de routine, notamment le changement des batteries et la mise à niveau de la télémétrie radio utilisée pour envoyer les données au HVO.

Maintenance d’un inclinomètre de forage au sommet du Kilauea (Crédit photo : HVO)

Chaque inclinomètre a également une plage d’inclinaison limitée sur laquelle il peut enregistrer la déformation avec précision. Les inclinomètres analogiques du HVO doivent être mis à niveau manuellement si la déformation dépasse 300 microradians. L’inclinomètre aura alors besoin d’un peu de temps pour « se stabiliser » avant que les données puissent être de nouveau utilisées quantitativement. À côté des appareils analogiques, des inclinomètres numériques peuvent être mis à niveau à distance sans interruption de la qualité des données.
Les inclinomètres sont particulièrement utiles pour suivre les changements au fur et à mesure que le sommet du Kilauea gonfle et se dégonfle (phases d’inflation et de déflation). Le réseau d’inclinomètres du Kilauea a aussi fourni des informations précieuses sur la migration du magma entre le sommet et la Middle East Rift Zone au cours des nombreuses intrusions qui ont conduit à la dernière éruption dans et près du Nāpau Crater du 15 au 20 septembre 2024.
Le Mauna Loa fait également l’objet d’une surveillance étroite par le réseau d’inclinomètres du HVO. Bien que moins actif que le Kilauea au cours des dernières décennies, le Mauna Loa est toujours susceptible de donner naissance à des éruptions dangereuses. Au cours des mois qui ont précédé et des heures qui ont suivi le début de l’éruption de 2022, les inclinomètres ont joué un rôle essentiel car ils ont permis aux scientifiques de suivre l’activité et la déformation de plus en plus importante du sommet.
Les inclinomètres sont donc un élément essentiel du réseau de surveillance volcanique à Hawaï. En détectant des changements subtils dans l’inclinaison du sol, ils fournissent des signaux d’alerte précoce et permettent aux scientifiques de mieux comprendre le comportement des volcans d’Hawaï.
Source : USGS / HVO.

 

Données d’inflation du Kilauea obtenues grâce aux inclinomètres installés dans la zone sommitale du volcan (Source : HVO).

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I explain in my conference « Volcanoes and volcanic hazards » that the late Maurice Krafft used to compare a volcano about to erupt with a sick or wounded person. Such a person has a fever and chills and usually bad breath. The wound also swells. It is the same with a volcano about to erupt : gas temperature rises ; seismicity increases ; gas composition changes and an inflation of the edifice is detected by the instruments.

This last parameter is developed by the Hawaiian Volcano Observatoty (HVO) in a new « Volcano Watch » episode.

Over the past century, technological advancements have vastly improved volcano monitoring. One key innovation was the introduction of modern borehole tiltmeters, devices that measure very small changes in the inclination of the volcano’s surface.

Borehole tiltmeters have been used by the HVO scientists since the early 1970s and have since become an essential part of the volcano monitoring program. An older style of instrument called a “water tube tiltmeter” goes back even further to the 1950s.

Today the modern tiltmeter network on the Island of Hawaii forms part of a larger array of monitoring tools, including seismic stations, GPS receivers, gas sensors, and webcam/satellite imagery. Together, these tools help scientists keep a close eye on the changing behaviors at volcanoes that may lead to eruptions.

A tiltmeter is a sensitive instrument designed to detect very slight changes in deformation of the ground. They are installed around volcanoes to monitor changes in the Earth’s surface caused by magma moving underground. These movements often precede eruptions, as pressure from magma pushes against the surrounding rock, causing the surface to bulge or shift slightly.

Today’s tiltmeters work with high precision. They can detect changes as small as five nanoradians, or less than one millionth of a degree. This level of precision makes tiltmeters invaluable for tracking subtle changes in volcanic activity and providing early warnings to scientists.

More than a dozen borehole tiltmeters are strategically installed on Kilauea and Mauna Loa at key locations across the volcano summits and calderas. These areas are of particular interest because they are most likely to experience significant ground deformation during periods of volcanic unrest and before an eruption onset.
These tiltmeters operate continuously and produce one data point every 60 seconds, transmitting data in near real-time to HVO. This data is critical for early detection of volcanic activity. For example, when magma begins to rise toward the surface, it can cause noticeable tilting of the ground, which is recorded by the tiltmeters. By analyzing multiple monitoring datasets, scientists can determine where magma is moving and whether an eruption may be imminent.

Borehole tiltmeters need routine maintenance including changing batteries and upgrading the radio telemetry used to send the data back to HVO. Each tiltmeter also has a limited range of tilt over which it can accurately record deformation. For example, HVO analog tiltmeters need to be manually leveled in their boreholes if deformation exceeds 300 microradians. Then, the tiltmeter will need time to “settle” from the physical disturbance before the data can be used quantitively. Other digital tiltmeters can be leveled remotely with no interruption in data quality.

Tiltmeters have been particularly useful in tracking changes as Kilauea’s summit inflates and deflates. Kilauea’s tiltmeter network provided valuable information about magma moving from the summit to the Middle East Rift Zone during the several intrusions leading up to the most recent eruption in and near Nāpau Crater from September 15th to 20th, 2024.

Mauna Loa has also been under close surveillance by HVO’s tiltmeter network. Although less active than Kilauea in recent decades, Mauna Loa is still capable of producing hazardous eruptions. In the months leading up to and in the hours during the initial onset of the 2022 Mauna Loa eruption, tiltmeters played a critical role in helping scientists track unrest and heightened summit deformation.

Tiltmeters are a crucial component of the volcanic monitoring network in Hawaii. By detecting subtle changes in ground inclination, they provide early warning signals of volcanic unrest and help scientists to better understand the behavior of Hawaii’s dynamic volcanoes.

Source : USGS / HVO.