Mesure du dioxyde de soufre (SO2) en milieu volcanique // Measurement of sulphur dioxide (SO2) in volcanic environments

Le dioxyde de soufre (SO2) est l’un des principaux gaz émis par les volcans. L’éruption de la Lower East Rift Zone (LERZ) du Kilauea en 2018 a libéré d’énormes quantités de SO2 et tout l’archipel hawaïen a parfois été envahi par le brouillard volcanique, appelé localement vog. Aujourd’hui, avec l’éruption dans l’Halema’uma’u, les panaches de SO2 sont emportés par les alizés et ils perturbent la vie de la population dans les zones sous le vent. Il est donc important de savoir quelle quantité de ce gaz est émise pour comprendre les conséquences pour la santé humaine.

J’ai écrit une note sur les émissions de SO2 le 31 mai 2020. Les scientifiques du HVO donnent aujourd’hui plus de détails sur la technique de mesure de ce gaz.

Pour mesurer les émissions de SO2, les scientifiques du HVO commencent par monter un spectromètre ultraviolet (UV) sur la carrosserie d’une voiture ou la carlingue d’un avion. Dans la mesure où le SO2 est invisible et peut ne pas coïncider parfaitement avec les parties visibles du panache éruptif, ils déterminent l’endroit où le SO2 est susceptible de se trouver en fonction de la direction du vent.

Puis, en partant du ciel clair d’un côté du panache, ils balayent toute la largeur inférieure du panache et retrouvent le ciel clair de l’autre côté. Le spectromètre est d’abord orienté vers le ciel et, comme le SO2 absorbe les rayons UV, l’appareil détecte ensuite une quantité d’UV moins importante lorsqu’il se trouve sous le panache de gaz contenant du SO2. Le spectromètre mesure la quantité de SO2 qui se trouve au-dessus de lui dans une trajectoire verticale ; c’est la « longueur de trajet de concentration. » (concentration-path-length).

Cette longueur de trajet de concentration associe la concentration et le trajet en une seule unité, ppm ∙ m (parties par million par mètre). Un panache de 1 mètre d’épaisseur avec une concentration de 10 ppm de SO2 équivaut à 10 ppm ∙ m. Il en va de même pour un panache de 10 mètres d’épaisseur avec une concentration de seulement 1 ppm de SO2. La quantité de SO2 est la même, elle est simplement distribuée différemment.

Toutes ces mesures mises ensemble sur la largeur du panache fournissent des indications sur une section transversale de ce même panache et montrent quelle quantité de SO2 se trouvait au-dessus du spectromètre en chaque point de mesure. Cette section transversale qui incorpore la largeur du panache en mètres, permet de connaître la surface de gaz dans cette zone, avec des unités de ppm ∙ m2 (parties par million par mètre carré).

Une fois que les scientifiques ont calculé cette section transversale, ils utilisent la vitesse du panache (en mètres / seconde) pour déterminer le nombre de sections transversales – mais aussi la quantité de gaz – dans un certain laps de temps. Cela conduit à des unités de ppm ∙ m3 / s (parties par million par mètre cube par seconde), autrement dit un volume de gaz émis avec une certaine concentration de SO2 par seconde.

Dans la mesure où on sait combien pèse une molécule de SO2, on peut convertir ce volume en masse (en kilogrammes ou en tonnes), et on peut convertir les secondes en jours. C’est ainsi que procèdent les scientifiques pour déterminer les flux de SO2 qui sont généralement exprimés en tonnes / jour (t / j). Grâce aux résultats obtenus, les scientifiques du HVO peuvent comparer les émissions de SO2 de l’éruption actuelle avec celles des éruptions précédentes du Kilauea.

Ainsi, lorsque le HVO a commencé à utiliser des mesures UV en 1979, les émissions de SO2 au sommet du volcan atteignaient en moyenne 500 t / j ou moins. Entre 1983 et 2008, l’éruption du Pu’uO’o émettait en moyenne 2000 t / j. Après des émissions relativement élevées au début de l’éruption sommitale de 2008-2018, les émissions du lac de lave se sont stabilisées à près de 5 000 t / j tandis que les émissions du Pu’uO’o chutaient  à quelques centaines de t / j.

L’éruption de 2018 a eu des émissions très élevées, avec près de 200 000 t / j ; ce sont les émissions les plus élevées jamais enregistrées sur le Kilauea.

Après l’éruption de 2018, les émissions de SO2 du Kilauea ont chuté à une trentaine de tonnes par jour.

Au début de la nouvelle éruption en décembre 2020, les émissions de SO2 au sommet du Kilauea étaient de 30 000 à 40 000 t / j. Les services sanitaires ont mis en garde le public sur la mauvaise qualité de l’air et ses dangers pour la santé.

Après l’arrêt de l’activité dans la fissure nord de l’Halema’uma’u le 26 décembre 2020, les émissions de SO2 ont progressivement baissé pour atteindre environ 2500 t / j le 11 janvier 2021, signe que l’activité éruptive diminuait..

Source: USGS / HVO.

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Sulphur dioxide (SO2) is one of the main gases emitted by volcanoes. Kilauea’s Lower East Rift Zone (LERZ) eruption in 2018 released huge amounts of sulphur dioxide and the whole Hawaiian archipelago was sometimes invaded by the volcanic fog, or vog. Today, during the Halema’uma’u eruption, SO2 plumes are pushed by the trade winds and disturb life in downwind areas. So, it is important to know how much of this gas is emitted for understanding implications for human health during volcanic eruptions.

I wrote a post about SO2 emissions on May 31st, 2020. In a new article, HVO scientists give more details about how to measure this gas.

To measure SO2 emission rates, HVO scientists begin by mounting an ultraviolet (UV) spectrometer to a car or an aircraft. Since SO2 is invisible and may not perfectly coincide with visible parts of the plume, they determine where the SO2 should be based on wind direction.

Then, starting under clear sky on one side of the plume, they traverse underneath the entire width of the plume, and end up back under clear sky on the other side.

The spectrometer looks up at the sky and, because SO2 absorbs UV radiation, it detects less incoming UV when it is under the gas plume where there is SO2. It measures how much SO2 is above it in the vertical ‘path’ where the spectrometer is looking – the ‘concentration-path-length’.

Concentration-path-length combines concentration and path into a single unit, ppm∙m (parts per million meters). A 1-metre-thick plume with a concentration of 10 ppm (parts per million) of SO2 is equivalent to 10 ppm∙m. So is a 10-metre-thick plume with a concentration of only 1 ppm of SO2. The amount of SO2 is the same, it is just distributed differently.

All those concentration-path-length measurements put together across the plume’s width make a ‘slice’, or cross-section, through the plume, showing how much SO2 was above the spectrometer at each point. That slice, since it incorporates the plume width in metres, is the area of the gas in a cross-section of plume, with units of ppm∙m2 (parts per million square metres).

Once the scientists have that cross-section, they use plume speed (in metres/second) to determine how many of those cross-sections – and how much gas – are passing overhead in a certain amount of time. That brings them to units of ppm∙m3/s (parts per million cubic metres per second)—which is a volume of gas with a certain concentration of SO2 each second.

Because one knows how much a molecule of SO2 weighs, one can convert that volume into a mass (in kilograms or tonnes), and one can convert seconds to days. That is how scientists derive the emission rates of SO2, which are usually presented in units of tonnes/day (t/d).

With the results they obtain, HVO scientists are able to compare SO2 emission rates from the current eruption to those emitted by previous Kilauea eruptions.

When HVO began to use UV measurements in 1979, the summit averaged about 500 t/d of SO2 or less. Between 1983 and 2008, Kilauea’s Pu’uO’o eruption averaged around 2,000 t/d. After higher emission rates early in the 2008–2018 summit eruption, the lava lake emissions stabilized near 5,000 t/d while Pu’uO’o’s emissions fell to a few hundred t/d.

The 2018 eruption had very high emission rates of nearly 200,000 t/d, the highest recorded emissions from Kilauea. Following the 2018 activity, Kilauea emissions dropped to only about 30 t/d.

At the beginning of the new eruption in December 2020, Kilauea summit emission rates were 30,000–40,000 t/d. The Department of Health warned the public of potential hazardous, poor air quality. It advised residents and visitors to be prepared and aware of the surrounding conditions. Since the north fissure activity ceased on December 26, 2020, SO2 emissions have progressively dropped and reached about 2,500 t/d on January 11th, 2021, a sign that the eruption rate has decreased.

Source : USGS / HVO.

 

Panaches de gaz sur le Kilauea (Photos : C. Grandpey)

Un nouveau laboratoire pour le HVO (Hawaii) // New lab for HVO (Hawaii)

L’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO), géré par l’USGS, vient d’acquérir un nouveau laboratoire qui permettra aux scientifiques de mieux comprendre les propriétés physiques des téphras. Le mot « tephra » ou « téphra » fait référence à tous les types et toutes les tailles de fragments de roche projetés par un volcan en empruntant une trajectoire aérienne lors d’une éruption. Les téphras incluent les cendres, les bombes, les scories ou même les cheveux et les larmes de Pelé.

Ce nouveau laboratoire d’analyse de téphras permettra au HVO de déterminer la densité, la taille et la forme des particules, ainsi que les différents types de téphras émis par un volcan. En utilisant ces informations, les géologues du HVO seront en mesure d’analyser toute une gamme de phénomènes, depuis l’ascension du magma et le processus éruptif jusqu’aux dépôts de cendres laissés par les  éruptions du passé. Il est important d’obtenir ces mesures aussi précisément et rapidement que possible lors d’une éruption.

Le nouveau laboratoire du HVO est unique par sa capacité à analyser une vaste gamme d’échantillons, de un mètre à un micron (10-6 m). Le traitement des échantillons est non destructif et l’analyse est rapide. Chaque type de mesure ne prend que quelques minutes, et on estime que l’ensemble des mesures prend 1 à 2 heures. La méthode non destructive d’utilisation de ces nouveaux instruments est révolutionnaire ; elle permet aux chercheurs d’effectuer une suite complète d’analyses sur le même échantillon – au lieu d’utiliser différents échantillons du même matériau – pour une compréhension plus complète des éruptions. Cela permet également de préserver dans leur intégrité tous les  échantillons.

La première étape consiste à étudier les composants de l’échantillon afin de comprendre à quel type d’éruption les scientifiques sont confrontés.

Pour les échantillons de téphras prélevés directement sur le terrain, le HVO dispose de deux nouveaux stéréoscopes à lumière réfléchie. Lors de leur utilisation, les géologues peuvent séparer manuellement les différents composants de l’échantillon, tels que la lave juste prélevée, les cristaux, ou les petits morceaux de la paroi du cratère.

Au cours de l’étape suivante, les chercheurs mesurent la densité des échantillons. Pour les échantillons de lave, la mesure de la densité permet de comprendre quelle était la consistance du magma lors de son émission ; cela renseigne sur la dynamique de l’éruption. La densité de l’échantillon est déterminée en mesurant sa masse et son volume. Pour les morceaux de téphra de plus de cinq centimètres, le volume est calculé à l’aide d’un scanner 3D, puis l’échantillon est pesé. Les grains plus petits, depuis les lapilli jusqu’à la poudre de cendre, sont placés dans un pycnomètre à gaz, une machine qui calcule la densité directement en utilisant le principe d’Archimède de déplacement du volume en injectant de l’azote gazeux. Les pycnomètres fonctionnent aussi bien avec des scories et de la pierre ponce qu’avec des cendres ; ils permettent de comprendre la dynamique des éruptions.

La troisième étape est la mesure de la taille des échantillons, ce qui donne des informations sur la façon dont le magma s’est fragmenté pour produire des téphras pendant les épisodes de fontaines de lave et les explosions. Les fragments de plus de 3 centimètres sont tamisés à la main, de manière traditionnelle, tandis que les grains plus petits sont soumis à un Camsizer, un appareil de dernière génération qui photographie chaque fragment et convertit l’image en mesure de la taille. Le flux de particules passe devant une source de lumière stroboscopique LED ultra lumineuse et plane. Les Camsizers peuvent mesurer des dizaines de milliers de fragments en seulement 5 minutes. De plus, ils utilisent les images pour mesurer la forme 2D des fragments en utilisant des paramètres mathématiques établis. Les informations concernant la taille des fragments sont essentielles pour les modèles de fontaines de lave et de cendres.

L’étape finale peut prendre des semaines, voire des mois. Elle consiste à découper les échantillons en fines lamelles et à les étudier au microscope pétrographique. Le HVO possède deux nouveaux microscopes pétrographiques avec différents ensembles de lentilles: l’un peut évaluer la taille des bulles, la texture des bulles ainsi que la texture de mélanges de magmas, tandis que l’autre peut se concentrer sur les cristaux et les inclusions.

Les nouveaux instruments d’analyse de téphras que vient d’acquérir le HVO sont actuellement en cours d’étalonnage. Les échantillons prélevés pendant l’éruption en cours seront les premiers analysés. Ce nouveau laboratoire permet une analyse quasiment en temps réel des produits émis et donc une meilleure surveillance des éruptions.

Source: USGS / HVO.

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The USGS Hawaiian Volcano Observatory (HVO) has been granted a new laboratory that will allow scientists to better understand the physical properties of tephra.

Tephra is any type and size of rock fragment that is ejected from a volcano and travels an airborne path during an eruption. Examples include ash, bombs, scoria, or Pele’s hair and Pele’s tears.

The tephra lab will help HVO determine the density, size, and shape of individual tephra particles along with types of tephra. Using this information, HVO geologists can analyse a range of topics, from magma ascent and eruption processes to ashfall deposits from past explosive eruptions. It is important to get these measurements as accurately and quickly as possible during an eruption.

HVO’s new lab is unique in its ability to analyze a wide size range of samples, from one metre to one micron (10-6 m). The sample processing is non-destructive and analysis is fast with each type of measurement taking only minutes, and all measurements are estimated to take 1–2 hours total. The non-destructive nature of these new instruments and methods is revolutionary and allows researchers to perform a full suite of analyses on the same sample, instead of different samples of the same material for a more integrated understanding of eruptions. This also allows samples to be fully preserved.

The first step consists in studying the sample components. Componentry helps understand what type of eruption scientists are dealing with.

For tephra samples straight from the field, HVO has two new stereoscopes that use reflected light. Looking through them, geologists can manually separate the different components that might make up the sample, such as fresh glassy lava, crystals, and small pieces of the crater wall.

Next, the researchers measure density. For pieces of lava, measuring density helps understand how frothy the magma was when it erupted, which tells us about eruption dynamics.

Sample density is determined by measuring its mass and volume. For pieces of tephra larger than five centimetres, the volume is calculated using a 3D scanner, and then the sample is weighed. Smaller grains from gravel to powdery ash sizes will be placed in a pycnometer, a machine that calculates density directly using Archimedes principle of volume displacement with nitrogen gas. The pycnometers work with foams (scoria and pumice) as well as ash and helps understand eruption dynamics.

Then, the samples will be measured for size, which give information about how magma gets ripped apart to produce tephra from lava fountains and explosions. Fragments larger than 3 centimetres are sieved in the traditional manual way, while smaller grains will run through one of the new Camsizers ; this is a machine that photographs each fragment and converts the image to a size measurement. The Camsizers can measure tens of thousands of fragments in as little as 5 minutes. Additionally, they use the images to measure the 2D shape of fragments using established mathematical parameters. Size information is essential for models of lava fountaining and ashfall.

A final step that may take weeks to months. It consists in turning pieces into a thin section for final analysis on a petrographic microscope. HVO has two new petrographic microscopes with different sets of lenses: one can assess bubble sizes, bubble textures, and magma-mixing textures, while the other can focus on crystals and melt inclusions within them.

HVO’s new tephra lab instruments currently being calibrated. Samples from the current eruption will be the first analyzed. The HVO tephra lab brings physical volcanology monitoring of eruptions to near-real time analysis.

Source : USGS / HVO.

Photo : C. Grandpey

Séismes en Indonésie et à Hawaii // Earthquakes in Indonesia and Hawaii

Un fort séisme de magnitude M 6,2 sur l’échelle de Richter a fait au moins 37 morts et plus de 600 blessés le vendredi 15 janvier 2021, sur l’île de Célèbes (Indonésie). Plusieurs bâtiments situés dans la ville de Mamuju, dont un hôpital, se sont effondrés. L’épicentre du séisme a été localisé à 36 km au sud de la ville, à une profondeur de 18 km. Les secours s’affairent sous les décombres de l’hôpital. Entre dix et vingt personnes pourraient y être piégées.

Des glissements de terrain ont suivi le séisme, coupant l’accès à l’une des principales routes de la province.

La région de Palu, sur l’île de Célèbes, avait été déjà frappée en septembre 2018 par un très fort séisme de magnitude M 7,5 suivi d’un tsunami dévastateur. Cette catastrophe avait fait plus de 4 300 morts et disparus et au moins 170 000 déplacés.

Source : Presse indonésienne.

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Le HVO a enregistré un séisme de magnitude M 4.0 sous la partie sud de l’île d’Hawaii, dans le district de Ka’u, le 14 janvier 2021 à 18h15 (heure locale). Le séisme n’a eu aucun impact observable sur l’éruption au sommet du Kilauea. Il fait partie d’un essaim sismique qui a débuté en août 2019 dans le secteur de Pāhala. Contrairement à la plupart des événements associés à cet essaim, ce séisme a été largement ressenti sur l’île d’Hawaii, et même sur l’île d’O’ahu.

Les séismes dans la partie inférieure du rift sud-ouest du Kilauea se produisent principalement à des profondeurs de 25 à 40 km, sous la ville de Pahala, jusqu’à environ 10 km au large.

La sismicité dans cette région est observée au moins depuis les années 1960 et est peut-être liée à des réseaux magmatiques en profondeur sous l’île.

Source : HVO.

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 A powerful M 6.2 earthquake killed at least 37 people and injured more than 600 on Friday, January 15th, 2021, in Indonesia’s West Sulawesi Province. Several buildingscollapsed in the town of Mamuju, including a hospital. The epicenter of the earthquake was located 36 km south of the city, at a depth of 18 km. The emergency services are busy working in the rubble of the hospital. Between ten and twenty people could be trapped there.

Landslides followed the earthquake, cutting off access to one of the province’s main roads. The region of Palu, Sulawesi, had already been hit in September 2018 by a very strong M 7.5 earthquake followed by a devastating tsunami. This disaster left more than 4,300 dead and missing and at least 170,000 displaced.

Source: Indonesian Press.

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HVO recorded an M 4.0 earthquake located beneath the south part of the Island of Hawaii, in the district of Ka’u, on January14th, 2021, at 6:15 p.m.(local time).

The earthquake had no observable impact on the ongoing eruption at Kilauea’s summit. It is part of the ongoing seismic swarm under the Pāhala area, which started in August 2019. Unlike most events associated with this swarm, this earthquake was widely felt across the Island of Hawaii, and as far away as O’ahu.

Earthquakes beneath Kilauea’s lower Southwest Rift Zone occur mostly at depths of 25-40 km, beneath the town of Pahala and extending about 10 km offshore. Earthquakes in this region have been observed at least as far back as the 1960s and may be related to deep magma pathways under the island.

Source: HVO.

Localisation de l’île de Célèbes et de la zone affectée par le séisme

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Rien de très nouveau à La Soufrière de St Vincent où le dôme poursuit sa lente croissance dans le cratère, sans menace pour la population située à proximité du volcan. Avec l’aide de scientifiques américains,  les volcanologues de la University of the West Indies (UWI) continuent à installer des webcams et des instruments de mesure afin de mieux surveiller la situation. En dépit de tous ces instruments, personne ne sait comment va évoluer l’éruption.

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A Hawaii, l’éruption du Kilauea se poursuit dans le cratère de l’Halema’uma’u. La lave jaillit des bouches qui percent la paroi nord-ouest du cratère. La lave continue de s’écouler de ces bouches en empruntant un chenal qui la conduit dans le lac.

Les inclinomètres au sommet du volcan ont enregistré une faible tendance déflationniste depuis le 1er janvier 2021, avant de passer à une légère tendance inflationniste dans la soirée du 9 janvier, et à nouveau à une tendance déflationniste le 13 janvier.

Rien n’indique que le magma migre vers les zones de rift du Kilauea.

Les émissions de SO2 atteignent 2 500 tonnes par jour. .

Le lac de lave a une profondeur d’environ 196 m ; il est ‘perché’ au-dessus du bord ouest et reste inactif dans sa moitié est. Il a une forme ovale, 760 m de long sur 470 m de large pour une superficie totale de 28 hectares. Il a un volume de plus de 27 millions de mètres cubes. Son niveau est monté d’environ un mètre depuis que les tiltmètres ont révélé le passage d’une phase déflationniste à une phase inflationniste de l’édifice volcanique.

Source: HVO.

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Un nouveau dôme de lave, observé pour la première fois le 4 janvier 2021, continue de croître en dessous de la lèvre sud-ouest du Merapi (Indonésie). Des avalanches incandescentes dévalent jusqu’à 800 m de distance dans la ravine de la rivière Krasak sur le flanc SO. La déformation continue; les données électroniques de mesure de distance (EDM) continuent de révéler un resserrement entre les points du nord-ouest à un rythme de 15 cm par jour.

Le 7 janvier 2021, 1342 habitants résidaient dans des centres d’hébergement.

Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 5 km du sommet.

Source: VSI.

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L’éruption strombolienne se poursuit sur le Lewotolo (Indonésie) avec des panaches de vapeur et de cendres s’élevant au-dessus du sommet.  Des matériaux incandescents sont éjectés à 100-200 m au-dessus du cratère et jusqu’à 700 m de distance.

Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 4 km du cratère.

Source: PVMBG.

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Dans le bulletin hebdomadaire émis le 12 janvier 2021, l’INGV indique qu’une activité strombolienne d’intensité variable, accompagnée d’émissions de cendres, persiste dans le Cratère sud-est de l’Etna (Sicile)  Une activité strombolienne est également observée à l’intérieur du Cratère nord-est, tandis que la Voragine et la Bocca Nuova montrent de faibles émissions sporadiques de cendres.

De son côté, le Stromboli (Sicile) montre son activité strombolienne habituelle. Comme précédemment, elle se concentre essentiellement dans les parties Nord et Centre-sud de la terrasse cratèrique. Le fréquence actuelle des explosions d’intensité globalement moyenne est de 12-14 événements par heure.

Source : INGV.

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Statu quo au Kamchatka par rapport à ces dernières semaines : le niveau d’alerte de l’Ebeko, du Karymsky, du Klyuchevskoy, du Sheveluch reste Orange ; celui du Bezymianny et du Sarychev est maintenu au Jaune.

Source : KVERT.

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L’activité actuelle du Fuego (Guatemala) consiste en explosions modérées et fortes, à raison de 8 à 12 événements par heure, avec projections de matériaux jusqu’à 300 mètres au-dessus du cratère. Les explosions génèrent des colonnes grises de cendres à des hauteurs comprises entre 4500 et 4800 mètres d’altitude (voir photos ci-dessous). Comme d’habitude, on observe des grondements et des ondes de choc ressenties jusqu’à une vingtaine de kilomètres. Aucune coulée de lave n’est observée sur l’édifice volcanique.

Source : INSIVUMEH.

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On observe une faible activité explosive dans le cratère Mackenney du Pacaya (Guatemala), avec des projections sporadiques de matériaux incandescents à une cinquantaine de mètres au-dessus du cratère. Le dégazage du cratère produit une colonne de 200 mètres de hauteur.

Les coulées de lave en direction du sud-ouest sont toujours actives, avec une longueur d’environ 1500 mètres (voir photo ci-dessous). Cette zone de coulées de lave est susceptible de générer des effondrements. Il n’est pas exclu que de nouvelles coulées de lave apparaissent sur d’autres flancs ou qu’il y ait des émissions de cendres au niveau du cratère.

Source : INSIVUMEH.

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Le Popocatepetl (Mexique) émet ses habituels panaches de vapeur auxquels se mêle parfois de la cendre (voir image ci-dessous).  Le CENAPRED demande de ne pas s’approcher du cratère et de se montrer vigilant dans les ravines sur les flancs du volcan en période de fortes pluies à cause du risque de lahars.

Le niveau d’alerte volcanique du Popocatépetl reste à la couleur Jaune, Phase 2.

Source : CENAPRED.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Nothing really new at St Vincent’s Soufrière where the dome continues its slow growth in the crater, without any threat to the population located near the volcano. With the help of American scientists, volcanologists at the University of the West Indies (UWI) continue to install webcams and measuring instruments to better monitor the situation. Despite all these tools, no one knows how the eruption will develop.

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The Kilauea eruption (Hawaii) continues within Halema’uma’u Crater. Lava is erupting from vents on the northwest side of the crater. Lava keeps flowing from the vents through a crusted channel into the lake.

Summit tiltmeters recorded a weak deflationary tilt since January 1st, 2021. It switched to weak inflation in the evening of January 9th, and again to weak deflation on January 13th.

There is no seismic or deformation data to indicate that magma is currently moving into Kilauea’s rift zones.

SO2 emission rates are reaching 2,500 tonnes per day. .

The lava lake is about 196 m deep, perched above its western edge and stagnant over its eastern half. It has an oval shape, 760 m long  by 470 m wide for a total area of 28 hectares. It has a volume of more than 27 million cubic metres. Its level has risen about a metre since the start of the switch from deflationary to inflationary tilt.

Source: HVO.

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A new lava dome, first observed on January 4th, 2021, continues to emerge just below Merapi’s SW rim (Indonesia). Incandescent avalanches are observed travelling as far as 800 m down the Krasak River drainage on the SW flank. Deformation continues; electronic Distance Measurement (EDM) data are still measuring a distance shortening between points in the NW at a rate of 15 cm per day.

On January 7th, 2021, 1,342 residents were housed in evacuation centres.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 5 km away from the summit.

Source: VSI.

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The Strombolian eruption continues at Lewotolo (Indonesia) with steam and ash plumes rising above the summit. Incandescent material is ejected 100-200 m above the summit and as far as 700 m away from the crater.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 4 km away from the crater.

Source: PVMBG.

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In the weekly report issued on January 12th, 2021,  INGV indicates that Strombolian activity of varying intensity, accompanied by ash emissions, persists in Mt Etna’s SE Crater (Sicily) Strombolian activity is also observed inside the Northeast Crater, while Voragine and Bocca Nuova show low sporadic ash emissions.

For its part, Stromboli (Sicily) shows its usual Strombolian activity. As before, it is mainly concentrated in the North and Center-South parts of the crater terrace. The current frequency of explosions of overall medium intensity is 12-14 events per hour.

Source: INGV.

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The situation remains unchanged in Kamchatka : the alert level for Ebeko, Karymsky, Klyuchevskoy, Sheveluch remains Orange ; it is kept at Yellow for Bezymianny and Sarychev.

Source : KVERT.

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The current activity of Fuego (Guatemala) consists of moderate and strong explosions, at a rate of 8 to 12 events per hour, with projections up to 300 metres above the crater. The explosions generate gray columns of ash reaching heights between 4,500 and 4,800 metres above sea level (see photos below). As usual, there are rumblings and shock waves felt as far as twenty kilometres. No lava flow is observed on the volcanic edifice.

Source: INSIVUMEH.

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Weak explosive activity is observed in Pacaya’s Mackenney crater (Guatemala), with sporadic projections of incandescent material about fifty metres above the crater. Degassing within the crater produces a column 200 metres high.

The lava flows in a southwest direction are still active, with a length of about 1,500 metres (see photo below). This area of ​​lava flows is likely to generate collapses. New lava flows may appear on other flanks of the volcano and new ash emissions may occur at the crater.

Source: INSIVUMEH.

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Popocatepetl (Mexico) emits its usual plumes of steam sometimes mixed with ash (see image below). CENAPRED asks not to approach the crater and to be vigilant in the drainageson the flanks of the volcano during periods of heavy rains because of the risk of lahars.

The volcanic alert level of Popocatépetl remains at Yellow, Phase 2.

Source: CENAPRED.

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Un grand merci à Thierry Sluys de m’avoir adressé ces photos

  • du Fuego

 

  • du Popocatepetl

  • du Pacaya