Le flanc sud du Kilauea (suite) // Kilauea Volcano’s south flank (continued)

Dans une note publiée le 4 septembre 2018, j’expliquais que la partie visible du Kilauea ne représente qu’une petite partie de l’édifice volcanique. Une grande partie du volcan se trouve sous la mer.
Au fur et à mesure que le volcan se développe au rythme de son activité, la partie sous-marine du flanc sud glisse lentement vers le sud. Ce déplacement est ponctué de séismes qui durent quelques secondes – comme celui de magnitude M 6,9 enregistré le 4 mai 2018 – et de glissements de terrain qui s’étalent sur plusieurs jours ou semaines.

Bien que la partie sous-marine du flanc sud du Kilauea soit une partie importante du volcan, son mouvement est beaucoup plus difficile à contrôler que la partie qui se trouve au-dessus du niveau de la mer. Bien que l’on soit en mesure d’enregistrer des séismes se produisant sous le flanc sud, seuls les plus significatifs et les plus proches du littoral sont bien captés par le réseau sismique.
Pour mieux comprendre ce qui se passe à l’intérieur du flanc sud du Kilauea et déterminer son impact sur l’éruption, un groupe de scientifiques a déployé au mois de juillet 2018 12 sismomètres sur le plancher océanique du flanc sud du Kilauea. Les sismomètres ont été positionnés sur tout le flanc sud pour que les séismes en bordure de ce versant puissent être enregistrés eux aussi, afin de voir si le champ de contrainte au large s’est modifié. Ils ont également été positionnés sur la zone de répliques du séisme de M 6.9 pour mieux comprendre cet événement, et près de l’entrée en mer de l’éruption dans la Lower East Rift Zone pour étudier la progression de la lave et sa pénétration dans l’eau.

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Dans un nouvel article, l’Observatoire des volcans d’Hawaiis (HVO) nous donne plus de détails sur les dernières observations du flanc sud du Kilauea.

Le mouvement du flanc sud qui a accompagné le séisme de M 6.9 en 2018 a été causé par des mouvements du sol sous la surface de l’océan, à des profondeurs de 6 à 9 kilomètres, à l’interface entre le volcan et le plancher océanique. Cette interface est connue sous le nom de « faille de détachement. »

Pendant l’éruption de Pu’uO’o-Kupaianaha de 1983 à 2018 et avant le séisme M6.9 de 2018, la vitesse moyenne de déplacement du flanc sud du Kilauea était d’environ 7,5 cm par an. Le flanc peut se déplacer plus vite ou plus lentement, selon la période et le type d’activité sur le volcan. Cette vitesse peut varier, mais elle reste souvent stable pendant les éruptions de longue durée, avec des changements à court terme lors d’intrusions magmatiques majeures dans le rift et de séismes lents.

Depuis la fin de l’activité éruptive en 2018, on a observé au cours des derniers 36 mois une dizaine de centimètres d’ajustements le long du flanc sud du Kilauea. Ce réajustement était à prévoir et il n’y a pas de quoi s’inquiéter.

Le déplacement du flanc sud du Kilauea qui a suivi le séisme de M6.9 du 4 mai 2018 a été causé par l’intrusion magmatique dans l’East Rift Zone du volcan car le magma a exercé une pression sur le flanc sud. Le volcan s’est réajusté après ces deux événements.

Suite au séisme et à l’éruption observés en 2018, l’East Rift Zone du Kilauea a montré une inflation correspondant à l’apport de magma dans la chambre superficielle du volcan.

Au début de l’éruption sommitale en décembre 2020, la partie supérieure de l’East Rift Zone a commencé à montrer des signes de contraction. Les stations GPS situées le long des parties supérieure et médiane de la zone de rift ont commencé à se déplacer vers le nord, ce qui est rare sur une échelle de temps aussi courte.

La réaction du flanc sud du Kilauea aux variations de pression magmatique a été étudiée au cours des  éruptions et intrusions précédentes. Par exemple, l’intrusion de la «Fête des Pères» en 2007 a également conduit à une légère contraction de la zone de rift suite à l’intrusion magmatique et à l’éruption qui a suivi.

Il est courant de voir des déplacements de failles significatifs après de puissants séismes. Le flanc sud du Kilauea a été le site de cinq séismes de magnitude M 4,0 ou plus au cours de l’année écoulée. Le séisme M 4.1 du 1er février 2021, sous le flanc sud, est l’un des cinq et il a été ressenti sur la Grande Ile d’Hawaï. Ces séismes sont provoqués par le déplacement brusque de la faille de détachement vers le sud-est au-dessus de la croûte océanique.

Source : USGS/ HVO.

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In a post released on September 4th, 2018, I explained that the visible part of Kilauea makes up only a small portion of the total volcano. Much of the volcano lies beneath the sea.

As the volcano grows, this underwater region of the south flank creeps slowly to the south, moving in fits and starts with earthquakes that last seconds (such as the May 4th M 6.9 event) and in slow slip events, which last for days or weeks.

Although Kilauea’s submarine south flank is a major part of the volcano, its motion is much harder to monitor than the part above sea level. While we can record earthquakes occurring beneath the flank, only the largest, and those closest to shore, are well-captured by the seismic network.

To better understand what is going on within Kilauea’s south flank and help determine how it has been affected by the eruption, a group of scientists deployed 12 ocean bottom seismometers in July 2018 on the submarine Kilauea south flank. Seismometers were positioned over the whole south flank so earthquakes associated with the edges of the flank could be recorded to see if the offshore stress field has changed. They also were positioned on the M6.9 aftershock zone to try to better understand that earthquake, and near the LERZ eruption ocean entry to study how lava enters the water and progresses downslope.

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In a new article, the Hawaiian Volcanoes Observatory (HVO) gives us more details about the latest observations of Kilauea’s south flank.

The south flank motion resulting from the M6.9 quake in 2018 was caused by motion deep below the surface, at depths of 6 to 9 kilometres, at the interface between Kilauea Volcano and the ocean floor. This interface is known as a décollement or detachment fault…

During the 1983–2018 Pu’uO’o-Kupaianaha eruption, and prior to the 2018 M6.9 earthquake, the average rate of motion on Kīlauea’s south flank was around 7.5 cm per year. The flank can move faster or slower, depending on the time period and type of activity on the volcano. Rates can be variable but often remain near-constant during long-duration eruptions, with short-term changes during major rift intrusions and slow-slip earthquakes.

Since the activity in 2018, there has been roughly 10 centimetres of adjustments along Kilauea’s south flank surface in the last two and a half years. This amount is to be expected and is nothing to be alarmed about.

The motion following the 2018 M6.9 earthquake and eruptive activity was caused by the magmatic intrusion in Kilauea’s East Rift Zone exerting pressure on the south flank. The volcano adjusts after the combined effects of both the intrusion along the East Rift Zone and the large earthquake.

Following the M6.9 earthquake and 2018 eruption, Kilauea’s East Rift Zone had been showing inflation consistent with magma supply to the volcano’s shallow magma storage system. However, at the start of Kilauea’s ongoing summit eruption in December 2020, the upper portion of the East Rift Zone started to show signs of contraction. GPS stations along the upper and middle parts of the rift zone started to move northward, which is a rare occurrence on such a short timescale.

Kilauea’s south flank’s response to changing magma pressure has been studied extensively through many previous eruptions and intrusions. For example, the 2007 middle East Rift Zone “Father’s Day” intrusion also led to a slight contraction of the rift zone following the intrusion and subsequent eruption.

It is also common to see elevated rates of motion on faults after large earthquakes. Kilauea’s south flank was the site of five earthquakes of magnitude M 4.0 or greater in the past year. The M 4.1 earthquake on February 1st, 2021, beneath the south flank is one of the five and it was felt across the Island of Hawaii. These earthquakes happen in response to abrupt motion of the detachment fault which moves to the southeast over the oceanic crust.

Source: USGS / HVO

Le schéma illustre le mouvement du flanc sud du Kilauea ainsi que l’emplacement des séismes et de leurs répliques. La faille représentée sur le schéma est la faille de détachement (ou décollement). On peut voir que l’intrusion d’un dyke dans la Lower East Rift Zone en 2018 a exercé une pression sur le flanc sud du volcan (Source : USGS)

Kilauea (Hawaii) : Un “lac de lave” dans le cratère de l’Halema’uma’u ? // A “lava lake” within Halema’uma’u Crater ?

Pour ceux qui ont eu la chance de voir les lacs de lave dans le Pu’uO’o ou dans l’Halema’ma’u avant l’éruption de 2018, ou ailleurs dans le monde (Nyiragongo, Erta Ale, par exemple), la lave qui mijote actuellement dans l’Halema’uma’u ne ressemble guère à un lac de lave. C’est plus une accumulation de lave qu’un lac. A mes yeux, un lac de lave n’est pas inerte ; sa surface se déplace, animée par des courants de convection, alors que rien de tel ne se produit actuellement au fond de l’Halema’uma’u. Comme je l’ai déjà écrit, il se peut que de tels mouvements apparaîtront si la surface de la lave s’élève au-dessus de la bouche d’alimentation, ce qui n’est pas le cas en ce moment.

Le HVO vient de publier une bonne image thermique de ce qu’il appelle un“lac de lave”. L’image thermique date du 1er février et a été prise lors d’un survol en hélicoptère. On peut voir que la partie orientale de la surface de l’accumulation de lave est solidifiée et que la surface active se limite principalement au côté ouest. Néanmoins, la lave parvient parfois à se frayer un chemin le long de la bordure orientale du lac. La partie ouest du pseudo lac est ‘perchée’ à plusieurs mètres au-dessus de sa base et est maintenue en place par un rempart de lave solidifiée. L’alimentation en lave se fait par une bouche sur le côté nord-ouest du cratère. Un débordement significatif a réussi à rompre la partie nord du rempart et s’est écoulé le long de la bordure nord du “lac” en direction de l’est. L’échelle de température est en degrés Celsius.

Au matin du 17 février 2020, la lave dans la partie active avait une profondeur d’environ 211 mètres. Il faudra que sa surface s’élève d’une cinquantaine de mètres pour qu’elle soit visible depuis la terrasse d’observation du Jaggar Museum. Ce n’est donc pas pour demain! Pour le moment, les inclinomètres au sommet du Kilauea ne montrent ni inflation ni déflation. Les émissions de SO2 atteignaient environ 1200 tonnes par jour le 16 février lors des dernières mesures, ce qui est inférieur à la quantité de gaz émis par le vrai lac de lave d’avant 2018. La sismicité reste élevée mais stable.

Source: USGS / HVO.

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To those who were lucky to see the previous lava lakes in Pu’uO’o or in Halema’ma’u before the 2018 eruption, or elsewhere in the world (Nyiragongo, Erta Ale, for instance), the current lava within Halema’uma’u hardly looks like a lava lake. It is moe an accumulation of lava than a lake. To my eyes a lava lake is moving, animated by convection currents, wheras no such thing is currently happening. As I put it before, movements might appear if the surface of the lava rises above the lava supplying vent, which is not the case right now.

HVO has just released a good thermal image of what it calls a lava lake. The thermal image dates back to February 1st and was taken during a helicopter overflight. One can see that he eastern part of the surface of the lava accumulation is solidified, with active surface lava mostly limited to the western side. Nevertheless, small ooze-outs of lava occasionally appear along the eastern lake perimeter. The western lake is perched several metres above its base, impounded by a levee of solidified lava. Lava erupts from a vent on the northwest side of the crater. A large overflow breached the northern levee and flowed along the northern lake margin towards the east. The temperature scale is in degrees Celsius.

As of the morning of February 17th, 2020, the lava in the western, active potion of the surface was about 211 metres deep. Its surface will have to rise by about 50 metres to become visible from the terrace of the Jaggar museum. This is not for tomorrow! At the moment, summit tiltmeters show neither inflation or deflation. SO2 emissions reached about 1,200 t/d  on Febryuary 16th, when the last measurements were made, which is below the range of emission rates from the pre-2018 real lava lake. Seismicity remains elevated but stable.

Source: USGS / HVO.

Source : USGS / HVO

Le lac de lave dans l’Halema’uma’u en 2015 (Crédit photo : HVO)

Lac de lave du Pu’uO’o en 2006 (Photo : C. Grandpey)

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

 La situation est relativement stable sur La Soufrière de St Vincent. L’extrusion du dôme se poursuit lentement. Comme je l’ai écrit précédemment, ce qui inquiète les scientifiques, c’est la pression exercée par le dôme sur la partie intérieure du cratère. Ils craignent que cette pression ne déstabilise le flanc du volcan. C’est la raison pour laquelle trois stations GPS et des réflecteurs de mesure électronique de distance (EDM) ont été installés au sommet pour faciliter les mesures de déformation susceptibles de se produire sur les flancs du volcan. 12 emplacements potentiels ont été identifiés et des réflecteurs supplémentaires seront bientôt installés au sommet.

Depuis l’installation des sismomètres en janvier, 573 événements ont été enregistrés (en date du 30 janvier 2021).

Source: UWI.

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Un nouvel essaim sismique a débuté sous le Cumbre Vieja (La Palma / Canaries) le 31 janvier 2021. C’est le deuxième essaim sismique dans cette zone depuis le 23 décembre 2020 et le 8ème événement depuis 2017.

Les secousses ont été localisées sur le versant ouest du volcan à des profondeurs comprises entre 15 et 20 km. La magnitude maximale observée était de M 1,8. Cela signifie que l’essaim ne présente aucun danger pour les habitants et les visiteurs de La Palma.

Le niveau d’alerte reste au Vert. Aucun changement significatif de l’activité volcanique n’est prévu. Aucune déformation du sol n’a été observée au niveau du volcan.

Il est à noter que des changements significatifs ont été observés dans les émissions d’hydrogène dans l’atmosphère par le volcan, en relation avec les récents essaims sismiques. On relève aussi une tendance à la hausse du flux diffus de CO2.

Source: INVOLCAN, The Watchers.

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L’éruption du Kilauea continue. La lave sort d’une bouche qui perce la paroi intérieure nord-ouest de l’Halema’uma’u. Le 31 janvier, la lave avait comblé une profondeur d’environ 213 m du cratère. Le HVO explique que seule la partie ouest du «lac de lave» est active.

En fait, ce qui se passe sur le Kilauea n’est pas vraiment un lac de lave au sens oùon l’entend habituellement, avec des courants de convection qui font se déplacer la surface. Ici, c’est plutôt une énorme accumulation de lave qui pourrait devenir un lac de lave si le niveau de la surface s’élève au-dessus de la bouche d’alimentation.

Les dernières mesures de SO2 font état d’environ 2 200 tonnes par jour.

Source: HVO.

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Des avalanches incandescentes et coulées pyroclastiques sont toujours émises suite à des effondrements du dôme de lave du Merapi (Indonésie). Elles parcourent jusqu’à 1,5 km le long de plusieurs ravines. Des changements morphologiques sont observés dans la zone sommitale en raison de l’émergence de dômes de lave. Le volume du dôme était estimé à 157000 mètres cubes le 25 janvier 2021, mais les avalanches et les coulées pyroclastiques du 26 au 27 janvier ont réduit ce volume à 62000 mètres cubes, selon des mesures effectuées le 28 janvier.

Source: BPPTKG.

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L’activité se poursuit dans le cratère Nicanor du Nevados de Chillán (Chili) avec des émissions sporadiques de gaz et de cendres et un épanchement de lave qui a commencé à la mi-2020 et a augmenté au cours des deux derniers mois. Le niveau d’alerte reste au Jaune.

Source: SERNAGEOMIN.

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La température des bouches de vapeur et de gaz à White Island (Nouvelle-Zélande) a diminué au cours des dernières semaines et a été mesurée à environ 300°C début février, ce qui est identique à celle enregistrée en juillet 2018. Il n’y a aucun signe d’activité éruptive au niveau des bouches actives. Une petite quantité d’eau s’est accumulée sur le fond du cratère. Le niveau d’alerte reste à 1.

Source: GeoNet.

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Dans son dernier bulletin mensuel, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) indique que tout est calme en ce moment sur le volcan. Au cours du mois de janvier 2021, la sismicité est restée faible, avec uniquement 7 séismes volcano-tectoniques superficiels enregistrés sous la zone sommitale.

L’inflation de l’édifice qui avait repris suite à l’éruption du 7-8 décembre 2020 s’est arrêtée fin décembre 2020

Dans la conclusion de son rapport, l’Observatoire écrit que «la réalimentation en magma et la pressurisation du réservoir magmatique superficiel, qui avaient repris suite à l’éruption du 7-8décembre 2020,a cessé fin décembre 2020. A noter que depuis 2016, les réalimentations du réservoir magmatique superficiel sous le Piton de la Fournaise se font par impulsions. Ainsi de telles phases d’accalmie dans les déformations et la sismicité ont déjà été observées à plusieurs reprises entre 2016 et 2020 sur des périodes allant de15 à 80 jours environ. »

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La situation est inchangée au Kamchatka. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour l’Ebeko, le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch. Des explosions peuvent se produire à tout moment et faire passer cette couleur au Rouge. En effet, la région est survolée par les lignes aériennes entre l’Amérique et l’Asie.

Source : KVERT.

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 Dans son bulletin couvrant l’activité de l’Etna (Sicile) du 25 au 31 janvier 2021, l’INGV indique que l’on continue à observer une activité strombolienne d’intensité variable au niveau du Cratère SE, avec de faibles émissions de cendres. Une activité strombolienne et une activité effusive avec émissions sporadiques de cendres sont observées à l’intérieur de la Voragine. Dans le même temps, une activité strombolienne se produit également à l’intérieur de la Bocca Nuova et du Cratère NE. L’amplitude du tremor se maintient à des valeurs relativement élevées. Aucune déformation n’a été détectée.

Source : INGV.

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Dans son bulletin couvrant l’activité du Stromboli (Sicile) entre le 25 et le 31 janvier 2021, l’L’INGV indique qu’une activité explosive normale, de type strobolien, est observée dans la zone cratèrique Nord. La fréquence totale des événements varie entre des niveaux moyens et élevés et atteint entre 16 et 22 événements par heure. L’intensité des explosions est faible à moyenne dans la zone cratèrique Nord et moyenne à élevée dans la zone Centre-Sud. Aucune déformation de l’édifice volcanique n’a été enregistrée.

Source : INGV.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The situation is fairly stable on St Vincent’s La Soufriere. The extrusion of the lava dome continues. As I put it before, what worries the scientists is the pressure exerted by the dome on the inner part of the crater. They fear that the pressure might destabilize the flank of the volcano. This is the reason why three GPS stations and Electronic Distance Measurement (EDM) reflectors have been installed at the summit to assist with measurements of deformation associated with the flanks of the volcano. 12 locations have been identified and additional reflectors will soon be installed at the summit.

Since the installation of seismometers in January, 573 events have been recorded (January 30th, 2021).

Source : UWI.

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A new earthquake swarm started under the Cumbre Vieja volcano (La Palma/ Canary Islands) on January 31st, 2021. This is the second seismic swarm in this area since December 23rd, 2020, and the 8th event since 2017.

The quakes have been located on the western slope of the volcano at depths between 15 and 20 km The maximum observed magnitude was M 1.8. This means the swarm poses no danger to residents and visitors to La Palma.

The alert level remains at Green. No significant change in volcanic activity is expected. No ground deformation has been observed at the volcano.

It is worth noting that significant changes have been observed in the diffuse emission of hydrogen into the atmosphere by the Cumbre Vieja volcano linked to recent seismic swarms, as well as an increasing trend in the diffuse flux of carbon dioxide.

Source: INVOLCAN, The Watchers.

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Kilauea is erupting, with lava erupting from a vent on the northwest side of Halema’uma’u Crater. On January 31st lava had filled a depth of about 213 m of the crater. HVO explains thatonly the western portion of the “lava lake” is active.

Actually, what is happening at Kilauea is not really a lava lake which usually moves thanks to convection currents. Here, it is rather a huge accumulation of lava. It might become a lava lake if the level of the surface rises higher than the supply vent.
The most recent SO2measurements reached about 2,200 tons per day.

Source: HVO.

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Incandescent lava avalanches and pyroclastic flows are still emitted bycollapses of Mt Merapi’s lava dome (Indonesia). They travel as far as 1.5 km down several drainages. Morphological changes are observed in the summit area due to the emergence of lava domes. The 2021 dome volume was an estimated at 157,000 cubic metres on 25 January, but avalanches and pyroclastic flows during 26-27 January reduced the volume to 62,000 cubic metres based on 28 January estimates.

Source : BPPTKG.

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Activity continues at Nevados de Chillán’s Nicanor Crater (Chile) with sporadic gas-and-ash emissions and lava effusion which began in mid-2020 and increased in the past two months. The alert level remains at Yellow

Source : SERNAGEOMIN.

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The temperature of the steam and gas vents in White Island (New Zealand) has been decreasing during the past weeks and has been measured at about 300°C, temperature similar to the one recorded in July 2018. There is no evidence of eruptive activity at the active vents. A small amount of water has ponded on the crater floor. The alert level remains at 1.

Source : GeoNet.

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In its latest monthly report, the Piton de la Fournaise Volcanological Observatory (OVPF) indicates that the situation is calm at the moment on the volcano. During the month of January 2021, seismicity remained low, with only 7 shallow volcano-tectonic earthquakes recorded under the summit area.

The inflation of the volcanic edifice, that had resumed following the eruption of December 7-8, 2020, stopped at the end of December 2020.

In the conclusion of its report, the Observatory writes that “the magma recharge and the pressurization of the shallow magma reservoir, which had resumed following the eruption of December 7-8, 2020, ceased at the end of December 2020. It should be noted that since 2016 , the recharge of the superficial magma reservoir under Piton de la Fournaise has occurred in pulses. Similar lulls in deformation and seismicity have already been observed on several occasions between 2016 and 2020 over periods ranging from 15 to 80 days. »

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The situation is unchanged in Kamchatka. The aviation colour code remains Orange for Ebeko, Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch. Explosions can occur at any time and cause this colour to change to Red. Indeed, the region is on the routes of airlines between America and Asia.

Source: KVERT.

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In its report covering the activity of Mt Etna (Sicily) from January 25th to 31st, 2021, INGV indicates that strombolian activity of varying intensity is still observed at the SE Crater, with low ash emissions. Strombolian activity and effusive activity with sporadic ash emissions are observed inside the Voragine. At the same time, Strombolian activity is also occurring inside Bocca Nuova and the NE Crater. The amplitude of the tremor remains at relatively high values. No deformation has been detected.

Source: INGV.

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 In its report covering the activity of Stromboli (Sicily) between January 25th and 31st, 2021, INGV indicates that normal strombolian activity is observed in the northern crater area. The total frequency of events varies between medium and high levels and reaches between 16 and 22 events per hour. The intensity of the explosions is low to medium in the North crater area and medium to high in the Centre-South area. No deformation of the volcanic edifice has been recorded.

Source: INGV.

Fréquence horaire moyenne, journalière et hebdomadaire, des explosions sur le Stromboli au niveau des différents cratères, ainsi que leur intensité. (Source : INGV)

Le mot juste // The right word

Dans un article sur l’utilisation d’une terminologie précise en volcanologie, les scientifiques du HVO se demandent quel mot doit être utilisé pour désigner les masses de matériau basaltique que l’on observe au milieu du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u depuis le début de la dernière éruption du Kilauea.

Au début de l’éruption, ces masses de basalte se déplaçaient lentement dans le lac et s’élevaient à mesure que la lave s’accumulait dans le cratère. Ce  ne sont pas des îles qui sont, par définition, immobiles dans leur environnement. Il y a une centaine d’années, les volcanologues du HVO ont utilisé l’expression «îles flottantes» pour y faire référence, mais l’expression n’est pas vraiment exacte, elle non plus.

Pour plus de facilité, le HVO a utilisé le mot «île» pour décrire ces masses en mouvement dans le lac de lave actuel. Il semblerait toutefois que le mot «radeau» soit mieux adapté au vu de leur mobilité. Un radeau est généralement perçu comme une masse flottante avec un faible tirant d’eau, mais les géologues du HVO pensent (sans en être certains) que la grande île – ou le grand radeau? – que l’on observe actuellement dans le lac a un tirant d’eau relativement important qui expliquerait son lent déplacement.

Des scientifiques ont suggéré d’appeler ces masses flottantes des «bergs de basalte» par analogie avec les icebergs dont la majeure partie de la masse est submergée. Îles flottantes? Radeaux?  Bergs de basalte? Autre appellation? Seul le temps dira quel mot ou expression sera finalement retenu !

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In an article about the use of accurate terminology in volcanology, HVO scientists wonder what word should be used to refer to the masses of solid basalt material seen in the middle of the lava lake within Halema’uma’u Crater since the start of the new Kilauea eruption.

At the start of the eruption, these basalt masses moved slowly around in the lake and rose as the lake deepened. The masses are therefore not islands, which are stationary relative to their surroundings. HVO volcanologists 100 years ago used the phrase ‘floating islands’ for such features, an expressive but inaccurate phrase.

HVO used the word “island” to describe these drifting masses in Halema‘uma‘u’s current lava lake, though “raft” may be a better term to acknowledge their mobility. A raft, however, is usually perceived as a floating mass having a shallow draft, but HVO geologists suspect (admittedly with little confidence) that the largest current island/raft has a relatively deep draft reflecting a sluggish foundation.

It was suggested that the floating masses might be termed ‘basalt bergs’ by analogy with icebergs, which are mostly submerged. Floating islands, rafts, basalt bergs, or something else? Only time will tell what name finally sticks.

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Afin d’illustrer cet article, le HVO a publié deux photos du cratère de l’Halema’uma’u en 1917 et en 2021 avec la présence d’ « îles » à la surface des lacs de lave.

Le cliché panoramique de 1917 a été pris depuis le bord du lac de lave qui se trouvait alors à seulement une trentaine de mètres sous la lèvre de la caldeira de Kilauea.

L’île s’élevait à une vingtaine de mètres au-dessus de la surface et mesurait 100 mètres de large.

En janvier 2021, la plus grande île faisait environ 250 mètres de long, 135 mètres de large et environ 20 mètres de haut. L’île a effectué une rotation et s’est déplacée vers l’est et vers l’ouest depuis son apparition dès le premier jour de l’éruption. (Crédit photo: K. Mulliken)

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In order to illustrate the article, HVO has released two photographs of Halema’uma’u Crater from 1917 and 2021 showing islands floating in lava lakes.

The 1917 photographic panorama was taken from the edge of the lava lake, which was only about 30 metres below Kilauea caldera floor. The island rose about 20 metres from the surface and was 100 metres wide.

In January 2021, the largest island is about 250 metres long, 135 metres wide, and roughly 20 metres tall. The island has rotated and moved both eastward and westward since its formation on the first day of the eruption. (Crédit photo : K. Mulliken)