Forage géothermique en Ethiopie! // Geothermal drilling in Ethiopia!

drapeau francaisEn lisant le site web Iceland Review du 26 mai 2014, on apprend que la compagnie islandaise de développement géothermique Reykjavík Geothermal et l’Union Africaine ont signé ce même jour un contrat de 5,8 millions d’euros qui autorise Reykjavik Geothermal a commencer un forage en Ethiopie dans la Rift Valley dans le cadre de la construction de deux centrales de 500 mégawatts. L’énergie produite par ces centrales sera vendue à la compagnie d’électricité de l’état éthiopien Ethiopian Electric Power.

Le financement est assuré par le Ministère du Développement allemand, le Fonds Africain de l’Union Européenne, et la Banque Allemande de Développement.

L’article ne précise pas le lieu du forage. Il faut seulement espérer qu’il ne contribuera pas à dénaturer les extraordinaires couleurs du site de Dallol ! Mais vous le savez comme moi, l’argent passe bien avant  la Nature !

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drapeau anglaisReading the Iceland Review website of May 26th 2014, we learn that Reykjavík Geothermal and the African Union signed on that very day a 5.8-million euro contract allowing Reykjavík Geothermal to start drilling in the Ethiopian Rift Valley as part of two 500 MW power plants under construction. The energy produced by the power plants will be sold to the state electrical company Ethiopian Electric Power (EEP).

The money comes from the Ministry of Development in Germany, the European Union African Fund, and the German Development Bank.

The article does not say where the drilling will take place. We must just hope that the marvellous colours of Dallol will not be spoilt by this initiative. Unfortunately, big money leaves Nature behind!

Dallol-blog

L’Islande est-elle une menace pour le monde ? // Is Iceland a threat to the world?

drapeau francaisActuellement, l’activité volcanique mondiale est relativement réduite. Comme souvent pendant ces périodes calmes, la presse – anglo-saxonne surtout – se met à délirer et à écrire des articles catastrophe susceptibles de faire vendre les journaux. Tel le monstre du Loch Ness, Yellowstone, le Krakatau ou le Tambora font régulièrement surface et les journalistes rivalisent d’imagination pour attirer l’attention de leurs lecteurs.

Le Daily Star et le Sunday Herald viennent de s’en donner à cœur joie avec les volcans islandais. Le premier nommé nous indique que les gaz toxiques en provenance d’un volcan islandais pourraient tuer des millions de gens, tandis que son concurrent affirme que «l’éruption d’un super volcan en Islande représenterait pour le Royaume-Uni la même menace qu’un acte de terrorisme nucléaire ».

Les journalistes font référence à l’éruption du Laki en 1783 avec son cortège de récoltes dévastées et les 23 000 décès britanniques censées être imputables à cet événement. Le Daily Star rappelle les effets sur le climat avec des étés brûlants et des hivers extrêmement froids. Afin de bien sensibiliser les lecteurs, les journalistes en remettent une deuxième couche et rappellent que l’Islande a en réserve une trentaine de systèmes volcaniques du même acabit. Il aurait été demandé au Bureau du Premier Ministre de considérer la menace avec le même sérieux que le terrorisme nucléaire. L’Office Météorologique du Royaume Unis doit fournir en juin un rapport expliquant les conséquences d’une éruption comme celle du Laki en 1783 avec, en particulier, une modélisation de la trajectoire qu’emprunteraient les gaz volcaniques.

Il y a bien sûr une part de vérité dans ces articles. On sait que des volcans comme le Laki ou le Katla peuvent produire des panaches de cendres capables de perturber la vie à grande échelle. Le problème, c’est que l’on ne sait absolument quand ces volcans se réveilleront, à supposer qu’ils se réveillent. On a pu constater ces derniers mois que les volcanologues islandais se sont plantés en annonçant une éruption imminente de l’Hekla.

S’il est louable de prendre en compte l’éventualité d’une éruption majeure en Islande, il est inutile d’ameuter les foules et de faire du catastrophisme à tout-va, passe-temps favori de la presse de nos jours.

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drapeau anglaisGlobal volcanic activity is currently quite low. As often during these quiet periods, the press – especially Anglo-Saxon – becomes delirious with articles relating disasters likely to sell newspapers. Like the Loch Ness monster, Yellowstone, Krakatau or Tambora regularly make the headlines and journalists compete with their imagination to attract the attention of their readers.
The Daily Star and the Sunday Herald are playing this game with Icelandic volcanoes. The former indicates that the toxic gases from an Icelandic volcano could kill millions of people, while the latter states that « the eruption of a super volcano in Iceland might represent for the United Kingdom the same threat as an act of nuclear terrorism. »
Both journalists refer to the eruption of Laki in 1783 with its devastated crops and 23,000 British deaths believed to be caused by that event. The Daily Star recalls the effects on the climate with hot summers and extremely cold winters. To really convince their readers, the journalists remind them that Iceland has in store about thirty volcanic systems of the same ilk. It is said the Cabinet Office has been advised to consider the threat with the same seriousness as nuclear terrorism. The UK Met Office aims to deliver a report in June on the consequences of a future Laki-style eruption. In particular, the Office has been asked to model where the gases from such an eruption might travel.
There is of course some truth in these articles. We know that Laki and Katla can produce ash plumes able to disrupt life on a large scale. The problem is that no one knows when these volcanoes will wake up, assuming they do. One should remember that in recent months Icelandic volcanologists were wrong when they announced an imminent eruption of Hekla.
While it is commendable to take into account the possibility of a major eruption in Iceland, there is no need to alarm the crowds and resort to large-scale catastrophism, a favorite of the press nowadays.

Laki-blog

Fracture éruptive du Laki, source de l’éruption de 1783  (Photo:  C. Grandpey)

Eyjafjallajökull: L’art … et l’argent !

drapeau francaisIl suffit que j’évoque l’Eyjafjallajökull  pour qu’il fasse l’objet d’un nouvel article dans la presse! C’est ainsi que l’on apprend qu’une nouvelle montre va rendre hommage au volcan islandais qui a mis en rade des milliers de passagers aériens en 2010.

Le fabricant helvétique RJ-Romain Jerome vient de donner naissance à l’Eyjafjallajöjull-Evo, une montre qui présente un boîtier de 43 mm en acier PVD noir imaginé par Daniel Haas. A l’intérieur, le cadran évoque la pierre de lave tandis que les aiguilles rappellent les avions cloués au sol. Humour suisse ? La montre s’attachera à votre poignet grâce à un bracelet noir en peau d’alligator. Elle sortira en série limitée de 99 pièces. Vous pourrez l’acquérir pour 13950 francs suisses, soit environ 11500 euros.

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Personnellement, même si la montre est belle et si j’aime les volcans, je ne suis pas disposé à investir une telle somme dans une montre. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la première fois qu’une montre est dédiée aux volcans. Il y a quelques années, la firme Swatch a sorti en série limitée une montre très originale montrant le Vésuve, avec un bracelet en couleur évoquant la Campanie. J’ai réussi à acheter cette montre….pour quelques dizaines de francs seulement à l’époque !

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drapeau anglaisI had barely written the previous note about Eyjafjallajökull, when I found another press item revealing that a new watch would pay homage to the Icelandic volcano that stranded thousands of air passengers in 2010.

Swiss watch-maker RJ-Romain Jerome has just designed the Eyjafjallajökull-Evo, boasting a 43mm black PVD-coated steel case designed by Daniel Haas. Inside, the base of the dial features lava stone, with the tips of the minute and hour hands designed to look like grounded aircraft. Swiss humour? The watch also shows a black alligator leather strap. It comes in a limited edition of 99 pieces and is priced at CHF 13,950 (approximately 11,500 euros).

Source : Times Live.

Personally, whatever the design of the watch and my love for volcanoes, I’m not ready to invest this amount of money in a watch. Anyway, it is not the first time a watch has been dedicated to volcanoes. A few years ago, the Swatch Company produced a limited number of a very nice watch showing Mount Vesuvius with a strap showing scenes of Campania. I managed to get one of these …for a few ten francs at the time!

Quand l’Eyjafjallajökull refait parler de lui ! // The Eyjafjallajökull story is not over yet !

drapeau francaisL’éruption de l’Eyjafjallajökull en 2010 a causé beaucoup de problèmes pratiques. En effet, en raison des nuages ​​de cendre vomis par le volcan, les avions sont restés cloués au sol dans de nombreux aéroports et leurs passagers furent dans l’impossibilité de rentrer à la maison ou, pire encore, de se rendre à leur travail ! Plusieurs passagers bloqués ont poursuivi les compagnies aériennes qui refusaient de rembourser leurs billets d’avion. D’autres sont allés en justice contre leurs entreprises parce qu’elles refusaient de payer les jours de travail perdus.
L’exemple le plus récent se situe au Canada avec une fonctionnaire employée par le Ministère des Anciens Combattants à Halifax. Cette femme était en vacances en Angleterre en avril 2010 lorsque l’Eyjafjallajökull est entré en éruption. Elle devait retourner à Halifax le 20 avril, cinq jours après que l’éruption ait causé l’annulation de tous les vols au départ de l’Angleterre. Inquiète de ne pouvoir rentrer chez elle, cette brave dame a contacté Air Canada le 16 avril et a demandé ce qu’elle devait faire.
La compagnie aérienne lui a conseillé de réserver à nouveau son vol de retour pour le 27 avril, le premier vol avec des sièges encore disponibles. Air Canada a déclaré qu’elle resterait sur ​​une liste d’attente de passagers dont les vols avaient été annulés et qu’elle serait avertie si un vol devenait disponible avant cette date.
La fonctionnaire a contacté trois autres compagnies aériennes pour voir s’il lui était possible de rentrer au Canada plus tôt, mais aucun vol n’était disponible avant le 27 avril, ce que lui avait proposé Air Canada.
Elle a envoyé un courrier électronique à son chef de service, lui demandant de prolonger son congé payé d’une semaine, en invoquant une clause de la convention collective qui stipule que le Ministère ne peut refuser d’accorder un congé payé dans des circonstances indépendantes de la volonté de l’employé.
Malgré cette clause, le chef de service fut seulement disposé à accorder à la fonctionnaire deux jours de congé payé, une proposition allongée par la suite à 2,5 jours. Les jours restants seraient déduits de ses allocations vacances.
La fonctionnaire a alors déposé un recours et, dans une décision prise le 20 mars, le médiateur a ordonné au Ministère de payer à l’employée les cinq jours qui lui étaient dus et de verser sur son compte en banque le montant des jours injustement prélevés. Le médiateur a clairement reconnu que des circonstances particulières indépendantes de la volonté de l’employée l’avaient empêchée de se présenter à son travail.
Il y a de fortes chances pour que ces décisions de justice fassent jurisprudence et que la prochaine éruption avec nuages de cendre provoque un imbroglio juridique en plus des problèmes pratiques. Ne rêvons pas : les avions capables de détecter et d’analyser la cendre volcanique ne sont pas pour demain et nous revivrons la même situation qu’en 2010 !

Source : Ottawa Citizen.

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drapeau anglaisThe eruption of Eyjafjallajökull in 2010 caused quite a lot of practical problems. Indeed, because of the ash clouds vomited by the volcano, planes were grounded in many airports and their passengers unable to go back home or, even worse, to work! Several stranded passengers sued the air companies that refused to refund their plane tickets. Others went to law against their companies because they refused to pay them for the lost days at work.

The most recent example lies in Canada with a civil servant working for the Department of Veterans Affairs in Halifax. This woman was on holiday in England in April 2010 when the Eyjafjallajökull volcano in Iceland erupted. She was scheduled to return to Halifax on April 20th, five days after the eruption grounded all flights out of England. Concerned about her ability to get home, she contacted Air Canada on April 16th and asked what she should do.

The airline advised her to rebook her return flight for April 27th, the first flight with seats still available. Air Canada said she would remain on a standby list of passengers on cancelled flights and would be notified if an earlier flight became available.

Martin contacted three other airlines to see if any could get her back to Canada earlier, but none had availability before the April 27 Air Canada flight.

She emailed her supervisor and asked to extend her paid leave by a week, invoking a collective agreement clause that says the department should not unreasonably withhold discretionary leave with pay in circumstances beyond an employee’s control.

But the supervisor was only willing to give her employee two days leave with pay, an offer later bumped up to 2.5 days. The remaining days would be deducted from her vacation entitlement.

The civil servant filed a grievance and the arbitrator upheld it in a decision taken on March 20th and ordering the department to pay the woman her requested five days and credit her bank account for the days unjustly deducted. The arbitrator clearly recognized that special circumstances beyond an employee’s control might prevent him from reporting to work.

The odds are that such legal decisions will set a prededent and that the next dirty eruption will cause a legal mess the more practical problems. Let’s not dream: the planes able to detect and analyse ash are not for tomorrow and we will live the same situation as in 2010!

Source: Ottawa Citizen.

Eyjafjallajokull-blog

Crédit photo: Wikipedia.