La fonte des glaciers islandais (suite) // The melting of Icelandic glaciers (continued)

En raison du réchauffement climatique, les quelque 220 000 glaciers recensés dans le monde fondent à un rythme toujours plus rapide, que ce soit dans l’Himalaya, dans les Alpes ou en Alaska. Une étude publiée dans la revue Nature en avril 2021 nous rappelle que la fonte des glaciers contribuera à plus d’un cinquième de l’élévation du niveau de la mer au cours de ce siècle.
L’Islande est l’une des régions où le recul glaciaire est le plus spectaculaire. Cependant, l’histoire des glaciers islandais n’est pas faite que de périodes de recul.

Lorsque les premiers colons sont arrivés en Islande, les glaciers étaient beaucoup plus petits qu’aujourd’hui. On peut retracer leur croissance au cours du Petit Age glaciaire (vers 1450-1900) et leur ancienne morphologie en observant les moraines, à partir de données provenant de sédiments lacustres, mais aussi de descriptions dans les écrits du passé.
Les glaciers ont ensuite progressé, notamment aux 17ème et 18ème siècles.
Ils ont reculé légèrement au cours des premières décennies du 19ème siècle, avant de reculer légèrement puis d’avancer de nouveau. Ils ont atteint leur taille maximale vers 1890.
Après 1890, la plupart des glaciers ont commencé à battre en retraite. Ils ont reculé rapidement dans les années 1930 et 1940 et ont continué, mais plus lentement, jusqu’aux années 1960 qui ont marqué le début d’un ralentissement provisoire.
Dans les années 1970 et 1980, certains glaciers ont avancé ou sont restés stationnaires. Les glaciers émissaires* entre Skaftafell et Höfn ont reculé de 1 à 8 km, selon leur situation géographique, depuis la fin du 19ème siècle jusqu’en 2017. Au total, ils ont perdu une superficie de 340 km2, et 140 km³ ou 20 % de leur volume. La perte de glace correspond à une élévation de 0,3 mm du niveau mondial de la mer. [ On appelle ‘glacier émissaire’ – outlet glacier en anglais – une langue d’ablation issue d’un inlandsis ou d’une calotte glaciaire.]

 

Skaftafell en juillet 2021

Dans une note 24 juillet 2021, j’expliquais que Solheimajökull, l’un des glaciers émissaires du Myrdalsjökull, reculait à un rythme incroyable. Il a perdu plusieurs centaines de mètres au cours des deux dernières décennies.

Myrdalsjökull en juillet 2021


Une étude publiée en mai 2021 a révélé que les glaciers islandais dans leur ensemble ont perdu environ 750 kilomètres carrés, soit sept pour cent de leur surface, depuis le début du millénaire en raison du réchauffement climatique. Ces mêmes glaciers, qui couvrent plus de 10 % de la masse continentale du pays, ont diminué en 2019 et couvrent actuellement moins de 10 400 kilomètres carrés. Depuis 1890, la superficie couverte par les glaciers islandais a diminué de près de 2 200 kilomètres carrés, soit 18 %. Il est important de noter que près d’un tiers de ce déclin s’est produit depuis 2000.

En effet, depuis 2000, les glaciers émissaires d’Islande ont reculé particulièrement vite, et leur perte de masse par unité de surface est parmi les plus élevées au monde. Ils ont perdu 15 à 50 % de leur volume de glace au cours de cette période. Selon les glaciologues, les glaciers continueront de fondre et de reculer et pourraient perdre la moitié de leur volume d’ici 2100. Après 200 ans, seules de petites calottes glaciaires subsisteront sur les plus hautes montagnes.
En 2014, les glaciologues ont dépouillé l’Okjokull de son statut de glacier après avoir constaté qu’il était constitué de glace inerte et qu’il n’avançait plus comme le font normalement les glaciers. Une plaque commémorative en lettres d’or écrite en islandais et en anglais a été inaugurée le 18 août. 2019 sur le site du glacier.


Les glaciologues ont découvert que la vitesse de fonte des glaciers islandais s’est fortement accélérée au cours de la période 2000-2019. Entre 2000 et 2004, les glaciers ont perdu 227 milliards de tonnes de glace par an. Mais entre 2015-2019, ils ont perdu en moyenne 298 milliards de tonnes chaque année.

De la même façon, le célèbre Jökulsarlon n’aura probablement plus le même aspect dans une dizaine d’années. Pour s’en rendre compte, il suffit d’observer l’Esjufjallarönd, une moraine qui longe le glacier Breiðamerkurjökull et le sépare d’une autre langue glaciaire, le Norðlingalægðarjökull qui vient finir sa course dans les eaux du Jökulsarlon en donnant naissance à une foule de petits icebergs. En le parcourant, on se rend vite compte d’une année sur l’autre que le Breiðamerkurjökull est en train de reculer rapidement sous l’effet du réchauffement climatique. Au fur et à mesure que le Norðlingalægðarjökull déverse ses icebergs dans le lagon, le niveau de la glace diminue et le glacier voisin a tendance à se déplacer vers la dépression ainsi créée. Il en résulte que la moraine de Esjufjallarönd se déplace régulièrement vers l’est et cet amas de débris va probablement atteindre le Jökulsarlon d’ici 3 à 5 ans.

Les statistiques révèlent que le glacier Breiðamerkurjökull perd actuellement 600 mètres par an. Dans l’une des grottes qui se trouvent à l’intérieur, la glace a reculé tellement que la chute d’eau qui était autrefois à l’intérieur de la grotte est maintenant en dehors. Dans une autre grotte à proximité, un gros rocher qui était à 100 mètres à l’intérieur de la cavité se trouve maintenant à l’extérieur, à 500 mètres devant le glacier.

Lors de ma dernière visite au Vatnajökull en juillet 2021, j’ai pu me rendre compte que le glacier fondait très vite. Son front est beaucoup plus mince qu’en 2001 lorsque je l’ai observé pour la dernière fois et il vêle maintenant moins d’icebergs.

Source : Vatnajökull / Melting glaciers.

Vous verrez ci-dessous quelques photos prises en juillet 2021. Mes enfants et petits-enfants vous diront ce qui se passera dans les 50 prochaines années

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Because of global warming, all of the world’s 220,000 glaciers are melting at an ever increasing pace, whether in the Himalayas, in the Alps or in Alaska. A study published in the journal Nature in April 2021 reminds us that glacial melting will contribute to more than a fifth of global sea level rise this century.

Iceland is one of the regions where glacial retreat is the most dramatic. However, the history of Icelandic glaciers does not only consist in periods of retreat.

When the first settlers came to Iceland, the glaciers were much smaller than today. Their advance during the Little Ice Age (1450–1900 or so) and former size can be traced from their glacial moraines, or from data from lake sediments, and descriptions in written historical accounts.

The glaciers later advanced, especially during the 17th and 18th centuries.

In the first decades of the 19th century, they retreated slightly and then re-advanced. Around 1890 nearly all of them had reached their maximum size in historical times.

After 1890, most glaciers began to retreat. They receded fast in the 1930s and 1940s, and continued retreating, albeit more slowly, until the 1960s, after which the rate of retreat slowed further.

In the 1970s and 1980s some of the glaciers re-advanced or remained stationary. The outlet glaciers from Skaftafell to Höfn have retreated 1–8 km, depending on location, since the end of the 19th century until 2017. Altogether, they have lost an area of 340 km2, and 140 km³ or 20% of their volume. The ice loss corresponds to a 0.3 mm rise in global sea level.

In a post released on July 24th, 2021, I explained that Solheimajökull, one of the branches of Myrdalsjökull was melting at an incredible pace. It has retreated by several hundred metres in the past two decades.

A study published in May 2021 revealed that Iceland’s glaciers have together lost around 750 square kilometres, or seven percent of their surface, since the turn of the millennium due to global warming. Icelandic glaciers, which cover more than 10 percent of the country’s land mass, shrank in 2019 to 10,400 square kilometres. Since 1890, the land covered by glaciers has decreased by almost 2,200 square kilometres, or 18 percent. What is important to notice is that almost a third of this decline has occurred since 2000.

Indeed, since 2000, Iceland’s outlet glaciers have retreated exceptionally fast, and their mass loss per unit area is among the highest recorded in the world. Individual outlet glaciers have lost 15–50% of their ice volume during this period. According to glaciologists, the glaciers will continue to melt and retreat and could lose half of their volume by 2100. After 200 years, only small ice caps will remain on the highest mountains.

In 2014, glaciologists stripped the Okjokull glacier of its status as a glacier after determining that it was made up of dead ice and was no longer moving as glaciers do.A commemorative plaque in gold letters written in Icelandic and English was inaugurated on August 18th, 2019 on the site of the glacier.

Glaciologists have found that the rate of glacier melt accelerated sharply durong the period 2000-2019. Between 2000 and 2004, glaciers lost 227 billion tonnes of ice per year. But between 2015-2019, they lost an average of 298 billion tonnes each year.

In the same way, the very popularJökulsarlon will probably not look the same in 10 years. To realize this, one just needs to observe the Esjufjallarönd, a moraine that runs along the Breiðamerkurjökull glacier and separates it from the Norðlingalægðarjökull, another glacial branch which ends up in the waters of the Jökulsarlon by giving birth to a crowd of small icebergs. It is easy to see that year after year that the Breiðamerkurjökull is rapidly receding under the effect of global warming. As the Norðlingalægðarjökull dumps its icebergs into the lagoon, the ice level decreases and the nearby glacier tends to move towards the depression that has been created. As a result, the Esjufjallarönd Moraine is moving steadily eastward and this debris pile is likely to reach Jökulsarlon within 3 to 5 years.

Statistics show that the Breiðamerkurjökull glacier is currently losing 600 metres per year. In one of the caves inside the glacier, the ice has receded so much that the waterfall that was once inside the cave is now outside. In another cave nearby, a large boulder that was 100 metress inside the cavity is now outside, 500 metres in front of the glacier.

During my last visit to Iceland’s Vatnajökull in July 2021, I could realise that the glacier was melting very fast. Its front is much thinner than in 2001 when I observed it for the last time and it is now calving fewer icebergs.

You’ll see below some photos taken in July 2021. My children and grandchildren will tell you what happens in the next 50 years

Source: Vatnajökull / Melting glaciers.


Carte montrant le recul du glacier Breiðamerkurjökull et l’agrandissement du lac glaciaire du Jökulsárlón. (Source: Glaciological Group of the Institute of Earth Sciences of University of Iceland)

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Photos : C. Grandpey

Nouvelles volcaniques et sanitaires d’Islande // Volcanic and health news from Iceland

L’éruption de Fagradalsfjall se poursuit sur la Péninsule de Reykjanes. Cependant, l’activité dans le cratère principal est irrégulière et n’est pas toujours visible depuis la colline de Langihryggur à cause du brouillard. Les pics d’activité se produisent généralement à des intervalles de 10 à 15 heures, avec des périodes de pause tout aussi longues ; ce type de situation a débuté vers le 17 juillet. Selon l’Institut des Sciences de la Terre, le débit effusif était en moyenne de 11 mètres cubes par seconde au cours du mois de juillet, même si cette moyenne est probablement inférieure depuis le 17 juillet. La superficie du champ de lave atteint 4,3 kilomètres carrés et le volume de lave émise est estimé à 109 millions de mètres cubes. Comme je l’ai expliqué précédemment, la lave coule actuellement dans la vallée de Meradalir et les zones à l’ouest et n’avance plus dans la Geldingadalur, la Nátthaga et la Sydri Meradalir. Les coulées dans la Meradalir gagnent environ 1 mètre par jour en épaisseur.

Alors que je séjournais en Islande entre le 4 et le 13 juillet 2021, toutes les restrictions sanitaires avaient été levées depuis le 1er juillet et les tests PCR avaient disparu de l’aéroport de Keflavik. Ma vie était tout à fait normale dans le pays, que ce soit dans les hébergements, les restaurants et les magasins.

Cependant, en raison de l’apparition de nouveaux cas de COVID, de nouvelles restrictions ont été imposées le 26 juillet 2021. Voici quelques-unes des principales règles à respecter :

Comme précédemment, tous les voyageurs doivent se pré-enregistrer avant d’arriver en Islande et confirmer leur jour de départ, s’ils le savent.

Tous les voyageurs doivent présenter un certificat de vaccination complète, ou un certificat d’infection antérieure. 14 jours doivent s’être écoulés depuis la deuxième injection pour qu’un certificat soit valide. Si le délai est inférieur à 14 jours, le voyageur doit subir des tests à la frontière et suivre une quarantaine à domicile jusqu’à l’obtention d’un résultat négatif.

IMPORTANT : Depuis le 27 juillet 2021, tous les voyageurs VACCINÉS devront présenter un test COVID négatif avant de monter à bord d’un avion ou d’un navire à destination de l’Islande. Un test PCR ou un test antigénique sont acceptés. Le test doit avoir eu lieu dans les 72 heures avant le départ de la première étape du voyage. L’amende en cas de non présentation d’un test COVID-19 négatif s’élève à 100 000 couronnes.

Il est conseillé d’arriver tôt pour l’enregistrement à l’aéroport de Roissy qui est moins bien organisé que celui de Keflavik.

 

Les dernières nouvelles sanitaires ne sont pas très bonnes en Islande Les autorités insistent sur le fait que l’immunité collective n’a pas été atteinte malgré une vaccination à grande échelle. Le variant Delta a pris le pas sur tous les autres en Islande et il est maintenant clair que les personnes vaccinées peuvent contracter le virus et le transmettre à d’autres. Le séquençage a montré que l’origine de la plupart des infections à l’intérieur de l’Islande peut être attribuée à des événements de groupe tels que les sorties en boîte dans le centre-ville de Reykjavík ou des voyages de groupe à l’étranger. On constate néanmoins que la vaccination prévient les formes graves de la maladie. Les autorités sanitaires ont envoyé un mémorandum officiel au gouvernement dans lequel elles expriment leurs préoccupations concernant la pression sur le système de santé et sur le CHU de Reykjavik..

Les restrictions actuelles resteront en place jusqu’au 13 août et pourraient être renforcées après cette date si nécessaire. En attendant, plusieurs événements sportifs et culturels, comme le marathon de Reykjavik, ont été repoussés ou annulés.

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The Fagradalsfjall eruption continues on the Reykjanes Peninsula. However, activity in the main crater is irregular and is not always visible from the Langihryggur hill because of the fog.  Lava activity usually occurs at intervals of 10-15 hours, with similarly long periods of no activity in between; a pattern that emerged around July 17th. According to the Institute of Earth Sciences, the lava effusion rate averaged 11 cubic meters per second during the month of July, though the average since July 17th has been likely lower. The area of the flow field had grown to 4.3 square kilometres, and the total volume erupted is estimated at 109 million cubic metres. As I put it before, lava is currently flowing into the Meradalir Valley and areas to the W and no longer advances in the Geldingadalur, Nátthaga, and Sydri Meradalir valleys. The flows in Meradalir thicken by about 1 metre per day.

While I stayed in Iceland between July 4th and 13th, 2021, all sanitary restrictions had been lifted since July 1st and the PCR tests had disappeared from Keflavik Airport. My life was totally normal in the country, including accommodation, restaurants and shops.

However, due to the appearance of new Covid casas, new restrictions were imposed on July 26th, 2021. Here are some of the main rules:

Like previously, all travellers must pre-register before arriving in Iceland and confirm their departure day, if available.

All travellers must present a certificate of full vaccination, or a certificate of previous infection, at the border. 14 days have to have passed from the second dose for a certificate to be valid. If the time is shorter than 14 days, the traveller needs to undergo testing at the border and follow the rules on home quarantine until a negative result is obtained.

IMPORTANT: From 27 July 2021, all VACCINATED travellers must present a negative COVID test before boarding an aircraft or ship to Iceland. Both a PCR test and a COVID-19 rapid antigen test are accepted. The test must have been taken within 72 hours before departure on the first leg of the journey. A fine for not presenting a negative COVID-19 test is 100.000 isk.

As a consequence, it is advisable to arrive early for the check-in in Roissy Airport which is lee well-organised than Keflavik.

The latest health news is not very good in Iceland. Authorities insist that herd immunity has not been reached despite large-scale vaccination. The Delta variant has outstripped all others in Iceland and it has become clear that vaccinated people can easily contract it as well as spread it to others. Sequencing has shown us that the origin of most domestic infections can be traced to group events such as clubbing in downtown Reykjavík or group trips abroad. There are however indications that vaccination is preventing serious illness. Health officials have sent a formal memorandum to the government expressing concerns regarding strain on the healthcare system and the National University Hospital.

The current social restrictions will remain in place until August 13th and might be reinforced after this date if necessary. In the meantime, several sporting and cultural events, like the Reykjavik Marathon have been postponed or cancelled.

La coulée de lave, aujourd’hui inactive dans la vallée de Natthaga

(Photo: C. Grandpey)

 

COVID-19 en Islande : ça se complique // COVID-19 in Iceland : the situation is getting more tricky

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) devrait placer l’Islande sur la liste rouge de la COVID-19 à partir du 29 juillet 2021 en raison de l’augmentation actuelle des cas dans le pays. En effet, le taux d’incidence a récemment dépassé 200 cas pour 100 000 habitants.
L’ECDC met à jour son rapport sur le taux d’incidence en fonction des données communiquées sur les deux dernières semaines écoulées. Cela signifie que même si les nouvelles mesures récemment mises en place ont ralenti la vague d’infections, l’Islande restera probablement sur la liste rouge pendant au moins deux semaines.
Le taux d’incidence de la Covid-19 en Islande est passé du « rouge » au « jaune » en novembre 2020 et est passé au « vert » en janvier dernier.
Une fois sur la liste rouge, les Islandais vont inévitablement rencontrer des difficultés pour se rendre dans d’autres pays, tout comme les visiteurs étrangers qui ont séjourné sur l’île. Par exemple, les autorités britanniques autorisent uniquement les ressortissants britanniques ou irlandais ou ceux qui ont des droits de séjour au Royaume-Uni à voyager depuis un pays de la liste rouge. De plus, le Royaume-Uni exige que les personnes venant d’un pays figurant sur la liste rouge se mettent en quarantaine pendant 10 jours dans un hôtel à cet effet.

Dernière minute : Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a finalement attribué à l’Islande la couleur « Orange » dans son dernier rapport sur la situation épidémiologique mondiale de Covid-19. La couleur Oange signifie que les Islandais voyageant à l’étranger et les personnes revenant dans leur pays d’origine après un voyage en Islande seront confrontés à moins de restrictions que si l’Islande avait été inscrite sur la liste rouge. Par exemple, la France exige que les personnes qui entrent dans le pays depuis une destination Orange doivent présenter la preuve qu’elles sont entièrement vaccinés, ou  prouvent qu’elles voyagent  pour des raisons impérieuses; elles doivent se mettre en quarantaine pendant 7 jours à l’arrivée.
Source : Iceland Monitor.

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The European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) is expected to put Iceland on the COVID-19 red list on July 29th, 2021 due to the current surge in cases in the country, as the case notification rate recently exceeded 200 per 100.000 inhabitants.

The ECDC updates its report on the incidence rate in the two weeks prior. This means that even if the new measures recently introduced to slow the current wave of infections turn out to be successful, Iceland is likely to remain red-listed for at least two weeks.

Iceland‘s Covid-19 notification rate went from « red » to « yellow » in November of 2020 and was moved to « green » last January.

Once on the red list Icelanders can expect to have a harder time visiting other countries as can foreign visitors who have spent any time on the island. For instance authorities in the UK allow only British or Irish nationals or those who have residence rights in the UK to travel from a red list country. In addition the UK requires those coming from a red list country to quarantine for 10 full days in a managed quarantine hotel.

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Last minute: The European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) has finally labelled Iceland as “Orange” in its latest report of the global Covid-19 epidemiological situation. The orange classification means that Icelanders travelling abroad and visitors returning to their home countries from a trip to Iceland will face fewer restrictions than they would have had if Iceland had been put on the red list.

For instance, France requires that those entering the country from an Orange destination either show proof of being fully vaccinated, or otherwise travel only for essential reasons and quarantine for 7 days on arrival.

Source : Iceland Monitor.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une forte éruption a été observée sur le Sinabung (Indonésie) le 28 juillet 2021 à 13h20 (heure locale). La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge. L’éruption a duré une douzaine de minutes. Deux nuages de cendres se sont élevés à des altitudes de 7  km et 5,5  km. Une coulée pyroclastique a été observée sur le versant est-sud-est ; elle a atteint une distance d’environ 1 km du sommet.

Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4). En cas de retombées de cendres, il est conseillé aux habitants de porter des masques. Ceux qui vivent près des rivières qui prennent leur source sur le Sinabung sont invités à se méfier des lahars.

Source : CVGHM.

Source : CVGHM

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L’éruption se poursuit tranquillement sur la péninsule de Reykjanes (Islande). Au cours des derniers jours, le cratère actif se contentait de dégazer et la lave ne s’agitait plus à l’intérieur de la bouche, mais elle bouillonnait à nouveau le 28 juillet dans l’après-midi. Les géologues islandais pensent que la lave s’évacue dans la vallée de Meradalir à l’est, mais principalement en tunnels de sorte que l’activité de surface est rarement visible, semble-t-il. Le tremor éruptif reste très irrégulier. Comme je l’ai écrit précédemment, les scientifiques locaux pensent que l’éruption touche peut-être à sa fin.

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Une image satellite obtenue le 22 juillet 2021 a révélé une zone de soulèvement de 50 mètres de diamètre au centre du cratère du Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska) laissant supposer que du magma s’approchait de la surface. En conséquence, l’AVO a élevé la couleur de l’alerte aérienne à ORANGE et le niveau d’alerte volcanique à WATCH (Vigilance)..
Il est difficile de faire une prévision sur l’activité éruptive du Great Sitkin. Il se peut que le dôme de lave continue de croître, que de nouveaux événements explosifs se produisent, ou que l’on observe un retour au calme.
Source : AVO.

Localisation du Great Sitkin dans la chaîne des Aléoutiennes

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L’activité volcanique vient de s’intensifier à White Island (Nouvelle-Zélande) avec une hausse de la température et des modifications des gaz volcaniques. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été élevé à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est passée au Jaune. Il s’agit d’une situation relativement fréquente à White Island.
La lueur rouge présente la nuit au-dessus du cratère est le signe que le cratère émet des gaz à très haute température, avec la présence probable de magma à faible profondeur. Les mesures effectuées lors d’un survol ont révélé des températures comprises entre 498°C et 654°C.
Le tremor et la sismicité d’origine volcanique restent à un bas niveau et la déformation du sol montre un schéma global d’affaissement.
Source : GeoNet.

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Photo: C. Grandpey

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Entre le 19 et le 25 juillet 2021, la sismicité a gardé un niveau modéré sur le Sabancaya (Pérou), généralement associée à des mouvements de fluides à l’intérieur du volcan. On enregistre une soixantaine d’explosions pas jour, avec des émissions de gaz et de cendre de 2 – 3 km de hauteur. On n’observe pas de déformation significative du volcan, sauf une légère inflation dans le secteur nord.

Le Sabancaya reste en alerte volcanique de couleur Jaune.

Source : IGP.

Episode éruptif typique sur le Sabancaya (Webcam IGP)

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L’Etna (Sicile) est resté calme ces derniers jours, sans nouvelle crise éruptive. A noter toutefois une reprise de l’activité strombolienne dans la Cratère SE dans la matinée du 28 juillet 2021.

Crise éruptive sur l’Etna en avril 2021 (webcam GuidEtna)

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L’INGV indique qu’une forte éruption explosive a eu lieu sur le Stromboli (Sicile) à 16h47 (heure locale) le 28 juillet 2021 dans la partie Centre-Sud de la terrasse cratèrique. Des matériaux ont été projetés partout sur la terrasse cratèrique, avec également des retombées sur la Sciara del Fuoco. D’un point de vue sismique, l’événement a été détecté par toutes les stations sismiques de Stromboli. La situation est redevenue normale vers 18h05 (heure locale).

Terrasse cratèrique du Stromboli avec les zones Centre-Sud (CS) et Nord (N) [Source : INGV]

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A strong eruption was observed at Sinabung (Indonesia) on July 28th, 2021 at 13:20 (local time). The Aviation Color Code was raised to Red.

The eruption lasted about 12 minutes.Two ash clouds rose to 7 km and 5.5 km above sea level. A pyroclastic flow was observed on the east-southeast slope, reaching a distance of about 1 km from the summit.

The Volcanic Alert Level remains at 3 (on a scale of 1 – 4). In the event of ashfall, people are advised to wear masks. Those who live near rivers that originate at Mount Sinabung are advised to stay alert to the dangers of lahars.

Source : CVGHM.

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The low level eruption continues on the Reykjanes Peninsula (Iceland). In the last days, one could only see degassing at the active crater, but it was again bubbling in the afternoon of July 28th. Icelandic geologists think lava is travelling down the Meradalir valley to the east, but mostly in tunnels so that surface activity are rarely seen. The eruptive tremor is very irregular. As I put it before, local scientists think the eruption may be living its final stages.

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A satellite radar image released on July 22nd, 2021showed a small 50-metre diameter area of uplift in the center of the crater at Great Sitkin (Aleutians / Alaska) suggestig magma was rising near the surface. As a result, AVO raised the the Aviation Colour Code to ORANGE and the Volcano Alert Level to WATCH.
The prognosis for eruptive activity at Great Sitkin is uncertain. Continued growth of the lava dome, additional explosive events, or a return to non-eruptive behaviour are all possible.

Source : AVO.

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Volcanic activity has just increased at White Island (New Zealand) with higher temperature ans changes in volcanic gases. As a consequence, the Volcanic Alert Level has been raised to 2 and the Aviation Colour Code to Yellow. This corresponds to frequent situations at White island.

Persistent night glow is the sign the crater is emitting very high temperature gases, with the likely.presence of magma at shallow depth.. The measurements performed during a flights revealed temperatures between 498°C and 654 °C.

The tremor and volcanic seismicity have remained low and ground deformation shows an overall pattern of subsidence.

Source : GeoNet.

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Between July 19th and 25th, 2021, seismicity remained at a moderate levels on Sabancaya (Peru), generally associated with movements of fluids insiup to 2 – 3 km high. No significant deformation of the volcano, except a slight inflation in the northern sector.

Sabancaya’s alert level remains Yellow.

Source: IGP.

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Mt Etna (Sicily) has benn quiet in the past days, with no new eruptive crisis. However, strombolian activity was again observed on July 28th in the morning at the SE Crater.

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INGV indicates that a strong explosive eruption took place at Stromboli (Sicily) at 16:47 (local time) on July 28th, 2021 in the Centre-South part of the crater terrace. Volcanic material was radially dispersed in the crater area with fallout along the Sciara del Fuoco.

From a seismic point of view, the explosive event was well visible at all seismic stations in Stromboli.

The situation went back to normal by 18:05 (local time).

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm