Elfes et trolls en Islande // Elves and trolls in Iceland

Les légendes font partie de la culture islandaise. Les elfes et les trolls sont particulièrement présents dans la vie de ce peuple nordique. « Le petit peuple caché » ou « Huldufolk » est une tradition qui dérive directement de l’ère viking. Tout le monde ne peut pas voir ces êtres mystérieux. Les Islandais disent que ce sont les elfes qui décident qui peut les voir et qui ne le peut pas.

Les elfes habitent souvent dans les rochers ou les cavernes, ils plantent des céréales, élèvent du bétail, aiment la pêche… Ces petits êtres ne sont pas immortels, mais ils ont une espérance de vie beaucoup plus longue que la moyenne des êtres humains.
Le Huldufolk est très respecté en Islande. Pour beaucoup de gens, les elfes sont bien réels. Même s’ils ne peuvent pas les voir, ils ressentent souvent leur présence. En fait, peu d’Islandais sont prêts à nier leur existence. Dans une étude effectuée en 2007 par l’Université d’Islande, 80% des personnes interrogées ont refusé de nier l’existence réelle des elfes. Certaines personnes croient tellement aux elfes qu’elles construisent des jolies maisons miniature dans lesquelles ils peuvent venir vivre. On peut voir de telles maisons dans le parc Hellisgerdi à Hafnafjödur, près de Reykjavik. C’est un lieu de résidence des elfes bien connu en Islande.

Une femme que j’ai rencontrée dans le parc m’a dit que les elfes y vivent dans les grottes et les rochers et ne doivent pas être dérangés… Elle m’a également expliqué qu’elle laissait une lumière allumée à l’entrée de sa maison afin que les elfes puissent trouver leur chemin la nuit, mais j’ai aussi lu qu’ils n’aiment pas l’électricité…
Les histoires d’elfes entravant des projets de construction sont monnaie courante en Islande. Cela se produit, par exemple, si un projet de construction de route pénètre par mégarde dans un territoire elfique.

Le long d’une piste de l’intérieur de l’Islande, il est conseillé de déposer une pierre sur ce cairn pour s’attirer les bonnes grâces des elfes…..

Le mot islandais « troll » vient du verbe « Trylla » qui a deux sens. Le premier est de rendre quelqu’un fou et le second est de charmer quelqu’un. Le mot était initialement réservé aux mauvais esprits, mais il a rapidement été adopté pour nommer les trolls.
Les trolls et les elfes sont différents. Les trolls ressemblent aux humains mais dans une version beaucoup plus grande et plus rude. Le folklore islandais est riche en légendes et histoires sur ces géants, créatures à la fois voraces et sages. Ils vivent et se cachent généralement dans les montagnes et ne sortent que la nuit pour chercher de la nourriture. Le soleil leur est fatal et les transforme en rochers. Cependant, s’ils échappent à cette menace, leur vie est éternelle. Les guides racontent que si on souhaite vraiment voir des trolls, il faut explorer les montagnes isolées et loin de tout. C’est ce que j’ai fait et j’ai découvert un troll en train de dormir sur le flanc d’une colline !

Certains trolls ont été transformés en pierre comme sur le site bien connu de Reynisdragnar. C’est un endroit assez extraordinaire avec de hautes falaises de basalte et l’immense plage de sable noir de Reynisfjara. Il se raconte que les trolls étaient occupés à essayer de tirer un trois-mâts dans la baie. Ils étaient tellement absorbés qu’ils ont perdu la notion du temps. Le soleil s’est levé et les trolls ont été transformés en pierre. Ce sont les îlots qui se dressent devant les superbes colonnes de basalte.

Photos: C. Grandpey

—————————————–

Legends are part of the Icelandic culture. Elves and trolls are especially present in the lives of Icelandic people. « The hidden people. » or « Huldufolk » is a tradition that derives directly from the Viking era. Not everyone can see them. Icelanders say that it is the elves who get to decide who can see them and who cannot. Elves often dwell in rocks, they plant grain, raise livestock, love fishing, among many other things. The Hudulfolks are not immortal, but they do have a much longer lifespan than the average human being.

The Hidden People are remarkably respected in Iceland. For many people, elves are very real. Although we can’t see them as such, they are often sensed. In fact, few Icelandic people would be willing to deny that they exist. In a 2007 study by the University of Iceland 80% of those surveyed refused to deny that elves are real. Some people believe so much in the elves that they construct perfect miniature houses for them to come and live in. Such houses can be seen in Hellisgerdi Park in Hafnafjödur, close to Reykjavik. (see photos above)

I was told by a woman I met in the park that the elves live in the caves and should not be disturbed…. She also explained me that she leaves a light on at the entarnce of her home so that the elves might find their way at night, but I have also read that thaey dislike electricity…

Stories of elves disrupting construction projects are commonplace in Iceland. This will happen, for instance, if a road-building project unwittingly strays into an elfish territory.

The Icelandic word « troll » comes from the verb „Trylla” which has two meanings. The first one is to make someone go crazy, and the second to charm someone. The word was initially reserved for evil spirits, but it soon became useful to name trolls.

Trolls an elves are different. Trolls resemble humans but in a much bigger and more robust version. Icelandic troll folklore is rich in legends and stories about those giants, greedy, but wise creatures. They usualy live and hide in the mountains and only go out at night to look for food. Sunshine is fatal to them and turns them into rocks. If they escape that menace, however, they will live forever. Guidebooks say that if you really wish to see some trolls, you need to explore the remote mountains. This is what I did and I discovered a troll sleeping on the flank of a hill ! (see photos above)

Some trolls were turned into stone, and you can now see them as the Reynisdragnar rock formation. It is an amazing place with high basalt cliffs and a huge swathe of black sand. (see photo above) Folklore tells that the trolls were busy trying to drag a three-mast ship into the bay. They were distracted by the effort and didn’t realize the time. The sun came up and the trolls were caught out in the open and turned into stone.

Islande: le cratère de Fagradalsfjall // Iceland: the Fagradalsfjall crater

Si vous cliquez sur le lien ci-dessous, vous verrez une vidéo que j’attendais avec impatience car elle montre l’intérieur du cratère édifié par l’éruption de Fagradalsfjall en Islande, sur la péninsule de Reykjanes :

https://www.facebook.com/Vikurfrettir/videos/525573888554701

Comme le montre le tremor volcanique, l’activité éruptive se produit par à-coups réguliers d’intensité similaire, avec des pauses entre les événements. En conséquence, la superficie du champ de lave n’a pas augmenté au cours des dernières semaines et la lave n’a pas envahi de nouvelles terres. Elle a recouvert les vallées de Meradalir, Geldingadalir et Nátthagi, mais s’est arrêtée avant d’atteindre le bord du champ de lave. Tel un mille-feuilles, les couches de lave successives s’entassent près du cratère, encourageant la théorie du volcan bouclier suggérée par les scientifiques islandais il y a quelques semaines.
Il semble évident que le niveau de la lave à l’intérieur du cratère baisse considérablement et très rapidement entre les crises éruptives. À l’aide d’un drone, Jón Steinar Sæmundsson, un habitant de Grindavík, a réalisé la vidéo susmentionnée du cratère lors d’une pause éruptive en juillet.
La vidéo montre que le cratère est très profond jusqu’à l’endroit où se produit la vidange de la lave. Une fois la crise éruptive arrivée à son terme, la coulée de lave s’arrête définitivement, la pression des gaz chute également et le cratère se vide complètement. Lorsque l’éruption reprend, il faut plusieurs heures pour que la lave remplisse le cratère avant de déborder.
À en juger par la vidéo, la cuvette du cratère a une profondeur d’environ 60 à 70 m, mais le puits de vidange est beaucoup plus profond. Lorsque le cratère est inactif, le conduit semble aller très profond, probablement en dessous de la surface du sol d’origine.
Source: Iceland Monitor.

——————————————

If you click on the following link, you will see a video I have impatiently been waiting for because it shows the inside of the crater built by Iceland’s Fagradalsfjall eruption on the Reykjanes Peninsula:

https://www.facebook.com/Vikurfrettir/videos/525573888554701

As shown by the volcanic tremor, eruptive activity occurs in regular pulses of simimar intensity, with pauses between the events. As a consquences, the area of the lava field has not grown in the past weeks, and the lava has not flowed over new land. It reaches Meradalir, Geldingadalir and Nátthagi valleys, but stops before reaching the edge of the lava field. Therefore, it piles up near the crater, encouraging the theory of the shield volcano suggested by Icelandic scientists a few weeks ago.

It ssems the surface of the lava inside the crater drops considerably and very rapidly between the eruptive crises. Using a drone, Jón Steinar Sæmundsson, from Grindavík, shot the above-mentioned video of the crater during an eruptive pause in July.

The video shows that the crater is very deep, down to a drain. Once the eruptive crisis comes to a halt, the lava flow stops completely, the gas pressure drops as well, and the crater empties completely. Once the flow resumes, it takes many hours to fill the crater before lava starts flowing out.

Judging from the video, the crater bowl is about 60-70 m deep, but the drain goes much deeper. While the crater is inactive, it seems the surface of the lava in the conduit drops below the surface of the land prior to the eruption.

Source: Iceland Monitor.

Captures d’écran de la vidéo

Crue glaciaire en Islande // ‘Jökulhlaup’ in Iceland

Les jökulhlaup, ou crues glaciaires, sont un phénomène fréquent en Islande. Ces crues sont causées par l’activité géothermale sous les glaciers. L’élévation soudaine de la température fait fondre la glace de sorte que les rivières issues des glaciers peuvent déborder très soudainement. Le Met Office islandais surveille de près le phénomène et plus particulièrement la conductivité électrique dans les rivières.
Un jökulhlaup affecte actuellement la rivière Skaftá. Les inondations de cette rivière ont leur origine dans deux chaudrons de glace creusés par l’activité géothermale quasi permanente sous le Vatnajökull. En moyenne, les chaudrons se vidangent tous les deux ans en produisant des crues pouvant atteindre 1 500 mètres cubes par seconde. Lorsque l’intervalle entre les crues est court, elles ont tendance à être moins importantes. Le chaudron le plus à l’Est est responsable des crues les plus significatives. La rivière a débordé au moins 58 fois depuis 1955, en sachant que chaque chaudron se vide généralement tous les deux ans.
La conductivité électrique de la rivière Skaftá a augmenté, ainsi que le niveau de l’eau à Sveinstindur, le matin du 1er septembre 2021.En plus de l’élévation du niveau de l’eau et de l’augmentation de la conductivité électrique, le Met Office islandais signale également une odeur de soufre. Les dernières données laissent supposer que l’origine de la crue se trouve dans le chaudron de glace occidental du glacier qui a déjà provoqué un jökulhlaup en septembre 2019. Ce chaudron produit généralement des crues moins importantes que celui de l’Est.
Le débit de la Skaftá au niveau de Sveinstindur était d’environ 290 m3/s à midi le 1er septembre, et le Met Office pense que le débit maximal ne dépassera pas 750 m3/s. Cependant, il est possible que l’eau s’écoule du chaudron Est à la suite de la crue issue du chaudron Ouest, comme cela s’est produit en août 2018.
En conséquence, il est important que les personnes qui voyagent dans la région soient tenues informées de la situations :
Des crues sont probables sur la Skaftá au cours des deux à trois prochains jours.
L’hydrogène sulfuré (H2S) s’échappe des eaux de crue lorsqu’elles sortent de la calotte glaciaire du Vatnajökull. Le gaz est concentré en bordure de la glace, avec des niveaux potentiellement toxiques. Les touristes doivent rester à l’écart des bords du Skaftárjökull, du Tungnaárjökull et du Síðujökull pendant la crue.
Des crevasses peuvent se former rapidement autour des chaudrons de glace. Il est donc fortement conseillé de ne pas s’approcher de la zone, en particulier la partie inférieure du Skaftárjökull et du Tungnaárjökull, où les eaux de crue peuvent jaillir soudainement.
Source : Iceland Review.

——————————————

Jökulhlaup, or glacial outburst floods, are a frequent phenomenon in Iceland. They are caused by geothermal activity beneath the glaciers. Thesudden rise in temperature melts the ice so that the rivers coming from the glaciers may overflow very suddenly. The Icelandic Met Office is closely monitoring the phenomenon and more specifically the electric conductivity in the rivers.

A jökulhlaup is cuurently taking place in the Skaftá River. Such glacial floods are sourced from two ice cauldrons, formed due to persistent geothermal activity beneath Vatnajökull. On average, the cauldrons drain every two years, producing floods of up to 1,500 cubic metres per second. When the interval between floods is short, the flood tends to be smaller. The eastern cauldron is responsible for the largest floods. The river has flooded at least 58 times since 1955, with each cauldron usually draining at a two-year interval.

Electrical conductivity readings from the Skaftá River have increased and water levels by Sveinstindur have increased in the morning of September 1st, 2021. In addition to rising water levels and increased electrical conductivity, the Iceland Meteorological Office has also been notified of sulfuric smell. Data suggests that the flood origin is in the western ice cauldron in the Vatnajökull glacier, which last flooded in September 2019. The western ice cauldron usually produces smaller floods than the eastern one.

The flow of Skaftá by Sveinstindur was around 290 m3/s at noon on September 1st, but the Met Office doesn’t expect the maximum flow during this flood to surpass 750 m3/s. However, there is a possibility that water drains from the eastern ice cauldron on the heels of the current flood from the western one, as happened in August 2018.

It’s important that everyone who is travelling in the flood area is conscious of the situations that can arise and that travellers are well informed of the situations:

Flood conditions are expected in Skaftá over the next two to three days.

Hydrogen sulphide (H2S) is released from the floodwater as it drains from the Vatnajökull ice-cap. The gas is particularly potent at the ice margin, where concentrations will reach poisonous levels. Travellers must stay away from the edges of Skaftárjökull, Tungnaárjökull and Síðujökull while the flood occurs.

Crevasses will develop rapidly around the ice cauldron, so travellers on Vatnajökull should stay away from the region, including the lower part of Skaftárjökull and Tungnaárjökull, where floodwater could burst through the surface.

Source: Iceland Review.

Photo: C. Grandpey

Réchauffement climatique: l’altimétrie radar pour observer les glaciers // Global warming: radar altimetry to observe glaciers

Grâce aux nouvelles technologies, les scientifiques sont mieux à même de mesurer l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers. Par exemple, les progrès de la technologie satellitaire révèlent aujourd’hui que les glaciers en Alaska et en Asie ont perdu 4 % de leur volume entre 2011 et 2019.
Les chercheurs ont utilisé la technologie d’altimétrie radar à bord d’un satellite de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Selon eux, c’est la première étape vers l’observation en continu, en haute résolution et.pendant toute l’année, de tous les glaciers de la Terre depuis l’espace.
La fonte de l’ensemble des glaciers a représenté près d’un tiers de l’élévation du niveau de la mer au cours de ce siècle, même s’ils représentent moins de 1 % de la glace terrestre. Le recul des glaciers déstabilise les pentes des montagnes, entraînant des glissements de terrain et des inondations, tandis que la diminution de la glace a déjà causé et continuera d’avoir un impact sur l’agriculture, l’hydroélectricité et la qualité de l’eau dans certaines régions.
Mesurer exactement combien et à quelle vitesse les glaciers fondent n’est pas chose aisée. La méthode traditionnelle consiste à les observer sur place, ce qui est valable pour les glaciers accessibles à plus basse altitude comme la Mer de Glace en France, l’une des masses de glace les plus étudiées au monde.
Le problème est que les techniques traditionnelles sont difficiles à mettre en place dans les zones reculées de l’Himalaya ou des montagnes de l’Alaska. Les progrès de la technologie satellitaire au cours de la dernière décennie ont permis aux scientifiques de commencer à effectuer une certaine surveillance depuis l’espace.
L’altimétrie radar avait été utilisée dans le passé pour mesurer les calottes glaciaires et les terrains très plats. C’est une méthode simple : le satellite émet une onde radar vers un point particulier de la Terre. Lorsque ce signal rebondit sur la surface et revient vers le satellite, il est possible de calculer la hauteur de la surface qu’il a percutée.
Ces dernières années, les améliorations technologiques ont permis d’obtenir des mesures avec une résolution beaucoup plus élevée, ce qui a permis d’utiliser l’altimétrie radar sur les glaciers de Patagonie et d’Islande. Les résultats étant positifs dans ces régions, les chercheurs ont appliqué la nouvelle technologie aux glaciers de l’Alaska et de l’Asie qui constituaient le centre de leur étude. Le travail de recherche consistait à effectuer des relevés mensuels d’un peu plus de la moitié des glaciers du Golfe d’Alaska et d’environ un tiers des glaciers asiatiques. Les scientifiques sont arrivés à la conclusion que la diminution de la masse de glace a entraîné jusqu’à 0,016 millimètre par an d’élévation du niveau de la mer, soit 0,16 millimètre par décennie en moyenne.
Les chercheurs ont découvert que les glaciers à basse altitude et à proximité des océans sont très sensibles aux événements climatiques saisonniers et pluriannuels. L’oscillation décennale du Pacifique, un modèle récurrent de hausse et de baisse des températures de surface des océans, a contribué à une augmentation substantielle des températures en Alaska à partir de 2014 et à une accélération de la fonte des glaciers. Les glaciers continentaux du plateau tibétain n’ont montré pratiquement aucun changement saisonnier, et les variations d’une année à l’autre étaient plus progressives.
Le type de données recueillies par le satellite de l’ESA est essentiel pour alimenter les modèles complexes qui permettent aux scientifiques d’estimer ce qui se passera dans le climat du futur. Il y a dix ans, on avait une idée plus ou moins précise de l’évolution d’une zone entière. Aujourd’hui, avec les données satellitaires, les glaciologues peuvent dire avec précision comment chaque glacier a évolué au cours des années passées; ils peuvent ensuite calibrer leur modèle pour savoir ce qui se passera dans le futur.
Les scientifiques s’accordent à dire que dans presque toutes les régions du monde, les glaciers continueront de reculer au cours des prochaines décennies au fur et à mesure que la planète se réchauffera. Beaucoup disparaîtront, même si l’humanité réussit à freiner les émissions de gaz à effet de serre. Même si nous parvenons à maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2° Celsius par rapport à l’époque préindustrielle – l’objectif de l’Accord de Paris en 2015 – il ne restera qu’entre 724 et 1 484 des quelque 4 000 glaciers qui existent dans les Alpes aujourd’hui.
Source : Bloomberg Green.

——————————————

Thanks to newtechnologies, scientits are better able to measure the impact of global warming on the glaciers. For instance, advances in satellite technology reveal that ice masses in Alaska and Asia have lost 4% of their volume between 2011 and 2019.

Researchers used radar altimetry technology on board a European Space Agency satellite,. They say it is the first step toward year-round observation of all of the Earth’s glaciers from space in high resolution.

Glacier melting as a whole accounted for almost a third of the sea level rise this century, even as they represent less than 1% of land ice. The shrinking of glaciers is making mountain slopes less stable, resulting in landslides and floods, while the decrease in ice is already and will continue to impact agriculture, hydropower and water quality in some regions.

Measuring exactly how much and how fast glaciers are melting has been a challenge. The traditional methodconsists in observing them on site, which is OK for accessible glaciers at lower altitudes like France’s Mer de Glace, one of the most thoroughly-studied ice masses in human history.

The problem is that traditional techniques are hard to deploy in remote areas high up in the Himalayas or deep in the Alaskan mountains. Advances in satellite technology over the past decade have allowed scientists to conduct some monitoring from space.

Radar altimetry had been used in the past to measure ice sheets and very flat terrain. It’s a simple method: the satellite emits a radar wave to a particular point on Earth. As that signal bounces off the surface and back to the satellite, it is possible to calculate the height of the surface it first struck.

In recent years, improvements in technology have led to readings with much higher resolution,which allowed to use the technology on glaciers in South America’s Patagonia region and in Iceland. As the results were positive, the researchers moved on to the two glacier systems – Alaska and Asia – in their current study. The research involved monthly readings of just over half the glaciers in the Gulf of Alaska, and about a third in Asia. It concluded that the decrease in ice mass contributed as much as 0.016 millimetres per year to sea level rise, or 0.16 millimetres per decade on average.

Researchers found that glaciers at low altitudes and close to the oceans are highly sensitive to seasonal and multi-annual climatic events. The Pacific decadal oscillation, a recurring pattern of rising and falling ocean surface temperatures, has contributed to a substantial increase in temperatures in Alaska since 2014, and to an acceleration of glacial melting. Continental glaciers in the Tibetan Plateau showed almost no seasonal changes, and year-to-year changes were more gradual.

The sort of data being gathered by ESA satellite is essential to feed the complex models that allow scientists to estimate what will happen in the climate of the future. Ten years ago there was more or less an idea of how an entire area evolved, Today with satellite data glaciologists can really say how each glacier evolved in past years, and then they can calibrate their model to know what will happen in the future.

Scientists agree that in almost all parts of the world, glaciers will continue retreating in coming decades as the planet warms. Many will disappear regardless of how humanity reins in emissions. If we manage to keep global warming below 2º Celsius compared to pre-industrial times—the target of the Paris Agreement in 2015—only between 724 and 1,484 of the roughly 4,000 glaciers in the Alps today will remain.

Source: Bloomberg Green.

Que ce soit en Alaska (Columbia), en Islande (Vatnajökull) ou dans les Alpes (Mer de Glace), les glaciers sont une espèce en voie de disparition.

Photos: C. Grandpey